JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

16/05/2010

Presse Théatre Genet Oswald Aperguis Enrique Diaz Clévenot Par Camille Rochwerg

SOLANGE OSWALD
Suspends ton envol juste avant l'heure... Dans l'apesanteur détachée du noir. La lumière suit le noir c'est même trop tard pour le suivre, le noir s'est accroche a la lumière. Réserve d'acteurs mise en scène par Solange Oswald glissent a ciel ouvert. Sur l'escale du temps... Vers la rencontre et l'effacement des mots de la disparition. Livré par l'urgence de capturer l'adresse d'une voix pour en dessiner une silhouette. Qui se raffermit sur la trace inscrite dans le corps... Je regarde je vis... Je soutiens le noir, je visite le bruit violent du gris, je sens l'aube souterraine, d'une marche , insistant sur l'impossible territoire d'un fil ténu. Et sur le soulèvement... Le miroir du vide reflète l'avidité qui semble faire écran a l'éblouissement. Donnant a voir sur les lèvres le rassemblement enfin de terres opposées. Et de ces lieux de l'indulgence...des mensonges et de l'incertitude des hommes.. Les yeux se noient... Sur l'invisible immensité aride. Qui se ment a renaître d'effacer les regards qui se perdent... Remerciements a solange oswald Camille Rochwerg Villeneuve Avignons PATRICK KERMANN ERRATUM : UNE MESURE À TROIS TEMPS. UN RYTHME, UN ACCORD, UNE ERRANCE. UNE NOIRE UNE CROCHE, UN SILENCE. UNE LETTRE, UN MOT, UNE PROJECTION DE BULLES D'ÊTRES. UNE CLÉ DE SOL BIEN ORCHESTRÉE MERCI SOLANGE MERCI AU GROUPE MERCI
DENIS MARLEAU ET S'IL S'ÉLOIGNAIT VRAIMENT DU SEUIL 
DENIS MARLEAU ET S'IL S'ÉLOIGNAIT VRAIMENT DU SEUIL ......... Denis marleau sur les " aveugles de M. Maeterlink souligne d'un seul geste le corps parlé d'une étincelle vivante a plusieurs voix. Entre la vie qui s'égare et les rives épurées du seuil, une bouche, des yeux se déchirent entre les limbes et la disparition du voile comme un simulacre artifi-ciel . Denis marleau sur les " Aveugles de M Maeterlink. 


ENRIQUE DIAZ
ENRIQUE DIAZ Laisse l'actrice CHERCHER, ELLE A TOUJOURS CHERCHÉE L' ERRANCE DE VIVRE... Presque inaccessible sur des récits de vie, en retracant l'oubli des lieux inconnus de l'enfance ou vibre le souvenir par instants seule-ment si brefs... , c'est entre l'intérieur d'une chambre et les débris du monde qu'elle cherche a sortir... Ainsi le citait Helene Cixoux " le souffle de la vie, on ne peut pas en parler. C'est si délicat. Il faut un abandon, un renoncement.... " plus loin sur le bruissement des lèvres s'imprime " une douleur n'était ce pas ALLER VERS car ce qui est vivant va vers... Extraits de c. Lispector Camille Rochwerg oct 2000
COPI SOIT 'IL
JEAN GENET 
"LES PARAVENTS" ILS M'ONT DIT LE SCANDALE provoqué par Jean GENET sur les représentations des "Paravents" au théâtre de l'Odéon en avril 1966 sur les événements de la guerre d'Algérie. J. GENET assis sur une chaise à l'intérieur du théâtre, la foule se pressait sur les portes. La représentation scénique théâtralisée me semble être là comme chez T. KANTOR le précepte d'une illusion. Le précepte de ne pas savoir, de ne pas le dire, le précepte de le savoir jouer comme " on verrait un monde malade de petites maladies de puissance et d'impuissance. " JP VINCENT. À l’affût de toutes ces lumières tremblotantes, une magie, la guerre d'Algérie existait à l'extérieur du théâtre. Sur cet incident, il était surprenant de sentir ces êtres endimanchés traverser le parvis de l'Odéon scrupuleusement peu inquiets des événements comme le citait J. GENET. " La foule était là marchant sur des morts" la scène des violences existe à cet endroit, la magie du renoncement est enfouie sous les bombes. J. GENET savait que tout le théâtre du monde était représenté par ces pantins mécaniques qui s'esquivaient en douce ignorant les cris violents sourds et muets annonçant de l'irremplaçable représentation applaudie. EXTRAIT DE KANAL MAGAZINE MERCI CAMILLE ROCHWERG 1992





