JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

31/05/2010

Presse Théatre Redjep Mitrovitsa Il Fixait Les Vertiges Par Camille Rochwerg

EXTRAIT DE ÉGARÉ DANS LES PLIS
 DE L'OBÉISSANCE AU VENT. VH

ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Holocauste Claude Régy Seulement Adressé A Par Camille Rochwerg

CLAUDE RÉGY

SEULEMENT ADRESSÉ A 
JE PENSE QU'IL S'ADRESSE AU MONDE
COMME TOUJOURS AU THÉÂTRE
CLAUDE DEGLIAME 

IL SE PEUT QUE L’OMBRE DE SA MARCHE IMPLANTE la lumière et les ondes dessinées devant ce mur de l’extrémité. Il se peut que la distance resplendisse d’une solitude multiple. Il se peut qu’il retouche le silence à trouver... « Les contours de l’infini... Tentative fragile »... il se peut que son regard porte l’incertitude, la nécessité de l’inachevé, de l’instinct de s’approcher » de l’essence même de l’écorce et des arbres. L’érosion fragile du plateau noir aveugle tremble sous la folie des hommes et dissimule les friches abandonnées, lézardées qui souligne une « voix royale vétuste,trouée » il se peut que l’échancrure de son sourire, révèle cette halte de visiter un lieu presque issu de notre naissance... « "DES ENDROITS OÙ SE TAIRE SOUS LA PLUIE ARTIFICIELLE.... QU’ON NOUS LAISSE LA PLACE DES LARMES"... Il se peut QUE L’ÉMOI DU CORPS IGNORE L’OPPRESSION. Il se peut QUE CE MIROIR SANS TAIN DE « L’INEXPRIMABLE UNIT ET RÉPARE » une parcelle de l’amour, de l’immensitude cachée au bord d’un cri.. D’une trace insulaire adressée aux vivants... Cette prière. Il se peut qu’il nous surprenne dans le noir à cette distance du plateau... Pour effleurer de ses bras, ces forces éloignées. D’un geste captif debout ouvert nu. Il avance pour accueillir ce texte. Votre signature CAMILLE ROCHWERG LE 10 NOV 97.
ET SI L'AMOUR N'ÉTAIT QU'UNE RUMEUR

LETTRE ADRESSÉE A CLAUDE RÉGY
SUR L'ÉTERNITÉ PAR REDJEP MITROVITSA

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Presse Théatre Lexique Intime Etre Seul en scène Par Camille Rochwerg

L'IVRESSE DES SOMNAMBULES 
DE LA MER

ÊTRE SEUL EN SCÈNE 
ET TENTER DE L'ÊTRE
 EXCUSEZ MOI POUR TOUS CEUX QUE J'AI OUBLIÉ 
L'IVRESSE DES SOMNAMBULES DE LA MER 
EST LIÉE AU DÉSIR DE RÉALISER UN ACTE ARTISTIQUE

