JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

16/05/2010

Presse Théatre Redjep Mitrovitsa Moni Grégo Par Camille Rochwerg

REDJEP MITROVITSA
NIJINSKY
Texte envoyé en l'air par le Théâtre de Redjep Mitrovitsa. Au commencement, il y a le trouble et tout de suite suit le texte. Un continent étranger et la mer, avec pour notre repos précaire, quelques atolls hospitaliers. Sans se lasser, on va au bain, chercheur d'or péniblement perdu dans sa tâche. On tamise, on tamise jusqu'à recueillir de rares poussières. On est Odysséens face à une armée de phrases debout, écrasantes, baignées de soleil, riches d'insondable, pures, délestées... Là rien que des pépites et plus un gramme de limon. Des mots, une avancée parfaite qui se suffit, en apnée, en apesanteur, comme jamais. Ni besoin de descendre ou de ré-espirer. Tels NIJINSKI, évaporé au centre de son bond. D'ailleurs, on le raconte: On dit qu'un jour il a sauté et qu'il a disparu, simplement... Plus simplement, paraît-il, il aurait gommé sa chute du regard des spectateurs, à l'aide d'éclairages appropriés et de rideaux, la déviant dans une trajectoire invisible à l'oeil nu. Et n'y a t-il pas de cela dans la représentation théâtrale-fille du trouble et du texte-: Un art de tricher avec la chute? L'art de nous faire croire que les phrases peuvent culminer dans leur élan et disparaître? Que les mots entendus, jamais plus, désormais ne retomberont sur leurs pattes, qu'ils voguent dans l'espace qui leur est donné: Celui qui va de la bouche à l'éternité d'un seul trait, net. Texte écrit par Moni Grégo pour les lectures des " Commandos Vivaldi" intitulé " Les Sentinelles "
Il ne faut pas connaître les secrets d'un artiste, dit la rumeur, alors, ils n'agiraient plus. Mais lorsque s'entend et apparaît Redjep Mitrovitsa, la rumeur s'évapore. Les secrets de l'acteur, voilà que suspendu dans sa propre condensation, il me les offre, léger... Je les goûte et je fonds à leur contact délicieusement embué de candeur angélique... Mais quel froid me surprend et quel feu me consume? Une rigueur inattendue fend l'air, broie le noir, coupe à l'arme blanche la nuit du rêve enfantin... Je vibre d'on ne sait quel tremblement qui saisit la salle entière et chaque corps à la fois, cible par un mot droit, un regard d'aigle, une grâce penchée du cou, du cou-de-pied... Retournement, au large, du sol au cintres, de l'envol à la chute, en prince aliéné, il soulève la scène et couronne, à la pointe, chaque perception, de son sourire de miel irrépressible, et qui gagne tout... Ce soir, dans ce théâtre, voyez comme brillent l'absence, la trace, l'or des mots. L'orfèvre est passé, là, laissant comme un bijou, scellé au coeur de chaque spectateur. Texte adressé à Redjep Mitrovitsa à propos du "Journal de NIJINSKI" par Moni Grégo
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Presse Théatre Joel Pommerat Par Camille Rochwerg

