JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

13/05/2010

Presse Théatre Artifice Letters Moni Grégo Par Camille Rochwerg

MONI GRÉGO
CAMILLE ROCHWERG
NOUS SOMMES TOUS DES ERRANTS INTERSTICIELS
  
NOUS SOMMES TOUS DES ERRANTS INTERSTICIELS« AUX BLESSURES ASSASSINES »
C'est un film de Jean-Pierre Denis qui se glisse étroitement liés aux cris fascinants d’amours et scandaleux de Christine ANGOT dans sa lecture citant cette dernière ligne « JE SAIS QUE J'AI DU TALENT » Ce soir CHRISTINE ANGOT m'évoque aussi l'envie de crier que MARC FRANCOIS avait du talent...
LES ÉTRANGERS
 
Les étrangers d'hier sont les français d'aujourd'hui, les terroristes de la première heure deviennent les résistants, puis les héros de la suivante. Les sauveurs se métamorphosent en tyrans. Les esclaves révoltés deviennent des chefs d'état corrompus, les amants fusionnent puis s'encombrent... Tout bouge et nous échappe. Et parfois nous voici pleins d'énergies possibles à déployer lorsque des situations d'exception nous le permettent, si nous sommes "prêts" à agir favorablement, nous coulant dans le mouvement, avec les plus écrasés, les plus exploités... Des milliers de gestes, de mots, de conflits, de liens, de ruptures, pour que L'ESPACE/TEMPS de la SITUATION arrive enfin... Sortons des concours de souffrances. Moi je suis une FEMME et je ne Je suis ni noire, ni juive, ni arabe, ni croyante... mais discriminée aussi... TERRIBLEMENT... Vous savez bien, toutes ces petites ou grandes choses invisibles, indicibles même, ces liens gluants, étouffants, ligotants... que personne ne veut voir, ni retirer... mais qui forgent un DESTIN... Des tas de VIEUX sont traités comme des chiens...

Des ENFANTS trafiqués, abusés, abominés...
Des OUVRIERS humiliés, amiantés, irradiés...
Des HOMOS stigmatisés...
Des INTERMITTENTS rendus fous-furieux ou dépressifs, ou RMISTES...
Des FINS DE DROITS hors-jeu, dans un pays dit "DE DROIT"
Des ARTISTES suicidés...
Des GÉNIES gâchés, abandonnés, HPisés...
Des STAGIAIRES niqués...
Des RMISTES à la rue...
Des ILLETTRÉS méprisés, arnaqués...
Des POÈTES méprisés...
Des JUIFS boukémissairisés
Des HATHÉÏSTES niés...
Des PALESTINIENS crouillisés
Des ASIATIQUES niaquouaisés...
Des NOIRS, négrisés...
Des ARABES islamisés, beurisés, ratonnés
Des NAINS petitetaillisés...
Des AMÉRICAINS Bushisés...
Des RUSSES Poutinés...
Des GITANS domestiqués...
Des TAULARDS moyenâgisés...
Des SOURDS, malentendus...
Des AVEUGLES, non vus...
Des JEUNES djeunisés...
Des SMICARDS à vie...
Des HANDICAPÉS dermerdetoitisés...
Des MALADES exploités...
Des VIEILLES FEMMES objectées...
Des SDF abandonnés...
Des INCONTINENTS mouroirisés...
Des MORTS débarrassés...
Etc... etc...
Oui, sortons-en de ces catégories, avec concours de souffrances à la clé... La démocratie s'est construite sur le "un", l'individu qui dit "je" qui devient "autre" devant le groupe, et sur le dialogue incessant entre l'individu et le groupe... mais il n'y a plus de "je" ni de "groupe", il n'y a plus que des formatages, des hiérarchies, des champions "hors catégories", des "COURS" des petits, des moyens, des grands..., des "RÉSEAUX", des SÉRAILS, des CURSUS, des CARRIÈRES !!!... Allons vers... n'oublions rien, mais n'encombrons pas trop lourdement nos marches de comptes à régler, d'excuses à faires, de dettes, de créances... à l'infini... Car vivre, survivre et résister c’est vivifier la vie qui nous traverse comme une lumière épaisse invisible, frissonnante qui métamorphose toute chose autour de soi, avec soi, à l'infini. Vivre, c'est être le carburant de la vie, et brûler joyeusement dans cet univers chiffonné qui ne fait qu’avancer avec ou sans bruits. Ces petites pensées du jour, nées de réflexions "mailées". Affectueusement à vous, EN EXTRAITS Moni Grégo. NOV 05
EXILS IMPÉNÉTRABLES "
AVEC VILLE SUR LA MER" INSALUBRITÉ
 