ABIDA Respirer ensemble c'est déjà une célébration
CATHERINE ANNE Éclats de mots et de vie qui ont rendu fragile le mur de Berlin
PHILIPPE ADRIEN C’est dans le silence de vos répétitions que je vous prends si fort
ALAINFIN Alainfini désirs de vivre nous pourrions marcher comme ça
JOSÉ ALFAROBA Seul au milieu d'eux sur la plus grande scène du monde... Un défaut : Sa passion... C'est une ombre intemporelle qui ne peut signer tous les projets et qui s'éclipse par nécessité.
YAN ALLEGRET Sur les pages Errantes de Yan l'altération d'un tracé persiste
ANNE DE AMEZZAGA Juste pour un moment l’odeur du café ensemble arrêterait notre course nuit et jour...
GEORGES APERGUIS Voici la musique la plus muette jamais entendue
ODILE AZAGURY Par déférence sans doute elle rêvait encore à l’air libre de l’enfance perdue pour si peu de temps
DOMINIQUE BAGOUET Vous êtes encore le cadeau d’une existence d’être ailleurs et cet envers sera définitivement votre endroit
JEANNE BALIBAR Jeanne Balibar expulse quelques feux d'étincelles sous la lumière d'une servante encore éclairée là où le silence des théâtres devient aussi l'enfer d'un accord secret et d'une plénitude.
BERNARD BALMOT Quel est-il cet homme de cristal qui vient se briser sur ces plages inondées d’embruns et de bleus délavés jeté vers ce voyage immuable d’une photographie
CHLOE BAN Quel nom intérieur porte l’ivresse de ton enfance pour Reprendre là...Repartir de... Là
LAURENT BARRE Absente à ce bal j’ai simplement parfois l’envie de vous toucher pour vous reconnaître
SÉVERINE BEAUVAIS Une voix insulaire suivi d'une incessante folie de vivre
LEVENT BESKARDES Un sourire traversait la fragile mobilité de ses mains parfois peintes en rouges sang, il connaissait cette couleur, les roses tout simplement prenaient cette odeur à chaque printemps
J'aimerai aller dans le pays de Levent
DOMINIQUE BESNEHARD Un apprenti citoyen du monde " Du pays au loin"
SYLVIE BLOCHER Muettes et infranchissables seront encore les images vivantes où d e s êtres se sont sauvés par le regard sans parler la même langue
AXEL BOGOUSSLAVSKY Votre voix n’a pas d’accent, elle s’est éperdue sur le registre et des bruits familiers de Ernesto
BÉRANGERE BONVOISIN La nuit tombait sous les arbres du jardin dans le cloître et l’arrêt de votre voix a surpris notre propre silence...
BERTRAND BONVOISIN L’hésitation altérée de sa bouche, nous guidait dans cette forêt immense de Kafka, qui saisissait l’annonce d’une disparition et aussi de l’impuissance à donner spectacle d’une simple lettre d’adieu
DANIEL BOUDINET Errant à la dérive le rideau rouge s’était levé au Théâtre Paris Villette
PATRICK BOSSATI Ce geste pour que l’on vous regarde, pour que l’on trouve un geste et qu’il se suspende à un autre geste, il cherche avec ses mots, il avance,presqu’île regarde encore la mer
ALAIN BUFFARD Il écrit avec un liquide révélateur sur ses pieds sans révéler les écrits incolores de l’illusion
JONATHAN CAPDEVIELLE Juste un instant unique fascinant
JULIEN CENDRE Pour cet envol des oiseaux de cendres noires
AGNES CHANIOLLEAU C’est si proche une vie qui se tend sur la peur d’où parler
PATRICE CHEREAU Sans doute de l’extérieur on est devant le désert et l’immensité de sa force
PHILIPPE CLÉVENOT Perdre perdre perdre perdre haleine perdre un sourire comme lorsque Antonin Artaud criait cette indifférence d'une conversation de vivre comme une dissonance avec les choses... Il encercle par une dernière force la vague inlassable, frontière minuscule, ligne toujours oscillante presque improbable de la mer
HENRI COLPI Le silence muet du sable émerge sur la pellicule et dessine une sinuosité ne laissant à l’image que ce vaste reflet qui souffle sur le ciel
COPI IL ne « FAUX PAS »effacer ce rendez-vous nocturne sur les « Escaliers du sacré coeur » COPI soit t'il
FRANÇOISE COUPAT On se souvient de « NAÎTRE C’EST SI RARE SI PEU IMMÉDIAT... Et puis j’ai cessé d’être libre »... Le théâtre c’est seulement ça... Adresser quelque chose à quelqu’un un geste ou des mots...
FRANÇOIS CHAIGNAUD LUXURE endiablé si princière sur des éclats de verre et de vies
FRANÇOIS ET CHRISTOPHE Outrage de deux princes
JULIEN CENDRE Pour cet envol des oiseaux de cendres noires
LAURENT COTILLARD Souffle avec force sur ce détour nécessaire qui porte ton nom
MARION COTILLARD Tu jouais du piano et ton sourire a laissé trace d’un PAR-DON - Tu portes le même parfum quelle mémoire de cette fragrance de vivre.
RAPHAEL COTTIN soulevé d'un sol évaporé tel NIJINSKY il n'est pas redescendu
PIERRE COURCELLE J'ai lu avec cette élégance les écrits d'un été qui passe si vite
ALAIN CUNY La Beauté. Je déteste la laideur... La laideur m’effraie... Sous un chapeau de chanvre ocre, de paille de soie, sur le bord de la poche se glisse rapiécé le calepin épais où s’inscrit à la main les années empilées raturées comme si les mots vous saviez les toucher. Lire l'infini entre deux étoiles. Là ne subsiste que l'in-essentiel. AC
PIPPO DELBONO Pina s'est absenté. Sur les cordes d'un violon. les mots s'étouffent... Pourrait-t´on dire sur un immense baiser. L'homme fatigué de regarder ses idoles. Invente l'amour a l'infini. La peur de la vie et de la mort. La mort immense du Monde... A qui s'adresse t'il? A lui même.
EVELYNE DIDI A la recherche d’une conversation, elle s’était préservée des lieux secrets, perdus que l’on ne découvrait que par erreur
ODILE DUBOC Elle se glisse fragile, retenue
FREDERIQUE DUCHENE Pour écouter une sorte de bruissement à l’intérieur de l’ignorance et du silence, cependant difficile à conquérir
FABRICE DUGIED Clown par inadvertance
MARGUERITE DURAS Vous tournez à droite au carrefour c’est une subtilité locale
CLAUDE DEGLIAME Dans l ’ é c h a n c ru r e de sa voix certains mots cherchent encore un coin d’azur pour cacher sa splendeur
DAVID DEFEVER Regardez le, son ventre s‘écarte du plongeoir et les jambes du plongeur s’engloutissent dans une piscine vide
SYLVAIN ESPAGNOL Funambule du corps, dans l’écartèlement en contre sol quand les jambes suintent l’agilité du geste, la violence peut exister elle propulse l’être
