JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

19/05/2010

Presse Théatre Danse Rond Point Par Camille Rochwerg

THÉATRE DU ROND POINT

LES CHIENS DE NAVARRE

MIROIRS DE LARMES
SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE
Les chiens de Navarre larguent les amarres et s'engagent sur l'outrage de ces lieux essartés, où la proximité de la folie tentent d'établir une approche et une mise en abîme des corps exposés face a cette utopie sociale. Ils lèvent l'ancre et portent leurs dernières créations « Quand je pense qu'on va vieillir ensemble» allant du cabinet des merveilles injecter par la magie qui s'abandonnent à livrer cette blessure des visages dont ils savent que l'histoire peut s'arrêter jusqu'à disparaître... De la jouissance jusqu'au meurtre.
Les personnages sont enchâssées dans cet étrange voyage ou l'écho des amours dissemblables vacille et vient dialoguer avec cette flagrance et cette partition de l'ombre qui laisse un sillage ondulant entre l'enfer et l'écrin d'un texte au toucher sensible.
Célébrant la puissance de quelques mémoires d'artifice et de vies effacées. Partant de l'écriture d'une fiction, ils nous propulsent dans un monde apocalyptique où flotte le précipice de l'amour. Cette allure folle de l'amour de révolte en apparence superficielle, de réticence et d'humour ; Duras parlerait de la distance d'écrire, elle insisterait sur l'insolente distance inavouée de l'amour.
Copi inventerait l'espace de la rencontre irréversible de quelques êtres exaltés de leurs destins éphémères. Et Deleuze éclairerait de son alphabet la lettre D- pour interpeller les Disparités, la Dichotomie entre la cible et l’irrévérence des plus spectaculaires,
Les chiens de Navarre s'investissent sur ce terrain vague d'une scène au pied du béton, détournant l'ordinaire des lieux en y installant l'insolite. Odeur de fin de terre humide, archipel d'un désert épars mu, par l'entréeSORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE  « Je peux seulement vous dire que j'ai envie que nous nous aimions » H.Guibert. Camille Rochwerg Mars 2013 
COLLECTIF LES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse Avec : Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Laskar, Thomas Scimeca, Anne- Elodie Sorlin, Maxence Tual, Jean-Luc Vincent (distribution en cours) Création lumière et régie générale : Vincent Millet Création et régie son : Isabelle Fuchs Régie plateau : Yvon Julou
LES CHIENS DE NAVARRE
POUR QUE L'ON EST ENVIE D'ÊTRE ATTEINT VERS...
CE QU'IL RESTE D'UN DÉTAIL ET D'UNE REPRÉSENTATION

« A cet égard - Peut être qu'il faudrait mourir à l'air libre »M.F

LES CHIENS DE NAVARRE inscrivent l'urgence de repenser et d'étendre les dé-limitations, les oppositions, les débordements et les courts-circuits, d'une représentation. Pour laisser advenir cette injonction d'une trace d'écriture, l'éthique d'une politique là ou il serait plus exact de dire qu’ils la ponctuent, qu’ils glissent sur l'incident d'un envol, sans quitter l'impasse et l'état d'agitation, d'une ironie dévastatrice qui conteste. Imprégnant l’altérité des corps, la jouissance efficace, l’imprévisible excès, l'évidence d’une différence qui se répercute en écho. Comme le sortilège d'un charme qui glisserait sur le mouvement, des passages entre fictions, flottements, aveuglements et indépendances.
Jean-Christophe Meurisse nous sollicite sur ce noir vide et cet interface de silences textuels. De cette convergence naît l'éventaire du rire. À savoir retracer les doutes incrédules, les noms, les bifurcations perplexes, les insex-conférences suspectes, les trahisons et divergences politiques si infidèles, les injustices et certitudes, les sursis en suspension, les attentes improbables, les énumérations in décisives, les évidences vacillantes, les rêves ensorcelés, les consciences saccagées, les mémoires indécises, les lieux d'apparences et de mirages, les amours interstitiels pétrifiés, qui émaillent l’œuvre et signe ce manifeste aléatoire, comme l'indiquerait une Didascalie de Didier Georges Gabily « En effet je ne suis rien qu'un commencement. Je n’ai à écrire que ce que je ne sais pas. » D.G.G
L'infranchissable seuil... Et la teinte de ce noir d'encre, laisse vacant l'irruption d'un prétexte de fatalité d'un faux semblant, d'exigences et de réponses. Les bouches à cet instant éludent les saillies, les brèches incisives... C’est-à-dire qu’ils se tiennent dans un autre espace, d'invitation à vivre, ou de conviction et d'absence invisible à un public qui serait ainsi en mesure d’évaluer la vérité. Dans le noir ensanglanté de larmes et de rires.
Les chiens d'interférence soulignent cet entretien datant de 1991 avec Marc François, « On pourrait dire qu'il n'y a rien à voir, c'est le mouvement même du voir qui se laisse apercevoir, Entre le monde, la conscience, la fatalité et en même temps cette étrange liberté... Ce qui nous laisserait une possibilité de sens que de faire à chaque fois l'expérience d'une traversée des signes.
L'épuisement des sols, parce que la quête de ce site... Phréatique... Temps... Sens... Mémoire... Flux... Quand il y a épuisement des sols... Dessèchement des nappes... Il ne reste plus qu'une surface où il ne reste que le langage... Circulant hors de lui-même. Recréer des conditions phréatiques, du mouvement, Phréatique dit aussi filtre, destination, dit que toute matière est filtrée, air, terre, eau, feu, disjoints, assemblés, provisoire, une fracture, une fissure... Et dans la fissure, il y a quelque chose qui fraye... Une particule de ce corps-là...  Et il y a du vide entre l'intuition, par quel chemin, se préparer de l'intérieur... Surpris d'être encore là". Et c'est ce que je tente."JE FAIS TREMBLER LES ACTEURS" "J'aime bien quand le premier pas sur scène crée le risque, le danger, le tremblement. Je voulais qu'on sente les mains des hommes derrière ces murs, que les murs soient une sorte de sensibilité humaine. Les machinistes étaient comme des acteurs de l'ombre. Je crois que la représentation est d'autant plus difficile à voir, parce que l'on vit dans une société très étonnante, c'est évident que notre société ne fait que prôner une fausse santé humaine, cette sorte de gravité grimaçante qui m'horrifie. Et que la maladie ne serait pas quelque chose de riche, mais le privilège même de l'homme. »A CET ÉGARD IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE COMMENCE A COMPRENDRE. »M.F
Infraction d'une dissonance, fléchissement de l'éclair, grondement de l'orage, nous sollicite à cet ACTE MÊME DE VIVRE DÉBORDÉ pour que l'on est envie d'être atteint VERS. LA LIBERTÉ D'UNE ATTENTE. Camille Rochwerg Avril 2013
Extrait de l'interview réalisé le 17 Décembre 1991 avec M. FRANÇOIS Metteur en scène et acteur autour de la création "Esclaves de l'amour" Camille Rochwerg pour Kanal
http://www.ivressecran.net/2010/05/entretiens-marc-francois-peut-etre-quil.html
Les chiens de Navarre 
L'Autruche peut mourir d'une crise cardiaque en entendant le bruit d'une tondeuse à gazon qui se met en marche. La Raclette. Nous avons les machines
CRÉATION COLLECTIVE DES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène Jean-Christophe Meurisse
Avec Caroline Binder, Antoine Blesson, Robert Hatisi, Manu Laskar, Anne-Elodie Sorlin, Maxence Tual et Jean-Luc Vincent