JOEL POMMERAT

ÉTREINTE DU NOIR

UNE ANNÉE SANS ÉTÉ
LES AMOURS INTOUCHÉS DE L'INDIFFÉRENCE
CE BONHEUR "Ça n'a aucun rapport avec l'existence". Alors les voix cherchent l'espoir d'une réponse... Les voix... Sur les noirs restent étrangers d'un silence. Ils sont immuables. Perceptible de porter la lumière blanche d'un noir absolu. Encore érafler d'une date ou le mur de Berlin s'est fissuré. Si je me souviens bien indiciblement. La fragmentation du noir a effacé ce blanc d'une nostalgie qui frappe toute solitude. Et l'ignorance de la perte. Les mots d'un fin de phrase infinie se sont éclipsés sur des visages et sur ces êtres restés sans bagage. " Tu as besoin de quelqu'un qui reste" Tranquillement. Au fin fond d'une salle d'opéra se glissent les leaders qui exultent et transpercent l'opacité des néons... Sur la vie, un seul regard çà et là, ils se jettent pétrifiés, sans détour, immobile comme si l'impénétrable vide devait s'étreindre sur l'enlacement d'un cri. Parfois sur ces nuits frêles de l'hiver, sur ces nuits hurlantes, "sur ce qui manque". Ils restent prostrés de l'attente sur un air forain, désuet ensemble a l'arrêt. Ils trouent l'apparence solitaire de ces êtres égarés par empêchement. Étouffés de quelques aboiements au loin. C'est inscrit là sur le frôlement de cet immense Amour. D'une guerre... Avec quelques échappées vers Göttingen. L'accent étranger s'infiltre alors, sur une lettre entre elles qui leur sera transmise. Justifiant par cette paralysie d'un rêve que l'idée festive d'un moment est en train de changer... "Il me semble que vous seul" pouvez saisir dans ce noir l'interception et l'imperfection du sens, des ruptures, et des voix. Que nous sommes devenus orphelins... D'une guerre. À contre jour, en juin 1914, le jour de ses vingts ans, la lumière de la scène s'éteint, pour un dernier salut dans le NOIR. Ils ne restent que des amours intouchés de l'indifférence à la folie des hommes et d'une « enfance en train de se perdre ». Camille Rochwerg 20 Novembre 2014 Texte Catherine Anne / Mise en scène Joël Pommerat Avec Carole Labouze, Franck Laisné, Laure Lefort, Rodolphe Martin, Garance Rivoal / Scénographie, lumière Eric Soyer / Assistant lumière Renaud Fouquet / Création costumes et accessoires Isabelle Deffin / Musique originale Antonin Leymarie / Son François Leymarie / Recherche sonore Yann Priest / Assistante mise en scène, coach en allemand Bettina Kühlke / Dramaturgie Marion Boudier / Collaboration artistique Saadia Bentaïeb, Philippe Carbonneaux, Marie Piemontese / Direction technique Emmanuel Abate / Régie lumière Rodrigue Bernard / Régie son Yann Priest / Régie plateau Sylvain Caillat, Emmy Dallard / Couturière Elise Leliard / Réalisation décor et accessoires À travers champs
UNE ANNÉE SANS ÉTÉ
IMMENSÉMENT INACHEVÉ PAR AMOUR
LE MUR DE BERLIN TOMBAIT LE 9 NOVEMBRE 1989, C'ÉTAIT LA DERNIÈRE REPRÉSENTATION "D'UNE ANNÉE SANS ÉTÉ" DE CATHERINE ANNE. Les murs étaient entièrement blancs impénétrables, tétanisant les mots d'amours dans cet enclot INCOMMENSURABLE. Hier soir la lumière cinématographique infiltrée par Joël Pommerat au Théâtre des Ateliers Berthier à L'Odéon sur la reprise de ce même spectacle m'a détourné de sa trajectoire. Les murs noirs de cette représentation ont effacés les Éclats de voix, la Sensibilité électrisée par les micros. Mais que célébrons nous de « Cette année sans ÉTÉ » la victoire des renforcements et départs pour la guerre, celle de nos grands pères en 1914, les craintes de liberté si diffuses, qui les réunissaient, le passé sombre, les territoires englués, les effondrements évanouis, les hasards et coïncidences des récits laissent tous les passages laissant apparaître le sujet d'un amour, un amour impossible fantasmé, élucidant pour cette époque les lenteurs et les accords perdus que l'on désigne par ce mot DÉSIR... FOLLEMENT AIMÉE... Ou comme le chantait Ingrid Caven... « L'AMOUR SANS MIRACLE». S'effritent encore ce matin les ombres calcinées de leurs voix d'un espace d'amour qui manque... IMMENSÉMENT... Camille Rochwerg Avril 2014 Scénographie, lumière Eric Soyer Assistant lumière Renaud Fouquet Responsable construction À travers Champs - Thomas Ramon Création costumes et accessoires Isabelle Deffin Musique originale Antonin Leymarie Son François Leymarie Recherche sonore Yann Priest Assistante mise en scène et coach en allemand Bettina Kühlke Dramaturgie Marion Boudier Collaboration artistique Saadia Bentaïeb, Philippe Carbonneaux, Marie Piemontese Direction technique Emmanuel Abate Régie lumière Renaud Fouquet Régie son Yann Priest Régie plateau Lorenzo Graouer, Sylvain Caillat
L'IRRÉVÉRENCE DU DÉSAMOUR
C'est le simple récit illustré d'une déambulation, qui s'articule sur la dernière création de Joël Pommerat aux ateliers Berthier. Ce sont des fragments qui tentent d'interroger quelques lambeaux de l'incertitude à l'invisibilité de l'amour. C'est voir ce qui ne se regarderait pas de la présence qui survit. Mais aussi quelque chose qui porte l'oeuvre théâtrale sur le désir d'un acte accablé par le bonheur d'y survivre. Les êtres y transpirent de violences et de fragilités, et se risquent d'inscrire la nécessité d'un geste. L'innocence, d'un trajet désaffecté parcouru parfois d'insouciance, comme s'ils étaient encore aimants en apparence et en même temps écartés de se protéger de l'indifférence. « qui nous ressemble — tout nous ressemble. » L'abîme de ces élans désordonnés, égrainant ces sursauts de solitude si agitée. L'irrévérence du désamour, visages ensevelis dans l'oubli, silences escamotés. C'est la nécessité d'écrire la folie de ces regards vers d’autres territoires. C'est écrire ce champ d’inquiétude sur des seuils à l’orée d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une enclave recueillant l'espoir d'un refuge. D'effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être.. Regarder... Écouter l'un connaissance des blessures secrètes comme le citait « DANS LES PLIS ÉGARÉS DE L'OBÉISSANCE AU VENT » Victor Hugo « Je suis un témoin séparé de cette traversée – nous entrons en piste, solitaire privé de notre itinéraire … J’ignore où cela commence et ou cela finit. Car il serait difficile d’exister derrière le reflet de ce monde. J’ignore ce qu’il y a derrière, devant, au milieu, à droite à gauche, à l’est, à l’ouest, au sud, à l’est. Mais désirer encore … désirer soulever la lumière éblouissante. Je ne sais pas l’intérieur, ni l’extérieur. Mais je connais ce silence interrompu nommé désirs. Mêlés à des splendeurs, mêlés à des éblouissements perdus dans des contemplations. des contemplations plongées dans des éblouissements. Je suis pris dans un prodigieux tournoiement de la roue au moyeu d’or. Ou cela va- t-il? je n’en sais rien. La nuit est l’ornière des étoiles. » Je les observe avec amour. UN HOMME LIBRE EST-IL UN HOMME SEUL… ? C.R FÉVRIER 2013 La Réunification des deux Corées. Une création de Joël Pommerat avec Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Philippe Frécon, Ruth Olaizola, Marie Piemontese, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu
LE SPECTRE DE CENDRILLON S'ÉGARE 
SUR DES ÉCLATS D'OBSIDIENNE BLEU D'AZUR... 
De ce célèbre souvenir d’enfance Cendrillon, évoque cet état fragile et instable qui lie chez Joël Pommerat cette éternelle recherche naissante des âmes. Décortiquer les hallucinations, les dérives, issues d’une étrangèreté qui s’inscrit en suspens entre réalité d’évidence et apparitions. Qui tenterait de rompre les souvenirs d’une Cendrillon qui porte le nom de princesse des apparences et cette frontière qui tente de laisser vivre une constellation de vies qui s’échappent entre eux comme la magie d’une attirance. En présence d’illusions comme des acteurs innombrables. Ces êtres habités par le mythe savent capter ce qui fait signe d’un regard ou le langage de L'autre versant de l'aube et cette attente D'AIMER irréversible trahit. C.R NOV 2011
Texte original de Joël Pommerat d'après le mythe de Cendrillon Mise en scène Joël Pommerat scénographie & lumière : Éric Soyer costumes : Isabelle Deffin son : François Leymarie Musique originale : Antonin Leymarie vidéo : Renaud Rubiano Avec Alfredo Cañavate, Noémie Carcaud, Caroline Donnelly, Catherine Mestoussis, Deborah Rouach, Marcella Carrara (La voix du narrateur) et Nicolas Nore (le narrateur), José Bardio. Photos © Cicci Olsson
 MA CHAMBRE FROIDE - JOEL POMMERAT
ATELIERS BERTHIER
 FISSURES DU RÉEL OU L’OEUVRE D'ART SOCIALE D’UN IDÉAL
Comment éviter cet " Antre-là si inévitable de cet habitacle social qui tente de rêver sur la dernière création de Joël Pommerat " Ma chambre Froide" Dans rêver, Joël Pommerat interroge, les destinées de quelques personnages voués à recevoir… L’identité inaccessible d’une usine frelatée. De cette violente cohabitation des champs d’expériences, les traces de vies inscrivent, estompent et isolent cet entre-deux tragique d’une fable qui souligne l'insondable récif  sourd de secrets. Comme une secousse décalée de l'univers, capturant toutes les fractures fissurées de tous les sentiments extrêmes, les scènes captées de ces vies circulent chacun éloigné l’un de l’autre avec ses silences qui se dressent comme un glissement VERS… Une fiction, une frontière entre l'idéal rêvé. Et ce plateau si immuable d'une écriture ou rien ne bouge. Comme un pas infranchissable entre eux… Un saut de page sur la vie qui dévoile ce que suggère le mot " VIVRE " entre guillemets et quelques parenthèses comme avouer cette impuissance, ce découragement général, de tenter. De renaître, de toucher, de sentir et de s'exposer à trouver la révérence d'une dignité. Il y a là un espace d'écriture pour toutes les Folies du rire à l'impossible fragilité d'agir -  d’éprouver - d'être au monde et de se tenir à l'interstice de ce croisement subtil d'un commencement. À subsister pour rester visible. Ainsi de cette rencontre si peu immédiate, certains visages préservent encore une adversité d’un destin qui tenterait de parler. C.R Mars 2011
CERCLES DE LUMINANCE 

CERCLES DE LUMINANCE 
CERCLES /FICTIONS est une écriture sur l’éclat et l’instant de vivre. Sur l’instinct silencieux où le précipice de l’écriture expérimente les interstices, les limites et les frontières. D’où l’on se sent pris captif – suffoqué par l’interférence. Qui laisse se diffracter le grondement de l’orage nucléaire sous les plafonds du Théâtre des Bouffes du Nord. Là où s’interroge l’inscription du temps, de la perte, de l’intime. Et sous le lustre s’éclaire quelques éclosions de voix feutrées ou sous le glissement des mots émergent des doses de réactivité aiguë. Cette précarité des serments sous les orages faits de pudeur explore l'espace où s'affirment les différences et les signes d’alternances partiellement altérés … Ils sont en marche. D'une langue à l'autre, d’un art d'écrire à la venue de l'écriture. Ils sondent la tension entre prison et liberté dont toute existence témoigne. De « L’invention des possibles ». Alors s’ouvre le cataclysme des entrailles – et d’un seul souffle l’humain seul au centre du cercle – Marchands de rêves sur la traversée des pouvoirs…. Repousse l’échéance fatale d’une évasion en laissant différer le creusement de la mémoire et des vivants. L’enfermement et l’inéluctable, l’urgence à évoquer l’antre des rêves reste indissociable au fil de l’œuvre de Joël Pommerat vers une libération ou se pressent les mots sur leurs lèvres. Le cercle alors préserve ce pouvoir d’attrait de dangers de rêve…. « Je rêve d’un rêve… » Je rêve de cette fuite à rejoindre l’éternité d’une suspension, cet état impossible à dire l’illimité – la trace d’un dépôt considérable privilégiant les traversées d’un cercle ou le cercle toujours cerné par sa circonférence étendue dans toutes ses parties . exprime l’exactitude d’un lieu en celle d’un champ – D’EXPERIENCES » C. ROCHWERG FÉVRIER 2010 A PROPOS DE CERCLES /FICTION DE JOEL POMMERAT Texte et mise en scène de Joël Pommerat Assistante Martine de Michele Lumière Eric Soyer En collaboration avec Jean-Gabriel Valot Scénographie Éric Soyer Costumes Isabelle Deffin Réalisation des accessoires Thomas Ramon Réalisation sonore François Leymarie Recherches musicales et compositions Antonin Leymarie, Grégoire Leymarie Régie son Grégoire Leymarie Régie lumière et pupitrage Jean-Gabriel Valot Direction technique Emmanuel Abate Avec Agnès Berthon, Jacob Ahrend, Saadia Bentaïeb, Gilbert Beugniot, Frédéric Laurent, Serge Larivière, Ruth Olaizola, Dominique Tack
JE TREMBLE
JE TREMBLE
À CETTE ENCONTRE  Et cette intimité obsessionnelle que Joël Pommerat entretient avec les destins. Il y a ce sentiment d’évidence à faire surgir cette violence sur ces visages qui se détournent vers un même intervalle. « Je tremble » fixe cette allure effacée des gestes en suspension. On assiste à l’éveil du bonheur, comme un premier signe possible inachevé. Là où persistent encore des traces de vies en sursauts de forces et de ruines. Comme ces fragments d’assassinats fragiles sèment une douceur céleste désarmée de sang. Là où les ombres sur le mur oscillent enfin d’insister à cet amour impossible… Comme s’éprendre l’un de l’autre en cessant de s’aimer. Dans l’illusion précise où les mots retrouvent cette absence telle qu’ils étaient en silence et leur effacement précède leurs présences. C’est là au fond de cette éclipse entre deux éclats que les mots s’égarent errants sur les murs comme une lueur d’un reflet fugace à …. TUER… Faire halte d'un pas qui s'avance légèrement plissé sur les lèvres a peine… Pour s’écorcher sur l’humilité de cette armure car l’étonnant regard se signale s’insinue d’un fin sourire - Comme– s’éloigner d’une respiration silencieuse inévitable. Étouffante. Juste un visage bleu, juste une voix de saphir, juste un fil traversant l’oxyde rouge… Juste l’interférence d’une fugue… Juste une esquisse une lisière, un détail de la perte transpercée de nuances. Ils entrent en scène, vivants dans l’évidente fiction d’un cabaret brûlant. Surprenant notre DEVENIR D’UN – CERTAIN REMUEMENT - D’UN - POSSIBLE VISAGE - JE TREMBLE - Mise en scène Joël Pommerat. CRochwerg Oct 2007
LE PETIT CHAPERON ROUGE
L’ENFANCE " D’UN POUVOIR NOMME DÉSIR "
De réinventer le petit Chaperon Rouge qui porte l’illusion effrayante et fictive du pouvoir de survivre - VIVRE.  On le doit à cette force rencontrée de Joël Pommerat dans ce conte ou sa puissance créatrice, son art de raconter, de transformer le réel en conte. Pose l'histoire d'un temps ou la trace du silence et de la peur ne s’efface pas si simplement. Rumeur de fiction - Ces personnages ne prétendent pas être une histoire illustrée, elle propose d'observer comment la terreur invisible laisse respirer une œuvre divine et s’inscrit insidieusement dans le silence sacré de notre existence même. CR DÉC 2006 LE PETIT CHAPERON ROUGE



