JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

14/02/2011

Presse Théatre AgendAvenir 2011 Par Camille Rochwerg

 AGENDAVENIR


PARIS JUIN  2011

DOMINIQUE BESNEHARD

UN APPRENTI CITOYEN DU MONDE "DU PAYS AU LOIN"
J’aime le cahier griffé d’écritures rouges recopiées à la main pour la représentation de Monsieur Pipi. SEUL sur une chaise l’enjeu de sa présence dans ses lieux d’aisances… Sert d’utopie à laisser place à… L’impressionnante élégance de Dominique Besnehard, qui se risque à briser la solitude afin de rompre l’art éphémère d’une vie ordinaire imaginé sur un monologue d'Amanda Sthers. Il est cet incendie ravageur et accidentel d’une attente entre les mondes… Et les célébrités nocturnes. Il est cet apprenti citoyen du "Pays au loin" qui dérape sur cette vie lucide résistante et jetable en sous-sol. Il est ce luxe festif et dérisoire isolé de toutes amitiés humaines seulement humaines. Porteur à son insu d’une solitude brillante et luxueuse de rencontres insolites et prestigieuses… Imposant le silence et le droit privé de ne pas rougir de "RÊVER." Il est dans ce respect infini... Du souvenir qui refait surface comme un sens rare et violent de vivre une vie extrême. Il est cette trace d’une intimité des lieux avec ses secrets et pour quels services rendus… JUSTE UN DÉTOUR. "Monsieur Pipi ce n’est peut-être pas l’amour, mais cela laisse du temps à la réflexion." IL EST L’HOMME INDISPENSABLE, UN INVITÉ DE MARQUE EN MARGE D’UNE VIE LUDIQUE PRÉSENT ET PRESQUE INVISIBLE QUI LE RÉVÈLE DANS CETTE ÉDITION DES "MONSTRES" AU THÉÂTRE DU ROND POINT COMME UN HOMME DONT LE DESTIN DORÉ S’INSTALLE SUR LA TERRASSE DU PRESTIGIEUX CARLTON A CANNES. Il est ce précieux rêve brisé et à ce prix-là, il peut paraître risqué d’en jouer… Jusqu’à la dernière séance… Monsieur Pipi – Dominique Besnehard sur un texte d'Amanda Sthers Mise en scène Christophe Lemaître Théâtre du Rond Point Juin 2011 C.R Jusqu'au 30 Juin
SOPHIE MARIE L
SOPHIE MARIE L 4ème nuit de la Photographie Contemporaine (initiée par et sous le...... commissariat de Cyrille Deflandre) Lundi 27 juin de 12 h 00 à 22 h 00 Place Saint-Sulpice 75006 Paris Je serai présente tout au long de cette journée. (Attention) Stand au nom de Marie L. et non Sophie Mariel Seront exposées : Bloody Marie, One Day et des inédits Les autoportraits seront édités à 3 exemplaires.
 
CONFESSÉE SUIVI DE  QUELQUES LETTRES AU MILIEU D'ELLE
À cette nouvelle édition de Confessée, publié initialement chez Climats, récit autobiographique frontal et urgent de la nécessité de vivre, s’adjoint, quinze ans plus tard, Quelques lettres au milieu d’elle, abécédaire inédit. Marie L. nous emmène en voyage, appareillant en des territoires cruels et intimes. Cette traversée radicale comme le troublant miroir de nos errances et de nos peurs..... SML
 

« DALE RECUERDOS », EN ESPAGNOL SIGNIFIE » 
« TRANSMETTEZ-LUI MON BON SOUVENIR »