PHILIPPE CALVARIO
L'ILLIMITÉ DE L'ORACLE (IN)FRANCHISSABLE DES
 "VISAGES ET LES CORPS" 
Le corps écoute, s'est effacé dès lors pour une interprétation initiée par Philippe Calvario. La voix n'est pas recouverte, Patrice Chéreau illumine de sa présence... Et reste éclairée par la liberté d'un texte qui s'éclipse sur le chant des possibles. Il regarde, l'étincelle cachée de l'ombre, des acteurs. Là, le commencement s'élève. Le corps respire s'imprègne dans la solitude et le silence afin d'accéder à cette voix qui transcende l'instant subtil de résilience révélée. S'y fuyant. S'y glissant. Si fluide. Suspendu. Passerelle d'excellence du regard de Bernard Marie Koltès. Perdition et traversées de chaises dispersant la folie d'aimer de Bulle Ogier. Parfum d'une solitude d'évidence de Pascal Grégory. Il s'incline sur l'utopie de violence de "Coma" de Pierre Guyotat. Le "journal de Nijinsky" frôle encore le sol de cette course haletante du "Printemps"de Thierry Niang. Expérience inextricable du cercle des amants. Liée comme le cite Jean Genet dans le Funambule "Pour ton arrivée en piste, crains la démarche prétentieuse. Qu'au premier de tes bonds - préparé dans la coulisse - l'on sache déjà qu'on ira de merveilles en merveilles." Vers s'en aller librement entre les entraves évitant le précipice et l'enfer d'une lévitation. Aiguiser la perte, le désir, mais pour y parvenir c'est aussi quitté cet éclaboussement de silence de crimes de fureur de vivre pour accueillir "Je dis que l'avenir c'est du désir pas de la peur " P.C. Ainsi le souffle régulier habite et scande l'imperfection de renait sens ou le secret de sa vie, précise l'effraction d'une invitation à vivre. Cette absence en suspension porte la qualité d'une blessure d'une solitude avérée. Évoluant sur une escapade de mots qui préservent ce qu'il faut offrir comme silence pour aller au bout de ses rêves et du désir sacral. "J'ai ce besoin de me laisser hanter par les voix venues de mes ailleurs qui résonnent par moi..." Sur le plateau, je suis tellement l'inscription d'un écart, vers l'inquiétant, l'effrayant, le merveilleux. Où la passion d'une fuite sur "La nuit juste avant les forêts" Trouve la résonance de secrets trouvés retrouvés, Un submersible, PATRICE CHÉREAU L'HOMME D'UNE VIOLENCE PASSAGÈRE se prête à la répétition. Ce ne pouvait être que l'immensité effacée de ses terreurs, de ses doutes, qui précise cette présence éternelle. Ce "Rêve d'automne" cette symphonie inachevée d'une écume, reflux flamboyant au-delà des cintres et des opéras cerclés de sang. Dispersant sur le visage et le corps d'Hervé Guibert l'insolite élixir d'une phrase « L'amour » Est-ce que cela se voit dans les yeux ? Octobre 2013 Camille Rochwerg Théâtre du Rond Point jusqu'au 10 NOVEMBRE A propos de Les Visages et les Corps de Patrice Chéreau mise en scène et jeu Philippe Calvario lumières Bertrand Couderc musique Mitja Vrhovnik Smrekar

Destins foudroyés de DÉSIRS, C'est dans ce noir feutré de lumières, vêtu de satin rouge paillettes que Olivier Py s'apparen/ce d'une armure fragile pour ce récital MISS KNIFE "Larguant les amarres de "Ses amours sans promesses" Sa silhouette a quitté le vocabulaire de la garde robe masculine et semble épouser l'effigie illustre, érotique et fatale. Olivier Py épris de cette oxymore d'un exil libéré de tout artifice. Déploie ses ailes comme l'oiseau porteur d'un étrange amour insulaire. En faille de soi, ce Peter Pan de velours parcoure les "destins trahis" élagués de surpiqûres de certains désastres politiques. Pour glisser... Sous les plis du fard et de la peau. Ce fin limier de vertiges conscients, inscrit l'exubérante arme des poètes révélant la nostalgie des amants - Amère et désarmée. L'incrustation des folles nuits désertées sur les édifices dont le sceau des ors portent encore la trace. Et s'abandonne sur... La sarabande de lettres de noblesse qui "brille sous les étoiles " et sous les frissons de plaisirs. Maestro! Prince de l'orfèvre il "estompe la douleur" singulière des lymphes sous le sublime reflet d'un firmament, d'une voûte dont la silhouette fascine. Révélant l'ange déchu, l'illusion désarticulée, les replis espiègles. Porteur du parfum d'insolence, il capture la sève in-descente, dévoile l'écrin délicat et sulfureux, d'une élégante. De ce joyau pur ou impur qu'aucune parure de tristesse ne saurait distraire. Aucun amant ne  saurait franchir la solennité désespérer/d'espérer, de l'exaltation, à l'indifférence, de faux semblants, à l'impureté du modèle. Là où "la vie brève s'efface" les pages se tournent d'elles-mêmes en l'évitant sur l'essentiel. C.Rochwerg JANVIER 2014 
Olivier Py - chant / Julien Jolly - batterie / Olivier Bernard - saxophone, flûte, clarinette / Stéphane Leach - piano / Sébastien Maire - contrebasse Lumières : Bertrand Killy Costumes : Pierre-André Weitz