CET ENFANT SUR LE BRUIT DU MONDE 
LES MARCHANDS
SUR LE BRUIT DU MONDE « CET ENFANT » « MARCHANT » DE JOEL POMMERAT Où la vie parallèle et silencieuse de longs silences rompus et de ligne de faille qui nous invite à la nuit noire de quelques fragments de couleur qui ressemblent à ces accents de beauté que l’on croise certains soirs là où l’on se parle vraiment dans le silence âcre, épais et enfoui sur ce grain d’extravagance des familles. Mais il est ce prince d’indifférence et d’impudence qui à la lisière de nos manques inscrits le signe à l’envers des impuissances … Ce pourrait être cet effondrement échoué de toute tendresse immolée d’absence. Qui effacerait brutalement les gardes fous évitant la chute… D’un sourire amer, il risque une tentative d’approche de vérité, un vertige d’étonnement et d'innocence sur le monde d’une parole épurée qui laisse le philtre atteindre CET ENFANT DE L’ORIGINE SUR LE BRUIT DU MONDE… Comme écarté d’une fissure clandestine. Ou rien ne manque parce que rien ne reste… D’où il serait différent et non moins seul… Pour saisir les vides, éviter les lacunes et le silence d’un ravage... CAMILLE ROCHWERG - SEPT 06


D'UNE SEULE MAIN
 
Sur l’inacoutumance d’exister... D’une seule main… C’est sur ces lignes depuis son enfance, comme une évidence qu’ils se sont tués ensemble, dans l’inaccoutumance d’exister. C’est presque là cet envahissement du vide au fil de cette exigence où ils se sentent dans cette violence de l’un- seul. Pour trouver quelque chose à se dire… A me dire…. Et cesser d’avoir peurs. C’est tout ce que je sais insensiblement de ces mots LA-VENIR D’un écho et d’une inscription sur du noir… D’une réalité, qui se sauve de tout… D'où s’échappe ce destin… Ensommeillé d’une mémoire éclatée et pas seulement de débris. Comment le décrire ce fil souterrain... D’un premier acte, qui constitue à inverser une situation immuable. Je dis taire, mais je ne limite pas la fracture d’un projet sur silence… Dénoué d’être touché. On ne peut penser à Joel Pommerat sans voir surgir cet énigmatique puissance... D’un corps pressenti de n’être au monde. De voir franchir les limites et les apparences, s'entrechoquer de fragments, se heurter sur des répliques.  Ils s’avancent, ce sont les comédiens, qui se parlent dans ce rythme. Ils sont ses frères, traversant les miroirs le temps d’une phrase et d’un spectacle. Ils marchent sur ses pas et le plus souvent, ils sont lents en attente et suspendus. Ils portent un nom, la liste est identifiable, ce sont ces voix qui te saluent et qui s’offrent car sans un pli, sans une tache Ils traversent les seuils et les lueurs d’une fin avenir. POUR LUI SEUL MAI 2005- ISSU DU SPECTACLE " D'UNE SEULE MAIN " DE JOEL POMMERAT - CAMILLE ROCHWERG
AU MONDE
L'INTÉGRALITÉ DU MONDE C'EST L'ENVERS DE MES PAUPIÈRES. IL N'Y A PAS D'IMPUDEUR D'ÊTRE AU MONDEDe rendre visible. De laisser apparaître. De créer des cratères secrets. Des étoilements. Des trous d'âmes dans le vide. Des maladies impénétrables. Ce sont ces racines flottantes. Qui renverse le trouble... L'un-certitude et l'inconstance... Du frère et du père... Devant l'intégralité du monde... L'INTÉGRALITÉ DU MONDE C'EST L'ENVERS DE MES PAUPIÈRES. Ça ressemble àC'est ailleurs . Il lui arrive de... C'est une ligne droite de vie. Un oubli... Une moiteur. Mais rien ne transperce. Se décalque là comme... Ces mots, versatiles. Ces gestes à peine mobiles. A longueur de honte adossé aux voix pour ne pas dire... Silence... Ces corps-là... Pour ne pas dire ces choses-là... Pour ne pas dire ces êtres-là improbables... Remarquables... Pour ne pas dire ventre... Éventrer. Pour ne pas dire déserter. En proie à l'errance... Mais rien ne transperce. Ces visages ancrés par l'innommable jardin. Aux délices de lumière. INFRANCHISSABLE. N'ÊTRE C'EST SI RARE SI PEU IMMÉDIAT....... MERCI CAMILLE ROCHWERG
GRÂCE A MES YEUX
" INSEXTUEL" .....
OUVRE LES YEUX SUR L'ALTÉRATION INDISTINCTE DE TON ENFANCE - OUVRE LES YEUX .SUR LE REFLET DE CET IMPER RÉVÉLÉ IMPRESSIONNÉ D'UN LIQUIDE INCOLORE. OUVRE LES YEUX SUR LA LA SIGNATURE DE NE PAS MENTIONNER SON PRÉNOM EN ENTIER. OUVRE LES YEUX SUR LE FLUX DU COEUR DE TA MÈRE A DISTANCE DE L'ÉMIETTEMENT. OUVRE LES YEUX SUR L'EXIL SILENCIEUX DE L'ÉCRITURE D'AJUSTER LA FAILLE. OUVRE LES YEUX SUR L'ARTIFICE DU MIROIR FAMILIAL QUI NE CESSE DE FASCINER. OUVRE LES YEUX SUR LA SÉDUCTION D'APPRÉCIER LES RUINES D'UN JARDIN D'AMOUR. OUVRE LES YEUX SUR LE DÉSIR ET LA QUÊTE ABAN- DONNÉ ET ENVAHI. OUVRE LES YEUX SUR L'EFFET D'OMBRE DÉAMBULANTE QU'ON APPELLE " SUR IMPRESSION " OUVRE LES YEUX SUR L'IDENTITÉ DE CE VOYAGE M'AIME LA. OUVRE LES YEUX SUR CE DÉSERT D' UNE " NAÎT-SENS " SI PEU IMMÉDIATE. OUVRE LES YEUX SUR L'EXTRÊME TRIO DE LA BEAUTÉ INCONTESTABLE. OUVRE LES YEUX SUR CE RÊVE PÉTRIFIÉ ET RETOURNÉ AU SOMMEIL. QU'IMPORTE CETTE RÉVÉRENCE L'EXCÈS AFFECTÉ C'EST AUSSI CELA. CE QUE TAISENT LES LÈVRES.... MERCI CAMILLE ROCHWERG
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Presse Théatre Institut Visuel Theatre IVT Par Camille Rochwerg