Jardins clos, jardins désensablés, jardins ouvriers, jardins délaissés, jardins effacés, jardins oubliés, jardins labourés, sarclés, semés, Cités provisoires cités passagères dissimilaires perdues, résidences secondaires, transhumances de vies, de mots où l’on frôle en permanence le précipice qui n’aspire qu’à se hérisser de ronces pour devenir pénétrable…. On écoute, on sent, on traverse des dunes, des îles, des marais, des étangs, des landes insulaires, On entre sur l’écrin préservé dans la mémoire du paysage, sur une lente métamorphose des secrets, en fuite. Où le paradis se dévoile inhabité en ricochets ensevelis, confiés aux racines de l’identité pour trouver un territoire. Et entendre les voix traversés l’essence de la vie – « N’importe nous sommes libres » Pour larguer les amarres « sur l’élan d’un sourire d’une innocence perdue, d’une insolence parce que j’ai peur du silence- Là où d’autres miroirs célèbrent la défaite- l’exil où je ne me soucie pas de vivre- « La beauté est cette valeur indicible- Mais qu’attends la beauté pour venir nous rejoindre… » Comment se tenir sur la chrysalide d’un sourire où nous serions n’être au monde infertile » Caressant la lumière de toutes les scènes d’ombres, le chant du théâtre, invite à délivrer les voix où les récits se sont échoués, délivrés, transités avant d’embarquer vers « l’enfer d’un sourire. » Capitaines du navire, magiciens de prouesses, ils haranguent les rêves sur une île de promesse sourde aux appels marqués en profondeur par la présence du divin, veilleurs du sacré chargé de décor majestueux qui soulève un mystère. « N’importe nous sommes libres » Il n’est rien au monde Il né rien au monde Il naît rien au monde, il suffit de connaître le sens des signes sans se laisser troubler par l’infidélité - Et plus loin encore aimer l’éloignement même de l’errance... « Post-scriptum la joie quand tu es né j’aimerais m’en souvenir » Lettre ouverte aux spectacles et remerciements à Christophe HALEB pour sa « Résidence secondaire » « les Vainqueurs » Olivier PY et L’infini recherche autour de BM KOLTES mis en scène par Moni GRÉGO - Extraits de textes © O.PY - Camille Rochwerg SEPT 2005