KISS et CRY - THÉATRE DU ROND POINT - 
MICHÈLE ANNE DE MEY JUSQU'AU 14 JUILLET
LE VERTIGE " A SEULEMENT CHANGÉ D'ABSENCE "
« II Y A DES GENS QU'ON IMAGINE »... Épris dépris de souvenirs et de mémoires d'étreintes. Comme une fulgurance de rêves décrits.
Ainsi sur l'influence d'une longue expérience musicale, décrivant une partition aveugle sur le rêve et le fantasme. Michèle Anne de Mey livre une interprétation très personnelle et signe un conte mystique sur une partition écrite associant musiques prises de vues, vidéos, chants électroniques, instruments de la voix, opéra qui sèment sur le plateau le sacre d'un hommage de la vie bouleversant. KISS et CRY au Théâtre du Rond Point laisse vivre le désir d'un revirement vers le vertige de l'amour grisé par le « seul visage » de deux mains tenues ainsi l'indiquait Hervé Guibert. L'étrange rareté d'un spectacle susceptible de visiter ce vertige inscrit l'instinct d'une première rencontre. Elle a douze ans, lui quatorze et cela dure 13 secondes. Lors d'un arrêt brutal de tramway leurs mains se sont croisées. Et au-delà de toute la renaissance visuelle cinq histoires d'hommes seront racontées par caméras filmées au plus près. De maquettes représentant de petites histoires de vies éclairées de l'ombre à la lumière. L'oxymore de ce grand écart divergeant est illuminé par la beauté d'une foule de sentiments et d'angoisses du temps qui passe. La mélancolie surpasse ainsi et survole les convenances pour laisser traces là où de vrais comédiens en éclipse de mains dansantes traversent la vie d'un éternel fulgurant. Unique espace, les événements, les situations, apparaissent comme une infraction intime où le désir écoute les silences, ou les mains dessinent le renversement des résistances et de l'instant qui diffère pour offrir sur l'envers d'un écran. Le reflet d'un détail, le glissement des trains, le bruit silencieux des départs ancrés, les sols émouvants. Laissant s'immerger les êtres au-delà d'un chemin plus vaste de la perte et de l'espoir. Édifiant une liberté éternisé, sur un éclat irréversible. Échappant à la mort, soulevant d'étranges brûlures de sable sur l'entre vie d'une mort DIVINE , ils se retrouvent loin de là... Intacts comme tous ceux qui traversèrent les fuites du des-amours avec cette lenteur et cette innocence d'aimer. S'aimer sur le noir d'un plateau jusqu'à la transparence du plus grand des départs et des éclairs de sublimités imparfaites. La recherche d'un prince « A seulement changé d'absence » Ainsi l'écrivait Hélène Cixous . Camille Rochwerg Juin 2013
KISS et CRY au Théâtre du Rond Point jusqu’au 14 Juillet 2013 Michèle Anne De Mey, Jaco Van Dormael création collective Grégory Grosjean, Thomas Gunzig, Julien Lambert, Sylvie Olivé, Nicolas Olivier chorégraphie et NanoDanses Michèle Anne De Mey, Grégory Grosjean mise en scène et narration Jaco Van Dormael texte Thomas Gunzig scénario Thomas Gunzig, Jaco Van Dormael lumière Nicolas Olivier image Julien Lambert assistante caméra Aurélie Leporcq décor Sylvie Olivé assistée de Elisabeth Houtart, Michel Vinck (Amalgame) assistants à la mise en scène Benoît Joveneau, Caroline Hacq design sonore Dominique Warnier son Boris Cekevda manipulations et interprétation Bruno Olivier, Gabriella Iacono, Pierrot Garnier accessoiriste stagiaire Sophie Ferro construction et accessoires Walter Gonzales, Elisabeth Houtart, Anne Masset, Michel Vinck (Amalgame) conception deuxième décor Anne Masset, Vanina Bogaert conception deuxième décor Sophie Ferro régie générale Nicolas Olivier

LAURENCE VIEILLE
SAINTE DE SAINTETÉ ET D'ÉBLOUISSEMENT
«Sainte dans l'incendie » égratigne le dévoilement d'un spectre. L’oxymore d'une Sainte perçue sur une scène évidée de toutes présences. Où les femmes commencent par se taire, comme les sorcières au Moyen-Âge. Imaginez le vide, ce lieu imprévisible d'une rencontre avec le silence. Bouleversant la liberté d'un ciel inondé par le soleil. "Plaqué d'un baiser sur le vide" Laurence Vielle écarte de sa main les flammes, fustige sur le bûcher la Vierge dans sa dernière nuit. Seule, en présence et tenant une fleur de lys avec pour inscription "Jésus Maria". Sans sépulcre et sans portrait, elle ouvre la brèche dans l'antre de l'histoire, amante de tous les saints pour l'éternité... Sa voix portée au paroxysme d'un corps qui parle aux songes, visions considérées comme une imposture, signe de sorcellerie réelle ou fictive, laisse advenir les voix célestes d'une femme laissant frémir la liberté du royaume de France. Miroir tranchant des édifices religieux, l'écriture de Laurent Fréchuret revisite le sacre d'un futur Charles VII roi de France à Reims. La main tendue, l'effet d'osmose avec l'univers, l'écoute des âmes, le destin pétrifié,d’exorcisme, escorter d'une armée conduite à Reims, pour que Charles VII reçoive son couronnement et sa consécration. Juste précédé d'un écart, "Charles VII a les yeux embués de larmes et précise qu’elle vient de lui confier un secret que personne ne connaissait et ne pouvait connaître, si ce n’est Dieu." L’interprète avance dans cette puissance, hagarde, sans soupir de fugue, fascinée invoquant les démons. La pucelle en accord parfait sur l'écriture, laisse échapper les papillons sur l'air si pur d'un bûcher sur la place publique. De sa main, elle essuie maladroitement les quolibets incestueux des apôtres et des regards par infidélité. Insistant sur la transmission d'un récit qui au début du siècle, on se souvient les femmes étaient brûlés car elles parlaient et dialoguaient avec les arbres. "L'enfance d'une évasion" nocturne insiste et foudroie l'ordre établie de l'amour, des étreintes furtives avec l'univers,résistante aux menaces de torture. Les mots se gravent sur nos bouches couleur sang car Jeanne la pucelle ne répandit jamais le sang. Mais se plia, s'épancha sur la liberté d'une croyance déclarée hérétique dans l'innocence. Seulement innocente. Seulement égarée sur le schiste de fidélité qu'elle consacre à l'écoute de cette voix D'yeux. Laurence Vielle incendie cet air entaché d'erreurs et submerge le plateau d'une illumination digne des "SIMPLES" Camille Rochwerg Avril 2013 Théâtre du Rond Point Texte et mise en scène Laurent Fréchuret avec laurence Vielle Lumière Antoine Gallienne Michel Paulet Répétitrice Marilou Vannes

 LA CONFÉRENCE - THÉÂTRE DU ROND POINT - STANISLAS NORDEY
L'ALTÉRITÉ DES MOTS S'INSURGENT ENTRE L'EXCLUSION D'UNL'ATTENTAT  POLITIQUE
OÙ TOUT DOIT DISPARAÎTRE MÊME LA BEAUTÉ... 
 