INSTITUT VISUEL THÉATRE
JUSTAUCORPS 
 PASCALE HOUBIN
SE SOULIGNER DU PRESTIGE ET DE L’IMMINENCE. Étrangers d’une parole aseptisée à travers le parcours de Pascale Houbin sur « JUSTAUCORPS » librement inspiré des ballets classiques. L’écriture INSOLITE d’une danse signée libère les élans d’un autre désir. Celle de la magie et de l’oralité muette des mains. Un trajet si silencieux sur la luminance du rêve comme l’insidieux plaisir des sens si pertinent du geste. Acteurs, marionnettiste et danseurs évoquent l’alphabet dissident d’un répertoire déviant ou l’appel de la danse dévoile l’infini rivage dansé ou l’histoire d’une quête laisse vivre cette immensité d’une danse des lumières parlées qui se sauve de devenir mécanisées et irréversible.
Comme effleurant une plénitude obscure du corps ou la parole ne serait qu’un signe exprimé sans êtres perçus. La scène préserve ces mots de l’origine presque enfouie comme des images saturées explorant l’enfance du jeu l’esprit de la terre ou les pieds frappe le sol comme tendu entre la naissance et la mort au plus près de l’étonnement d’une étoile si scintillante surgit l’échappée d’un violon. Ainsi s’infiltrent l’éclat et les lueurs d’un rite et d’une autre extrémité d’un accord entre le silence et la perte se SIGNE la justesse et l’imminence de ce monde. C.R A PROPOS DE JUSTAUCORPS DE PASCALE HOUBIN . IVT JUSQU’AU 28 MARS Avec : Fanny Tirel Danseuse contemporaine Catherine Schaub-Abkarian Danseuse de Kathakali Roland Shön Marionnettiste Laurent Valo Comédien sourd Musique Michel Musseau Lumière Patrice Besombes Costume Colette Huchard Décor Léon Bony Régie générale Marie Bellot et Lucile Garric Régie IVT Mathieu Bureau et Enora Le Fur Interprète LSF / Français Christine Grandin
 
POUR UN OUI POUR UN NON - NATHALIE SARRAUTE
PHILIPPE CHARBONNEAUX 
EMANNUELLE LABORIT CHANTAL LIENEL
ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Danse Bastille Par Camille Rochwerg

THÉÂTRE DE LA BASTILLE


L'ÉCHANCRURE D'UNE ADOLESCENCE
VICTOR
Cette pièce d'orfèvre porte son nom, Victor. Il pourrait être « l'enfant de la haute mer » de Jules Supervielle, de l'atteinte et de l'arrêt. Il est ce corps-à-coeur offert et souterrain où le toucher se heurte à cette écriture muette d'un récit dont l'éternel éclair a bouleversé notre écoute. Il est cette évanescence convertie à l'extraordinaire sur ce temps transgressé et suspendu. Il est l'enfant qui diffuse cette splendeur de l'orage et de cet univers traversé infiniment vivant qui porte si simplement l'immobilité de ce regard secret. Il est cette parenthèse qui remplit l'envers et l'espace d'une chambre d'amour. Il est ce chemin qui s'immerge à la liberté d'une écume où l'ombre a faibli. Il est cet unique espace ou se mesure le ciel. Il est ce temps sans bruit qui nous laisse écouter ce silence. Que l'on perçoit à vif comme une effraction perpétuelle. Il est cet alentour d'un va-et-vient de distances et d'un espace rapproché. Il a seulement changé l'absence des murs et de l'enclos ou se déjoue dans ce duo entre deux êtres celui d'un homme debout le danseur Steven Michel et celui d'un enfant Viktor Caudron. À peine, une élégance, à peine perceptible, à peine une innocence, intime, fragile, charnelle et source d'une brise entre l'éclat et l'étoile mystérieuse qui filtre la nuit divinement. « Ce lieu d'un duo "conçu par l'homme de théâtre Peter Seynaeve et le chorégraphe Jan Martens" Interfère avec ce qu'on appelle ce bruit ailleurs, et qui ne se voit pas. Cette musique sacrée sur la disparité d'un chant que l'on ne voudrait jamais voir s'éteindre à l'horizon de graver sur les photographies une gravité ou s'exaspère l'in-solitude du désir. Camille Rochwerg le 8 Février 2015 Interprêtes Viktor Caudron et Steven Michel Dans le cadre de HORS SÉRIES AU THÉATRE DE LA BASTILLE. De Jan Martens et Peter Seynaeve Régie Bart Huybrechts et Anne Meeusen Musique www.gospodi.be Production CAMPO Coproduction Frascati Producties (Amsterdam), TAKT Dommelhof de Neerpelt (Belgique), ICK & JAN ( Centre international des arts chorégraphiques d'Amsterdam) Avec le soutien de la Ville d'Anvers. En collaboration avec le Théâtre Zuidpool d'Anvers 
VICTOR CAUDRON
LE MORAL DES MÉNAGES
IL FAUX INCENDIER NOS HÉROS
Sur fond de confidences familiales. C'est l'histoire d'un homme que l'on piétine. Commercial humilié, du devoir de confidentialité à 70 % planifiant un rendement répertorié comme un exercice glorifiant. Livré, lui-même à une parole de silence muetDEVANT une Femme nue. Qu'il touche de l'invisibilité. Des noirs.
Il y a semble-t-il une insignifiance de son regard entre l'escarpin dorée éparpillé sur le sol et le frôlement d'une caresse sur la jambe. Inlassablement, ce semblant d'une négligence s'éteint sur la nudité délicatement effervescente.
Le texte exsangue d'une clarté de l'impossible à vivre, écrit par Éric Reinhardt s'illumine sur un décollage désarmé. À l'abri du grand Art où s'interfère la Création. » DE NOS VIES SACCAGÉES... Camille Rochwerg le 23 Octobre 2014 A propos de LE MORAL DES MÉNAGES Avec Mathieu Amalric et Anne-Laure Tondu. D'après le roman d'Éric Reinhardt Adaptation et mise en scène de Stéphanie Cléau