UNE ÉTROITE VIE MAJUSCULE
Il y a d'abord les odeurs liées à l'enfance, parfois quelques mots flottants sur leur passage griffent les effluves anciennes de la violette. Et plus souvent un immense souvenir porte un visage oublié… Reconnu… Puis oublié. Ils sont suspendus par un fil sur des paysages de mots parfois hésitants qui ravagent le plateau. Elle s'est avancé et murmure quelques phrases imperceptibles, au fil d’une page de vie. Tous âgés de plus de 70 ans. Ils ont l'âge d'une fin de guerre. Et ils se souviennent... Les amours partagés, la liberté des promesses bouleversantes que les fantômes du passé révèlent. Sur les ondes le 1er Décembre 1939... La déclaration de guerre... Cet enjeu de la perte, et ce chant  au fil des écrits, les trébuchements les pas glissants, les retenues, les oublis partagés d’un rire, le nom d’un père absent… Le pacte d’insolence d’aimer… Se souvenir… D’un simple écrin et d’une aventure si singulière signée par Didier Ruiz qui porte le nom de désir bonheur, inflexion d’un cœur intact, rien qu’une ligne qui n’échappe pas à leurs sourires ... Si simplement défile l’étroite VIE MAJUSCULE. C.R Juin 2011 – Espace 1789 Mise en œuvre Didier Ruiz  Création en série avec une dizaine d’audoniens âgés de  plus de 70ans.
Apéro Polar (Episode 1 et 2) Avec Nathalie Bitan et Laurent Lévy Jeudi 19 mai à 19 h 30
Apéro Polar (Episode 3 et 4) Jeudi 26 mai à 19 h 30 
Dale Recuerdos XXII, (je pense à vous) 
Dale Recuerdos, en espagnol
cela signifie « transmettez-lui mon bon souvenir».
 Samedi 18 juin  20h30 - Dimanche 19 juin  17h00