CONVERSATIONS
Georges Aperguis, compositeur. se situe entre l'image et le son Confirmée par Galeries de portraits. musc choisi de le son ' une suite d'oeuvres expérimentales.les plafonds s'effondrent. Une véritable partition codée du geste, de la lumière, du texte et des cris. Imaginez qu'un rideau noir énonce le Sol de la partition. Edith Scob.Michael Lonsdale, et Jean-Pierre Drouet épris d'un nouveau commerce musical et amoureux d'ou' l'échiquier dérisoire s'organise. Assis à la même table. comme un rendez-vous à une heure précise. signe déjà d'une conversation qui ne dérange aucun de leurs mots aveugles sans mobilité. Échos d'un grand soir, ce trio banal rompt le silence des blancs. Le grain du texte sur la voix, du moins au sens ordinaire du mot si l'on exige un commencement clair, nous porte à cette adhérence de l'écoute, d'épisodes liés, de voix entrebâillées d'humidité des lèvres sur la bouche. Des ombres s'affairent dans une mécanique du corps. D'une moue caqueté. d'un sens-dessus~dessous. de signes. D'appels. De réponses. de conversations plurielles. De sursauts de cris détournés. Ils rampent sur l'intimité d'un blanc qui suit la limite de la voix. sur un déplacement de valeurs, de sons abandonnés. perdus. kaléidoscope d'une toux raclée. aboyée. Tout part d'un lieu, une sorte de fête composée. Et de-ci de-là jaillit une petite note de jouissances désirs muets et racoleurs, l'induction d'un vide respiratoire. Dans le noir on prend le temps de s'aimer sous la table-Dressée dans ce décor signé Gudrun Von Maltzan, une table désaffectée se nappe de verre en plastique. Bottes. yaourts et miettes de bruit altérés. Le décor sent ce bruit de frigidaire. porté à l'extrême gauche. Le regard se pose sur une ces de guirlande de couteaux de cuisine, un bruit d'assiettes cassées et de bris de vaisselle. De cette invitation à toutes heures, nos trois convives évoluent au milieu de papiers froissés, de corbeilles éteintes à la hâte. D'un motif de tapis, où frétille Edith Scob. Miroirs incendiaires sur les pas de sa danseuse favorite, image d'Épinal. Comment ces êtres embarrassés d'un détail s'offraient le luxe d'une parade en vitrines, d'un doigt tendu sur le rire, ils s'étirent à briser les conversations d'un « Je m'excuse d'un bruit plastifié sur les lustres ou' l'on s'attarde. En quelque sorte, sous la pluie. La grêle énoncerait un orage de jardins. Moments perdus dans , un hall de gare."Conversations" AVIGNON DANS LES COURS ÉTÉ 1985 Michael Lonsdale et Jean-Pierre Drouet CAMILLE ROCHWERG
PHILIPPE CLÉVENOT
Perdre perdre perdre perdre haleine perdre un sourire comme lorsque Antonin Artaud criait cette indifférence d'une conversation de vivre comme une dissonance avec les choses... La devant et pas si loin d'ici, l'on pouvait surprendre cet indéfini sourire du rire attablé au coin du café arabe rue ramey il était la posté à l'heure des rendez vous du début de la nuit... Dans cette vie au bord d'un seul voyage. Ou les odeurs épicées se dérobent avec les fragments d'écritures, avec le crabe qui souligne de l'intérieur ce cancer de l'existence. Ce crabe doré qui ne résisterait pas a la grâce de l'être et de l'acteur. Il parlait avec cette envie d'imaginer ce rongeur de la vie qui traverse l'étendue l'enjeu et l'immobilité étrangère de son corps hors de lui ... Dévasté par cet acte solitaire qui le souligne d'être un prince ....Merci Camille Rochwerg Paris le 3 février 2003
HOMMAGE A BERTRAND BONVOISIN


ivressecran@sfr.fr