ATTENDS ATTENDS ATTENDS
L'INVINCIBLE FUITE FLOTTANTE
L'ATTENTE D'UNE ATTEINTE
"Attends, Attends, Attends", le spectacle de Jan Fabre interprété par Cédric Charron s'étreint entre deux opacités, deux nuances, deux continents d'un rouge flamboyant. L'homme des nuages de la perte et du seuil, laisse flotter le chant du désir et de la vie. Passeur de l'invisibilité, de l'attente et de cette encontre du père. L'enfant de l'homme qu'il fut traverse le survol des nuages, d'une liberté flottante à mi-chemin entre le rêve suscité par la force du souvenir. L'essoufflement des mots, engloutis par la brume et la dérive d'un songe ou d'une parole. Du fond de l'écran surnage les nuages jusqu'à l'immensité d'une éclaircie. D'une réponse dans un espace céleste où voguent les ombres de vies, les mots découverts entre l'orage enveloppant se déposant sur un sol devenu invisible et la métamorphose de l'eau marine stagnante. Comment se glissait-il ballotté par les vagues itinérantes, à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre liquide, comme s'il marchait sur l'obscurité d'une parole qui s'adresse au père. D'une voix légère, mais qui vient de traverser tout le ciel et dont le souffle s'écrit et inverse les murs invincibles entre les rives immobiles le jour, et le repli du fleuve, la nuit, quand la lune et les étoiles se rejoignent. Il flottait sans savoir si son visage brillait d'un sourire, sur l'espace d'un vide émerveillé, éclairé, attentif, résistant, vivant, d'atteindre l'inaccessible péninsule dont il n'avait pas voulu se séparer. Et s’illusionnait d'une voie sans réponseBIEN au-delà des mondes, sur les lisières essartées qui serpentent insidieusement sur l'altération au-delà d'une fuite flottante. Pour déceler l'infraction d'une ATTEINTE in-dissimulée Camille Rochwerg le 25 Janvier 2015 JAN FABRE Attends, Attends, Attends... (pour mon père). solo pour Cédric Charron 
DU 2 AU 17 JUIN
L'HOMME AU CRANE RASÉ 
Au Théatre de la Bastille 
du 2 au 17 Juin
L'ENVERS INTIME D'UN DESTIN SI ORDINAIRE. NOUS N'AVIONS ENCORE rien dit de cet amour si INFINIMENT. Je suis venu te dire la beauté avant la disparition de cet amour. Ton corps en possède la clarté. Tu es TOUT ce qui m'abandonne... TU M'ÉCOUTES ?? Non... C'est Impossible de M'illusionner d'Injures. De Recevoir des Baisers Fulgurants et Incandescents. De Vivre ces Ruptures Dissociées. Dans ce Corps là. Nous ne sommes qu'un Désir Démesuré. L'as tu vraiment remarqué. De cette Contradiction en Métaphore, la Sensualité a quitté notre siècle. Les Avancées indiscrètes, la Nostalgie n'est plus empreinte de tristesse... Nous Nous Aimons. Le Sais tu ? L'Intimité Synonyme de Bonheur et Tourmente contrastent avec cet Enthousiasme Désordonné. De L'Existence et de cette Exception nous sommes unis d'une histoire Provisoire. J'ai Failli Perdre le silence des Mots... De Ceux qui te précisent si Justement les Failles de l'Ultime. Et dans cette Valse Effrénée, d'y Perdre Forcément la VIE. NOUS avons disparu dans l'Envers Intime d'un Destin si Ordinaire. Camille Rochwerg 2 Juin 2014 L'homme au crâne rasé. Un spectacle de et avec Peter Van den Eede / de KOE et Natali Broods. D'après les pensées de Johan Daisne. Théâtre de la Bastille.
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ DU 12 AU 30 JUIN 2013
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ" ENFIN ICI ON RESPIRE " FRANCHIR L'art fétichiste A REBOURS DE PIERRE MOLINIER sur une lointainePHOTO qui s'incarne dans un filet de voix a résilles. Déguisé comme un cadavre exquis de 5 minutes éperdu de VIVRE. C'EST ACCEPTER d'entrer dans cette façon si particulière de REGARDER UNE TRANSVERSALITÉ DES CORPS ET DES JOUISSANCES SUR CETTE INCAPACITÉ MORTELLE DE DIRE. DE JOUIR. DE PÉNÉTRER. Comme le cite Pierre Guyotat dans son livre VIVRE " L'écriture est la seule surface vivante sur quoi aimer sans violer. " Je m'y suis, enfant, couché. Comme en la partie du dessous d'un linceul à travers quoi occiput, épaules, dos, chairs protectrices de l'anus, toute chair, viol prenait le frais de l'histoire " L'infini Denoel 1984 Répertoire institutionnel de Pierre Molinier VOUS AVEZ VU MES JAMBES cette altitude cette allure cette attitude cet aspect cet aplomb ces postures d'être et de se perdre. ET MES BAS RÉSILLES Licencieux, lascif d'être indécent d'être. MA BOUCHE Beauté, d'imperfection de défectuosité de vice de supplice affecté d'être à-peu-près vivant respirant d'être. MON SEXE Discipliné asservit soumis dompté dressé d'être. MON CORPS SOURCE DE SCIENCE D'être en naissance divine de filiation, du désir de créer, de reproduire de générer de naître. PHALLUS Jugé substitut d'être jugé empalé vif d'être. ACCESSOIRES MIROIRS Versatile précarité et précellence prédominance d'être. REVOLVER Obligation d'exigence et nécessité d'être en démission d'être. MA RÉVÉRENCE Qui sait si ce mouvement de ré-création de là... Constitue véritablement un substitut divin à la recherche de son origine. C'est alors que le récit bascule, pour raconter l'histoire d'un Destin pervers d'être fatal- fatalement votre. MAGISTRAL Pierre Maillet défie cet Hommage illuminé à l'auteur, metteur en scène et acteur mort en 1976. CAMILLE ROCHWERG oct 04 THÉÂTRE DE LA BASTILLE Photographies Pierre Molinier Voix Pierre Maillet
TG STAN
IL NE FAUX PAS MASQUER 
L’ÉVIDENCE 
DE CES FRAGMENTS 
INSTANTANÉS
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS Instantanés … Qui soulève 20 ANS D’actes d’amour… Il s’agit bien d’inscrire la lettre initiale de passeurs et d'inadvertance souterraine d'investir cette aventure passionnante. Et de saluer les artistes. Dans ce parcours de 12 HEURES dont le sigle d'eux-mêmes est une preuve éclatante. Qu’est ce que les mots bien autre chose que l'enveloppe d'un corps mobile et souple qui retrace une liberté exigée vers la rigueur d'un rendez-vous au THÉÂTRE DE LA BASTILLE QUI TROUVE LA TRACE DE FRAGMENTS ÉPARS ; Et Sil naît des entrelacs conjugués… L'insolite ne peut être qu’une grâce toujours imprévisible et précaire… Clandestins toujours suspendue sur le fil d’une rassurante solidité si évidente… Presque territoires… Rien que des incidences d'obstacles pour indiquer une folle randonnée. Saisisseurs d'instants dans ces lieux deCOUR des miracles. Comme une suite d'impressions et d'apparences… L'on pourrait écouter ceux qui racontent une histoire sur le miroir des rêves. Une invitation de se frayer un chemin irrégulier entre les spectateurs les escaliers et les façades sur l’envie de traverser les frontières. C.R DÉC 2009 au Théâtre de la Bastille A PROPOS DE IMPROMPTU XL - TG STAN
LE CHEMIN SOLITAIRE
VOIR DE L’INDISTINCTION - C° TG STAN
Au-delà de ce plateau d’évidence indéfiniment plongé dans ce que la lumière inscrit à l’initiative de la parole - Ce bain d'arrêt - Entre révélation et fixation des images - La compagnie C° TG STAN fixe une histoire dont on ne sait s'ils doivent la retrouver ou l'inventer. C’est cette frontière de laRENCONTRE, celle de l'apparence à penser, et la trace des mots survivants qu’une langue ajustée provisoire tente de se perce-voir - De s’éclipser. Il y a report du langage, péril d’un destin - Réapparition des rebords - de mots effaçables qui soulignent la doublure du langage pour déjouer une saveur, jusqu'à donner à chacun l'irrésistible envie de s'essayer à l’orée de ces excès ici dévoilé. Et l'on pénètre ainsi, avec un plaisir infini, au cœur même d’un exil sans quotidien, d’un silence déplacé qui ne peut se taire - Invisible témoin de ces conversations intimes et de ces soliloques impossibles de l’instant qui s’éclipse. CAMILLE ROCHWERG DEC 2005
 
