JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

19/05/2010

Presse Théatre Jean Michel Rabeux Claude Degliame Par Camille Rochwerg

 JEAN MICHEL RABEUX 
CLAUDE DEGLIAME


TRANSPANTIN
DE L'INVERSEMENT
Il y a le film de Elise Lahoussa " FACE AU VIDE " L'émouvance des loges, du bruit infernal des retours plateaux. Le rouge et le noir, cette insistance des lumières au théâtre. La servante reste éclairée. La solitude pénètre l'inversement d'un possible. Elle attend invincible "Au Bord" de la scène Claude Degliame s'avance sur un texte de Claudine Galea. L'on perçoit les pages tel un billet d'armure noirci de blanc et de noir... Le pinceau griffe le sol, Bérangère écrit l'histoire qui s'infiltre de cet accord imparfait, d'un amour pernicieux d'une mère et d'un père dont les mains l'on sans doute tuée. Touchée. « Je pense » à l'insurrection des mots, d'une fragilité ouverte, d'une violence exsangue. « Je pense » à la vie, à ce regard porté sur l'inexistence d'elle. « Je pense » à cette fidélité du regard que l'on porte et de ce visage, constellé de nos ressemblances. Familiales. Ces détails d'un rien, d'une faillite, d'un clin d'œil ou d'une frénésie offerte à l'invraisemblance, à la dissonance de se défaire inexorablement du ventre de nos mères " Je pense" à ces piétinements à ces renoncements, à ces plénitudes, à ces éclats de vivre, ces pertes de chemins, ces détours percés, épars, disjonctés... « Je pense » à l'effroi, à cette parole imberbe de sens, à l'enfermement de l'exception et des libertés, à l'exclusion de l'isolement, à l'illusion d'une singularité perturbée par amour. Cet amour, encerclé, emprisonné, déserté, capturé, figé, assujetti, usurpé d'une fuite et d'un abandon. « Je pense » à ce reniement de laisser paraitre ce noir plateau d'une fin et d'un aveu fluctuant sur notre corps qui s'interdit d'être... De devenir... De prendre place et d'exister entre la puissance verticale SS et l'impuissance horizontale des héros et d'une errance de l'oubli d'inhabité ce monde. Jusqu'à l'épure d'un possible inversement. Camille Rochwerg le 5 Mars 2015 Texte Claudine Galea Mise en scène Jean-Michel Rabeux. avec Claude Degliame, Bérengère Vallet.
Photos empruntées au film de Elise Lahoussa 
"FACE AU VIDE" ivressecran@moniphone

LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ
AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA 
MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX 
L'INVISIBLE - AIMÉE
PHOTOS ©alain_richard
L'INVISIBLE - AIMÉE
Sur l'île imaginaire et le parjure d'un corps - Aimée-. Seule habitante de cette prison d'un pays dessiné sur aucune carte du monde. Mais qui peut enfin prendre forme dans l'imaginaire. JEAN MICHEL RABEUX nous sollicite sur le texte de CLAUDINE GALEA. D'un ancien souvenir, imprécis mais tenace dont les contours estompés recèlent cette ombre dans les rêves, si distincte, qui échappe à cet éclaircissement définitif. Une vie, de mirages capturés où se cache ce regard sur le monde. Désaccordé. Il met en scène cette femme soldate tenant une laisse avec au bout une forme informe d'elle-même projetée au sol et repeint à la main. Épopée d'une réalité submergée qui ne serait peut-être qu'une illusion éphémère de l'obscurité. Brûlant d'un désir enflammé. Claude Degliame souffle sur ce cantique D'AIMER. De sa bouche s'ouvre cette ardeur aspirée et cette immobilité de L'INVISIBLE - AIMÉE « je pense ne pas avoir aimé ma mère et je pense ne pas avoir jeté ses cendres ». Reflet renversé, la ciselure de ce fragment de peinture noire d'une moire effacée de sa douceur obstrue l'inévitable passion. « AU BORD » fait référence à l’idée d'un fantasme avec l'apparition et la disparition des êtres sur une pellicule retrouvée effacée. De cette exigence naît l'espace, d'un silence atrophié précisant l'intensité de notre regard. Cruelle histoire d'un enfer si révérencieux d'être FEMME. Puissante et Extrême. Sous les projecteurs, la lumière du théâtre éparpille l'éclat d'un texte ou les contrastes dépourvus de troublantes similitudes sur-ligne ces amours possibles et impossibles. De l'amour qui n'arrive pas à se dire. Pour avoir trop aimé. Scènes d'un faste illusoire et d'éloquences simultanées - scènes de l'enfance et du passé propice à énoncer ce cauchemar d'une perfection difforme. De l'inaccessible à cette vie rétive offerte. Dessinée au pinceau par Bérengère Vallet d'un noir obscur, signant la volupté d'un Rembrandt et d'un Warhol éclairé, exerçant cette attraction de la luxure de vivre. DE CETTE OEUVRE DE CHAIR « je pense aimé le corps des femmes et je n'ai pas su le dire... » DE CE COMBAT mythique millénaires entre pères, filles, amants et destinées « je pense que j'ai regardé les hommes, mais je pense que le corps des femmes est si beau » DE CETTE ÉTRANGE EXPULSION d'une épopée du crime suivi de l’envoûtement caressé de sacrilèges infidèles « j'ai dé-punaisé la photo et j'ai laissé transparaître la peinture ». Claude Degliame n’est rien qu’un commencement de l’innombrable illimitée. D'UN DÉLIRE pervers de celui qui regarde et touche à cette équivoque jouissance entre la violence et l'enfer meurtrier de cet attachement à l'amour. CE QU'AIMER VOEUX DIRE d'être encore plus seuls sur l'incidence d'un DÉPART. ALORS REVENIR. Camille Rochwerg 31 Mars 2014 " AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX DU 31 MARS AU 15 AVRIL 2014 A MC 93 AVEC Claude Degliame, Bérengère Vallet Lumières Jean-Claude Fonkenel Régie générale Denis Arlot Assistante à la mise en scène Elise Lahouassa Construction du Ballon Florent Gallier, Bertrand Killy, Fabienne Killy et Dominique Métais Conception du Ballon Pierre-André Weitz Stagiaire assistanat à la lumière Marion Abeille PHOTOS ©alain_richard
AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA 
MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX 
Photo © Ronan Thenadey

PHOTOS ©alain_richard

R. & J. TRAGEDY » MC 93 jusqu'au 29 janvier 2013
UN AUTRE VISAGE FRAGMENTÉ À NE PAS FAIRE DISPARAÎTRE DE L'INTELLIGENCE… 
SERAIT-CE UN DÉSIR ASSASSINÉ ? 
Jean Michel Rabeux tourne ici les pages d'une tragédie très personnelle. D'un Roméo et Juliette peu ineffaçable d'un autre siècle. Et loin d'une fresque désenchantée si proche d'une écriture relatant le simulacre de cette histoire d'amour tragique. Au spectateur de laisser voir et d'entendre ces émanations d'un passé si intime mêlant par la digression d'une représentation le temps vrai ou faux de l'amour… La haine et la force désespérée des trahisons. L'église et son empreinte fourbe et hypocrite des mensonges. Son épigraphe fardée de plumes et d'argent pailleté. De cette incursion d'un texte écrit sur une partition murmurée d'un chant d'opéra parlé. Une désinvolture violente et salutaire emprunté d'ors et d'apparats signe cette oeuvre du théâtre shakespearien. Inscrivant l’espoir d'une désaffectation brutale de confronter l'ordre des valeurs. Là où l'enjeu des comédiens chanteurs oeuvrent comme un funambule heurtant la trajectoire des cintres de lumière et des prisons ensorcelées. La représentation saturée, exaltée par la malice et la mystification du désir. Trace la nécessité ironique d'une simple jouissance effaçant d'un seul baiser comme un éclair fulgurant une scène ouverte percutant l'enfer. Ainsi s'écrit la puissance et l'impuissance des pouvoirs frappés par le revers d'un défi sans défaillance. Serait-ce un désir assassiné ? Grâce à cette illusion à corps perdu. La cire rouge d'un sceau illustrant l'effacement tenace… Ce drame s’invente sous nos yeux soulignant avec soin l'illustre et secrète espérance en suspension : que cette sombre et merveilleuse tragédie soit le réceptacle urgent d'un autre visage fragmenté à ne pas faire disparaître de l'intelligence. C.R Janvier 2013 Drame écrit et mis en scène par Jean-Michel Rabeux d'après "Roméo et Juliette" de William Shakespeare, avec Hubertus Biermann, Sylvain Dieuaide, Vanasay Khamphommala, Nicolas Martel, Marc Mérigot, Vimala Pons et Laure Wolf.
 LA NUIT DES ROIS
MC93 - DU  04 MARS AU 03 AVRIL 2011