LA LIGNE D'EVE UNE INSTALLATION IN SITU 

UN LIEU SIDÉRAL
Il faut caresser les flots glacés de sels au Théâtre des Bouffes du Nord sur le spectacle DE BEAUX LENDEMAINS pour sentir les secrets - les peurs " le silence aussi " et l'oubli. Ce sont des visages atteints et en attente d'une question... 
LA CONDUCTRICE RESCAPÉE DU CAR OBSERVE…  Ils sont arrivés debout entre la décharge et l'ignorance des faits… En ce lieu, il y a cet accident qui dérape, l'affolement "Comme une vague qui se brise" le renversement du car dans le lac glacé… Les enfants destitués de leurs vies. Le dégel et le lac qui cèdent à la surface d'un enfer sidéral … L'ACCIDENT…. Un 27 Janvier 1990
Ils sont quatre à attendre…
- LE PÈRE insiste sur ce qu'il a perdu ces 2 enfants. "Certains soirs avant la vie d'avant" Je rêvais - Peut-être et "là je suis déjà mort"
On perçoit au fond des brumes sur le silence du clavier, de cette ville insulaire, le bruit des cloches et le roulement des sirènes. Qui sillonne l'oubli rehaussé de quelques traces sur une route de nuit intemporelle…
- PLUS LOIN L’AVOCAT a ce visage qui s'enfuit de l'autre coté de la vie, et transporte sa colère. Cher Maître  vous portez l'immobilité et la confusion des sentiments sur l'être et l'habitation de vous-même. L'absence du vivant et la confrontation de la mort elle-même et de son image. Cher Maître vous aimez le respect de l’argent, la propriété et la propreté des icônes infranchissables de l’enfance déserte trop puissante pour être retenu. L’enfance de celle qu’il a aimée, sa fille Zoé comme une imperfection que l’on ne découvre que par erreur. L’instant d’après "C’est tout ce qui me reste PAPA… L'INSTANT"
- JUDITH  impressionne par les faits, handicapée fauteuil roulant, elle est ce cœur de son âme volé qui a échappé à cet accident. « Il y a des vies  qui passe insensiblement  - Il y a comme une énorme tache de Naissance sur mon visage – La seule chose qui m’appartient c’est  le secret de PAPA. » Le secret du père… L'inceste et la mère silencieuse dans une absence différée. Il ne FAUX PAS soulever le bruit furieux de l'inceste… Le passé qui gît  là comme une sentinelle froissée sur la glace qui s’effondre. Revenons vers la vérité, appréhendons la question de l'avocat, la vitesse du car 72 Kms à l'heure ou... L'hésitation invite à recourir au mensonge, à préserver le silence du père, à couvrir l'impardonnable doute d'une autre réalité celle…  D'une photo, d’enfance accrochée, sur les murs rouges dont le regard vivant du corps en suivant la bouche "connaît la vérité Papa et moi, Nous ne serons plus jamais capable de sourire." 
Cher Maître… Que saviez-vous de l'enfance perdue, pour si peu de temps ? Pour laisser franchir le doute devenir une qualité. L’écho d’un non-lieu imparfait d’un procès avorté. C.Rochwerg Juin 2011DE BEAUX LENDEMAINS D'après le roman de Rusell Banks Adaptation et mise en scène Emmanuel Meirieu, avec Carlo Brandt, Judith Chemla, Catherine Hiegel,
Redjep Mitrovitsa
JARDINS DE RÊVES... ILS SONT DEBOUT DE NUIT SOUS LES FUMÉES… TROUBLÉS... TÉMOINS DE L'OMBRE... On n'est pas sûr qu'ils attendent… Passagers vulnérables, ils se désignent dans cette attente altérée. C'est une suite de rêves chancelant et toujours indicible. Fluctuants, hors de la vie, intuitifs comme toutes cérémonies qui effleurent ce ravissement inébranlable. Comme un besoin de dire, de rester silencieux, comme accepter de rester fugitif... Fuyant l’imperceptible étrangeté des mondes. Se signifier d’exister avant de disparaître. Comédiens dont l'état inconstant, incertain, en état de limite auteurs de récits limpides inquiètent. Princes de l'exil, ils dévoilent cet appel de la vie qui nous conduit aux frontières d’une vérité flottante dont l’instinct précis comme les éclipses d’un rivage tangue en quête de sens. Philippe Adrien questionne les états inavouables dont se sert le désir pour repousser les limites illimitées du corps et de la voix. L’inachevé des rêves interceptent ces héros qui n’en finissent pas de soulever le limon de la vie et de la mort comme l'instant d'une première et dernière nuit de réjouissances. D’où ce très singulier et vaste plateau qui porte la trace altérable d'une magie en noirs et blancs touchant l’obscure et l’insaisissable félicité des songes visités. C.R JUIN 2011 Mise en scène Philippe Adrien - Création collective
QUAND LA TRANSGRESSION FLIRTE AVEC LE LUXE 
FRANCOIS CHAIGNAUD BENJAMIN DUKHAN
RÉPÉTITION
 
RÉPÉTITION

Lundi 23 Mai 2011/ VIVIANA MOIN Mme Gonzalez - PIERRE COURCELLE 20H30
Lundi 30 Mai 2011/ FRANÇOIS CHAIGNAUD et BENJAMIN DUKHAN  20H30
  
FESTIVAL SCÈNES VIRTUELLES DU 15 AU 25 JUIN 
Conception et direction Stéphane Marjan Interprétation Jean-Gabriel Manolis, 
Benjamin Porée, Géraldine Szajman Poèmes Rainer Maria Rilke …
 Musiques et Voix Franz Schubert, P.A.Locatelli, Carmelo Bene 
  
