JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

10/05/2010

Presse Transversal Mayer Rochwerg Louis Rochwerg Par Camille Rochwerg

LOUIS ROCHWERG
MAYER ROCHWERG
LA LIBERTÉ C'EST CROIRE, et comme je ne crois pas, il n'y a pas de liberté pour moi... La liberté c'est la foi, et comme je n'ai pas la foi, il n'y a pas de liberté pour moi... La liberté c'est la foi aux hommes, et comme je ne crois pas aux hommes, il n'y a pas de liberté. La liberté c'est croire au tout puissant, mais comme je suis le dieu procréateur et comme je ne crois pas en moi-même, je dis et je répète : il n'y a pas de liberté...Car pour ma liberté, je suis capable de tuer. La liberté c'est la loi de l'indifférence de tout ce qui vous entoure, mais comme je ne suis pas indifférent, donc capable de lutter contre ceux qui prétendent m'imposer leur liberté contre moi-même, donc négation de la liberté... La liberté c'est la foi, mais la nature est elle-même une lutte continuelle qui peut durer cent ans pour finir par la mort qui est la seule liberté provisoire... La liberté c'est mon âme, un don de la nature, une chose que je puis tenir secrète, à l'abri de la corruption dans mes périodes d'euphorie, loin de tous besoins quand, l'âge m'ayant amoindri, je vis simplement pour le plaisir de moi-même. En aimant et croyant l'être...Sans songer ni au présent ni à l'avenir, comme le pauvre type que je suis... La liberté c'est ma conscience pour faire le bien, juge toujours en alerte devant mon esprit pas encore corrompu... La liberté c'est aussi mes défauts, mes besoins, être heureux quelquefois et faire plaisir dans la paix éphémère des années que nous avons à passer sur cette terre maudite... La liberté, la seule, c'est la loi de l'hospitalité, et pourtant que faites vous de la haine et de la jalousie?... En m'évadant d'Allemagne je croyais en la liberté. J'ai atteri en Suisse, pays neutre, et le consulat Français m'a remis aux autorités Suisses qui m'ont renvoyé en zone libre, et si j'avais été suspect j'aurais peut-être fini dans un camp d'extermination en Allemagne... La liberté n'est toujours que relative et provisoire. La foi, je l'ai perdue avec ma liberté dans mon travail quand, à soixante-sept ans, je suis enfermé les Samedi, Dimanche et Lundi de Pâques comme gardien...En sortant de mon travail, après soixante-douze heures de captivité, je fais un kilomètre et cent mètres de liberté provisoire en gardant précieusement mes deux tickets pour le présenter, éventuellemnt, à un contrôleur galonné assermenté, mon supérieur provisoire. Je tâte sans arrêt mes billets de peur de les perdre et j'arrive, enfin, à mon domicile. Là je suis heureux. J'ai vendu mon âme en donnant à ma femme ma liberté, ou plutôt le peu qui m'en restait... Écrit par Monsieur ROCHWERG Louis Février 1974
MAYER ROCHWERG
L'INTELLIGENCE DES CHEVAUX
J'allais au cirque quand j'étais jeune, j'étais seul, ce que j'aimais c'était les clowns parce qu'ils faisaient des scènes qui font rire. J'aurai aimé être clown mais il faut un apprentissage, très sévère et très stricte. J'aurai aimé être acrobate mais j'ai toujours eut peur de faire les acrobaties et de mal tomber. J'ai fait de la lutte, dix ans de compétitions et en 1939, les quelques grammes que j'avais de trop m'ont empêchés d'être champion de PARIS, de lutte... J'aimais bien les trapèzes volants, c'est unique... J'ai vu ces exercices sans filet. Les clowns jouaient de toutes sortes d'instruments. Je suis allé à Aubervîlliers voir le cirque avec des chevaux, il y avait des musiciens Indiens à l'intérieur du cirque. Les chevaux exécutaient leurs exercices, suivant la musique... Les chevaux avaient des pas de danse, ils avaient la peau unie, ils étaient très sensibles aux caresses sachant toutefois qu'après c'était le repos dans l'écurie. Ce que j'aimerais bien, ce serait que les animaux puissent parler pour avoir une conscience humaine...Cela s'arrête là... Dans le texte que j'ai écrit, il y a un clown qui s'appelle BOOM BOOM... Qui guérit un enfant... ll a existé dans l'histoire, on l'apprenait par coeur à l'école, c'était un texte de récitations... Cela exprimait le pouvoir moral sur l'enfant. Quand sa mère le voyait malade et qu'il ne voulait pas se soigner, c'était BOOM BOOM qui lui faisait prendre des médicaments... Les enfants aiment le cirque, c'est en eux, les maquillages, les clochettes... BOOM BOOM est une histoire de jeunesse, Quand j'ai appris cette histoire j'àvais 13 ANS. Écrit par Monsieur ROCHWERG Louis Février 1995
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