JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

29/05/2010

Presse Théatre Claude Régy Par Camille Rochwerg

CLAUDE RÉGY

BRUME DE DIEU 
MISE EN SCÈNE CLAUDE RÉGY

BRUME D’AUTOMNE ÉCARTÉE DE TOUTE TRACE
Plongés dans le noir presque au bord du vide, inhabité ou la dispersion du tissu urbain mouvementé effiloche TOUT REPÈRES… Ce qui inscrit cette parole, sur la scène sacrée, c’est le silence qui fixe l’équilibre… Laurent Cazanave étranger seul…  Au milieu de l’ombre seulement éclairé par la surface des mots. Comme un cœur frappé par l’immense solitude flottante. Porte un regard qui perce… Cet instant d'un éclair argenté écarté de toute trace de cet effondrement du monde. Un silence vertical épris de cette innocence de l’âme. OU les noirs figés sur un instant bref se signent d'une perte ou le souffle saccadé insuffle seulement la vie. Il faut se laisser guider par la musique sonore, engloutie comme un autre lieu si fébrile. D'où surgit le sifflement d'un bleu noir désert en hiver. L'histoire ne tient qu'à un fil. Juste un Lieu de passage traversé d’une dédicace ADRESSÉE A PROPOS DE BRUME DE DIEU Mise en scène de Claude Régy. C.R SEPT 2011
Extrait Les Oiseaux de Tarjei Vesaas_Traduction du norvégien, Régis Boyer_Assistant mise en scène, Alexandre Barry_Scénographie, Sallahdyn Khatir_Lumière, Rémi Godfroy_Avec Laurent Cazanave. Crédit photo : Brigitte Enguérand





L'ARCHIPEL D'UN SEUIL D'UN SILLAGE
CLAUDE RÉGY INSUFFLE Cet espacement et cette fixité d'un champ épars, ou la terre sacrée touche a l'infini silence des mots. LIBRE DE S'ÉVANOUIR vers l'inflexion d'une voix indéfiniment ouverte a la traversée du VOYAGE DE L'OMBRE... Il y a cette qualité de la peur de l'être comme si prendre part a cette qualité du regard indiquerait ces silences ajourés de solitude. Cet archipel dirait que cette qualité si subtile serait éprouvée en dehors de l'encombrement de l'émotion sans instinct de politesse ni d'absence. Ils seraient ces passagers incertains d'un spectre bruissant de voix ou la scène serait un semblant de vies exilées de toutes impuissances. En un lieu où ils contemplent l’immensité du ciel afin que chacun puisse se souvenir de cette terre. Et la d’où tu viens. Scellée de leurs rêves de renaître. Ensemble comme une signature imperceptible qui nous aurait échappé et atteint a notre insu. Serait cela l'archipel de l'amour... Qui se brûle ? La vie au seuil invisible de se fixer à ne pas franchir les mots infectes telle l'indiquait Olivier Py dans son " Épître aux jeunes acteurs " cette sorte d'inclinaison sur le monde... Dans ce dernier texte de ARNE LYRE ... CLAUDE RÉGY met en scène cette épreuve d'artiste qui connaît le ravissement, des mots sculptant le faisceau lumineux d'une lumière muette du cristal a la terre d'ombre. Il expose au regard l'invisibilité qui s'apparente a l'effacement. Ce sont ces rafales d'or pale qui semblent étreindre ces mots affectés d'une variation, d'un glissement comme happé par les poussières de bronze qui grave cette écriture pour infléchir sur un souffle et surgir dans la vision d'une fissure du langage comme hausser la voix par tant d'orages imparfaits à s'adresser. D'une représentation singulière de L'HOMME SANS BUT Camille Rochwerg Septembre 2007  Mise en scène Claude Régy Avec Jean-Quentin Chatelain Redjep Mitrovitsa Axel Bogousslavsky Bulle Ogier  Marion Coulon Bénédicte Le Lamer ATELIERS BERTHIER Septembre 2007 VARIATIONS SUR LA MORT