 ALAIN PLATEL - FRANK VAN LAECKE
GARDÉNIA DU 17 AU 27 NOVEMBRE
L'EXTRÊME CABARET HYBRIDE ET RAFFINÉ - GARDÉNIA
Avec ce dernier spectacle présenté a Avignon en juillet 2010, puis au THÉÂTRE DU ROND POINT GARDÉNIA surfe sur cet excès de folie insidieuse. ALAIN PLATEL et FRANCK VAN LAECKE précisent cette interrogation sur l'incidence et l'attrait d’un dernier cabaret d'une revue TRANS GENRE. Label d'une soirée qui témoigne d'une liberté et qui laisse surgir l'invention des possibles précipité d’une richesse si singulière. Croisant le visage de VANESSA VAN DURME meneuse de cette revue  elle-même transsexuelle, ce cabaret mutant et hybride du chaos, fiction d'une décadence est une œuvre constituée d'accents ou l'excentricité et l’exubérance dessinent une éblouissante fresque qui repousserait l’échéance fatale d’une vieillesse décalée. D'un creusement des frontières, de l’artifice et de l’illusionnisme, playboys, divas, gentlemen privilégient les passages de la fête qui troue les fécondités des silences, l’extravagance et les métamorphoses. Artifice et jeux de miroirs, lèvres fardées, l'urgence des souvenirs d'une jeunesse, d'un éclat se dressent sans cesse. La lutte du faste, entre le désir, la ruine, et l'amour aiguisent les corps comme si " l’éternité pliée, «  était ce qu’il vous reste quand on est chassé de la parole donnée » Jean Genet. Parades mélancolies, plagias, exils, laissent en suspension la voix de Dalida qui s'ébruite au fil des sons transmués sur le fil d'un rêve illimité…. Ils dansent rassemblés figés sur la grâce d'un départ, d'une fin, ou l'amour creuse un ravin, un ravissement, des corps menacés comme ignorés de leurs existences, comme ignorés les contraires… Comme si le strass si séducteur, les espoirs et les vérités brisées étreignaient la saveur de belles créatures s’échappant d’une toile de MALAVAL. Ainsi le citait Jean Genet Il me semble entendre que « LA BEAUTÉ EST UNE LAIDEUR PROJETÉE » C.Rochwerg 19 NOV


SUR UNE SCÈNE D'ÉLÉGANCE A L'OMBRE CAPTURÉ DES MOTS.
UN MAGE REVÊTU ET POLICÉ... SURGIT et choisi de rompre avec les évidences. Sur le bord des mots. Au point d'en oublier l'essentiel. Illustrant l'épreuve d'une interférence, d'un voyage, d'un désastre annoncé. Dés inscrit de l'illusion. Pousser par  le trouble, rompu à l'évidence d'un tel retour. Il nous laisse rêver sur les incertitudes et les métaphores du doute. Juste un instant de confidences, le souffle à l'oreille, éventer par l’indécence d’un funambule. Laurent Poitrenaux bouleverse en désinvolture l’écriture de Olivier Cadiot à la démesure de rendre visible les jardins secrets ou le temps des êtres sensibles s'est laissé envahir par la parole. Jusqu'à ce qu'une rencontre réveille la cîme des lumières. Certains textes sont comme des étoiles, ils naissent et brillent dans le noir, Nijinsky l'évoquait dans l'insolence d'un saut et Hervé Guibert le citait ainsi " Est ce que cela se voit dans les yeux " Sauver le vide, franchir les limites, renoncer... Laisser vivre... Le ravissement... Ravir... Les apparences... Suspendu sur l'errance et l'évocation d'un destin… En laissant les sillons de l'écriture.. Sur exposé. On y sent l'air de la mer et l'océan qui vibre d'une liberté distraite. Par l'apparence d'un texte qui prend a corps et a griffes pour un spleen résolument de grâce. Là il s'octroie l'excès d'écouter le bruit et la fureur du vent. Jusqu'à ce fragment du corps qui s'éclipse vers un noir. Ou l'invitation d'une insouciance vacille à la dérive, Monsieur Poitreneau s'illumine et s'éteint SUR LA SCÈNE D'ÉLÉGANCE AU ROND POINT. C.R Mai 2012 Un mage en été Olivier Cadiot, Ludovic Lagarde, Laurent Poitrenaux

DOMINIQUE BESNEHARD


UN APPRENTI CITOYEN DU MONDE "DU PAYS AU LOIN"
J’aime le cahier griffé d’écritures rouges recopiées à la main pour la représentation de Monsieur Pipi. SEUL sur une chaise l’enjeu de sa présence dans ses lieux d’aisances… Sert d’utopie à laisser place à… L’impressionnante élégance de Dominique Besnehard, qui se risque à briser la solitude afin de rompre l’art éphémère d’une vie ordinaire imaginé sur un monologue d'Amanda Sthers. Il est cet incendie ravageur et accidentel d’une attente entre les mondes… Et les célébrités nocturnes. Il est cet apprenti citoyen du "Pays au loin" qui dérape sur cette vie lucide résistante et jetable en sous-sol. Il est ce luxe festif et dérisoire isolé de toutes amitiés humaines seulement humaines. Porteur à son insu d’une solitude brillante et luxueuse de rencontres insolites et prestigieuses… Imposant le silence et le droit privé de ne pas rougir de "RÊVER." Il est dans ce risque infini... Se souvenir de son passé qui refait surface comme un sens rare et violent de vivre une vie extrême. Il est cette trace d’une intimité des lieux avec ses secrets et pour quels services rendus… JUSTE UN DÉTOUR. "Monsieur Pipi ce n’est peut-être pas l’amour, mais cela laisse du temps à la réflexion." IL EST L’HOMME INDISPENSABLE, UN INVITÉ DE MARQUE EN MARGE D’UNE VIE LUDIQUE PRÉSENT ET PRESQUE INVISIBLE QUI LE RÉVÈLE DANS CETTE ÉDITION DES "MONSTRES" AU THÉÂTRE DU ROND POINT COMME UN HOMME DONT LE DESTIN DORÉ S’INSTALLE SUR LA TERRASSE DU PRESTIGIEUX CARLTON A CANNES. Il est ce précieux rêve brisé et à ce prix-là, il peut paraître risqué d’en jouer… Jusqu’à la dernière séance… Monsieur Pipi – Dominique Besnehard sur un texte d'Amanda Sthers Théâtre du Rond Point Juin 2011 C.R Jusqu'au 30 Juin
RÉCITAL de MICHEL FAU
RÉCITAL ET GLISSEMENT LITTÉRAL INSENSÉ DE MICHEL FAU
Rideaux rouges empourprés de mémoires et de miroirs d'ambre. Ciel emphatique, piano noir silencieux. Tout s'échappe sur un Ouragan de voiles. De Nymphes éclairant les nénuphars embrumés des Écrits muets d'absence de Virginia Woolf pour une symphonie d'orage. Hippolyte exulte de cette tragédie de Phèdre a Racine... Sur quelques notes... Décryptant le meurtre. D'un Monstre marin dédié à l'exaltation. Susurrant la colère des faibles, respirant la fragilité des simples. Flottant sur le jeu de l'amour et de la liberté souvent emprunté aux siècles des lumières. La voix souligne certains visages du baroque au naufrage des terres de l'Inde du "Barrage contre le pacifique" de Marguerite Duras. Michel Fau Lubrique, Étincelant, Décalé, Foudroyé, Disgracieux a ravir. Éloquent en parade illégitime. S'incline d'une révérence à chaque applaudissement sur ces talons étoilés couleurs princesses. Et sous les rires grotesques du désastre ce récital s'intercepte sur un glissement littéral désespéré. Camille Rochwerg 14 Mai 2014 Avec Michel Fau accompagnement au piano Mathieu El Fassi Robes David Belugou Lumières Alban Rouge AU ROND POINT
L'IMPARDONNABLE REVU PATHÉTIQUE 
ET   DÉGRADANTE DE MONSIEUR FAU 
THÉÂTRE DU  ROND POINT DU  28 mai - 27  juin, 18H30
PHOTO   BRIGITTE ENGUERAND