DANIEL ÉMILFORK Trace d’une éraflure initiale et d’une voix
MICHEL FAU Ton auréole fardée du rire témoigne de ce que l’on ne peut pas montrer afin de séduire d’autres peurs immobiles. L’homme de sa vie pour une élégance irréversible.
COLETTE FELLOUS Course haletante hors la ville... Du désir dont on n’a jamais parlé... AMOR SCULPTE ce visage d’essuyer des secrets dépliés sur des corps d’un exil l’autre, traversé de vertiges, et de glissements... C’est tout ce que je sais...
YVES FERRY Je ne suis qu’une vieille dentelle. Tu tournais le coin de la rue « Tu es là je t’aime »
ANNE MARIE FIJAL Et lorsque l’heure glisse entendrez vous parfois le maître de maison jouer derrière les persiennes closes... Jouer du Chopin...
MARC FRANÇOIS Le ressaisissement c’est la vie... Il faut vraiment s’efforcer, marcher, toucher, voir, sentir, écouter, pour recommencer, pour recommencer à être ailleurs qu’en nous même...
DIDIER GEORGES GABILY « Maintenant je vais te leur faire le boniment sur la vie. Ils savent. Maintenant je vais te leur affirmer que chaque être vit et respire et que c’est déjà beaucoup. Ils savent. Maintenant je vais te leur parler de la vacuité de vivre, de respirer. Ils savent. Maintenant je vais te leur affirmer que c’est déjà beaucoup. Imbécile que je suis. Ils savent. Demeuré. Ils savent aussi...» « J’y viens comme vient la mer ce fût sans doute l’été dernier »
JACQUES GAMBLIN « Excusez moi pour tous ceux que j’ai oublié... C’est presque le premier moment de la rencontre... J’ai besoin de travailler sur ce qui ne se voit pas. Ce qui se voit s’épuise... Ça révèle le vide... Il me reste... L’évidence d’un instant... Cet instant à saisir... Je parle avec mes mains... Pour tout retenir... Une absence est si vite arrivée.»
JEAN GENET La violence est une audace en repos amoureuse des périls
GHISLAINE GONZALES De cette froideur, la lumière délivre un autre visage que l’océan ensemence
IRENE GORDON Une discrétion instantanée
NASSER MARTIN GOUSSET Si inévitablement
MONI GRÉGO Je serai L’ART SCÉNIC... D’un geste qui laisse des traces... Parce que le geste est incessant... « Je voulais te dire que je vous aime...Toi qui est plus belle sans nom » Extrait des somnambules de la mer. 
C'est effrayant cette beauté d'Elle. Son appartenance a la Liberté. Son indifférence a la peur d'Etre. Sa qualité du Partage. Cette lumière d'un regard de Vivre. Je M'arrête. CAMILLE ROCHWERG AOÛT 1997
ANOUCK GRIMBERG Projetée au delà des ruines, son sourire s’éloigne de la tentation de respirer dans un monde irrespirable
HERVÉ GUIBERT Juste un lien qui se défait sous l’oeil attentif du « FIANCÉ »... On s’approche d’un autre instant... Il faut bien que les secrets circulent...
PIERRE GUYOTAT Aspiré à l’infini dans cette distance qui mène à l’enfer vers une respiration dont le corps serait exclu
JULYEN HAMILTON C’est ici là bas que je cherche... C’est ici là bas que je trouve... C’est seulement ça.
CHRISTOPHE HALEB Il y a parfois la retouche secrète d’une image effacée par l’érosion interne de son passé qui nous suggère l’envers de toutes rencontres... Je crois que je sens venir l’immobilité qui s’évade l’abandon peut-être de la complaisance, alors dans cette quête là...
NOËL HERPE Virage au sud de l’intelligence et d’une dédicace
RAIMUND HOGHE Reste que quelque chose cloche indécemment
RÉGIS HUVIER Le silence des jardins, parfois, c’est aussi le silence des orages, protégé par le bruit du vent, le vent touche la beauté mais Parfois il dit ferme la fenêtre pour pas entendre
ÉDOUARD JOAKIM Vertige indécent
HERVE JOURDET Sur la tonalité du départ... Tu ouvres l’enfer avec la conscience de tout repart-courir
JABRANE Fléchir pour VIVRE
TADEUSZ KANTOR Passant solitaire de l’ombre, les traces du bruit sourd de la viole dans une salle muette, éclaire son visage espiègle, cet opéra dessiné à la main d’un aller simple sans retour
LA BOURETTE Un paradoxe... Une dédicace ou le miroir d'une singularité
SOPHIE MARIE L’excellemment "seule au milieu d'elle" Si immersible Irréversible
DANIEL LARRIEU Longtemps perdu et retrouvé, j’aime ce cahier de brouillon qui laisse découvrir ses tâches, ses ratures, ses oublis devant la danse pour les mots
JOELLE LÉANDRE Le filtre de sa contrebasse surchargé de stuc, de plâtre d’or et d’ivresse aux couleurs saturées en surface ne nous laisse pas éloignée du « SILENCE »
THOMAS LEBRUN Il excelle de ses pouvoirs innocent Instants de résonance la vie L'un des sens du geste si élégant
CATHERINE LENNE Sans se retourner ces amants solitaires se jetaient à pas lents, les yeux fermés
CRISTOPHE LEBLAY Ailleurs se situe l'accès à la gravitéBERTRAND LOMBARD L'ébauche d'une vérité cachée
BERNARD MARIE KOLTES Assis fragile attentif... Il n’y a aucun JE T’AIME par en dessous
ALEXANDRE MAILLARD Ce que je retiens de la séduction
PIERRE MAILLET Mes jambes si vous saviez...
JEAN BAPTISTE MALARTRE Je savais aussi qu’il suivait à la trace les parfums étrangers qui se collent sur la scène d’un vieil hôtel tombé parmi les ronces et orné de graffitis en tout genre
ANDRE MARCON Vous aviez de ce regard l’ombre sinueuse coloré d’un passant qui lentement chercherait à nous frôler... Ainsi nous glissons sur le péril des mots d’une « Lettre aux Acteurs »
MAGUY MARIN J’ai vu l’apesanteur du silence sur des lèvres qui se défiaient de Millions et de Milliards de mots se déchargeant de leur conscience RAM DAM était son nom
NICOLAS MARTEL Turpitudes et désirs sur talons aiguilles
MARCELLO MASTROIANNI Acrobate public... Il essaie de trouver l’enfant qu’il était qui ne se retient plus ni de sourire ni de pleurer...
KATIA MEDICI Ce corps dessine sur ta peau ce que tu donnes du désir bordel de toucher... De crier...
RAFAEL MENEGHIN L’excès de tout. Difficile, comme une passion. De la beauté d’un éclair. Elliptique. Un défi. Déliant des brèches. Déliant les regards. Riche de ses mémoires, quelles mémoires. Mémoire elle-même,
assise d’une évidence. Promesse, morsure. « Elle fut longue la route, Mais je l’ai faite, la route ». Belle. Oui. Belle. Le sait-elle: Camille
