JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

13/05/2010

Presse Danse Christophe Haleb Le voyageur déshydraté Jimmy Smylie Bureaux des Latitudes Par Camille Rochwerg

CHRISTOPHE HALEB
 LE VOYAGEUR DÉSHYDRATÉ 
  

JE RESTE CHARMÉ PAR L'ÉTREINTE DES ÊTRES
 
L'être inexprimable, celui qui ne sait plus où aller... L'être de l'effleurement... L'être qui ne sait pas si c'est son corps qui fait corps avec le sol ou si c'est le sol qui fait corps avec mon corps... Mais justement qu'importe si chemin faisant vous m'abandonnez comme une hypothèse je vous laisse à mon tour comme un danseur qui se lève une dernière fois... C'est ça qui se joue... Des lambeaux de Shakespeare dans un paradis de bactéries c'est tout ce que je sais... Il y a des êtres essayés qui filtrent le vent attirés vers les splendeurs les plus insonores... L'être fou, dont l'exigence de sa vie le frôle... L'être magnifique qui transforme provisoirement notre regard dans une proximité troublante... Ce sont ces rencontres qui inscrivent d'autres liens dans ce que taisent les lèvres qui visite cette inquiétude qui pourrait détruire... Qui doit risquer de détruire et qu'ils surpassent sans cesse... C'est cela le talent de l'acteur tout entier à lui même, comme un autre perdu dans la lumière et dans l'ombre... Il y a l'être qui ne sait pas où cela finit... Mais pas de réponse... Il faudrait épurer toutes les traces et laisser briller ce monde... INOUI en danger de trahir. L'être d'un seul adressé aux Somnambules de Lumière. Si c'était quelque chose qu'il faut dire avec des ratures, des faiblesses, des détours, des départs, des passages de vie. Si c'était quelque chose qui glisse sur le corps de l'été pour retenir les ventres de l'hiver sans jamais... Il y a des êtres pour rien qui s'adressent au monde pour toucher la vie... Il y a l'être de la jouissance et de l'enfance celle qui reste... L'être somnambule sur le fil, qui ignore où cela commence... L'être tremblé du bruit de la mer parce que le vent souffle avec le roulement des vagues battant sur les falaises. L'être mis au monde qui transperce les vertiges les replis et l'ensablement des mots... L'être envahit sur les cimes de la nuit... Désarticulé d'excéder ses forces... L'être en marche d'être seul... Ce qu'il a tant de fois tenté d'être... L'être inexprimé qui s'épuise par le vide altéré et dont les mouvements du corps sont visibles... L'être qui vient comme vient la mer et derrière c'est bien le bruit de la mer qu'on entend... L'être de l'impuissance qui porte le visage de l'un-séparation, de l'insécurité...L'être de la mobilité de l'insolitude... Camille Rochwerg le 29 Août 97 FILM EXTRAIT DE LAURENT DIDIER VOIX JAMES SMYLIE
JIMMIE SMYLIE
SI VOUS LE VOYEZ PASSER PAR CE PAYS LA NUIT... VOUS LE VERREZ DANSER COMME UN SIGNAL DE BAL... Dans les fauteuils capitonnés de ce palais branlant, recouverts de plastique. Il s'était endormit ...Il avait arrêté son envol en un lieu et en un autre, il s'y était reposé... Rien ne saurait décrire la beauté captive de sa chambre visitant les êtres dans une cité de cristal. Combien de nuits était t-il resté comme ça ébloui? Dans la lumière du soleil qui dépouille jour après jour l'éclat de liberté qu'il nous reste... C'est alors que je l'ai suivi... Il s'approchait des arbres par habitude... Comme si le temps dans ce voyage lui avait apprit à respirer... Il cherchait les yeux fermés... Porté par chacun de ses bonds... Il dit voyez comme le silence est long à venir... Croyez vous que c'est l'élan qui s'arrête... C'est alors que je l'ai suivi...Il cherchait la partition de ses pieds qu'il avait oublié... Comme quelque chose qu'il retrouvait...Comme chercher quelqu'un qui l'aurait attendu...Et quand il s'est levé pour effleurer vivant, le noir de cette symphonie... Le théâtre s'était paré de la douceur d'un velours...Et Dans ce labyrinthe en une seule nuit... Tout à basculé... Il ne vous quitte pas...Il touche le vide... Il regarde sans cesse... Notre insolence d'aimer... D é v a s t é e Immobile comme un marbre... Sans faire un geste. Avions nous remarqué ces invités poudrés qui s'invitent à l'ouverture du bal... CE SOIR, JE VOUS ENTENDS SANS POUVOIR DIRE VRAIMENT SI VOUS ME TOUCHEZ. COMME A MON HABITUDE J'ECRIS DES LETTRES... L'être adressée à Jimmy SMYLIE Le 27 Janvier 1995 . Par Camille ROCHWERG VOIX ENREGISTREE SUR LE SPECTACLE DE DANIEL LARRIEU « Occuper les hauteurs et comme dit le proverbe, étroite est la route qui y mène, nombreuses aussi sont les cols qu'il faut passer. De même, nous avançons par degré. Ce que tu as tant de fois compté en escaladant cette montagne se rejettera pour toi et pour tant d'autres qui veulent toucher à la béatitude. Si les hommes ne s'en rendent, pas compte aussi facilement cela vient du fait que les mouvements du corps sont visibles. Tandis que ceux de l'esprit sont invisibles et cachés. La vie que nous appelons heureuse par degrés de vertu en vertu. Sur la cime est la fin de touche chose. Le but véritable où nous dirigerons nos pas. Extrait du spectacle de Daniel Larrieu « Gravures » Interprété par Jimmy Smylie

BUREAUX DES LATITUDES CND PANTIN




ivressecran@sfr.fr