JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

16/05/2010

Presse Théatre Moni Grégo Yves Ferry Par Camille Rochwerg

MONI GRÉGO
YVES FERRY
C'EST AUSSI L'APPROCHE D'UNE PUDEUR ...
C'EST UN LIEU DE DIGNITÉ LA SCÈNE OU D'INDIGNITÉ " M.GRÉGO
DANS LA LECTURE DE CHARLOTTE DELBO à la Cartoucherie, diffusée en direct sur F. CULTURE le dernier livre " Le Retour " j'ai senti une fébrilité... Proche de l'écriture de S. Beckett. Il y avait une sorte de perdition, comme oublier son nom, une perte de regard... C'est très difficile de lire des textes sur les camps de concentration, là elle parlait du Retour, il y a un poids en moins, cela rejoint une sensation de n'être pas née, que le monde vers lequel on allait n'est pas là. Cela ne compte pas, je suis venue au monde avec la sensation que tout était là... Elles ont atteint la réalité du mensonge humain, pour ne pas dire du mal... Cette chose magique qui masque, qui t'empêche de voir l'autre réalité. Le mal a une force terrible, il donne un autre sens et tu le reçois dans le corps, une fois que ton corps a été pétri d'une imprégnation, je crois que c'est ça qui se vit quand tu reviens dans cette vie-là. Ça doit être cela la honte, c'est qu'en fait, si tu ne meurs pas, c'est que tu t'es débrouillé à respirer avec le mal. Comment sortir de la honte de ne pas être mort de tant d'horreurs... Ceux qui meurent avouent leurs impuissances, leurs fragilités, mais être fort en face du mal cela veut bien dire que tu dialogues avec lui. Il doit y avoir une culpabilité... Il y a des moines qui mangent la terre et qui meurent pétrifiés, comment tu fais avec un corps mortifié. Il faut de nouveau trouver la transparence, lumineuse. C'est une rage permanente. © EXTRAIT D'ENTRETIEN AVEC Moni Grégo
SALETÉ MOHAMED GUELLATI - MONI GRÉGO
IL Y A DES RACISMES D'EUX-MÊME DES POGROMS INTÉRIEURS, UNE APARTHEID INTIME, DES AUTOS-LYNCHAGES SANGLANTS L'INSOMNIE DE MAUVAISES RENCONTRES NOCTURNES AU COIN DU BORD DE SOI " MONI GRÉGO " TROIS GUERRES D'AMOURS MG. KOLTES SOLITUDE LAURENT COTILLARD / MISE EN SCÈNE MONI GREGO - YVES FERRY
IL Y A PRESQU'UN VISAGE SEULEMENT ÉTRANGER...

Il y a presqu'un visage seulement étranger... Un récif fait de continuité et de rupture... Seulement étranger... Le temps déborde sur le rire presque humain de se séparer du cri Vivant.. Vivant... Et de sentir les hommes s’effondrer alors de leur chaises et en finir avec le pouvoir reconnaissant que j’ai cru d’une infinie liberté. Et pourtant ... De ces rires indifférents... Si près de vous... Seulement étranger... Je tremble près des autres... Le sourire à la main seulement perdu ... Je suis l’invité de vos ombres qui me laisse entendre ce jardin éparpillé de roses... À l’envers d’une langue d’un rire d’un écart .... Presqu'un visage... Camille Rochwerg Septembre 2002 Mise En Scène Moni Grego. Reprendre La ... Repartir De .... Duras Beckett
BECKETT MONI GRÉGO YES PEUT ÊTRE
"Trois personnages après une guerre, trois ruines d'êtres qui essaient leur reconstruction. Paroles incertaines, horreur misère chaos... frôlent souvent le tragique. Pourtant ce texte appelle jubilation, sens du jeu et vitalité. Même Si l'ennemi est proche, encore destructeur; chaque jour dicte son humour... missiles et feux d'artifices... De Koltès à Reynaud, de Duras, Stein, Beckett, Valéry à Buchner, Guyotat, Houellebecq... et bientôt John Berger, nous avons sans cesse accordé nos destins à ceux de grands auteurs contemporains ou vivants. Ici, Duras, cet auteur de génie nous fait entendre, avec le monde présent et ses guerres, l'imminence de dangers encore plus grands, peut-être... Avec "Pas moi" Beckett donne une première ou une dernière voix au vertigineux ressassement d'un langage dont on ne sait plus s'il traduit la fin d'un monde et le début d'un autre. Ces échos nous traversent, nous touchent, du rire aux larmes, et jusqu'à la stupéfaction. Duras renoue avec une vigilance d'enfant devant ce qui nous terrifie lancé comme un geste d'alerte fraternel. MONI GRÉGO
YVES FERRY LA NUIT JUSTE AVANT LES FORETS
BERNARD MARIE KOLTES PRINTEMPS DES COMÉDIENS JUIN 2008
YVES FERRY
DANS CE TERRITOIRE DE L'INDISTINCTION DU CORPS QUI DÉBORDE D'APPARAÎTRE. "JOUER C'EST SE RÉJOUIR GÉNÉREUSEMENT " C'EST LE SILENCE QUI TE TIENT INLASSABLEMENT. MÊME PAS UN BRUIT. MÊME PAS UN CRI.... CR MISE EN SCÈNE MONI GRÉGO INTERPRÉTÉE PAR YVES FERRY MUSIQUE JEAN MARIE SÉNIA
ivressecran@sfr.fr