FRANÇOISE MICHEL L’ombre d’une étoile tente de se frayer un chemin dressé comme soulevé du ciel éclairé par l’eau
REDJEP MITROVITSA Il se souvient d’un geste afin de laisser venir le trouble au dedans au dehors... Sa voix s’élève sur l’ensevelissement d’une mobilité de l’in-solitude
VIVIANA MOIN Escargot sensible laissant trace d'une volupté insextuelle. Quand la transgression flirte avec le luxe.
JEANNE MOREAU L'u s u r e de sa voix laisse sur le sable un destin âpre et définif
MOURON Un homme t’essuie les yeux et une femme caresse tes lèvres
JEAN FRANÇOIS MUNNIER Que dire de cette implicité si d'élégance en élégance il avance
CHANTAL MOREL J’ignore si c’est son corps immense qui éblouit L’ACTEUR D’ÊTRE SEUL en scène...
ANTOINE NEMBRINI Seul son sourire est en attente éternelle de te revoir
THIERRY NIANG Jardin du sourire de l’été et de l’hiver sous l’apparent regard noir se souligne notre rencontre
JEAN MARIE PATTE Pour sentir les mots chuchotés comme un froissement sur une blessure et poser un miroir sur des lèvres pour voir ceux qui dorment vraiment
LAURENT PETITGAND Il me suffit de te voir pour baisser les yeux seulement
JOEL POMMERAT Il n'y a pas d'impudeur d'être au monde
ANDREE PUTMAN Sur le chemin buissonnier d’une lettre reçue avec retard et dont je vous remercie, Vu le chaos du noir et du blanc que vous portiez inlassablement
ANNE TORRES Disjoindre ce silence dévasté que l’on aurait découvert que par erreur. Je garde soigneusement votre réponse sans ensevelir dans mes tiroirs votre parure, votre voix et mon égarement
OLIVIER PY Vivant, vivant sinon pourquoi serait-il venu. « Je vous trouve incroyablement beau comme tout le monde » Vu ce sourire apocalyptique
JEAN MICHEL RABEUX A l’écart de cet « innocent » j’ai dû traverser ma peur afin de ne plus me perdre
MARIE RAYMOND Il suffit que l’écrin de bleu grave ce retrait d’une rencontre, d’une distance pour que son empreinte hors de la marge apparaisse
CLAUDE RÉGY Il y a des touches d’une autre vie, par endroits comme oublier de vivre comme s’il y avait un danger à être jusqu’à cette ouverture, un jour la lumière franchirait votre porte...
SERGE RICCI Il avait suivi enfant ce chemin de pierres sous le soleil qui l’éclaboussait de LUMIÈRE, il l’avait découvert dans les pages d’un magazine sans connaître la véritable signification de ce mot trop puissant pour le retenir
CAMILLE ROCHWERG Nous devrions plus souvent célébrer la beauté, l'amitié, le mystère, le charme, le combat, la force, la fragilité, le dénuement, le foisonnement, l'insolence, la tendresse... et tout ce qui fait que l'on tombe amoureux, ou que, rentrant dans un espace, montant sur une scène, on se métamorphose. Le pied devient léger, précis, l'échine se redresse, le ventre est doux, puissant, le plexus ouvert à l'envol. Camille, elle, pratique cet exercice quotidiennement. Son contact nous rend plus beaux à nos yeux, mêmes plus intelligents, son émerveillement nous émerveille. Loin des auto-fictions complaisantes, son œuvre côtoie les grands gestes artistiques, leur ouvre des tribunes. Aucune hiérarchie entre ceux qui culminent aux sommets de la gloire et ceux que presque personne ne connaît. Car elle sait voir et entendre. Car elle est guidée par sa finesse extrême. M. Grégo
WILLY RONIS MARIE ANNE Je suis resté un long moment devant la porte afin de préserver ce langage qui sauve le rire.
DIDIER RUIZ Maître de cérémonie de L'ÊTRE LA d'où je me souviens
RACHEL SALIK Il serait même difficile d’oublier ce rouge écarlate qui effleure ses lèvres inlassablement
ARNAUD SAURY Ce qui reste d'une élégance d'un sourire sans fin.
CARLOTTA SAGNA Un flux incessamment troublé
PÉTRA SCHULZ Ce qui reste d'une répétition
DELPHINE SEYRIG J’aime l’indécence de votre voix sur le pli d’un sourire où se cache l’air du dehors
SANTIAGO SEMPERE Comme un silence inutile devenu grand au contact de l’air
JEAN CHARLES SOMMERARD Un effleurement à sentir... A déraper sur le toucher
JAMES SMYLIE Comment trouver tant de justesse pour que l’on ait EN VIE d’être atteint, ce soir je vous entends sans pouvoir dire vraiment si vous me touchez.
ALEXANDRE STYKER Comme un vêtement qui garde les traces d'une identité sans préserver l'appartenance et qui vous déshabille au moindre vent effaçant sur les lèvres cette phrase rouge incandescente Je suis une femme piégée dans un corps d'homme
FRANCOIS TANGUY Dans ce chant d’immanence le veilleur est un point de passage de capture d’un espace beaucoup plus ouvert... D’une particule de ce corps là... Du vide... Par quel chemin se préparer surpris d’être encore là...
LAURENT TERZIEFF Afin de laisser glisser cette peur intérieure qui nous précède ... Qui s’efface...
PEEPING TOM Tel un luxe d'impuissance dans cet univers de rêve
MARKS TOMPKINS JEAN LOUIS BADET De l’illusion je préserve la légende de Nijinski et j’ignore encore les illustres voyageurs d’une chambre d’amour outremer
UNGLEE Essentiellement BLEU et Tulipe Noire
HELENE VANEL Je ne l’ai pas retenue à sa juste valeur
LAURENT VALO Si étranger d'une parole aseptisée entre le silence et la perte
DOMINIQUE VALADIÉ Herculine survit encore à l’indécence de ce geste asexué désigné d’une identité à une autre
MARIE VAISSIERE Le reflet de ta robe dérobée se glisse encore dans le froissement du dernier voyage de TADEUSZ KANTOR
AGNÈS VARDA Jusqu'au débordement du cadre. Vu et reçue une lettre bleue écrite aux crayons de couleurs
FRÉDÉRIC WERLÉ Je t'aime seulement de te voir 1995 - Si je tombe J'aimerais rebondir De toutes façons on se porte bonheur
HIDEYUKI YANO En coulisses déjà tu soulevais ton ombre du sol émiettant le ciel d’une encre noire
ZAZIE DE PARIS Troublée intensément avec révérence... C'est écrire l'initiale ELLE en Majuscule. C'est Naître Majuscule Je tenterais de vous interpeller avec Beauté la nuit le jour... Sans fin les heures... Sont un voyage indéfinissable, une réconciliation avec.... Le rêve peut-être. Merci infiniment !!! Merci d’exister !!!
ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Colette Fellous Ivre d'elles Par Camille Rochwerg

