JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

22/05/2010

Presse Théatre Transversal Colette Fellous Par Camille Rochwerg

COLETTE FELLOUS

UNE DÉDICACE EN ATTEINTE S'EXILE

« UN AMOUR DE FRÈRE » Juste un signe pour se perdre... Se frôler sur l'écorce des vents errants vers des paysages qui soulèvent l'univers inconnu... Ainsi le citait Duras « LES INDES » ... AILLEURS ... Là où la chaleur traverse les océans de l'invisible... Laissant émerger des odeurs éprises vers des regards en attente atteints… Une dédicace offerte à l’accueil de certains passages... dérobés… Et cet « AMOUR ...DE FRÈRE » indiquerait peut-être le premier mot sur une feuille blanche sans laisser de trace… Et ce lexique par nuit de pleine lune TOUCHE… PREND… DESSINE… SERRE… ÉFFACE… APPLAUDIT… GRIFFE… LACHE…Une tristesse passagère éprise de larmes qui s’effacent… S’effacent… A PROPOS DE COLETTE FELLOUS C.R 2012
COLETTE FELLOUS LIT POUR DALIDA 
PARIS EN TOUTES LETTRES

JE VEUX PARLER AUSSI DE CETTE LANGUE
« Je veux parler aussi de cette langue invisible qu'il me serait insoutenable, aujourd'hui encore, de quitter. Celle qu'à mon tour, à l'intérieur, je ne me lasse pas de fredonner, sans savoir la nommer. Je viens là sur cette terrasse, tous les après-midi. Et c'est peut-être bien sur ce petit théâtre moucheté noir et blanc que j'ai peu à peu compris comment la langue pouvait se glisser bien plus malicieusement dans les images et dans les sons qu'à l'intérieur des mots. Je viens là et je danse. C'est l'été, bien sûr. Je danse pour le vide, pour les rues désertes, pour les murs de l'orphelinat, pour les avions, pour le bruit du train, pour les branches du mimosa, pour la forme des figues, pour les hirondelles. Ma danse a le dessin d'une prière païenne, je souris au vide, j'accueille la rue tout entière, je la laisse se faufiler dans mon corps. J'ai dix ans passés quand j'arrive dans cette maison, et j'y reviens régulièrement, pendant six étés. après, je prends l'avion, je quitte le pays, je n'entends plus la même langue. Le jour de la photo, je sais que j'ai glissé ma main dans les cheveux pour ne pas attirer l'attention sur le premier bouton de ma robe à bretelles, celle que je ne voulais pas abandonner mais qui ne fermait plus très facilement depuis que ma poitrine s'était mise à enfler. Avec le bras levé, ça se voyait moins. Je n'osais parler à personne de cette transformation, pas même à ma mère qui dormait là bas, enveloppée dans sa mélancolie, de l'autre côté, au bout du couloir. " Alors je l'ai dit à la photo ". Extrait "LE PETIT CASINO" COLETTE FELLOUS
 F - DE L'ATTENTE SUR PAPIERS DE VIES
DE L’ATTENTE SUR PAPIER DE VIES . Je crois que je sens venir l’abandon peut-être d’un carnet qui se signe de nos rendez vous, reportés d’un jour à un autre jour, d’une date ultérieure à une autre... J’aime à penser que cette lettre pourrait être la dernière, pourrait être aussi la première de ce jour... De l’attente, on n’en a jamais parlé... C.R. L’être adressée à Colette Fellous Sep 96
SUR LE BORD D'UNE BEAUTÉ SANS NOM...
Depuis longtemps on chuchote l’existence... À l’extrémité de nos mémoires d’un cheminement secret... D’un lieu connu, d’un jardin, de peu de mots qui révèlent de l’une a l’autre l’écho différé de nos rencontres. Un certain mystère continue a plané sur ces paysages en mémoire. L’évidence par instants, d’une connaissance... L’éloquence par instinct, d’un voile qui se lève. Sur un autre jardin de l’univers, qui ne se révèle pas si simplement. La fêlure déroutante de cet horizon... Laisse sentir l’odeur d’un autre jardin... Où l’été inscrit cette parure de beauté... La couleur violette des lavandes, suivi de l’apparition des premières roses de la vie.......D’une autre beauté sans nom... SANS DATES C.R Lettre adressée A MA MÈRE ROSA GALLICA - COLETTE FELLOUS-GALLIMARD
© /COMMENT DESSINER UN SECRET
Et puis l'amour si clandestin chez vous Colette porte les flagrances de parfums si multiples, si loin et si pénétrables. Je vous suis ailleurs si éloignée... Si près comme le titre emprunté a HÉLÈNE CIXOUS. Sans détour, en flânant sur les ondes, Vous êtes le parfum d’un laurier sur les collines. L’équinoxe d’une plage déserte avec les passages d’une rencontre. L’antre et l’autre fois d’une voix si oubliée, si soudainement éveillée à se reconnaître… Ainsi les êtres et les prénoms de vos villes préférées s’interlignent avec ma vie… Les pages blanches rectifiées par l'effluve et la sueur des mots traversent insensiblement l’envers de nos solitudes. Ici le vent me rappelle à ces lectures de plein air ou sous la chaleur d’un opéra d’été. J’avance sur les ombres et je me souviens de cette signature sur la digue à St Malo d’une main tendue et d’une voix sous les arbres que je porte en secret. Alain Cuny m’accompagne sur cette fragilité d’être vivant… Pour F de l’attente sur papiers de VIES…. J’aime à penser que cette lettre pourrait être la dernière, pourrait être aussi la première de ce jour... De l’attente, on n’en a jamais parlé...Donc a deux mains. C.R MARS 2010

SI LE FIL DE VOTRE VOIX
Si le fil de votre voix devenait silencieuse. Un jour sur ces traversées nomades. Quel serait le fil de ma mémoire comme un jardin suspendu sans horizon. Juste Nocturne. En réponse du Grand Meaulne. Un jour je sais Colette sur un murmure retrouvera aussi la trace de Peter Pan nu sur un banc... Dans l'atteinte de sa princesse. Merci . Dans l'hiver 2009 Camille Rochwerg
ivressecran@sfr.fr