 
L'IRRÉVERENCE DU CRÉPUSCULE DES HÉROS
Fiction d’un exil public QUE DIRE DE L'EXIL IDÉAL – De l’exil suprême idéal – Que dire de l’instant de silence divin et désenchanté qui laisse resurgir notre stupeur de ce monde – Que dire de l’exil public ou témoin séparé de cette traversée – Nous entrons en piste, solitaire et privé de notre itinéraire … Que dire de l’exil altéré qui s’infiltre entre les nuances et les frontières artistiques sourdes qui se risquent à déplier la voie d’une résistance. D’un passage à devenir – D’appartenir – A l’exil d’un visage, - D’une parole – D’une illusion – D’un envol brûlé par cette brûlure qui détruit l’être habité de lumière et d’ombre. Que dire de ce destin idéal incessant du corps disloqué qui franchit de retenir cet exil glissant. Que dire de l’exil qui empreinte la rigueur et la grâce d’une filiation à respirer le froissement d’une société où il serait difficile d’exister derrière le reflet de ce monde. Que dire de cette fidélité de l’exil qui ne préserve pas la conscience d’un sourire gravé d’étonnement de vivre – Que dire de cette célébration de notre état d’indignité et de dignité qui trouble notre intuition repliée. Ce qu'on appelle l'exil, c’est peut-être seulement de savoir rester intact avec ce bonheur inexploré qui s’efforce d’ignorer l’existence de l’exil assassiné. L’exil c’est peut-être seulement de laisser glisser l’émotion traverser la transparence d’une conscience privée. Ce qu’on appelle l’élan de l’exil … C’est désirer encore désirer soulever la lumière éblouissante d’un avenir flou. C’est oser rester lucide à chaque lever de rideau rouge… Afin de graver l’espace éblouissant et le final d’une magie sous les feux funambules des acteurs de ce monde. LETTRE ADRESSEE AUX ACTEURS CAMILLE ROCHWERG JAN 2006
D’UNE FÉLURE DE L’ÊTRE....   
Et tout s’effondre
Dans la rencontre de cet acte théâtral essentiel… Il faut tenter de réanimer cet endroit invisible sacrificiel et de s’avancer sur la lumière. Se tenir là …. Sans s’écarter de… Pour laisser vivre la violence. Faire face à cette injonction d’être devant les autres. Acteurs d’une telle évidence. Ils ne sont pas protégés. Épuiser de se tenir debout devant l’excellence. Pour faire advenir ce qui s’enfouit comme un acte rugissant . D'où l’on peut glisser…. D’entre les solitudes à franchir ce qui détruit. En laissant résonner les seuils. Quand on sait de cet écart, les raisons inexprimables involontaires d’être effrayé. Nous pourrions avoir l’envie d'effacer l’indécence de rester curieux. Devant notre parole, qui surgit comme un flot de bruits et d’ébats politiques. Ce qui est étrange, c’est qu’ils nous ressemblent mais nous ne prenons la forme de vautour que dans le geste théâtral. C’est sans doute cette apparence de nomade qui traque au loin les voraces. Restons fiers de cette certitude de vivre. Les discours ne sont qu’une adresse politique avide qui nous détourne du rêve et d’une parenthèse éloignée d’un ciel d’insolence. Où les mots se signent de l’élégance du verbe qui séduit ces hommes atterrés. JE POURRAIS AVOIR L'ENVIE D’OUBLIER DE VOUS REVOIR. Camille Rochwerg Juillet 07