COLETTE FELLOUS




LE SILENCE DE LA SIESTE DU PAYS TOUT ENTIER C.R
 
Parisentouteslettres2010 
Lecture de Colette Fellous. “ Pour DALIDA “
J’ai  reçu l’information trop tard… Je serais sur la lecture de Pierre Guyotat. Je vous suis pas à pas en direct en différée, vos carnets nomades page 133 éclaircissent parfois quelques vibrations incertaines….  Et puis le silence de la nuit…. S’échappe…  Comme le citait Claude Régy,  LA NUIT EST “AMOUR” JE PENSE SOUVENT À CE “ PEUT-ÊTRE”. Glenn by Gould distingue 2 choses sur les lèvres de Redjep Mitrovitsa, l’écart de la scène et le silence d’une note… Un silence étranger… Comment peut-on écrire sur la lumière du silence…  Puis je glisse sur le bord, juste un détour sur la lecture de “ L’inceste” de Christine Angot. Je visite l'insupportable hystérie des larmes, l'adolescence des désirs acidulés, touchés par le murmure d'une chambre de l'intimité. C'est ce dont elle nous parle, de la beauté des chambres de vies. De la beauté de l'exil des chambres de nuits. Ou plutôt ce qui donne cette beauté ce poids de la réalité et l'exil illimité de ce voyage. En prologue Jean luc Lagarce l’écrivait en extrait de “ LUXE ET IMPUISSANCE ” « Aller son chemin. Se méfier de toutes les certitudes. Continuer à avoir peur, être inquiet, ne jamais être sûr de rien. S'inquiéter du respect et se garder de la fausse insolence. Ne jamais oublier de tricher. Abandonner les voies rapides et suivre les traces incertaines. Parfois aussi, Prendre son temps. Juste pour rire. S'en moquer. Garder en réserve, toujours au milieu des défaites, la légère et nécessaire ironie de la victoire. Inversement aussi, j'allais le dire. » SUR LES RAYONS DE JUIN EN LIBRAIRIE… Colette Fellous à écrit un livre… Pour Dalida J’achète « RED SOFIA SONG » de Sophie Marie L qui s’empile maladroitement derrière l’enfouissement des nouveautés. Ainsi cette ivresseecran@sfr.fr  s’égare vers ce début d'été… Comme si un jour nous pouvions nous croiser dans ces lieux investis d’une parole de tant savoir glisser sur ce que nous pourrions dire sans effondrement… JE NE CONNAIS NI VOTRE SOURIRE NI VOTRE VISAGE. Et j’aimerais recevoir l’adresse de votre boite d’intimité qui surfe sur l’internité d’une planète. MERCI Camille Rochwerg 2010
SE SOUVENIR DE DENISE GLASER
L'EXCELLENCE D'UN CARNET NOMADE 
VOIX DE FEMMES SUR FRANCE CULTURE
 COLETTE FELLOUS
RENÉ DE CÉCCATTY - ÉLIANE VICTOR


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Presse Danse Raimund Hogue Indécemment Par Camille Rochwerg

RAIMUND HOGHE

RESTE QUE QUELQUE CHOSE 

CLOCHE INDÉCEMMENT
RAIMUND HOGHE
LA BEAUTÉ N'EST PAS SECRÈTE ELLE EST LIBRE 
EXPOSÉE DE TOUTES PARTS
 L'INSTANT DU SOURIRE EST SON SILENCE
Sur l’âpreté de l'abandon et de l'amour. Sente étroite bouleversement. Sur ce détour, d’une caresse en chrysalide. dans un débordement d’humeur,  il dirige son geste lent au bord de cet étal de cire.  De l’écart à l’errance,  il a cessé d’être séparé de ce cri  qui l’avait effrayé lui m’aime  vers un épanchement éphémère.  Fébrile silence, d’où il s'entrouvre hybride inexorable. Inverti, inversé, inévitable. D'une immunité incertaine. Extrait de PAPIER FROISSÉ DU CORPS VÉRONIQUE BOURRAT ET  ©  CAMILLE ROCHWERG. PARIS JUIN MILLE 999
ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Quelle Oeuvre D'art La Reconnaissance Par Camille Rochwerg