L'impardonnable revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau
L'OBSCURE DIFFRACTION DE MICHEL FAU 
SUR DES ÉCLATS DE VOIX
Michel Fau à l'audace artistique et un respect fidèle à refléter ce subtil mélange luxurieux et contrasté. Il chante moulé au corps chaussures compensées enveloppées de soie dans l'éclat du strass. Il relève la beauté du corps entre le jeu audacieux de ses parures et l'offrande de ses phantasmes. Un comédien chante sur cette épure en grain de poudre noire et s'abandonne sur des chansons sensuelles portées à fleur de peau et de SOLITUDE. Camille.Rochwerg 2010
L'impardonnable revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau
Avec Michel Fau chorégraphie et danseurs Delphine Beaulieu, Joel Lancelot mise en scène Emmanuel Daumas arrangements Camille Germser lumière Bruno Marsol création robes David Belugou maquillage Laura Ozier assistante Margaux Eskenazi
L'EXTRÈME PUISSANCE D'UN PRINCE 
NOIR ET ROSE SI IDÉAL
NOUS CONVIE SUR L’IMPARDONNABLE REVUE PATHÉTIQUE ET DÉGRADANTE DE MONSIEUR FAU. Venu nous surprendre sur la scène dans un excès de reflet du bonheur et de l'ombre. Séducteur invétéré. Il chante silencieusement par effraction la folie d’une farce et d'un travesti impénitent qui susurre sur le bord d’une lèvre un opéra fatigué d’une chanson si célèbre celle de « Quelqu’un m’a dit » Je me souviens de Hyènes de Christian Siméon, où comment a-t-il, apprit peu à peu à dessiner le sourire caché de l’enfer victime d’avoir tuer sa mère et son amant. Et d’une robe rouge siamoise coagulée dans ce texte de jean Michel Rabeux «Le ventre». Tel un monstre démesuré comme l’inoubliable Claude Degliame, il déborde… Sur l’empreinte d’une parade où il provoque l’incendie de cette page… Tel un calice de fleur, de jarretelles et de paillettes. Comment Michel Fau sacrera t'il l’escale d’un mythe qui passant sur les incontournables entrées sur scène de "L’apocalypse" de Olivier Py. Il descendra enfin cet escalier pour visionner plus loin que les limbes le luxe de folâtrer sur la vie. Sur l'illimité d'une prouesse où l’impuissnce s'esquive où l'altérité la distance et l'ivresse d'une gravité pixellise un lit débordé de roses. Il se peut que ces pleurs ne soient qu'un appel. Michel Fau SOIT-T'IL. Alors, le corps chavire parfois de larmes le sol jonché de ces dépôts comme le citait Hervé Guibert Considérable. Dérobade fugace d’un sourire marbré sous la griffe fugitive d’une passion d’opéra..... Michel Fau se démaquille et s'abandonne aux fils d'or et d'argent qui soulignent l'élégance d’une façade arrachée à L'EXTRÊME PUISSANCE D'UN PRINCE NOIR ET ROSE SI IDÉAL. Rien ne souffle alors sur la trace admirable d'un écho si éloigné d’un "Faiseur de talent". THÉÂTRE DU ROND POINT C.R Mai 2010

UNE INSOLENCE SI INCIDENSE
RODRIGO GARCIA
Parce qu’il ne vient pas avec des certitudes. Parce qu’il observe l’irrégularité des dérives. Parce qu’il ne respecte pas les remparts de devenir un facteur de désordre. Parce qu’il s’accorde à laisser vivre des mots surexposés – inscrivant le lieu dit des solitudes tout humaines. Parce qu’il laisse la liberté aux acteurs de piétiner l’œuvre pour qu’un étrange rituel laisse trace de passions incertaines. Parce qu’il provoque les miracles ou la vérité sanglante des croyances religieuses pervertissent la suppression-désordres reçus. Parce qu’il n’a pas peur d’appréhender le vide qui bascule vers un surgissement du monde comme un trait d’union avec la vie. Parce qu’il traduit la langue des exils d’âmes, de corps et de liberté. Parce que la dédicace signée de la vie politique n’est pas épargnée. Parce qu’il affronte ces fragments d’existences en détresse pour s’illusionner d’échapper a ce destin d’une « solution finale ». Parce qu’il précise l’invention de ce qui semble si insensé. Cet élixir des vertiges et des brûlures sur des lambeaux de silence.. S’assurant sur GOLGOTA PICNIC qu’il y ait rupture de lien et d’isolement pour converser avec la création et la beauté. A propos de Golgota Picnic - Rodrigo Garcia - Théâtre du Rond Point Décembre 2011 C.R