REPRISE HANA NO MICHI - YAN ALLEGRET
D'UNE ÉCRITURE L’AUTRE « EN REGARD »
Porteur d’une étendue du rêve pour Yan Allegret l’écriture de Hana No Michi semble être si indicible et si près d’une ultime rupture. À distance le mouvement de la vie franchit une lumière qui brûle par endroits et l’on croise avec fascination la singularité et l’écartement d’une voix interprétée par Redjep Mitrovitsa. Cette lente traversée porte en détour un regard qui frôlerait une absence sinueuse vers un précieux évitement comme un exil initié de l’origine. Comme une trame toute humaine et un tracé à proximité d’être si solitaire. Une perte destinée a accepté d’étreindre « Seul tout seul » Comme un prélude vers un préambule qui laisse l’effraction intime du texte revenir vers une béance aride, dépeuplée, dévastée, d’une voix étouffée offerte. Un registre visuel sillonne la mise en scène de Yan Allegret comme un Adagio fragmenté, un Palimpseste en écho à plusieurs voix. Et de L’AUTRE « EN REGARD » on peut sentir l’abondance de l’hymne qui affleure le filtre et la rareté d’une trace et d’un itinéraire. De ces quelques lieux de l’abyme dans l’intervalle, l’instant reste étranger, capturé. « Ce pourrait être le lieu d’une naissance. Ce pourrait être le lieu même de ma naissance » « Sans limites et sans direction » « Le visage incomplet dans le miroir » « Seule ma main te retenait » Extraits Y.Allegret C.R 8 AVRIL 2011
HANA NO MICHI -TGP DU 4 AU 8 AVRIL
ARTICLE SUR LA TERRASSE  
 TEXTE ET MIS EN SCÈNE DE YAN ALLEGRET 
INTERPRÊTÉ PAR REDJEP MITROVITSA  
HANA NO MICHI -TGP 
 "Le spectacle est un poème incandescent né dans la solitude d’un séjour au Japon, écrit à la nuit tombée dans une chambre meublée de tatamis de paille. Ce récit intimiste et initiatique a le rythme des respirati...ons essentielles. Magnifiquement incarné par un interprète d’exception, Redjep Mitrovitsa, il se déploie sur une scène conçue comme un espace fantasmatique parcourant pour cela des mondes imaginaires où rêve et réel s’entremêlent. La parole tente de percer le mystère de la vie, d’en démêler le vrai du faux, franchissant une à une les étapes qui scandent nos existences. L’enfance, l’amour, la féerie, la mort traversent les lèvres de l’acteur, comme s’il n’était que le passeur d’un chemin universel et antique, connu de tous. Hana No Michi ou Le sentier des fleurs est un suspens, un temps à part, une expérience d’une beauté mystérieuse qui fait irruption dans le cours de nos vies."    
L'UN DES SENS DU GESTE SI ÉLÉGANT - THOMAS LEBRUN