REGARDE
 
REGARDE, la nuit se solde de faire semblant d’être. Nous pourrions marcher exprès comme ça sur des distances entre le sol et le corps de la vie. Toute une journée vivants d'exister. Inventez dans l'utopie, de respirer, de rester suspendu et de laisser nos pas se soulever de la poussière undescente. Pour se confier à l'espace dans lequel nous vivons. Jusqu'à effacer le cri sous les plis des traces et des pudeurs. Nous pourrions marcher exprès comme ça sur des distances, errer légers d'une certitude, franchir, sauter de pierre en pierre. Respirer... Faire halte avant de repartir. Et rêver de naître fragiles bien sur. Comment ne pas l'être? Jusqu'à se laisser éblouir, abrité du soleil lassé d'être scintillant. Pour briller de l'inutile beauté vagabonde de l'invisibilité des êtres et des choses. Regarde… Ce qui se vit, là autour, l’inconscience des regards, l’impuissance de l’étouffement de l’intelligence et de l’absurdité… L’urgence repérée, immense de cette habitude d’accueillir un geste à l’envers exprès comme ça sur des distances, et sentir le corps crié se défaire d’être touché. Pour glisser sur l’existence de se sentir vivants d’être l’écho étrange de notre reflet, et de l’adversité d’une image d’amour … Qui manque…. Camille Rochwerg JAN 05
DÉPRENDRE UN ACTE DE DIRE
DÉPRENDRE Un acte murmuré au-delà de la première page arrachée … Sous d’énormes évidences indécentes. TRANS FESTIVAL Ne cesse de dessiner … Les coulisses de la folie... La folie …. De tuer « Je ne sais pas ce qu’il faut tuer « Ce qu’il est raisonnable de dire… « Au moins on peut toujours le dire à ceux qui ne veulent pas entendre »  TRANS FESTIVAL s’installe sur l’apparence d’un grand écart. Ou s’inscrivent des histoires de destin singulier. Le théâtre s'efforce alors de concilier d'un seul mouvement et d'une même oscillation, _ Des manuscrits silencieux, qui nous traversent et qui s'enracinent. Ils semblent laisser scintiller … Cette étoile qui fut ce « don » ils sont seulement le guide le point de repère éblouissant qui éclate sans convenance de bruits assourdissants pleins de craquements nouveaux. DESCELLER ce geste entre la vie et la mort. De ce que l’on peut emporter de l’esprit des lieux. DESCELLER cette réalité profonde du coeur déchiré des mots a peine perceptible en fragmenté et rougit de sang. DESCELLER Cet appel à l’être pur…. Ce quelque chose que l’on perd … Qu’il faut lâcher … Cet effleurement égaré violent en désert de cris sans détour … IL NOUS FAUT CELEBRER Ce permis de port d’âmes… Saisi de promesses, En attente