JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

10/02/2011

Presse Danse Yan Fabre Maguy Marin Par Camille Rochwerg

JAN FABRE 

FESTIVAL ARTDANTHE
L'INVINCIBLE FUITE FLOTTANTE
"Attends, Attends, Attends", le spectacle de Jan Fabre interprété par Cédric Charron s'étreint entre deux opacités, deux nuances, deux continents d'un rouge flamboyant. L'homme des nuages de la perte et du seuil, laisse flotter le chant du désir et de la vie. Passeur de l'invisibilité, de l'attente et de cette encontre du père. L'enfant de l'homme qu'il fut traverse le survol des nuages, d'une liberté flottante à mi-chemin entre le rêve suscité par la force du souvenir. L'essoufflement des mots, engloutis par la brume et la dérive d'un songe ou d'une parole. Du fond de l'écran surnage les nuages jusqu'à l'immensité d'une éclaircie. D'une réponse dans un espace céleste où voguent les ombres de vies, les mots découverts entre l'orage enveloppant se déposant sur un sol devenu invisible et la métamorphose de l'eau marine stagnante. Comment se glissait-il ballotté par les vagues itinérantes, à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre liquide, comme s'il marchait sur l'obscurité d'une parole qui s'adresse au père. D'une voix légère, mais qui vient de traverser tout le ciel et dont le souffle s'écrit et inverse les murs invincibles entre les rives immobiles le jour, et le repli du fleuve, la nuit, quand la lune et les étoiles se rejoignent. Il flottait sans savoir si son visage brillait d'un sourire, sur l'espace d'un vide émerveillé, éclairé, attentif, résistant, vivant, d'atteindre l'inaccessible péninsule dont il n'avait pas voulu se séparer. Et s’illusionnait d'une voie sans réponse bien au-delà des mondes, sur les lisières essartées qui serpentent insidieusement sur l'altération au-delà d'une fuite flottante. Pour déceler l'infraction d'une ATTEINTE in-dissimulée  Camille Rochwerg le 25 Janvier 2015  JAN FABRE Attends, Attends, Attends... (pour mon père). solo pour Cédric Charron 

LE ROI DU PLAGIAT
« LE ROI DU PLAGIAT » « consiste à s'inspirer d'un modèle……… »
Des mots glissants, insaisissables, les mots naissent indécis et précisent l’impuissance et la faille traversées de ce voyage au pays des pierres. « Le Roi du Plagiat « mis en scène par Yan Fabre laisse surgir la mise en doute de l’identité et l’ambivalence de l’impossible représentation identifiée. Comme l’impossible désir du jeu réside dans une violence qui soulève l’immense expérience du Je. Et ce subterfuge de la condition humaine se retrouve confronté à l'amour, aux regards, comme une fiction un hymne de l'intelligence qui se situe à la croisée du poème, de l'essai et du récit. Yan Fabre retrace cette ambivalence de l’illusion que seule l’insistance et la redondance de cet instant révèlent. L’impossible cherche encore un fragment de l'éblouissement face à ces mystères. On pense au« Singe Grammairien » emprunté à Octavio Paz comme une effraction susceptible de se donner à voir issu d’une interférence déréglée de l’être et du savoir. Ainsi le citait Bataille «Le soleil et la mort ne peuvent se regarder fixement». C.R Février 2011 Au Théâtre National de Chaillot
EFFRACTION FRACTALE ES TÉNÈBRES YAN FABRE
Entre les complicités de Yan Fabre sur ces plateaux d'huile d'olive et de pluies de sueur, qui nous livrent ces épices de cris sans réponses... Et ce juste détail qui échappe à l'intime, de l'errance et du vide... D'une bouche juste vivvante, qui s'arrête de sourire sur un questionnement, de fossettes aveugles... LIVRANT LES INDICES d'un mouvement VERS UNE QUÊTE INSISTANTE... D'où surgit l'écriture d'une vie dont le cri et la douleur en serait le miroir. Comme le citait " Hervé Guibert ce dépôt inconsidéré considérable " de la lente résonance si propice au réveil de la mémoire. Ou l'espoir de liberté insoumise des corps laissent l'érosion toucher à la perte, en générant certains SILLONS... S’imprime alors sur ces corps à morts l'appartenance étrange de ces soliloques, presque fragments de lumières, sans armurs, sans frontières, ENCLOS FRAGILE D'UNE EFFRACTION SACRALE DES TÉNÈBRES... CAMILLE ROCHWERG NOV 2004

 ORGIE DE LA TOLÉRANCE - YAN FABRE 
- LE TEMPS DE L'OEUVRE SORCIER
ORGIE DE LA TOLÉRANCE - YAN FABRE - LE TEMPS DE L'OEUVRE SORCIERDe l'oxydable a la prière de consécration d'un sanctuaire magique. Le temps de l'oeuvre et de l'envoûtement inscrit dans ce paysage l'influence d'une singulière aptitude à révéler Yan Fabre comme un penseurs de secrets. Dont l'efficience du rituel phréatique porte a l'origine la prescience magique d'etres Armée de la peur. Rite d'évitement Sublime de la peur- Purifications occultes personnifiant la renaissance a la vie par ces filtres destinés à détecter cette farce qui purifie les lieux et les etres sous les masques... Fuck You. En ce lieu aussi la puissance du verbe de tous ces territoires infertiles IMMENSEMENT innombrables et invulnérables se délivrent. Vous voulez voir cette représentation jusqu'au recouvrement. De l'indéfinissable. Jusqu'au recommencement. D'une distance de L'UN -POSSIBLE. C.Rochwerg AVIGNON 09 
J'AI VU Des signes à même la peau qui se réveillaient sous la lumière des projecteurs dans " A N T I G O N E " M i s e en scène de T. ROISIN. J'ai senti l'apesanteur du silence sur des lèvres qui se défiait de Millions et de Milliards de "MOTS" se déchargeant de leur conscience derrière des portes blindées sur la nuit d'un festival :"RAM DAM" était son nom. J'ai su au travers des voix, curieusement penché sur les traces de S. BECKETT chorégraphié par Maguy Marin...Ce cri perdu... qui se glisse entre le corps et l'âme dans l'évidence d'une identité qui se dépouille... L'armure d'un silence dans une ville qui nous fait perdre insidieusement notre NOM... Je dirai que je n'ai qu'un NOM, que je n'ai pas de jours au pluriel, que je n'ai qu'un seul jour, qu'un commencement, qui aura une FIN... Je dirai qu'il n'y a qu'une enfance, qu'un corps vivant, je dirai la beauté, je nommerai la béatitude, l'essoufflement qui nous éloigne simplement d'être étranger... Sur les hauteurs d'Avignon, un voile s'est soulevé, je remercie comme le soulignait V. NOVARINA dans sa préface, la présence de " l'acteur parfait et danseur disparu" Jimmy Smylie. . . "LA CHAIR DE L'HOMME". Là ne subsiste que l'innessentiel... Camille Rochwerg
ivressecran@sfr.fr