ÉTREINTES DE CONFIDENCES SUR LE MENSONGE 
THÉÂTRE DU ROND POINT
Sur le dernier spectacle PIPPO DELBONO – LA MENZOGNA présentée du 20 JANVIER AU 6 FEVRIER 2010 ; Je me suis égaré sur la présence d’une fin de vie et l'absence d’un mensonge, laissant derrière la scène quelques cris de poussière. Pippo Delbono vacille sur une nuit offerte à la perte. Sur le souvenir de l’hommage au père qui meurt confiant vers une conscience du spectateur qui s’adresse là comme une quête… Qui laisse affluer… Ces images de l’immondice à la beauté contaminées. Révélant la ruine politique sans direction vers un futur séparé – inséparé. Ou le signe de l’être ici se mêle le désespoir si futile à trouver le miracle la dérive, la saveur de l’abandon… Comme un dévoilement merveilleux «La mémoire repousse sous l'oubli qui l'enterre ». H.C. L’antre de l’un déjà mort et l’autre de lui même. Épuisant les alluvions séparés de la grâce ; Qui semble irriguer une cendre brûlante ; un sang inachevé ; égarant le destin comme une ÉTREINTE DE CONFIDENCES… Les trahisons incessantes investissent le labyrinthe et l’immensité d’un refuge illusionné effleurant le luxe… Les glissements de notre naissance et du noir. Où s’exalterait la fuite de N’ETRE. Janv. 2010.C.R Idée et mise en scène Pippo Delbono avec Dolly Albertin, Gianluca Ballaré, Raffaella Banchelli, Bobò , Julia Morawietz, Pippo Delbono, Lucia della Ferrera, Ilaria Distante, Claudio Gasparotto, Gustavo Giacosa, Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Lariccia, Gianni Parenti, Mr. Puma, Pepe Robledo, Antonella de Sarno, Grazia Spinella
J'AI TOUT JEAN DAMIEN BARBIN
J’AI TOUT De ce Faust incarné, qui se signe d’un amour entrelacé et désaffecté sur le mode des vivants empreinte d’une existence en apparence qui s’épuise à mesurer cette immortalité factice.LÀ ...... J’AI TOUT D'UNE FIN DE SOI. A PROPOS DE J'AI TOUT - JEAN DAMIEN BARBIN - THIERRY ILLOUZ - JEAN MICHEL RIBES Camille Rochwerg Mars 2007  
QUESTEUR BUIO FEROCE PIPPO DELBONO
IL FAUDRAIT DÉDICACER CES CORPS MALADES DE PRESQUE RIEN. Pippo Delbono face publique signe la beauté d’un lien avec la mort, Il sent l’extrême de ce qui le frôle, restant ouvert à cette blessure d’apparence. Il parle pour que l’on regarde mourir la beauté obscure de cette fidélité. Ivre, libre d’être touché par des hommes inconnus. Il avance et filtre le secret d’une fresque désarmée ou grimée de noir. Ils se travestissent dans une danse insociable où l’on peut percevoir peut-être l’enfant d’aucune blessure, mais enfanté d’elle… Dans cette suspension du vertige… Si de cet édifice... L’altérité de cette absence repoussait les écorces et les épines pour explorer les sillons de l’inséparable. Survivant intact de cette conscience pour cesser d’être un grand corps malade ouvert à ce qu’elle étend. Et juste la sentir un homme qui aime une femme qui aime un homme qui aime un homme… Alors sur l’insistance infinie d’une dignité de l’existence, le secret de leurs rires parlera de cette beauté qu'on les chambres d'amour ou plutôt c'est ça qui donne cette beauté ce poids de la réalité et l'exil justement de ce voyage. A PROPOS DE QUESTEUR Camille Rochwerg Fev 08
DEUX AMIS - SCIMONE - SFRAMELI
Due Amici : "Deux amis" C’est le récit de ces regards, et d’un théâtre obstiné, qui traverse cette relation par éclipses. De l‘envers au visible a l’inexistant et dont l’objet de pouvoir ne cesse d’échapper à tenter de retracer leur existence d’une vie éphémère, évidente pour sa fatuité, sa fin lamentable, incontrôlable. Fascinés de puissance, d’indolence, d’innocence de référence, comme une évidence. Ils confient le sens de leurs existences à l’impuissance comme certains clichés du pouvoir se soulignent en synonyme de luxe d’élégance et de mystère. Jusqu’à laisser traces d’une existence jalonnée d’intérêts où subsistent une tristesse et une solitude effroyables. Se croyant exposé à cette indifférence à l’illusion de la puissance à la beauté, Ce film « Due Amici » accompagne les comédiens dans le ravissement comme dans l’abjection et surexpose l’effondrement de leur destinée. Et pourtant, l’humour ne semble pas avoir déserté cet édifice, comme insuffler sur les traces d’un Empire à son apogée, l’effroi de leurs illusions de leur corps de la peur, de l’attachement et quelques vestiges qui rassurent. Un mot en fait surgir un autre, et l’insouciance du rire cruel permet de s’avancer au seuil de l’ombre, dans ce double mouvement de la révélation et du secret qui introduit une tension de plus en plus intelligible, séparable. CR NOV 2008 A PROPOS DE "DEUX AMIS " Scimone, Sframeli - OCT 2008 THÉÂTRE DU ROND POINT
ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Claude Degliame L'innombrable illimitée Le ventre Michel Fau Par Camille Rochwerg

CLAUDE DEGLIAME 

N'EST RIEN QU'UN COMMENCEMENT

CLAUDE DEGLIAME N'EST RIEN QU'UN COMMENCEMENT DÉMESURÉ 
Claude Degliame a principalement travaillé avec Olivier Py dans l'apocalypse Joyeuse .... Elle n'est rien qu'un commencement démesuré. Avec Claude Régy dans Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition de Peter Handke .. J'ai vingt ans et j'écoute ce texte dans une extrême solitude. La trilogie du revoir de Botho Strauss. Souvenance d'une absence qui s'avère magnifique. Elle est là de Nathalie Sarraute.Et l'autre écoute les achèvements ténus. Grand et Petit de Botho Strauss. Le miroir glisse sur l'insondable difficulté d'être inséparé d'eux mêmes. Par les Villages de Peter Handke.Le cri de la terre sur scène diffère. De l'autre coté des murs. Nous les entendions sans les voir. Avec Jean-Michel Rabeux dans Meurtres hors champ d'Eugène Durif. Opéra échancré de ce qui nous retient vivant. Le Ventre de Jean-Michel Rabeux. Je ne savais pas pourquoi il fallait se taire. J'ai eu peur du silence et des applaudissements. Les Charmilles de Jean-Michel Rabeux. Retenir le glissement des mémoires et de l'indolence des racines. La fausse suivante de Marivaux . Onanisme avec troubles nerveux chez deux petite filles de Jean-Michel Rabeux. (adaptation du texte du Dr Zambacco ) Porter une clameur sourdre qui jaillit. L'éloge de la Pornographie de Jean-Michel Rabeux. Ce qui est resté d'un Rembrandt de Jean Genet. Phédre de Jean Racine. Rituel sacré d'elle seule innombrable illimitée... L'amie de leurs femmes de Luigi Pirandello. Légèrement Sanglant de Jean-Michel Rabeux. 17 Octobre 1961 dans le cadre du Théâtre du Réel Résurgence des hommes jonchés a terre devant le " parvis de l'Odéon " en 1961 comme le citait Jean Genet. Le hall du théâtre de la Bastille était devenu sanglant immergé de silence. Cinq essais d'effraction au Théâtre de la Bastille. Avec Brun0 Bayen dans Les Fiancés de la Banlieue Ouest et Faut-il choisir, faut-il rêver. Avec Jacques Lassalle dans L'heureux Stratagène de Marivaux et Emilia Gallotti de Lessing avec Antoine Vitez dans L'échange de Claudel. J'aimais les répétitions où je m'asseyais sur une marche dans le grand Théâtre avec la peur au ventre que le noir s'imprègne de lumière. Avec Philippe Adrien dans Les Bacchantes d'Euripide. Elle a mis en scène et Joué Phèdre de Jean Racine au Théâtre de la Bastille, au Théâtre Vidy-Lausanne et en tournée. CAMILLE ROCHWERG 15 SEPT 2000 L'ÊTRE ADRESSÉ A CLAUDE DEGLIAME A PROPOS D'ELLE - L' INNOMBRABLE ILLIMITÉE.
 