d’un univers d’où, la présence humaine s’est éclipsée pour laisser place à l’obscurité des plateaux, Ils entrent en scène, ils arpentent ces lieux bruissants d'activité la journée et soudain rendu au silence du rideau rouge qui se lève. Ils deviennent le seul maître à bord … L’accueil sulfureux d’un souffle pour la seule magie d’un soir. Entre deux rives Jean Michel Rabeux et Claude Degliame sillonnent les heures fascinées invisibles qui portent la certitude de ce voyage – De l’illimitée inexplicable afin de laisser vivre un sanglot dont on ne peut pas parler . Et qui ne cessent insidieusement de rendre hommage à ce théâtre inachevé de la vie. NOUS N’AVONS RIEN A DIRE AUX OMBRES . Et parfois elles donnent des fêtes étranges… Un air nous envahit … Qui n’est certes de nulle part D’où la voix s’élève de Janis Joplin et de Jim Morrison… Le roi Lear se meurt …. Blaise Cendras nous emporte sur l’éclat du monde devant la grâce de cet instinct d’aimer, d’exister, de résister, de respirer et de déplier l’inversible. REMERCIEMENTS A TOUS LES ACTEURS ET COPRODUCTEURS DE TRANS-FESTIVAL JUIN 2006 Camille Rochwerg
ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Transversal Passeurs de Lumière Par Camille Rochwerg

CAMILLE ROCHWERG
PASSEURS DE LUMIÈRE
PASSEURS DE LUMIÈRE
LUCIEN ET MADELEINE

 
EXTRAITS
YAN ALLEGRET -Hana no Michi REDJEP MITROVITSA SERGE RICCI - Parciel JEAN MICHEL RABEUX - Cauchemar CLAUDE DEGLIAME RÉGIS HUVIER CHRISTOPHE HALEB- Le voyageur déshydraté JYMMIE SMYLIE ALEXANDRE MAILLARD - Résidence secondaire ARNAUD SAURY CHRISTOPHE LEBLAY KATIA MEDICI MONI GRÉGO -Berceuse YVES FERRY- La nuit juste avant les forêts THIERRY LAROYENNE LAURENT PETITGAND LEVENT BESKARDES PIERRE MAILLET - Molinier JEAN CHARLES SOMMERARD LAURENT COTILLARD -Le funambule
JE PEUX DÉPLIER… Je peux perdre… Je peux toucher… Je peux tenter… Je peux enfouir… Je peux maquiller… Je peux te dire les choses que j'aimerai te dire… Je peux essuyer la trace que les amoureux laissent d'un effleurement sur les lèvres… Je peux fuir l'insécurité… Je peux déguiser la vie… Je peux retenir… Je peux savourer le gout de la fuite et des mots dans le corps… JE PEUX LAISSER LA TRACE DU DOUTE DEVENIR UNE QUALITÉ. CAMILLE ROCHWERG
ivressecran@sfr.fr

Presse Theatre Danse Laurent Cotillard Le funambule de Jean Genet et Secret Caché sous les semelles de mes chaussures Par Camille Rochwerg

LAURENT COTILLARD
UNE PEUR DÉSARMÉE... 
UN RISQUE...  UNE DÉVIATION... 
UN PRÉCIPICE... 
UN DESTIN... UN BONHEUR...  
UNE BEAUTÉ INCONFORTABLE...  
UNE PEUR....

