JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

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13/05/2010

Presse Theatre Danse Laurent Cotillard Le funambule de Jean Genet et Secret Caché sous les semelles de mes chaussures Par Camille Rochwerg

LAURENT COTILLARD
UNE PEUR DÉSARMÉE... 
UN RISQUE...  UNE DÉVIATION... 
UN PRÉCIPICE... 
UN DESTIN... UN BONHEUR...  
UNE BEAUTÉ INCONFORTABLE...  
UNE PEUR....

UNE BEAUTÉ INCONFORTABLE...
LAURENT COTILLARD SE RISQUE ... D'une déviation... D'une histoire... D'un corps... D'un précipice... D'un territoire... D'une esquisse... D'une élévation... D'une dérive... D'un écart... D'un soulèvement... D'une peur désarmée... D'un destin... D'un bonheur... D'une beauté inconfortable... Parce que le sédiment de ce pas à franchir entre le public et l'intime... L'absence et l'indistinction la vis privée, symbolique et rêvée de ce qui est redevable de la transparence a la visibilité. Laisse filtrer de cette fracture... La trace de nos pas et de nos pudeurs passagères. Naître fragiles bien sur comment ne pas l’être ? C'est oser s'aimer, s'aban-donner rêver, errer, de faire halte dans les sillons avant de repartir... Mais c'est aussi se confier, à l'idée de la représentation. Du secret. Du regard. C'est à dire se livrer à l’obscénité, de cette présence totale, insupportable, fascinante de la scène. Fascinante. Rien qu'un mot qui se déplace sur la retenue. « D'une paillette d'or... Un disque minuscule brillance, scintillante, de l'existence... CAMILLE ROCHWERG 22 NOV 2000 " PHOTOGRAPHIES EXTRAITES DU FILM DE SYLVIE LARDET
C O M M E N T SE DÉFAIRE, S’ARRACHER, S’EXTRAIRE, SE DÉRACINER, SE SOULEVER DE L’ÉLÉGANCE RAVIE D’UNE CONSCIENCE DES FISSURES. LAURENT COTILLARD interprète le funambule de Jean Genet et s’élève de l’extrême secret irréductible d'un autre devenu semblable à lui-même, exposer ce visage de la grâce et de la séduction … Laisser naître l’altérité du masque, ou l’acteur en quelque sorte, n’est rien d’autre qu’une image pour les autres... C’est à dire figurant, de vivre une instance de liberté, un destin... Un bonheur... Parce que le sédiment de ce pas à franchir entre le public et l'intime... L'absence et l’indistinction… La vie privée, symbolique et rêvée de ce qui est redevable, de la transparence, a la visibilité … Laisse filtrer de cette fracture... La trace de nos pas et de nos pudeurs passagères. Naître fragiles bien sur comment ne pas l’être ? C'est oser s’aimer, s’aban-donner rêver, errer, de faire halte dans les sillons avant de repartir... Mais c'est aussi se confier, à l’idée de la représentation. Du secret… Du regard… C’est-à-dire se livrer à l’obscénité, de cette présence totale, insupportable, fascinante de la scène. Fascinante. Rien qu’un mot qui se déplace sur la retenue. « d’une paillette d’or... Un disque minuscule » Minuscule brillance, scintillante. De l'existence alors se réconcilier de l'imperfection, se subvertir... Se déjouer de l’artifice comme un alphabet a peine constitué. Pour laisser saillir la trace dépouillée du faune. De l’indécence et de l’origine. Et laisser vivre le destin irrégulier de l’immensitude d'un funambule que je pressens sur l’incroyable beauté d'une séparation illimitée et sur l’ineffaçable désir de vivre. L’être adressé par Camille Rochwerg le 22 nov 2000
"SECRET CACHÉ SOUS LES SEMELLES DE MES CHAUSSURES "
Rencontre avec Laurent Cotillard danseur et Kamel Hessini S.D.F. pour l'instant. Laurent Cotillard : "Dans cet espace de travail, ici, il y a des gens qu'on appelle des S.D.F. On m'envoie sur ce chemin. Un S.D.F. c'est quelqu'un qui n'a plus de maison, et cela m'a fait sourire parce qu'en regardant autour de moi avec AMOUR, je me suis dis qu'il y avait beaucoup d'individus qui ont une maison. Leur maison. Mais ils sont perdus. En tant que danseur, ma première conscience... Ma première maison c'est mon corps... Je vois beaucoup de gens autour de moi, qui n'ont aucun regard sur leur corps... Leurs premières maisons... Alors je me suis dit..." Ma première maison c'est mon corps... Kamel Hessini : "On est mal à l'aise dans tout, c'est l'enfance... Ma première maison c'est mon corps...Ça veux dire qu'on est pas toujours chez soi... On déménage... Ce qui compte c'est l'identité, c'est son corps... On est un peu désorienté, perdu, on a deux maisons...Son corps, son appartement... On peut se sauver de sa maison, de son corps, on a des émotions, des fois on a envie de le quitter... Le corps c'est plus important qu'une maison...C'est un repère, un abri, un lieu de retrouvailles, de sécurité... De se sauver... On habite son corps comme les escargots... Ils ont une maison sur leurs dos... Ils se déplacent avec leur maison qu'ils transportent sur eux... Parfois on a envie de changer de soi-même...C'est un secret que l'on ne peut pas cacher... révéler... Extraits à propos du "Secret caché sous les semelles de mes chaussures" Chorégraphie de L. Cotillard - CROCHWERG / RECUEILLI ET PUBLIE PAR L'ART-TROSE
 
 Chorégraphie et interprétation : Laurent Cotillard.  
Écritures et Conception Sonore : Camille Rochwerg.
Musiques : Stéphane Broc. Costumes : Sabine Alziary.  

Scénographie : Sylvie Lardet. Lumières : Bruno Moinard. 
UN FUNAMBULE
ivressecran@sfr.fr