L’art D’être D’être-Là... Être-Là, C’est A Peine Si L’on Ose Se Vivre, L’air De, L’air D’être, L’air D’aimer, Et M’aime L’air D’être Cet Écart Fragile, D'écoute Et D'envies, Et Si Se Signale Sur Les Lèvres Un Sourire Bien Sur Répondit Le Désir… Notre Bouche Murmure... S’entendre Vivre… Vivre Indécemment Cet Étrange Devoir Du Bonheur... Cet Étrange De Voir Du Bonheur Qui Nourrit Tant Le Silence… De Ces Mots Qui Savent D'emblée Qu'ils Seront Incapable De Dire Cet Endroit De Dire …. Cette Pauvreté Et En Même Temps L’élégance De L'absurdité Pénètre Un Ciel Couleur De Métal. Qu'elle Lévitation Les Détours D’ou Surgit Ce Cri D’enfant Qui S’étonne Encore Des Étoiles Éclairées Sur Un Sol Invisible… Offrir Des Élans  D'amour Impudiques... . Oublier La Puissance Juste Pour-Voir, Pour Essayer De Réapprendre Autrement... A Vivre Respirer Enfin L'odeur De La Terre... Camille Rochwerg  Janvier 2003
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Presse Danse Catherine Lenne Chloé Ban Ivres d'elles Par Camille Rochwerg

CATHERINE LENNE

D'UNE RÉVÉRENCE ET D'UNE MÈRE


EXTRAIT D'ENTRETIEN AVEC CHLOÉ BAN
Les enfants sont orphelins, ils viennent me voir et ils disent c’est comme si vous étiez ma mère... C'est tout à fait bouleversant... C’est fantastique... On ne peut pas tricher... Il faut être sa vérité, il faut se battre loyalement Chaque jour est un combat... Faut savoir aussi que le succès ça n’existe pas. Faut tout refaire, chaque soir, chaque jour... Faut refaire une salle. Réhabiliter... Redonner une âme. Aller chercher... C’est merveilleux... Aller chercher... Il y a des gens qui ne veulent pas, qui se refusent... Par pudeur... Comme ça... Ou violer... c’est très difficile de parler de ça parce que... C’est inexplicable ce miracle... Ce mystère, ce mystère de la scène. Ce pouvoir qui est un faux pouvoir dont j’ai conscience qui est tout de même un faux pouvoir. Et qui fait que tout à coup devant ces êtres soudés si tu leurs dis « Levez vous » tu sens qu’ils vont le faire et que c’est grave... Que c’est beau... Et que c’est dangereux... C’est cruel... C’est merveilleux... Superbe déchirure... Extrait d’entretien Barbara et Denise Glaser Discorama. Photo Catherine Lenne
EXTRAIT D'ENTRETIEN AVEC CATHERINE LENNE
ivressecran@sfr.fr

30/05/2010

29/05/2010

Presse Jardins d'enfance L'été on Devrait Passer à Autre Chose Par Camille Rochwerg

JARDINS D'ENFANCE
L'ÉTÉ ON DEVRAIT PASSER 
A AUTRE CHOSE

TRANSPORTÉE DANS LA D/SÉESSE NOIRE SULFUREUSE 
ET D’UN LUXE BOURGEOIS
IL Y A D’ABORD LE JARDIN D’ENFANCE, l’odeur vacante... D’une immobilité. Sa fraîcheur. Dans ce jardin, on sait qu’il est midi la couleur jaune envahit tout. L’ombre existe et se glisse sur une sorte de repos qui s’ouvre sur l’horizon. Les oiseaux, enfin, perçoivent une liberté éternelle. Et dans cette évidence quotidienne, l’intensité éblouit. Les yeux se plissent sur les cahiers d’écritures à gros carreaux, les devoirs solitaires... L’abondance des fruits rouges, le poisson farci a l’aïoli. Les fêtes de fin d’été, la vacuité secrète de l’ennui... Le désœuvrement désespéré. Le vide ensoleillé,
Je retrouve les bruits imparfaits du mercredi ou l’on montait à pied avec mon frère sur les hauteurs de Montfermeil, ville d’enfance, imprégnée du jardin de mon grand-père. Ce jardin cultivé, de fruits et de légumes, les lapins, les poules, le chocolat, la baraque en bois sans eau, je retrouve son passeport d’émigré venu d’Espagne. La reconnaissance de Nationalité Française pour ma mère.
Et puis le jardin de mon oncle, ferrailleur, englouti d’épaves de bois et de fer. Une odeur insulaire de rouille. S’insuffle sur les jeux de balançoire et les cachettes improbables de cet amoncellement.
Si loin, nos rendez-vous de septembre où s’installait la fête de Notre Dame des Anges, si proche sans doute de l’église portant le même nom… Le champ était ouvert presqu'en friches... Le lac des sept iles ou dans l’année 1956, les Parisiens sont arrivés en bus pour faire du patin à glace sur le Lac disparu aujourd’hui. À cet endroit trône encore l’église sainte Bernadette, petite chapelle du chaîne pointu. Là, la fête foraine s’installait comme un bleu du haut du ciel, on nous offrait à cet événement un billet de cinq francs pour faire des manèges, toute la journée, nous étions cinq protégeant l’enfant que j’étais dans le grand bateau qui s’envolait en plein air. Puis le rituel des moules frites vers la tombée du soir laissait revivre les rires et les peurs d’une enfance dite écartée d’insouciance, effrénée des langueurs d’un dernier bal sur les bords de Marne. Nos vies avaient la senteur de l’herbe mouillée, de familles joyeuses. Le refrain de cette liberté inachevée et achevée détruite par la construction d'un super marché. Nommé Mammouth. Qu'elle innocence, nous avions. De cet art de vivre. C.Rochwerg 21 Fevrier 2018 Pour Jeanne Balibar et ce Démon de "Merveilles à Montfermeil"