L'IVRESSE D'UN SIMULACRE ET DU CORPS DÉRIVÉ
LE VENTRE 


JE CHERCHAIS... J'ESSAYAIS... J'ERRAIS... Je m'étais arrêté précisément la surpris d'être au milieu de cette vie déguisée qui dirait on s'efface... On s'efface... Devant quoi... Devant la vie... La vie pure... Sublime par ce qu'elle n'est faite que d'impureté... Cette auréole fardée de l'impureté témoigne de ce que l'on ne peut pas montrer afin de séduire d'autres peurs immobiles. C.R OCT 97
Le silence n'est pas innocent. Cette femme est gênante. De toute façon elle va sortir... Juste devant vous devant l'évidence secrète de sa voix. L'avez vous vu passagère de la peur. De l'inquiétude qui touche l'ombre de l'insatisfaction qui règne. Toute sa grandeur est un appel qui circule sur l'origine des mots qui ne se déposent plus sur les lèvres... Seulement de travers. On repart le temps de se perdre et de revenir pour visiter l'humble beauté humaine de la connaissance et de son nom Claude Degliame. C.R OCT 97
 MICHEL FAU CLAUDE DEGLIAME 
MISE EN SCÈNE JEAN MICHEL RABEUX
ivressecran@sfr.fr

Presse Théatre Jean Michel Rabeux Trans Festival Par Camille Rochwerg

JEAN MICHEL RABEUX

TRANS FESTIVAL
DE L'INVERSEMENT
Il y a le film de Elise Lahoussa " FACE AU VIDE " L'émouvance des loges, du bruit infernal des retours plateaux. Le rouge et le noir, cette insistance des lumières au théâtre. La servante reste éclairée. La solitude pénètre l'inversement d'un possible. Elle attend invincible "Au Bord" de la scène Claude Degliame s'avance sur un texte de Claudine Galea. L'on perçoit les pages tel un billet d'armure noirci de blanc et de noir... Le pinceau griffe le sol, Bérangère écrit l'histoire qui s'infiltre de cet accord imparfait, d'un amour pernicieux d'une mère et d'un père dont les mains l'on sans doute tuée. Touchée. « Je pense » à l'insurrection des mots, d'une fragilité ouverte, d'une violence exsangue. « Je pense » à la vie, à ce regard porté sur l'inexistence d'elle. « Je pense » à cette fidélité du regard que l'on porte et de ce visage, constellé de nos ressemblances. Familiales. Ces détails d'un rien, d'une faillite, d'un clin d'œil ou d'une frénésie offerte à l'invraisemblance, à la dissonance de se défaire inexorablement du ventre de nos mères " Je pense" à ces piétinements à ces renoncements, à ces plénitudes, à ces éclats de vivre, ces pertes de chemins, ces détours percés, épars, disjonctés... « Je pense » à l'effroi, à cette parole imberbe de sens, à l'enfermement de l'exception et des libertés, à l'exclusion de l'isolement, à l'illusion d'une singularité perturbée par amour. Cet amour, encerclé, emprisonné, déserté, capturé, figé, assujetti, usurpé d'une fuite et d'un abandon. « Je pense » à ce reniement de laisser paraitre ce noir plateau d'une fin et d'un aveu fluctuant sur notre corps qui s'interdit d'être... De devenir... De prendre place et d'exister entre la puissance verticale SS et l'impuissance horizontale des héros et d'une errance de l'oubli d'inhabité ce monde. Jusqu'à l'épure d'un possible inversement. Camille Rochwerg le 5 Mars 2015 Texte Claudine Galea Mise en scène Jean-Michel Rabeux. avec Claude Degliame, Bérengère Vallet.
Photos empruntées au film de Elise Lahoussa 
"FACE AU VIDE" ivressecran@moniphone
J'AI PEUR MAIS J'AVANCE...
Concert - hommage barbaresque
D'après  et Avec 
Pour cette rencontre impersonnelle avec la Femme en noir à mes 15 printemps
Pour des résonnances  qui n'en finissent pas
Pour ce béguin du passé, allez soyons nostalgiques !
Pour cet amour des mots, des siens
Pour ses thèmes abordés, sa liberté, sa poésie
Alors aujourd'hui J'ai peur mais j'avance ...
Chanter Barbara
Un désir premier, profond, ancien
Une revisitation avec le guitariste Gilles Coronado 
C'est par souvenir C'est par amour
J'ose croire qu'elle m'aurait dit : "oui!"
Nicolas Martel

AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA 
MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX 
DU 31 MARS AU 15 AVRIL 2014
L'INVISIBLE - AIMÉE
PHOTOS ©alain_richard
L'INVISIBLE - AIMÉE
Sur l'île imaginaire et le parjure d'un corps - Aimée-. Seule habitante de cette prison d'un pays dessiné sur aucune carte du monde. Mais qui peut enfin prendre forme dans l'imaginaire. JEAN MICHEL RABEUX nous sollicite sur le texte de CLAUDINE GALEA. D'un ancien souvenir, imprécis mais tenace dont les contours estompés recèlent cette ombre dans les rêves, si distincte, qui échappe à cet éclaircissement définitif. Une vie, de mirages capturés où se cache ce regard sur le monde. Désaccordé. Il met en scène cette femme soldate tenant une laisse avec au bout une forme informe d'elle-même projetée au sol et repeint à la main. Épopée d'une réalité submergée qui ne serait peut-être qu'une illusion éphémère de l'obscurité. Brûlant d'un désir enflammé. Claude Degliame souffle sur ce cantique D'AIMER. De sa bouche s'ouvre cette ardeur aspirée et cette immobilité de L'INVISIBLE - AIMÉE « je pense ne pas avoir aimé ma mère et je pense ne pas avoir jeté ses cendres ». Reflet renversé, la ciselure de ce fragment de peinture noire d'une moire effacée de sa douceur obstrue l'inévitable passion. « AU BORD » fait référence à l’idée d'un fantasme avec l'apparition et la disparition des êtres sur une pellicule retrouvée effacée. De cette exigence naît l'espace, d'un silence atrophié précisant l'intensité de notre regard. Cruelle histoire d'un enfer si révérencieux d'être FEMME. Puissante et Extrême. Sous les projecteurs, la lumière du théâtre éparpille l'éclat d'un texte ou les contrastes dépourvus de troublantes similitudes sur-ligne ces amours possibles et impossibles. De l'amour qui n'arrive pas à se dire. Pour avoir trop aimé. Scènes d'un faste illusoire et d'éloquences simultanées - scènes de l'enfance et du passé propice à énoncer ce cauchemar d'une perfection difforme. De l'inaccessible à cette vie rétive offerte. Dessinée au pinceau par Bérengère Vallet d'un noir obscur, signant la volupté d'un Rembrandt et d'un Warhol éclairé, exerçant cette attraction de la luxure de vivre. DE CETTE OEUVRE DE CHAIR « je pense aimé le corps des femmes et je n'ai pas su le dire... » DE CE COMBAT mythique millénaires entre pères, filles, amants et destinées « je pense que j'ai regardé les hommes, mais je pense que le corps des femmes est si beau » DE CETTE ÉTRANGE EXPULSION d'une épopée du crime suivi de l’envoûtement caressé de sacrilèges infidèles « j'ai dé-punaisé la photo et j'ai laissé transparaître la peinture ». Claude Degliame n’est rien qu’un commencement de l’innombrable illimitée. D'UN DÉLIRE pervers de celui qui regarde et touche à cette équivoque jouissance entre la violence et l'enfer meurtrier de cet attachement à l'amour. CE QU'AIMER VOEUX DIRE d'être encore plus seuls sur l'incidence d'un DÉPART. ALORS REVENIR. Camille Rochwerg 31 Mars 2014 " AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX DU 31 MARS AU 15 AVRIL 2014 A MC 93 AVEC Claude Degliame, Bérengère Vallet Lumières Jean-Claude Fonkenel Régie générale Denis Arlot Assistante à la mise en scène Elise Lahouassa Construction du Ballon Florent Gallier, Bertrand Killy, Fabienne Killy et Dominique Métais Conception du Ballon Pierre-André Weitz Stagiaire assistanat à la lumière Marion Abeille PHOTOS ©alain_richard
AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA 
MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX 
Photo © Ronan Thenadey
PHOTOS ©alain_richard

LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ
TRANS FESTIVAL 09
L'ÉTENDUE D'UN TROUBLE dessine l’impulsion d’un autre cycle de créations intitulé le 15 Juin sur le « MONDE » « Érotisme, sexe et strip-tease s'invitent à la Bastille ». Scènes de soirs ou les prémices DES PLAISIRS d’une intimité d’une REINE VIOLINE SERAIENT PLUS LUISANTE QUE LA MOIRE . BLANCHE NEIGE Mise en scène de Sylvie Reteuna griffe les fractures intégrées d’un corps DÉSIR qui ne serait pas juste le précipice d’un PAS-SAGE d’effacement. Comme l’une de ses robes portées par l’irrésistible fracas de rêves sur le texte de Robert Walser précise les légèretés et les rudiments célestes de tous les déserts de nos aptitudes intimes. De nos jardins si passagers... Sous les dérives exaltées STREAPTEASE Création et jeu de Céline Baumgartner interpelle l'éternelle quête DE L’ARME DU CORPS VÉRITÉ. Mise en scène et texte de Cédric Drain. TRANS 09 nous porte vers ces choix imprégnés d’une liberté renouvelée et tente de laisser trace sur l’ombre de nos bouches un baiser consommé. Ce cercle de l’arène insuffle de résister à ses séductions de crises en préservant le seuil et l’éclat de ces pâleurs d'ors pâles. Embrun d’une signature gravée par Jean-Michel Rabeux - Clara Rousseau – Jean Marie Hordé C.R JUIN 09
TRANS FESTIVAL 08
DÉPRENDRE UN ACTE DE DIRE
DÉPRENDRE UN ACTE MURMURÉ. Au-delà de la première page arrachée et sous d'énormes évidences indécentes.
TRANS FESTIVAL Ne cesse de dessiner Les coulisses de la folie... La folie de tuer. Je ne sais pas ce qu'il faut tuer. Ce qu'il est raisonnable de dire. Au moins on peut toujours le dire à ceux qui ne veulent pas entendre.
TRANS FESTIVAL s'installe sur l'apparence d un grand 'écart. Ou
s inscrivent des histoires de destin singulier.
Le théâtre s'efforce alors de concilier d'un seul mouvement et d'une même oscillation, Des manuscrits silencieux, qui nous traversent et qui s'enracinent. Ils semblent laisser scintiller cette étoile qui fut ce don ils sont seulement le guide - le point de repère éblouissant qui éclate sans convenance de bruits assourdissants pleins de craquements nouveaux. DESCELLER ce geste entre la vie et la mort.
De ce que l'on peut emporter de l'esprit des lieux.
DESCELLER cette réalité profonde du coeur déchiré des mots a peine perceptible en fragmenté et rougit de sang. DESCELLER Cet appel à l'être pur et. Ce quelque chose que l'on perd et qu'il faut lâcher et. Cet effleurement égaré violent en désert de cris sans détour. IL NOUS FAUT CÉLÉBRER. Ce permis de port d'âmes saisi de promesses. En attente d'un univers dont la présence humaine s est éclipsée pour laisser place à l obscurité des plateaux, Ils entrent en scène, ils arpentent ces lieux bruissants d'activité la journée et soudain rendu au silence du rideau rouge qui se lève. Ils deviennent le seul maître à bord et l'accueil sulfureux d un souffle pour la seule magie d un soir. Entre deux rives Jean Michel Rabeux et Claude Degliame sillonnent les heures fascinées invisibles qui portent la certitude de ce voyage de l illimitée inexplicable afin de laisser vivre un sanglot dont on ne peut pas parler. Et qui ne cessent insidieusement de rendre rendre hommage à ce théâtre inachevé de la vie. NOUS N AVONS RIEN A DIRE AUX OMBRES. Et parfois elles donnent des fêtes étranges Un air nous envahit qui n'est certes de nulle part. D'où la voix s'élève de Janis Joplin et de Jim Morrison. Le roi Lear se meurt et Blaise Cendras nous emporte sur l'éclat du monde devant la grâce de cet instinct d'aimer, d'exister, de résister, de respirer et de déplier l'inversible. REMERCIEMENTS A TOUS LES ACTEURS ET COPRODUCTEURS DE TRANS-FESTIVAL JUIN 2006 Camille Rochwerg
ivressecran@sfr.fr