T-WALL – EMMANUEL EGGERMONT 
FESTIVAL ARTDANTHE 2011
La chute d'un corps démesuré. L'érosion et la distance du secret. La perception d'une brusque variation. La réversibilité et l'imprévisible. L'exactitude et l'effleurement d'une distance. L'extimité et l'impermanence. La fragilité qui touche a la grâce L’horizontalité et l'espace rétrécit. La contraction et l'immédiateté. L'art d'un état suprême du temps. La dissimulation et la disparition, Le privilège du regard et la sacralité. L'armure d'une voix silencieuse ou Le corps est une voix parlée. L'idée d'une apostrophe qui reste en suspend. L’excellence d'une noblesse et la sacralité d'un mouvement. C.R EMMANUEL EGGERMONT 
Interprétation : Oscar Lozano, Jihyé Jung, Emmanuel Eggermont Photographie : Jihyé Jung
 Lumières : Paul Zandbel
JERK C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE FASCINANT
 FESTIVAL ARTDANTHE - DENNIS COOPER - JONATHAN CAPDEVIELLE- GISELE VIENNE
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT. Une fiction de crimes maléfiques exécutés par le sérial killer Américain Dean Corll. D’après une nouvelle de Dennis Cooper. Si vous aviez l'imprudence d'être « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » Décrit par Jonathan Capdevielle qui interprète l’inventaire ultime de ces crimes partagés avec ces amis d'adolescence - David Brooks et Wayne Henley. Il serait judicieux de vous défiler quelques secondes de cette « Fuite noire » Chaque geste est mesuré, il dévoile, capture et rapproche l’effigie de ses marionnettes d'une voix ventriloque qui ouvre la brèche et le reflet qu'offre le miroir d'un thriller… Pas vraiment un suicide mais comme un faux-pas, une dérive qui naît dans la peau de l’autre. Et c'est à ce moment-là que la frontière n’est pas si éloignée d’une blessure rêvée. Sauf que... Alors « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » ils s'enfuient et  suggère l'importance que revêt le désir d'y croire et l'admiration d'un monde si parallèle en quête de beauté SUBLIMÉ. Il faudrait reconstituer la vérité d’un visage car celui-ci présente la plus subtiles manifestations de vies. Espaces encombrés chaotiques comme un souvenir partagé qui reste impossible… Impossible de se perdre et de s’échapper. Gisèle Vienne nous fait entrer dans l’univers étrange et inquiétant de ces fragments de corps désaffectés décrit avec justesse, pudeur, respect et vérité sur fond de revirement de détresse et de défi. Entre laisser retentir la vie et laisser vivre certains instants liés à l’intimité entre sanctuaire et l’attraction d’un mirage improbable et mortel. Laissez vous engloutir vers cette liberté provisoire et invraisemblable. C.R Avril 2011 Conception et mise en scène : Gisèle Vienne Dramaturgie et adaptation : Dennis Cooper Musique : Peter Rehberg (musique originale) et El Mundo Frio de Corrupted Lumières : Patrick Riou Créé en collaboration avec et interprété par : Jonathan Capdevielle Voix enregistrées : Catherine Robbe-Grillet, Serge Ramon Stylisme : Stephen O'Malley, Jean-Luc Verna Marionnettes : Gisèle Vienne, Dorothéa Vienne Pollak Maquillage : Jean-Luc Verna et Rebecca Flores Confection des costumes : Dorothéa Vienne Pollak, Marino Marchand, Babeth Martin Formation à la ventriloquie : Michel Dejeneffe
  
UNE VISITE INOPPORTUNE - DE COPI - PHILIPPE CALVARIO
Oser l'ombre de la mort sur "une visite inopportune " de Copi - Percevoir l'imprévisible dissimulation et la disparition d'un Rire. Élucider déraper... Glisser sur la folie et l’armure qui protège… L’antichambre. - L’invitation à la vie. Laisser vivre la plus grande majestueuse solitude en sautillant comme un prince si peu indifférent de son image comme si déplier le reflet des miroirs inscrivait un acte sacré – D’une parole démesurée A l’excès- L’insolite visite érodée laisse surgir le simulacre de la mort. L’UN DE L’AUTRE Michel Fau entre en scène sur un texte de Copi «SOIT T’IL» C.R Mars 2011 Avec : Michel Fau Louis Arene Sissi Duparc Éric Guého Marianne James Lionel Lingelser Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence Mise en scène de P.Calvario Photo © Pascal Deboffle