ON LIQUIDE ON LIQUIDE
LE JARDIN DE MON ENFANCE, L’odeur vacante... D’une immobilité. Sa fraîcheur. Dans ce jardin, on sait qu’il est midi la couleur jaune envahit tout. L’ombre existe et se glisse sur une sorte de repos qui s’ouvre sur l’horizon. Les oiseaux, enfin, perçoivent une liberté éternelle. Et dans cette évidence quotidienne, l’intensité éblouit. Les yeux se plissent sur la mer illimitée, sur les flâneries estivales, sur les ports d’une migration vacancière.
Il y a les lectures de vacances, les cahiers d’écritures à gros carreaux, les devoirs solitaires... L’abondance des fruits rouges, le poisson farci a l’aïoli. La vacuité secrète de l’ennui... Le désœuvrement désespéré. Le vide ensoleillé, le bronzage essentiel le régime régénéré en 3 jours. 
Le rire des vagues, les sables émouvants. La mer étoilée par extension. Les galets salés qui se glissent dans les poches les maillots de bain des années 50. Les glaces multicolores qui sucrent les lèvres l’envol des mouettes, les fêtes foraines du haut du ciel. L’enfantillage des bruits du bord de l’eau. Les valises saturées de nos livres divers un temps arrêté d’une saison qui se sauve. Après les vacances il y a une respiration les grèves épuisantes. L’auto vaccin de l’anti-pollution le vacillement de l’automne. Les soldes en hiver... Regarde l’infini. Il suffit d’essayer d’entendre le son du silence multicolore... Suivi d’un été vers l’autre. CAMILLE ROCHWERG JUIN 2001

 " L’ETE ON DEVRAIT PASSER A AUTRE CHOSE "
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Presse Théatre Claude Régy Par Camille Rochwerg

CLAUDE RÉGY

BRUME DE DIEU 
MISE EN SCÈNE CLAUDE RÉGY

BRUME D’AUTOMNE ÉCARTÉE DE TOUTE TRACE
Plongés dans le noir presque au bord du vide, inhabité ou la dispersion du tissu urbain mouvementé effiloche TOUT REPÈRES… Ce qui inscrit cette parole, sur la scène sacrée, c’est le silence qui fixe l’équilibre… Laurent Cazanave étranger seul…  Au milieu de l’ombre seulement éclairé par la surface des mots. Comme un cœur frappé par l’immense solitude flottante. Porte un regard qui perce… Cet instant d'un éclair argenté écarté de toute trace de cet effondrement du monde. Un silence vertical épris de cette innocence de l’âme. OU les noirs figés sur un instant bref se signent d'une perte ou le souffle saccadé insuffle seulement la vie. Il faut se laisser guider par la musique sonore, engloutie comme un autre lieu si fébrile. D'où surgit le sifflement d'un bleu noir désert en hiver. L'histoire ne tient qu'à un fil. Juste un Lieu de passage traversé d’une dédicace ADRESSÉE A PROPOS DE BRUME DE DIEU Mise en scène de Claude Régy. C.R SEPT 2011
Extrait Les Oiseaux de Tarjei Vesaas_Traduction du norvégien, Régis Boyer_Assistant mise en scène, Alexandre Barry_Scénographie, Sallahdyn Khatir_Lumière, Rémi Godfroy_Avec Laurent Cazanave. Crédit photo : Brigitte Enguérand





L'ARCHIPEL D'UN SEUIL D'UN SILLAGE
CLAUDE RÉGY INSUFFLE Cet espacement et cette fixité d'un champ épars, ou la terre sacrée touche a l'infini silence des mots. LIBRE DE S'ÉVANOUIR vers l'inflexion d'une voix indéfiniment ouverte a la traversée du VOYAGE DE L'OMBRE... Il y a cette qualité de la peur de l'être comme si prendre part a cette qualité du regard indiquerait ces silences ajourés de solitude. Cet archipel dirait que cette qualité si subtile serait éprouvée en dehors de l'encombrement de l'émotion sans instinct de politesse ni d'absence. Ils seraient ces passagers incertains d'un spectre bruissant de voix ou la scène serait un semblant de vies exilées de toutes impuissances. En un lieu où ils contemplent l’immensité du ciel afin que chacun puisse se souvenir de cette terre. Et la d’où tu viens. Scellée de leurs rêves de renaître. Ensemble comme une signature imperceptible qui nous aurait échappé et atteint a notre insu. Serait cela l'archipel de l'amour... Qui se brûle ? La vie au seuil invisible de se fixer à ne pas franchir les mots infectes telle l'indiquait Olivier Py dans son " Épître aux jeunes acteurs " cette sorte d'inclinaison sur le monde... Dans ce dernier texte de ARNE LYRE ... CLAUDE RÉGY met en scène cette épreuve d'artiste qui connaît le ravissement, des mots sculptant le faisceau lumineux d'une lumière muette du cristal a la terre d'ombre. Il expose au regard l'invisibilité qui s'apparente a l'effacement. Ce sont ces rafales d'or pale qui semblent étreindre ces mots affectés d'une variation, d'un glissement comme happé par les poussières de bronze qui grave cette écriture pour infléchir sur un souffle et surgir dans la vision d'une fissure du langage comme hausser la voix par tant d'orages imparfaits à s'adresser. D'une représentation singulière de L'HOMME SANS BUT Camille Rochwerg Septembre 2007  Mise en scène Claude Régy Avec Jean-Quentin Chatelain Redjep Mitrovitsa Axel Bogousslavsky Bulle Ogier  Marion Coulon Bénédicte Le Lamer ATELIERS BERTHIER Septembre 2007 VARIATIONS SUR LA MORT