MAGNIFISENS D'UN " CAUCHEMAR "
 MISE EN SCÈNE - JEAN MICHEL RABEUX
INCESSENS DU TROUBLE
Je te sais là dans l'ombre d'un premier jour à venir si vite. Et j'attends de cette impatience... Peut-être seulement le superflu d'un regard juste qui t'échappe. Tu connais cette sensation du Faux pas... Et de ce silence qui s'arrête.... Là maintenant. Didier Georges Gabily se retournait et Antoine Vitez vérifiait l'ombre de cette conscience du VIDE... Le 17 septembre à Bastille Mise en scène de Jean Michel Rabeux . CAMILLE ROCHWERG SEPTEMBRE 09 FESTIVAL TRANS09 THÉÂTRE DE LA BASTILLE DU 15 AU 28 JUIN

UN CAUCHEMAR D'EXCELLENCE
UN CAUCHEMAR D'EXCELLENCE - J.M RABEUX IL Y A QUELQUE CHOSE D’UNE SENTENCE« Au fil de votre souffle » Qui s’invite comme une ex-cession de paroles portées par « La Question » sur le dernier texte de Jean-Michel Rabeux -CAUCHEMAR -Et qui survient comme une « ivresse de la mort » comme une énigme qui n’apparaît que pour révéler une autre réalité autour du père « En toi je meurs » Un héros dévoilant une lisière incertaine et perturbée « D’être condamné » « Hors vies » « Hors sens du corps des filles » « Hors série » « D’où la mort naît d’entre mes lèvres »…. QUELQUE CHOSE S’ECOULE COMME UNE VOIX ASSASSINE - ASSASSINE JE SUIS. Parce que je te cherche pour te raconter encore une fois… Pour ensuite oublier. Les solitudes de ma chair inutilement rangées dans de la lingerie fine! Comme interpellé par cette frontière ou l’édifice de « l’amour me recouvrant » se glisse cette émotion qui risque de se réduire à la fugacité infinie du réel. Nous laissant en hypothèses ! Sur ces regards échangés entre ces nus furtifs écorchés d’éclairs pétrifiés d’ombres menacées sur des téléviseurs. Comme étant l’essence même d’une vie latente pour l’éternité. En surimpression d’instants renouvelés comme des destins destinés - Comme des étoiles éteintes épargnées. Comme quelque chose qui souligne malgré elles des révélations de présence orpheline. D’une attention perdue. Textes en extraits de JM. Rabeux. Je parlerai de la singularité de ce navigateur qui s’est éloigné des terres lointaines, propulsant cette lumière discrète d’un secret qui nous trouble... Dans cette impertinence, savoir si l’on doit se retenir, de toutes les histoires d’amours, à notre égard la première, elle nous désigne à son écoute. C.R « Seule certitude » « Juste ces quelques voix qui se sont posées un jour sur mon chemin presque par hasard. Et que je n’ai pas cherché à retenir ». Extrait de texte de Colette Fellous Texte et mise en scène Jean-Michel Rabeux Lumière Jean-Claude Fonkenel Vidéo Julien Boizard Costumes Sophie Hampe Assistanat à la mise en scène Sophie Lagier Régie générale Denis Arlot Régie vidéo Nicolas Doremus Avec Claude Degliame, Eugène Durif, Vimala Pons
LE CORPS FURIEUX JEAN MICHEL RABEUX 
PRÉCIPICE D'UN LUXE INFRACTABLE -C’est ainsi que l’on regarde avec effroi la dernière création de Jean Michel Rabeux sexe tourné vers l’art-mort. Il faut franchir l’étrange rafale d’air poudré où les carapaces surgissent de l’ombre éclairant cette traversée solitaire d’une nuit de meurtres et d’éclats. L’un-signe singulier d'une pulsion de la vie à la mort jusqu'à l’extrême bord d’une caresse du bout des doigts, de l’entre deux de ces mots indistincts qui s’écrivent sur des lèvres. Qui s’effacent... S’effacent. À la naissance d’êtres dissimulés, et de ces baisers confusionnels, en impasse de survivre. En apnée au bord du détachement... D’écarter, de sentir l’autre englouti de sa parure d’absence... Qui ne s’inscrirait plus dans l’autre monde. De l’être... Habité. Mais Séparés sur des pieds fragiles préexistent devant la vie. ILS SONT PRESQUE HUMAINS ABANDONNES SUR UN RÉCIF ROUGE CARMIN ÉTRANGEMENT FÊLÉS DANS LA NUIT TOUTE HUMAINE. JEAN MICHEL RABEUX MC 93 Camille Rochwerg JAN 09

