JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

22/05/2010

Presse Transversale Cinéma La Pointe Courte Alain Cuny Par Camille Rochwerg

CAMILLE ROCHWERG

PARFOIS J'ÉTEINS LA SERVANTE 
SUR LES PLATEAUX
Il y avait, autrefois, dans les théâtres d'occident, aux débuts de l’électricité, avant que les "services" de lumières fluo soient installés, ce que l’on appelait, et que l’on appelle toujours : une "servante" : petite ampoule fichée au haut d’une tige, souvent clouée sur un trépied mobile, elle était la seule lumière présente dans les théâtres en l’absence des artistes. Le "confident", lui, est un objet plus ancien, d'origine orientale et quelque peu oublié, un peu comme notre "brigadier" gros, grand, vieux, rude et beau bâton dont on se servait pour frapper les 3 coups indiquant le début du spectacle, et ceci afin de couper court aux conversations des spectateurs… Ce "confident", on dit que Jean Racine en usait beaucoup pour faire scander le rythme de ses alexandrins ses acteurs : sorte de métronome, lui aussi posé, un peu comme la "servante" au haut d’une tige roulettes, au centre d’un cercle de métal, il égrène le rythme que l’on choisit... Plus tard dans Phèdre, la perfection déjouera l'exactitude par un impair. Avec "Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur", les douze syllabes sonnent avec treize mots. ENVOYÉ PAR MONI GRÉGO
LA POINTE COURTE
AVEC LA VOIX DE ALAIN CUNY 
ivressecran@sfr.fr