ODE MARITIME DE FERNANDO PESSOA
L'EXCELLENCE DU PARFUM
L'excellence du parfum et la flagrance d'écriture de Pierre Guyotat 
a effacer étrangement la brume inoxydable d'une Ode Maritime. 
Signée Claude Régy. C.Rochwerg AVIGNON Juil 09
L'..I..M..P..E..R..F..E..C..T..I..B..L..E
CLAUDE RÉGY OUVRE LES SEUILS DE TINTAGILES DE M. MAETERLINCK ET RÉAFFIRME CETTE QUÊTE INSÉPARABLE DU SILENCE RASSEMBLÉE. CR DEPUIS INTÉRIEUR IL PRIVILÉGIE LA PAROLE d'une encre fine double face lisse résistante sur le grain d'une feuille de cristal plissée froissée. dont l'épaisseur mate jusqu'à saturation s'écrit en filigrane surglacé. A distance hors du temps il échappe à l'obscur et marche sur la lisière, le gouffre, la force, et la certitude voilée. Derrière le fil de l'écriture les corps effacés s'assouplissent comme un silence d'une voix qui reste collé à un autre visage... DE SES DOIGTS IL SOULIGNE et préserve imperceptiblement l'érosion interne des traces cachées qui relève ce fragment de lumière de "L'INTÉRIEUR"... Écarté de poussières... Il y a plus... Ce décalage des voix où nous glissons. C'est un temps qui n'est pas comme ici... A cette distance... On pourrait voir un autre corps jaillir... Afin de retrouver cette peur protégée. Il faut se laisser séduire, implanter l'ombre d'une solitude multiple de l'anthracite à la mort.
JE N'IMAGINE RIEN DE L'INCERTITUDE 
Il n'y a pas si longtemps la mort dormait encore exposée à l'élégance fluide de l'effacement. sur le plateau surgit inlassablement le dépliement immersible, d'un autre visage... Il faut rester en suspens, saisir l'envers de toutes rencontres... Ralentir , essuyer cette armure entre deux souffles... Visiter le suintement des arbres de la forêt. épuré du noir. D'où la lumière s'altère à l'abri de l'air traversant le ciel rompu de notre habitation... Vous réveillez notre regard singulier hors plateau... Révélant l'invisible... Votre exigence... de cette extrême nudité... J'ai retenu que vous m'aviez tendu une fleur blanche dans la nuit le 17 janvier 1992...


CLAUDE RÉGY OUVRE LES SEUILS DE LA MORT DE TINTAGILES 
DE M. MAETERLINCK 
IL RÉAFFIRME CETTE QUÊTE INSOLENTE ET INSÉPARABLE DU SILENCE QUI OSCILLE SUR L'IMMOBILITÉ RASSEMBLÉE. UN JOUR IL VOUS OFFRIRAIT UNE FLEUR SANS RAISON ET PUIS IL VOUS OUBLIERAIT SANS TRAHIR. Infidèles sont les tulipes... Passagère était son parfum. A votre insu, j'ai su qu'elle serait votre attente sans nom. Votre atteinte un parfum de passage. D'où je me souviens, de la confiance, de se perdre, de revenir... D'où je vous remercie... L'être adressé à Claude Régy par Camille Rochwerg autour du spectacle « La Mort de Tintagiles » de M. Maeterlinck.
MISE EN SCÈNE CLAUDE RÉGY



IL Y A PEU D'HOMMES ET PEU DE POÈMES
CLAUDE RÉGY DE L'INTÉRIEUR ET DE CET ESCALIER RETIENT VOTRE ATTENTION au dernier étage, j'imagine rien... Ou plus simplement, un acte de lumière... D'OÙ QUELQU'UN VA VENIR épuré du noir... D'où la lumière s'altère dans sa profondeur... A l'abri de l'air, réduit au silence, l'escalier vous protège, relevant alors la profondeur des patines, du bruit et du langage d'écriture, premier fragment de l'oeuvre, ce ciel ouvert s'abandonne... DE QUELQU'UN VA VENIR JE REVOIS CET ACTE de soixante quinze minutes... "intérieur" A cet endroit, le silence de votre présence ne s'est pas recouvert... A ces abords, à sol ouvert, j'imagine, votre habitation, d'une lumière de sable... Un sel immense découvre l'oeuvre fragile, où la moindre brise écarte la poussière, ternit l'éclat des teintes... Il y a plus... Ce décalage des voix muettes qui signe ce temps ténu... Ainsi nous glissons de ce jardin de lumière vers cette écriture contenue, d'un temps qui n'est pas comme ici... La nuit quand on s'approche... QUELQUE CHOSE NOUS RETIENT D'OÙ QUELQU'UN VA VENIR A CETTE DISTANCE DU PLATEAU Hors d'atteinte, le chant effréné des arbres, effleure votre rencontre, comme un écho de forces éloignées, cela procède de la naissance... J'imagine, là dehors le bruit des trains qui s'accélèrent furtivement, et sous l'ordre, dans la confusion des contours du corps, on pourrait voir un autre corps jaillir... DE LA BOUE IMMACULÉE DE CETTE NUIT D'UN OPÉRA... L'espace traverse un désert, afin de retrouver cette peur, protégée, à la lumière d'un dernier étage, ce fragment caché intercepte ce chant ouvert, cette errance D'OÙ L'ON RESTE SPECTATEUR... D'OÙ L'ON SE SOUVIENT QUE QUELQU'UN VA VENIR envahir ce temps du regard, de la confiance de se perdre, de revenir... Un temps protégé.., Ouvert, Nu, comme un silence à l'intérieur d'un geste... Un silence à l'intérieur de la parole... Camille Rochverg DECEMBRE MILLE 990 © EXTRAIT DE L'ORDRE DES MORTS MIS EN SCÈNE PAR CLAUDE REGY
LE SILENCE DES FAÇADES ÉCLAIRÉES 
d’un soleil opaque à l’imperceptible pulsion d’un geste. 
Un contre jour s’éventre et s’éveille de l’altérité éclairée. 
A propos de Mélancolia. C.R Paris 25 Février 2001
ivressecran@sfr.fr