UNE BEAUTÉ INCONFORTABLE...
LAURENT COTILLARD SE RISQUE ... D'une déviation... D'une histoire... D'un corps... D'un précipice... D'un territoire... D'une esquisse... D'une élévation... D'une dérive... D'un écart... D'un soulèvement... D'une peur désarmée... D'un destin... D'un bonheur... D'une beauté inconfortable... Parce que le sédiment de ce pas à franchir entre le public et l'intime... L'absence et l'indistinction la vis privée, symbolique et rêvée de ce qui est redevable de la transparence a la visibilité. Laisse filtrer de cette fracture... La trace de nos pas et de nos pudeurs passagères. Naître fragiles bien sur comment ne pas l’être ? C'est oser s'aimer, s'aban-donner rêver, errer, de faire halte dans les sillons avant de repartir... Mais c'est aussi se confier, à l'idée de la représentation. Du secret. Du regard. C'est à dire se livrer à l’obscénité, de cette présence totale, insupportable, fascinante de la scène. Fascinante. Rien qu'un mot qui se déplace sur la retenue. « D'une paillette d'or... Un disque minuscule brillance, scintillante, de l'existence... CAMILLE ROCHWERG 22 NOV 2000 " PHOTOGRAPHIES EXTRAITES DU FILM DE SYLVIE LARDET
C O M M E N T SE DÉFAIRE, S’ARRACHER, S’EXTRAIRE, SE DÉRACINER, SE SOULEVER DE L’ÉLÉGANCE RAVIE D’UNE CONSCIENCE DES FISSURES. LAURENT COTILLARD interprète le funambule de Jean Genet et s’élève de l’extrême secret irréductible d'un autre devenu semblable à lui-même, exposer ce visage de la grâce et de la séduction … Laisser naître l’altérité du masque, ou l’acteur en quelque sorte, n’est rien d’autre qu’une image pour les autres... C’est à dire figurant, de vivre une instance de liberté, un destin... Un bonheur... Parce que le sédiment de ce pas à franchir entre le public et l'intime... L'absence et l’indistinction… La vie privée, symbolique et rêvée de ce qui est redevable, de la transparence, a la visibilité … Laisse filtrer de cette fracture... La trace de nos pas et de nos pudeurs passagères. Naître fragiles bien sur comment ne pas l’être ? C'est oser s’aimer, s’aban-donner rêver, errer, de faire halte dans les sillons avant de repartir... Mais c'est aussi se confier, à l’idée de la représentation. Du secret… Du regard… C’est-à-dire se livrer à l’obscénité, de cette présence totale, insupportable, fascinante de la scène. Fascinante. Rien qu’un mot qui se déplace sur la retenue. « d’une paillette d’or... Un disque minuscule » Minuscule brillance, scintillante. De l'existence alors se réconcilier de l'imperfection, se subvertir... Se déjouer de l’artifice comme un alphabet a peine constitué. Pour laisser saillir la trace dépouillée du faune. De l’indécence et de l’origine. Et laisser vivre le destin irrégulier de l’immensitude d'un funambule que je pressens sur l’incroyable beauté d'une séparation illimitée et sur l’ineffaçable désir de vivre. L’être adressé par Camille Rochwerg le 22 nov 2000
"SECRET CACHÉ SOUS LES SEMELLES DE MES CHAUSSURES "
Rencontre avec Laurent Cotillard danseur et Kamel Hessini S.D.F. pour l'instant. Laurent Cotillard : "Dans cet espace de travail, ici, il y a des gens qu'on appelle des S.D.F. On m'envoie sur ce chemin. Un S.D.F. c'est quelqu'un qui n'a plus de maison, et cela m'a fait sourire parce qu'en regardant autour de moi avec AMOUR, je me suis dis qu'il y avait beaucoup d'individus qui ont une maison. Leur maison. Mais ils sont perdus. En tant que danseur, ma première conscience... Ma première maison c'est mon corps... Je vois beaucoup de gens autour de moi, qui n'ont aucun regard sur leur corps... Leurs premières maisons... Alors je me suis dit..." Ma première maison c'est mon corps... Kamel Hessini : "On est mal à l'aise dans tout, c'est l'enfance... Ma première maison c'est mon corps...Ça veux dire qu'on est pas toujours chez soi... On déménage... Ce qui compte c'est l'identité, c'est son corps... On est un peu désorienté, perdu, on a deux maisons...Son corps, son appartement... On peut se sauver de sa maison, de son corps, on a des émotions, des fois on a envie de le quitter... Le corps c'est plus important qu'une maison...C'est un repère, un abri, un lieu de retrouvailles, de sécurité... De se sauver... On habite son corps comme les escargots... Ils ont une maison sur leurs dos... Ils se déplacent avec leur maison qu'ils transportent sur eux... Parfois on a envie de changer de soi-même...C'est un secret que l'on ne peut pas cacher... révéler... Extraits à propos du "Secret caché sous les semelles de mes chaussures" Chorégraphie de L. Cotillard - CROCHWERG / RECUEILLI ET PUBLIE PAR L'ART-TROSE
 