« ÉBRUITÉ D'AMOUR AU BOUT DU MONDE »
CLAUDE DEGLIAME sera la femme de ce désert, de cette atteinte dont on a jamais parlé. L’ermite naufragé d’une dernière étreinte fluorescente qui n’a pas de mémoire. De cet hôtel de nuit où elle est propulsée du coeur des choses, l’écorsurs revient sur ses pas… Sur une voix… Sur un visage… Et elle serait encore tout… Tout ce qu’elle pourrait dire sur la folie du monde. La folie des êtres. La folie d'essayer. La folie désertée. La folie de ne plus savoir. La folie de désapprendre. La folie encore. La folie d’être regardé. La folie extrême. La folie d'évidence. La folie de dire. La folie de croire. La folie d’être touché. La folie des yeux. La folie seulement de vivre. La folie je dirai inachevé. La folie de cette blessure d’amour. La folie de l’illusion inexplicable de laisser vivre un sanglot, un rire, une autre vie désormais. La folie ébruitée d'amour d'un autre monde. La folie de l'un à l'autre signé par la mise en scène de JEAN MICHEL RABEUX Camille Rochwerg Sept 08
L'ÉVITEMENT DE L'ANCRAGE
L'EXPULSION DU VIDE... Serti de ce récit qui suit le voyage de Blaise CENDRAS « Emmène- moi au bout du monde !… » Ou ce personnage extravaguant à la folie inclassable d’un act d’acier servit et passionné par cette langue qui se renverse à l'envers. Ce qui transfigure l’insaisissable quand elle surgit de ce regard lucide accéléré, aiguisé et ralenti d’un déséquilibre. Ou le lien des mots engloutis sa vie laisse chuter les morcellements d’une parole qui s’épand s’élève se retrouve se tord varie hors d’elle-même par le mouvement même de sa respiration. Claude Degliame porte le vide dans le désespoir du geste … Elle arrive – Raconte – De l’une à l’autre - Déballe – S’étonne et parle dans un espace creusé en plusieurs sens, il s’ouvre des passages cachés - des raccourcis subrepticement oubliés dans une représentation où le croisement de l’espace nous laisse assister à sa passion. Lieu de sa vie – Le théâtre… L’atteinte aveugle de la représentation creuse cet espace secret et fluide du plateau où le souffle du corps éclaire en résonance les lieux mène d’un passage réunissant la naissance et la mort de ce qui ère … Instinct réversible, l’acteur respire et s’ouvre à la grâce et l’aveuglement renaissant devant ce fragment d’aimer, d’exister, de résister, de déplier l’inversible. Mise en scène Jean Michel Rabeux - Camille Rochwerg JAN 2007
MICHEL FAU CLAUDE DEGLIAME 
MISE EN SCÈNE JEAN MICHEL RABEUX
ivressecran@sfr.fr