JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

13/05/2010

Presse Theatre Danse Irrégulière Regarde par Camille Rochwerg

REGARDE
REGARDE, la nuit se solde de faire semblant d'être. Nous pourrions marcher exprès comme ça sur des distances entre le sol et le corps de la vie. Toute une journée vivants d'exister. Inventez dans l'utopie, de respirer, de rester suspendu et de laisser nos pas se soulever de la poussière undescente. Pour se confier à l'espace dans lequel nous vivons. Jusqu'à effacer le cri sous les plis des traces et des pudeurs. Nous pourrions marcher exprès comme ça sur des distances, errer légers d'une certitude, franchir, sauter de pierre en pierre. Respirer... Faire halte avant de repartir. Et rêver de naître fragiles bien sur. Comment ne pas l'être? Jusqu'à se laisser éblouir, abrité du soleil lassé d'être scintillant. Pour briller de l'inutile beauté vagabonde de l'invisibilité des êtres et des choses. Regarde… Ce qui se vit, là autour, l'inconscience des regards, l'impuissance de l'étouffement de l'intelligence et de l'absurdité… L'urgence repérée, immense de cette habitude d'accueillir un geste à l'envers exprès comme ça sur des distances, et sentir le corps crié se défaire d'être touché. Pour glisser sur l'existence de se sentir vivants d'être l'écho étrange de notre reflet, et de l'adversité d'une image d'amour … Qui manque…. Camille Rochwerg JAN 05
ET SI DE CET INVISIBLE DESTIN
ET SI DE CET INVISIBLE DESTIN se tenait dans un silence ininterrompu cette quête de l'illusion et de l'origine « NOMMÉ DÉSIRS » Et si j'étais invité à traverser les certitudes d'oublier L'égarement immense d'une humanité engendrée sous le règne de la beauté où la spirale de la consommation n'est plus une issue fatale. Mais les vestiges confisqués d'un monde absurde d'où peuvent surgir les armes de notre incapacité à survivre l'intensité de ce monde. UN HOMME LIBRE EST-IL UN HOMME SEUL… Camille Rochwerg Jan 2008


ET SI DE CET INVISIBLE DESTIN se tenait dans un silence ininterrompu cette quête de l'illusion et de l'origine « NOMMÉ DÉSIRS » Et si j'étais invité à traverser les certitudes d'oublier L'égarement immense d'une humanité engendrée sous le règne de la beauté où la spirale de la consommation n'est plus une issue fatale. Mais les vestiges confisqués d'un monde absurde d'où peuvent surgir les armes de notre incapacité à survivre l'intensité de ce monde. UN HOMME LIBRE EST-IL UN HOMME SEUL… Camille Rochwerg Jan 2008
CE QUE JE RETIENS
CE QUE JE RETIENS C'est ce que je sens du passage de l'éveil... Ce que je crois de l'invitation a recevoir... Ce que je sens du reflet des lumières dans les yeux..... Ce que je sens de l'invisible partagé... Ce que je crois des extrêmes libertés des passages... Ce qui suggère les tâtonnements fébriles... Ce qui s'abandonne sans le moindrement sur le papier... Ce que je visite et qui nous initie L'UN ET L'AUTRE... Ce qui souligne la perception du corps... Ce qui suspend le vide et le trouble de notre enfance... Ce que j'entrevois du vertige de nos séductions... Ce qui nous illusionne à reparcourir ensemble... Ce que je perçois de l'exigence et de ses artifices... Ce qui se révèle dans l'imperfection du geste... Ce que le trait dévoile, déchire et enlace... Ce que je sens de l'opacité et de la transparence à vivre... Ce que je reconnais de l'infini... Ce qui ne cesse de nous rappeler que nous sommes issus de L'ENFANCE jusqu'au crépuscule... D'UN LEXIQUE INTIME QUE JE VOUS ADRESSE ET DONT JE VOUS REMERCIE...
2 PLACES VIDES SUR UN OCÉAN
2 PLACES VIDES SUR UN OCÉAN Il est des périodes non fébriles, des époques où l'être a rêvé davantage, creusé plus loin, tenté de plus belle dans son extravagance. Son aventure, certes de par sa disparition, peut être considérée comme achevée pour toute personne prosaïque, mais il demeure cette infime étincelle... Celle-là même qui s'immisce insidieusement dans nos veines et nous imprègne et nous exhorte... Cette absence de présence... Ce vide comblé de rien... Qui en vaille la peine... Et toujours ce vague... A l'âme, à lame cette vague... Sur l'océan, écumée. De présence absente. LAURENCE GRANDVUILLEMIN 1999
Seul, là ou le reflet apparaît plus glacé, venus d’un ciel où les lumières se frayent dans l’opacité et la transparence à croiser l’extrémité du noir et du blanc. Hors de l’invisible, les étoiles filantes nous initient de l’une à l’autre, à entrevoir le vertige des visages soudés à l’ombre du miroir. Sous la chair lisse, les déchirements et les enlacements des corps décalés semblent suspendus au silence qui trouble ce vide de notre enfance. Comme si la fugacité des sons, des voix et des mots nous laissent accéder à la lumière inaltérable. Cette visite révèle ce qui n’a pas de fin et persiste à nous laisser indemne sur ce qui nous dépasse. Là où il est impossible de retenir.... L’acharnement le souffle, le cri désert excessif et fulgurant de l’éphémère. Là où l’exigence dans la nuit aveugle accroche l’illusion, l’artifice, le secret. La scène reste tout ce qui m’abandonne... On pourrait sentir dans l’infini cette leçon D’INTERNITÉ. Qui ne cesse de nous rappeler que nous sommes des êtres issus de l’éclair jusqu’au crépuscule de l’orage et que nous n’en finissons pas d’habiter l’ineffaçable....
CAMIILLE ROCHWERG 1999
ivressecran@sfr.fr