 Chorégraphie et interprétation : Laurent Cotillard.  
Écritures et Conception Sonore : Camille Rochwerg.
Musiques : Stéphane Broc. Costumes : Sabine Alziary.  

Scénographie : Sylvie Lardet. Lumières : Bruno Moinard. 
UN FUNAMBULE
ivressecran@sfr.fr

Presse Danse Christophe Haleb Le voyageur déshydraté Jimmy Smylie Bureaux des Latitudes Par Camille Rochwerg

CHRISTOPHE HALEB
 LE VOYAGEUR DÉSHYDRATÉ 
  

JE RESTE CHARMÉ PAR L'ÉTREINTE DES ÊTRES
 
L'être inexprimable, celui qui ne sait plus où aller... L'être de l'effleurement... L'être qui ne sait pas si c'est son corps qui fait corps avec le sol ou si c'est le sol qui fait corps avec mon corps... Mais justement qu'importe si chemin faisant vous m'abandonnez comme une hypothèse je vous laisse à mon tour comme un danseur qui se lève une dernière fois... C'est ça qui se joue... Des lambeaux de Shakespeare dans un paradis de bactéries c'est tout ce que je sais... Il y a des êtres essayés qui filtrent le vent attirés vers les splendeurs les plus insonores... L'être fou, dont l'exigence de sa vie le frôle... L'être magnifique qui transforme provisoirement notre regard dans une proximité troublante... Ce sont ces rencontres qui inscrivent d'autres liens dans ce que taisent les lèvres qui visite cette inquiétude qui pourrait détruire... Qui doit risquer de détruire et qu'ils surpassent sans cesse... C'est cela le talent de l'acteur tout entier à lui même, comme un autre perdu dans la lumière et dans l'ombre... Il y a l'être qui ne sait pas où cela finit... Mais pas de réponse... Il faudrait épurer toutes les traces et laisser briller ce monde... INOUI en danger de trahir. L'être d'un seul adressé aux Somnambules de Lumière. Si c'était quelque chose qu'il faut dire avec des ratures, des faiblesses, des détours, des départs, des passages de vie. Si c'était quelque chose qui glisse sur le corps de l'été pour retenir les ventres de l'hiver sans jamais... Il y a des êtres pour rien qui s'adressent au monde pour toucher la vie... Il y a l'être de la jouissance et de l'enfance celle qui reste... L'être somnambule sur le fil, qui ignore où cela commence... L'être tremblé du bruit de la mer parce que le vent souffle avec le roulement des vagues battant sur les falaises. L'être mis au monde qui transperce les vertiges les replis et l'ensablement des mots... L'être envahit sur les cimes de la nuit... Désarticulé d'excéder ses forces... L'être en marche d'être seul... Ce qu'il a tant de fois tenté d'être... L'être inexprimé qui s'épuise par le vide altéré et dont les mouvements du corps sont visibles... L'être qui vient comme vient la mer et derrière c'est bien le bruit de la mer qu'on entend... L'être de l'impuissance qui porte le visage de l'un-séparation, de l'insécurité...L'être de la mobilité de l'insolitude... Camille Rochwerg le 29 Août 97 FILM EXTRAIT DE LAURENT DIDIER VOIX JAMES SMYLIE
JIMMIE SMYLIE
SI VOUS LE VOYEZ PASSER PAR CE PAYS LA NUIT... VOUS LE VERREZ DANSER COMME UN SIGNAL DE BAL... Dans les fauteuils capitonnés de ce palais branlant, recouverts de plastique. Il s'était endormit ...Il avait arrêté son envol en un lieu et en un autre, il s'y était reposé... Rien ne saurait décrire la beauté captive de sa chambre visitant les êtres dans une cité de cristal. Combien de nuits était t-il resté comme ça ébloui? Dans la lumière du soleil qui dépouille jour après jour l'éclat de liberté qu'il nous reste... C'est alors que je l'ai suivi... Il s'approchait des arbres par habitude... Comme si le temps dans ce voyage lui avait apprit à respirer... Il cherchait les yeux fermés... Porté par chacun de ses bonds... Il dit voyez comme le silence est long à venir... Croyez vous que c'est l'élan qui s'arrête... C'est alors que je l'ai suivi...Il cherchait la partition de ses pieds qu'il avait oublié... Comme quelque chose qu'il retrouvait...Comme chercher quelqu'un qui l'aurait attendu...Et quand il s'est levé pour effleurer vivant, le noir de cette symphonie... Le théâtre s'était paré de la douceur d'un velours...Et Dans ce labyrinthe en une seule nuit... Tout à basculé... Il ne vous quitte pas...Il touche le vide... Il regarde sans cesse... Notre insolence d'aimer... D é v a s t é e Immobile comme un marbre... Sans faire un geste. Avions nous remarqué ces invités poudrés qui s'invitent à l'ouverture du bal... CE SOIR, JE VOUS ENTENDS SANS POUVOIR DIRE VRAIMENT SI VOUS ME TOUCHEZ. COMME A MON HABITUDE J'ECRIS DES LETTRES... L'être adressée à Jimmy SMYLIE Le 27 Janvier 1995 . Par Camille ROCHWERG VOIX ENREGISTREE SUR LE SPECTACLE DE DANIEL LARRIEU « Occuper les hauteurs et comme dit le proverbe, étroite est la route qui y mène, nombreuses aussi sont les cols qu'il faut passer. De même, nous avançons par degré. Ce que tu as tant de fois compté en escaladant cette montagne se rejettera pour toi et pour tant d'autres qui veulent toucher à la béatitude. Si les hommes ne s'en rendent, pas compte aussi facilement cela vient du fait que les mouvements du corps sont visibles. Tandis que ceux de l'esprit sont invisibles et cachés. La vie que nous appelons heureuse par degrés de vertu en vertu. Sur la cime est la fin de touche chose. Le but véritable où nous dirigerons nos pas. Extrait du spectacle de Daniel Larrieu « Gravures » Interprété par Jimmy Smylie