ODE MARITIME DE FERNANDO PESSOA
L'EXCELLENCE DU PARFUM
L'excellence du parfum et la flagrance d'écriture de Pierre Guyotat 
a effacer étrangement la brume inoxydable d'une Ode Maritime. 
Signée Claude Régy. C.Rochwerg AVIGNON Juil 09
L'..I..M..P..E..R..F..E..C..T..I..B..L..E
CLAUDE RÉGY OUVRE LES SEUILS DE TINTAGILES DE M. MAETERLINCK ET RÉAFFIRME CETTE QUÊTE INSÉPARABLE DU SILENCE RASSEMBLÉE. CR DEPUIS INTÉRIEUR IL PRIVILÉGIE LA PAROLE d'une encre fine double face lisse résistante sur le grain d'une feuille de cristal plissée froissée. dont l'épaisseur mate jusqu'à saturation s'écrit en filigrane surglacé. A distance hors du temps il échappe à l'obscur et marche sur la lisière, le gouffre, la force, et la certitude voilée. Derrière le fil de l'écriture les corps effacés s'assouplissent comme un silence d'une voix qui reste collé à un autre visage... DE SES DOIGTS IL SOULIGNE et préserve imperceptiblement l'érosion interne des traces cachées qui relève ce fragment de lumière de "L'INTÉRIEUR"... Écarté de poussières... Il y a plus... Ce décalage des voix où nous glissons. C'est un temps qui n'est pas comme ici... A cette distance... On pourrait voir un autre corps jaillir... Afin de retrouver cette peur protégée. Il faut se laisser séduire, implanter l'ombre d'une solitude multiple de l'anthracite à la mort.
JE N'IMAGINE RIEN DE L'INCERTITUDE 
Il n'y a pas si longtemps la mort dormait encore exposée à l'élégance fluide de l'effacement. sur le plateau surgit inlassablement le dépliement immersible, d'un autre visage... Il faut rester en suspens, saisir l'envers de toutes rencontres... Ralentir , essuyer cette armure entre deux souffles... Visiter le suintement des arbres de la forêt. épuré du noir. D'où la lumière s'altère à l'abri de l'air traversant le ciel rompu de notre habitation... Vous réveillez notre regard singulier hors plateau... Révélant l'invisible... Votre exigence... de cette extrême nudité... J'ai retenu que vous m'aviez tendu une fleur blanche dans la nuit le 17 janvier 1992...


CLAUDE RÉGY OUVRE LES SEUILS DE LA MORT DE TINTAGILES 
DE M. MAETERLINCK 
IL RÉAFFIRME CETTE QUÊTE INSOLENTE ET INSÉPARABLE DU SILENCE QUI OSCILLE SUR L'IMMOBILITÉ RASSEMBLÉE. UN JOUR IL VOUS OFFRIRAIT UNE FLEUR SANS RAISON ET PUIS IL VOUS OUBLIERAIT SANS TRAHIR. Infidèles sont les tulipes... Passagère était son parfum. A votre insu, j'ai su qu'elle serait votre attente sans nom. Votre atteinte un parfum de passage. D'où je me souviens, de la confiance, de se perdre, de revenir... D'où je vous remercie... L'être adressé à Claude Régy par Camille Rochwerg autour du spectacle « La Mort de Tintagiles » de M. Maeterlinck.
MISE EN SCÈNE CLAUDE RÉGY



IL Y A PEU D'HOMMES ET PEU DE POÈMES
CLAUDE RÉGY DE L'INTÉRIEUR ET DE CET ESCALIER RETIENT VOTRE ATTENTION au dernier étage, j'imagine rien... Ou plus simplement, un acte de lumière... D'OÙ QUELQU'UN VA VENIR épuré du noir... D'où la lumière s'altère dans sa profondeur... A l'abri de l'air, réduit au silence, l'escalier vous protège, relevant alors la profondeur des patines, du bruit et du langage d'écriture, premier fragment de l'oeuvre, ce ciel ouvert s'abandonne... DE QUELQU'UN VA VENIR JE REVOIS CET ACTE de soixante quinze minutes... "intérieur" A cet endroit, le silence de votre présence ne s'est pas recouvert... A ces abords, à sol ouvert, j'imagine, votre habitation, d'une lumière de sable... Un sel immense découvre l'oeuvre fragile, où la moindre brise écarte la poussière, ternit l'éclat des teintes... Il y a plus... Ce décalage des voix muettes qui signe ce temps ténu... Ainsi nous glissons de ce jardin de lumière vers cette écriture contenue, d'un temps qui n'est pas comme ici... La nuit quand on s'approche... QUELQUE CHOSE NOUS RETIENT D'OÙ QUELQU'UN VA VENIR A CETTE DISTANCE DU PLATEAU Hors d'atteinte, le chant effréné des arbres, effleure votre rencontre, comme un écho de forces éloignées, cela procède de la naissance... J'imagine, là dehors le bruit des trains qui s'accélèrent furtivement, et sous l'ordre, dans la confusion des contours du corps, on pourrait voir un autre corps jaillir... DE LA BOUE IMMACULÉE DE CETTE NUIT D'UN OPÉRA... L'espace traverse un désert, afin de retrouver cette peur, protégée, à la lumière d'un dernier étage, ce fragment caché intercepte ce chant ouvert, cette errance D'OÙ L'ON RESTE SPECTATEUR... D'OÙ L'ON SE SOUVIENT QUE QUELQU'UN VA VENIR envahir ce temps du regard, de la confiance de se perdre, de revenir... Un temps protégé.., Ouvert, Nu, comme un silence à l'intérieur d'un geste... Un silence à l'intérieur de la parole... Camille Rochverg DECEMBRE MILLE 990 © EXTRAIT DE L'ORDRE DES MORTS MIS EN SCÈNE PAR CLAUDE REGY
LE SILENCE DES FAÇADES ÉCLAIRÉES 
d’un soleil opaque à l’imperceptible pulsion d’un geste. 
Un contre jour s’éventre et s’éveille de l’altérité éclairée. 
A propos de Mélancolia. C.R Paris 25 Février 2001
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