HORS SÉRIES DU 2 AVRIL AU 30 AVRIL
DALE RECUERDOS DIDIER RUIZ
SUR L'ÉCRIN DE CET INCENDIE DE LA VIE
L'histoire s'est arrêtée. Sur la lisière d'une première ou dernière nuit d'amour. Les chaises ne sont pas restées vides. Sur l'interstice d'une rive à l'autre et d'une traversée séparée du monde à l’existence. D'un vide ou les sentiments... Et l'illusion confortée d'uneRENCONTRE survivent. L'homme de cette dernière nuit. Invente. Précise. Accueille. Sourit. S'éclipse juste un instant sur le charme indécent. D'un calme pénétrant. Investit d'une rigueur à trouver l'exactitude d'une perception pour nous offrir ce pas-sage à l'acte de l’inconvenance du plaisir, d'aimer, de trouver et d'offrir le bonheur... « La QUALITÉ du théâtre dit-il c'est seulement cela ». Dire quelque chose de l’ombre et filtrer les lumières.
Sur la pellicule de ce film, j’ai senti l’imperfection brouiller les images. Pour ne plus s'accrocher au cadre. Pour ne plus regarder dans le viseur de la caméra. Laisser les flux s'aventurer sur la maladresse; rester floue. Accorder du temps à l'inattendu. Inscrire une partition égratignée par les noirs. Trouer les inconséquences des voix perdues qui s'essoufflent de s'instruire d'un instant d'inattention. De l’imprudence d'une distraction dans l'instinct exacerbé de vivre. Ils ont 70 ans et plus. Ils ne se sont pas égarés. Ils ont été choisi. Ils ont ce parfum d'antan sur leurs bouches qui magnifie cette élégance. La servante s'est éteinte ce soir. Depuis la musique étincelle comme le bruit d’un ciel éclairé sous les bombes. La virtualité du plateau reste silencieux. Sous le bruit des baisers guimauves, sous les brindilles d'un premier désir, derrière l'écran noir d'une séance de cinéma. La chanson en Yiddish s'envole. L’enfant d’une autre zone de liberté a disparu. La lettre s’efface d’une signature. Le mot guerre s’estompe à l’infini. La montre boussole a perdu ses aiguilles d’un temps irradié. Le poste éblouit dans la nuit de voix éternelles. La violette porte l’infinitif du mot AMOUR. Les Scotchs blancs ont perdus leurs repères. Les chaises ont été rangées empilées pour l'aventure d'une prochaine répétition. Le théâtre rouge de ses lueurs éphémères à retrouver l'éclipse d'une discrétion furtive. Sous la clameur des rires et des applaudissements, le stuc a dessiné les ombres éclaboussant les cintres de cet incendie de LA VIE... Champagne. 1 MAI 2014 Camille Rochwerg 
PS : Veuillez excuser sur la pellicule les éclats de voix qui ne sont pasENREGISTRÉESDALE RECUERDOS Mise en œuvre du projet Didier Ruiz. Assistant Mina de Suremain Lumière Maurice Fouilhé Avec Nativité Casals Jean Pierre Duplant Renée Fauguet- Zejgman, Claude Guerin Jacqueline Gascon Maurice Marigault Michèle Nicol- Collin Christiane Parrat Roger Saligny
DALE RECUERDOS THÉATRE DE LA BASTILLE
JE PORTE L’INITIALE D’ÊTRE EN VIE
VOUS AVEZ LE DROIT À TOUTES LESERREURS
Signale Didier Ruiz.
Ils résonnent sur le plateau du théâtre de la Bastille comme une escale. Les pas sont lents, les corps ne sont pas silencieux. Didier Ruiz compose et dévoile depuis 15 ans, des histoires simples restées enfouies d'ombre et de lumière, perdues. Ils sont graciles, adolescents avançant vers leurs vies de femmes et d'hommes chargés de lourds souvenirs d'enfance. Confiants leurs corps, complices d'une résonance avec la flagrance et l'odeur des violettes - Une odeur d'amour. L'odeur étrangère des jasmins dans le patio espagnol, l'odeur de l'alcool à brûler au fil d'un rasoir. Miroir étincelant du labeur de toute une vie - l'odeur des trains à vapeur et des fumées jusqu'à l'électrification en 1961. Voilà à quoi ça tient ma vie, regarder mes mains, elles sont ce charme exaltant, la nostalgie d'un temps rêvé ou la boite musicale appelée poste à galène soufflait les premières lueurs d'une liberté. Traverser l'atlantique en trente- sept heures deVOL. L'annonce grésillait encore si insolite et l'espace supérieur de la vitesse annonçait déjà l'Amérique.
Et puis ils s'avancent et restent silencieux.
Il y a cette énumération des noms, presque inaudible, trop lent, trop vite, il y a tant de noms disparus.... Cette intensité des tourments, leurs sourires, leurs objets, le premier livre, leurs jardins de rêves, leurs libertés provisoires. Le départ de Lyon, les rafles, le couvre-feux; Et puis la naissance de Renée - un accouchement clandestin qui a juste échappé à la décision d'un Allemand.
Et puis ce chant Yiddish fugitif rappelant l'exode éclatant des dernières représentations de Tadeusz Kantor dénonçant le pouvoir, les abus et la violence des souvenirs. Les mots se répètent et drainent avec eux d'autres mots venus d'ailleurs, teintées d'étincelles, jetés au milieu d'un baiser. Ainsi s'égrènent l'empreinte de ces vies glissantes d'une premièreRENCONTRE. Parfois l'identité prend la force d'une disparition. Échappant en 1940 aux avions volants à basses altitudes. Pour s'ancrer dans la réalité de dates, découvrant les bombes. Les feux d'artifices de lumières et "des ciels éclairés comme en plein jour". Dans ce ciel incertain les ballons dirigeables s'invitent à traverser cette ligne d'horizon offerte à l'immensité.
Et puis à l'origine de son effroi, c'est aussi cette lettre jamais postée par Claude, cet enfant soupçonnant... Une dénonciation. Lettre jetée dans une bouche d'égouts. "Seuls les rats en prirent connaissances".
L'embrun de l'hiver 1940 traverse encore l'odeur du chewing-gum rose, premières sucreries depuis le début de cette guerre. Et dans les yeux griffonnés d'un dessin se grave cette jeune fille de neuf ans, échouée dans ces zones d'attentes et expulsée sous le bruit du sable dès la levée du jour. Cet exil là ne restera jamais un espace vide. D'où l'on pourrait entendre Rodrigue déclamé "Percé jusqu'au fond du coeur d'une atteinte imprévue aussiBIEN que mortelle". Ainsi s'écrit ce territoire d'élégance qui leur sert de signatures, ils ne sont plus seuls, mais rassemblés sur ce frêle destin et sur la poussière d'un parfum de confidence SANS INNOCENCE. Camille Rochwerg 27 Avril 2014 Dale RECUERDOS Mise en œuvre du projet Didier Ruiz. Assistant Mina de Suremain Lumière Maurice Fouilhé Avec Nativité Casals Jean Pierre Duplant Renée Fauguet- Zejgman, Claude Guerin Jacqueline Gascon Maurice Marigault Michèle Nicol- Collin Christiane Parrat Roger Saligny