BUREAUX DES LATITUDES CND PANTIN




ivressecran@sfr.fr

Presse Theatre Danse Jérome Bel Bel Égarement de séduction Par Camille Rochwerg

JÉROME BEL



JÉROME BEL Theater Hora Disabled Theater
Théâtre de la Ville - salle Les Abbesses – 3 au 7 décembre
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui souligne l’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Le sens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vous portait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une parole destinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine un passage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'une gestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent uns euil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible de renverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence, l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquel s'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espace à venir d'un envol, de la dignité à l'impasse d'une indignité. Là s'inscrit le regard des autres... Le faut-il ? Il le Faut. C.ROCHWERG OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le  chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de son processus de création. 
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui souligne l’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Le sens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vous portait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une parole destinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine un passage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'une gestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent uns euil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible de renverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence, l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquel s'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espace à venir d'un envol, de la dignité à l'impasse d'une indignité. Là s'inscrit le regard des autres... Le faut-il ? Il le Faut. C.ROCHWERG OCT 2012
BEL ÉGAREMENT DE SÉDUCTION ET DE SAVEUR
BEL ÉGAREMENT DE SÉDUCTION DE SAVEUR . Hableurs de voies, conférence parlée " Y a- t-il des questions ? " Ainsi se termine la performance de Jérome Bel . L'utilisation d'une oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une CONTREFACON... DE PARLER OU DE DANSER... L'article L 335-3 du Code de la propriété intellectuelle dispose que toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, constitue une contrefacon. L'auteur a le choix entre exercer des poursuites civiles - pour obtenir des dommages et intéréts en contrepartie de son préjudice... Ce droit concerne aussi bien les oeuvres de l'esprit protégées par le droit d'auteur que celles qui donnent prise aux droits voisins... Articule, Accumule, Disperse tes mots disparates, Glisse un pied sur l'étroitesse d'une robe, SIGNALE TA PEUR LA... Pour construire une " OEUVRE PARLÉE " RÉPÉTITION EXEMPLAIRE... IL S'ATTARDE à la terrasse d'un café. E....... Tout en parlant, IL S'OBSERVE... E........ De temps en temps, IL INTERROMPT la conversation pour attirer l'attention sur ce qui L'INTRIGUE...... E...... Cette première machine A parler - A voter - A reprendre - A perdre - A exclure - LA VIE - là ou il l'a laissé - Au milieu d'une histoire... IL DANSE S'ÉGARE... ENCOMBRÉ EN CONFÉRENCE... ET Dépose à son intention, l'illusion d'un mot juste DANSÉ... PRÉCISÉ... D'un nom de destinataire... Ainsi se termine L'ÉGAREMENT DE SAVEUR OU PLUTOT LA FADEUR.... S'est éloignée SUR LE BRUIT DE CES APPLAUDISSEMENTS... CAMILLE ROCHWERG OCT 2004 CND
THE SHOW MUST GO ON
Ils sont là hybrides à d’autres enfances virtuelles s’illustrant à certains visages aperçus au hasard de la vie. Ces visages sont là fuyants hors d’atteintes insaisissables bien loin de l’aspect lisse et intact de ceux qui n’ont jamais existé, il y a les autres ceux, dont les traces constituent un regard utopique comme égarés de leurs espaces habituels. Les corps ignorent alors l’instant d’après ce qu’ils montrent ce dont ils sourient, ce sont les corps ignorés où leurs signes qui ôtent la signification qu’on leur donne dans ce sourire qu’ils montrent. Comme si la réalisation des uns constituait un écrin de vies contre la disparition des autres. Il n’y a pas de corps à regarder mais un regard spectateur qui intercepte par cet arrêt les expressions les rictus afin de s’identifier pour capter notre présence en nous-mêmes photographiés. Sans complaisance comme une farce mobile de nos reflets d’empreinte de transfert de report de projection capable d’être déchiffrés comme des générateurs de récits .C'est à l'endroit que se glisse l'envers de la vie qui se trouve ainsi dévoiléée. Camille Rochwerg Mars 2007 ARTDANTHE .
ivressecran@sfr.fr

Presse Danse - Christophe Haleb - Domestic Flight

DOMESTIC FLIGHT
 

ALEXANDRE MAILLARD
IL Y A UNE SIMILITUDE D'UN RISQUE ESSENTIEL DANS UN GESTE DE CRÉATION C'EST DE FRANCHIR LE TRANSFERT DES NORMES LE TRANSFERT DE TRANS... LE TRANSFERT DES SEXES LE TRANSFERT DU VISUEL LE TRANSFERT DES HOMMES TRANSFIGURE D'UN AUTRE ÉTAT DE VIVRE D'UNE GRÂCE A FORCE DE RIRE NON PAS UNE DÉRIVE QUI SE SIGNERAIT DE L'IMPUISSANCE DES MOTS GLISSANTS QUI NE POURRAIENT PLUS S'EFFACER INDÉLÉBILES COMME UN AUTOGRAPHE D'UNE COMPLICITÉ SEULEMENT HUMAINE DANS LA FOLIE DE CE MONDE. CR SEPT 2006
INTERPRÈTES Mathieu Despoisse, Elie Hay, Christophe Le Blay, Alexandre Maillard, Arnaud Saury