IL Y A UNE FUREUR QUI PERSISTE 
SUR LES RÉPÉTITIONS DE DIDIER RUIZ
IL Y A UNE FUREUR QUI PERSISTE 
SUR LES RÉPÉTITIONS DE DIDIER RUIZ
EN SOUS TITRE " Ne dis pas que c'est ton dernier chemin" Zog nit Keynmol az du gayst dem letzten veg.
ELLE, Elle est entrée comme une Reine. Avec ses béquilles. Et elle nous OFFREcette odeur de fleurs, les oeillets, puis s'installe la couleur des violettes. De la naissance à l'exode de Juin 1940. Il y a des objets retrouvés de l'enfance. Un violon cassé, une lettre jetée... L'année 1954... Quelle est l'histoire derrière cette date. Il y a un prénom Lucien... Philippe… La nationalité Française... Elle trébuche... Sur sa nationalité comme si en 2014 il fallait encore se cacher de... Franco... Une chanson en Yiddish. « Ne dis pas que c'est ton dernier chemin »…. Chemin si fragile pour ne pas disparaitre. Qu'est-ce qui me touche dans ce nom identitaire que je porte et qui reste impossible à franchir. Je reconnais la vibration d'une langue. Celle de mon grand-père... Un accent... C'est cela qui est important sentir l'irréversible identité de Vivre... Il y a un rendez-vous le premier bal. Les voyages. Les baisers. Les amours. Les empreintes du temps. Sur leurs visages quelques sourires d'adolescents traversent l'ombre du plateau... Les mains s'éclipsent sur des caresses et des nuits d'incertitudes... Cet étrange paysage du DÉSIR s'invite au Théâtre de la Bastille pour 4 nuits sur ces quelques mots glissés entre deux éclipses de lumière par Didier Ruiz " Ça c'est beau ... Ça c'est digne... Fais toi confiance Jacqueline"... Au commencement était la vie. Camille Rochwerg 23 Avril 2014 Répétitions du 23 Avril 2014 DALE RECUERDOS Mise en scène Didier RUIZ Il travaille avec des hommes et des femmes de plus de 70 ans qui ne sont pas comédiens.
DU 27 AU 30 AVRIL
UNE ÉTROITE VIE MAJUSCULE
Il y a d'abord les odeurs liées à l'enfance, parfois quelques mots flottants sur leur passage griffent les effluves anciennes de la violette. Et plus souvent un immense souvenir porte un visage oublié… Reconnu… Puis oublié. Ils sont suspendus par un fil sur des paysages de mots parfois hésitants qui ravagent le plateau. Elle s'est avancé et murmure quelques phrases imperceptibles, au fil d’une page de vie. Tous âgés de plus de 70 ans. Ils ont l'âge d'une fin de guerre. Et ils se souviennent... Les amours partagés, la liberté des promesses bouleversantes que les fantômes du passé révèlent. Sur les ondes le 1er Décembre 1939... La déclaration de guerre... Cet enjeu de la perte, et ce chant  au fil des écrits, les trébuchements les pas glissants, les retenues, les oublis partagés d’un rire, le nom d’un père absent… Le  pacte d’insolence d’aimer… Se souvenir… D’un simple écrin et d’une aventure si singulière signée par Didier Ruiz qui porte le nom de désir bonheur, inflexion d’un cœur intact, rien qu’une ligne qui n’échappe pas à leurs sourires... Si simplement défile l’étroite VIE MAJUSCULE. C.R Juin 2011 – Espace 1789 Mise en œuvre Didier Ruiz Création en série avec une dizaine d’audoniens âgés de plus de 70 
ANTITHÉATRE FASBINDER GWENAEL MORIN 
DU 18 SEPT AU 13OCT
ORLANDO GUY CASSIERS 
DU 5 NOV AU 10NOV
DU 6NOV AU 23NOV
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT"
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT. Une fiction de crimes maléfiques exécutés par le sérial killer Américain Dean Corll. D’après une nouvelle de Dennis Cooper. Si vous aviez l'imprudence d'être « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » Décrit par Jonathan Capdevielle qui interprète l’inventaire ultime de ces crimes partagés avec ces amis d'adolescence - David Brooks et Wayne Henley. Il serait judicieux de vous défiler quelques secondes de cette « Fuite noire » Chaque geste est mesuré, il dévoile, capture et rapproche l’effigie de ses marionnettes d'une voix ventriloque qui ouvre la brèche et le reflet qu'offre le miroir d'un thriller… Pas vraiment un suicide mais comme un faux-pas, une dérive qui naît dans la peau de l’autre. Et c'est à ce moment-là que la frontière n’est pas si éloignée d’une blessure rêvée. Sauf que... Alors « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » ils s'enfuient et  suggère l'importance que revêt le désir d'y croire et l'admiration d'un monde si parallèle en quête de beauté SUBLIMÉ. Il faudrait reconstituer la vérité d’un visage car celui-ci présente la plus subtiles manifestations de vies. Espaces encombrés chaotiques comme un souvenir partagé qui reste impossible…  Impossible de se perdre et de s’échapper. Gisèle Vienne nous fait entrer dans l’univers étrange et inquiétant de ces fragments de corps désaffectés décrit avec justesse, pudeur, respect et vérité sur fond de revirement de détresse et de défi. Entre laisser retentir la vie et laisser vivre certains instants liés à l’intimité entre sanctuaire et l’attraction d’un mirage improbable et mortel. Laissez vous engloutir vers cette liberté provisoire et invraisemblable. C.R Avril 2011 Conception et mise en scène : Gisèle Vienne Dramaturgie et adaptation : Dennis Cooper Musique : Peter Rehberg (musique originale) et El Mundo Frio de Corrupted Lumières Patrick Riou Créé en collaboration avec et interprété par : Jonathan Capdevielle VoixENREGISTRÉES : Catherine Robbe-Grillet, Serge Ramon Stylisme : Stephen O'Malley, Jean-Luc Verna Marionnettes : Gisèle Vienne, Dorothéa Vienne Pollak Maquillage : Jean-Luc Verna et Rebecca Flores Confection des costumes : Dorothéa Vienne Pollak, Marino Marchand, Babeth Martin Formation à la ventriloquie : Michel 
Dejeneffe
FAUNA ROMINA PAULA DU
6 DEC AU 21DEC
NOTRE CORPS UTOPIQUE COLLECTIF F71 
DU 7 AU 22 JANVIER 2014
MADEMOISELLE ELSE
APRES LA RÉPÉTITION
SCÈNES DE LA VIE CONJUGALE
DU 28 JAN AU 22 FEVRIER
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS INSTANTANÉS
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS Instantanés … Qui soulève 20 ANS D’actes d’amour… Il s’agit bien d’inscrire la lettre initiale de passeurs et d'inadvertance souterraine d'investir cette aventure passionnante. Et de saluer les artistes. Dans ce parcours de 12 HEURES dont le sigle d'eux-mêmes est une preuve éclatante. Qu’est ce que les mots bien autre chose que l'enveloppe d'un corps mobile et souple qui retrace une liberté exigée vers la rigueur d'un rendez-vous au THÉÂTRE DE LA BASTILLE QUI TROUVE LA TRACE DE FRAGMENTS ÉPARS ; Et Sil naît des entrelacs conjugués… L'insolite ne peut être qu’une grâce toujours imprévisible et précaire… Clandestins toujours suspendue sur le fil d’une rassurante solidité si évidente… Presque territoires… Rien que des incidences d'obstacles pour indiquer une folle randonnée. Saisisseurs d'instants dans ces lieux deCOUR des miracles. Comme une suite d'impressions et d'apparences… L'on pourrait écouter ceux qui racontent une histoire sur le miroir des rêves. Une invitation de se frayer un chemin irrégulier entre les spectateurs les escaliers et les façades sur l’envie de traverser les frontières. C.R DÉC 2009 au Théâtre de la Bastille A PROPOS DE IMPROMPTU XL - TG STAN
THÉATRE DE LA BASTILLE - PIERRE MEUNIER
QUELQUE CHOSE QUI S'EXHALE LES AMANTS D’ÉTINCELLES DE FER s'échappent de l'abstraction d’un double miroir ou le mythe d’une illusion s'abandonne. Pierre meunier s’installe fragile de front sur la simulation d'un territoire et d'une sensualité perçante «J’aimerai je ne saurais pas où je suis » d'un territoire qui survit sous «l’attirance d’un élan fusible» entre les simulacres d'un voeu«d’espérer ensemble un commencement» et quelques lambeaux du bonheur qui «expulsent une faible intensité» lesRENCONTRES possibles sont les vestiges qui subsistent çà et là, dans les déserts de «splendeurs et fulgurances du désirs» le nôtre «l’effroyable songe illusoire» de ces moments de vérité intime sont brillants, éclairants déchirants, traquant la grande beauté d'un poète. La vacuité peut-être d’une splendeur foudroyante. Quelque part par là «se laisser rêver» enfin d’une fin de l'infini illimité plaisir d’y vivre. C.R
THÉÂTRE DE LA BASTILLE "LOST REPLAY"
GÉRARD WATKINS JUSQU'AU 3 FÉVRIER 2013 
SUR LA RIVE D'UNE VIE D'EN FACE
Ils semblent rêver. Sous les lustres d'un sous-sol à l’arrêt sur la rive d'une vie d’en face. L'élégance d'une vie à peine inscrite en double spectre d'ombre. Comme l’effigie paraît dessiner le versant d'une illusion incertaine… Entre les mots qui s'effacent de leurs bouches. Qui n'arrivent pas à jaillir. A franchir l'illusion d'une parole ... Il n'y a pas de silence de leur attente… Atteints par l'inaccessible. Écart de leurs vies au gré d’un vent imperceptible. Indéfinissable. Une vie pour laquelle il suffirait de trouver l'abri d'une apparence. D'où l'on ne peut s’empêcher de donner un nom, un sens, une essence plus proche de cette intimité. A partir de rien quelque chose semble s'inscrire là... Éperdus... Quelque chose de ces riens qui deviennent presque. Réflexions inutiles suspendus dans l’atmosphère. Comme un mouvement imperceptible et inexprimable ferait disparaître leurs peurs d'aimer. Jusqu'à se reconnaître... Laisser exister cette rencontre laisser jaillir, filtrer, déborder, ruisseler l'inexistence d'un regard au dessus de la multitude. Pour laisser naître, émerger l'ineffable présences des anges si opportuns, si propices à toucher du bout des lèvres. Ce bonheur si singulier du DIRE le crépusculaire renversement du désir avant de disparaître. C.R Janvier 2013 A propos de « Lost » de Gérard Watkins Avec Nathalie Richard, Fabien Orcier , Anne Alvaro , Gaël Baron , Antoine Matthieu
 
À FORCE DE FULGURANCES VERBALES
« Introspection » met en scène les nuits clichées d’un auteur solitaire Peter Handke – Qui laisse filtrer le hasard de complicités improbables. D’entendre le désordre dune anomalie, d’écouter le désert des routes, d’appréhender les oublis. Juste quelques mots sur la sente étroite qui longe les passages d'avoir parlé peut-être sans le savoir ou simplement laisser frémir la foule vide d’une vie rêvée. Qui s’inscrit sur les initiales d’un titre Introspection nous parle dans l'entrelacs de l'illusion d’une fureur de vivre du bruit des mots ébranlé d'une existence dont la vitesse serait supérieure a celle de la lumière. Gwénaël Morin souligne ce décalage de l’urgence d’une nuit qui dérape de - Comment je veux écrire, savoir sur quoi je veux parler, quelle que soit la date de ma mort. Alors l’imposture s’estompe, sur une sensation tenace qui tente de faire disparaître le sens précis qui dirait cela s'efface... S’efface… Et cet excès d'argumentation laisse trembler le commencement de la fin d'un commencement. Fuir les mots rares… Car je ne sais quoi faire des mots quand ils sont un silence.  C.R SEPT 2011 - THÉATRE DE LA BASTILLE - Gwenaël Morin
TOUT CE QUI RESTE DE LA RÉVOLUTION C'EST SIMON

COLLECTIF L'AVANTAGE DU DOUTE 
Simon, ou les détails d’une vie simple nous entraîne sur des fragments écartés d’une conversation insolite… Il s’apparente plutôt au sillage d’un dialogue laissant de part et d’autres une femme qui nous transporte comme un visiteur attentif pour mieux nous perdre et qui emporte ces passagers éveillés vers une destination qui s’éclaire d'un regard. Tout liberté est une parole qui signale aussi le versant saturé complexe lié au désordre. Ou le reflet en apparence banale de certaine fin de phrases témoigne de l’état du monde comme une évidence. Ce passage invite à célébrer ce lieu transfiguré de la voix et de ses gestes qui capte les instants de paraître, fugace et dérisoire. Oser la Révolution c'est oser franchir la chute ou rendre compte de son absence.  C'est aussi s'installer dans un luxe... Constituée à l’abandon d’une tonalité, d’un timbre, d’un éclat interpellant la fragilité de la vie le voyage et l’ambiguïté silencieuse de certains mots qui cherchent encore leurs splendeurs. C.R Juin 2010 Conception Collectif L’avantage du doute Simon Bakhouche Mélanie Bestel Judith Davis Claire Dumas Nadir Legrand
ÉLOGE DU POIL JEANNE MORDOJ - PIERRE MEUNIER
ÉLOGE DU POIL - JEANNE MORDOJ écarte les codes débridés du plateau. Affublée d’une barbe de poils très Dior façon Chanel. Elle manifeste par sa présence tout l'imaginaire à l'affût d'un rêve qui reflète sans complexes l’idée d’une fragile dérision du spectacle. D’où elle excelle de ses talents de jongleuse et d’un sourire ventriloque. Elle trace ce territoire de fiction et s'abandonne à ce monde savant de l’illusion. Vêtue, dévêtue, d’où l’on pourrait voir des escargots « grignotant son tailleur vert couleur salade ». Esquisse d’une transhumance d'ombres éclairées face aux rutilement d'un concert de crânes de béliers très lyriques et d’une caille distinguée, en tête à tête. Conciliabule, Aparté. Virtuosité d’un récital d'os mécanisés discordants, glissants sur la peau sur un sillon jaune d’œuf. Elle susurre une musique domestiquée qui sanctifie le grand désert de nos lassitudes vivantes par cette éruption d’une seule phrase. « C’est toi qui sauve ce bout de monde, la seule chose qui vaille la peine de commencer » A qui s’adresse t-elle a cet instant ? Éclairée de nos yeux statufiés JEANNE MORDOJ frotte avec audace les débris aveugles de nos destins pour apprivoiser un délicieux psaume à l’être caressé de ce grand silence humain juste avant les applaudissements........C.R MAI 09 Création et jeu Jeanne Mordoj Cie Bal_Mise en scène Pierre Meunier Scénographie et lumières Bernard Revel Composition musicale, ambiance sonore Bertrand Boss Décor et accessoires, assistant de la femme à barbe Mathieu Delangle

 
    HORS SÉRIE N°2 -THÉÂTRE DE LA BASTILLE -RÉANIMATION
OBJETS D'ALTERNANCES PARTIELLEMENT MUETS ET DÉS-HABITÉS
Entre les déserts du plateau et l’invention d’une traversée des mots entre les sols et l’étonnante richesse feutrée de récits d’un langage inventé ou " Ce qui mérite attention dans les êtres" enracinés dans l’ombre proposent ce HORS SÉRIE n°2 Où le rituel d’un vêtement partiellement muet et déshabité sans cesse changeant crée. Un langage le plus muet inachevé jamais entendue. FÉVR 2010. C.R 
UNE PAGE DE SOI
TRAVERSE LA SCÈNE ÉCLAIRÉE DE DANIEL LINEHAN
Il s’adresse à la scène vers une prière qui ne peut se faire qu’en brûlant tous les passages et les pliures sacrées du corps. Il se lance dans cette double aventure, assez périlleuse, en se raccrochant aux mots qui parlent du surgissement des autres lieux - de l’envie – de la vie – de l’un a l’autre lui-même comme une quête dansée qui caresse, effleure, frôle, érafle le corps des enfants pubères. Il s’appuie sur la distance nécessaire du risque pour mieux franchir – croiser - établir des passerelles - des passages d’un monde à la pénombre d’un noir indigo; vers un silence contrasté – d’insérer la grâce, l’écrin d’un sillage – le pli et la fissure d’une danse circulaire sur un cercle sacré. Comme initié dans la confrérie des Derviches Tourneurs, Il tresse les racines de ses pieds sur le sol comme un passeur qui unit l’adversité d’une frontière qui ébranle par sa justesse les révoltes des yeux de cet homme en face à face excessif- intensif – acharné - exalté… Là ou la scène retrace et déjoue ces lieux de naissance au monde – Sans le moindrement sous notre peau quelque chose s’imprime- s’égrène comme une FLAGRANCE PUBLIC exaltée et persistante de notre univers politique en détresse. C. ROCHWERG A PROPOS DE Hors-Série 2 au Théâtre de la Bastille - Daniel Linehan NOT ABOUT EVERYTHING
KINDERTOTENLIEDER SEPARER  
   
  CHORÉGRAPHIE GISELE VIENNE
C'est ainsi que l'on regarde avec effroi la dernière création au théâtre de la Bastille de Gisèle Vienne chorégraphe du sexe tourne vers l'art-mort. Il faut franchir l'étrange rafale d'air poudre ou les carapaces surgissent de l'ombre éclairée de cette traversée solitaire d'une nuit de meurtres et d'éclats. D'une pulsion de la vie a la mort jusqu’à l'extrême bord de la danse du bout des doigts se caresse l'entre deux de ces mots indistincts... Qui s'effacent... S'effacent. En apnée au bord du détachement... Dénaturés d'êtres vivants. D’où surgissent ces corps-là... Sans le moindrement... À la naissance de ces regards, d'êtres dissimulés, et de ces baisers confusionnels, d'amants irrésistiblement perdus en désir d'existence et de certitudes. D'entendre... " Je ne peux pas dire que je t'aime... Je peux seulement dire que j'ai envie que nous nous aimions ". Rilke Camille Rochwerg Avril 2008
Conception : Gisèle Vienne textes et dramaturgie : Dennis Cooper-musique Interpreté et crer en collaboration avec  Jonathan Capdevielle, Margret Sara Gudjonsdottir, Elie Hay, Guillaume Marie, Anja Rottgerkamp ou Anne Mousselet
    
EXPULSER  BLESSED
Chorégraphie Meg Stuart
A l'ombre du monde en survie sur un silence reste cache, Un homme avance sans démesure la loin d'ici là. On y entendrait le bruit de la mer parce que cette solitude exilée perçoit imperceptiblement ce fragment d'existence. Là où il n'y a qu'une seule direction juste la loin ici la ou le temps loin d'une dignité sans complaisance nous convie - Avec urgence à réinventer la difficile expérience de l'être ensemble. Juste la en regardant là où on vit  meurtrie pour survivre d'inventer. D'essayer finalement de se perdre d'insolence et d'errance. Camille Rochwerg Novembre 07 Chorégraphie Meg Stuart. Cree avec et danse par Francisco Camacho et Kotomi Nishiwaki. Musique Hahn Rowe. Dramaturgie Bart Van den Eynde. Installation Doris Dziersk. Costumes Jean-Paul Lespagnard. Lumière Jan Maertens. Assistant chorégraphie Abraham Hurtado. Coordination technique Britta Mayer et Jan Maertens.
ivressecran@sfr.fr