MA CHAMBRE FROIDE - JOEL POMMERAT 
FISSURES DU RÉEL OU L’OEUVRE D'ART SOCIALE D’UN IDÉAL Comment éviter cet " Antre-là si inévitable de cet habitacle social qui tente de rêver sur la dernière création de Joël Pommerat " Ma chambre Froide" Dans rêver, Joël Pommerat interroge, les destinées de quelques personnages voués à recevoir… L’identité inaccessible d’une usine frelatée. De cette violente cohabitation des champs d’expériences, les traces de vies inscrivent, estompent et isolent cet entre-deux tragique d’une fable qui souligne l'insondable récif  sourd de secrets. Comme une secousse décalée de l'univers, capturant toutes les fractures fissurées de tous les sentiments extrêmes, les scènes captées de ces vies circulent chacun éloigné l’un de l’autre avec ses silences qui se dressent comme un glissement VERS… Une fiction, une frontière entre l'idéal rêvé. Et ce plateau si immuable d'une écriture ou rien ne bouge. Comme un pas infranchissable entre eux… Un saut de page sur la vie qui dévoile ce que suggère le mot " VIVRE " entre guillemets et quelques parenthèses comme avouer cette impuissance, ce découragement général, de tenter. De renaître, de toucher, de sentir et de s'exposer à trouver la révérence d'une dignité. Il y a là un espace d'écriture pour toutes les Folies du rire à l'impossible fragilité d'agir -  d’éprouver - d'être au monde et de se tenir à l'interstice de ce croisement subtil d'un commencement. À subsister pour rester visible. Ainsi de cette rencontre si peu immédiate, certains visages préservent encore une adversité d’un destin qui tenterait de parler. C.R Mars 2011
OCTAVIO - OLIVIER PY
UN CERTAIN MITTERRAND TRANSPERCÉ SUR L'ÉCRITURE D'UN OCTAVIO
RÉSONNANCE D'UN TEXTE - LE FUNAMBULE - JEAN GENET
Sur le bord juste sur le péril de ce corps-là...« Cet amour »  s’est arrêté sur  ce plateau, avec la présence d’un être en exil. Comme un acte égaré, bouleversé… Vivant... Il y a des visages qui sont des horizons, des écarts, des intervalles. Et des interstices d’êtres… Qui souligne la solitude d’un seuil, d’un reflet, d’une certitude. Il n’y a aucun seuil, aucun reflet, aucune certitude…. Juste un fil invisible qui traverse l’attente d’une voix  « chargé de tendresse que tu dois montrer à ton fil » voyage traversé qui précise l’ampleur de l’œuvre de Jean Genet. Jusqu’à se dresser vers la lumière hors des sillons, hors des fragilités hors de l’endurance, inaltérable presque invulnérable… Apparaître. S’interrompre et  paraître respirer sur la clarté d’une mémoire ineffacable… CÉDRIC GOURMELON glisse sur cet immense rêve de gloire si fragile si grand comme glisser vers une déclinaison infinie vertigineuse… Si immobile a l’arrêt, inébranlable… Sur un fil d’or chargé de paillettes… Hors de l’archipel d’une mémoire sidérale... Illustre funambule Abdallah s’est expulsé  comme un autre lui-même si près de l’abyme… « Ou si tu veux muet, aveugle» Ce que je sens de l‘éphémère, fugace, fugitif, ce que je sais de l’être aimé, passager, ce que je suis hors des regards étrangement lié a la lumière des spectateurs…. Il le traverse sans silence…. Sans écueil…. Sans entrave… Résistant a ses « sauts solitaires »  grâce à tes charmes » La foule est là émerveillée… La magie du renoncement est enfouie sous les bombes. Et dans cette histoire le corps... La voix… C’est celui d’un artifice... d’une aptitude de l’instinct …  À chaque instant…. Tu dois savoir T’orienter T’exposer Infléchir la trace disparue … T’égarer avec reconnaissances …. Mars 2012 .C.R  
PINA SI "D'ÉLÉGANCE A RÉVÉRENCE" - WENDERS
 
  LA NUIT DES ROIS JEAN MICHEL RABEUX MC93
   
Philippe Minyana - Parcours d'auteur

   
" PACIFIQUE "- NASSER MARTIN GOUSSET  
" PACIFIQUE" NASSER MARTIN GOUSSET INÉVITABLEMENT
LE DERNIER SPECTACLE DE NASSER MARTIN GOUSSET se décline comme celle d’une scène mythique mutante affectée en apparence, d’une distance possible entre rester modérée – serein. PACIFIQUE C’EST AUSSI DÉSIRER rester délicat fragile nerveux pénétrable perméable imperturbable PACIFIQUE EST UNE VARIANTE d’inoffensif - impassible. PACIFIQUE laisse place à une énigme ardente - embrasée - incendiée - affrontant l'altération d'un destin disloqué - disjoint - PACIFIQUE EST UN MATERIAU D’HUMAINS –  déhanchés – morcelés - rompus. PACIFIQUE  EST UNE FRACTION DE VIE  où l’accomplissement, l’esquisse  cherche encore à percer obstinément l’art de vivre et d’accepter la violence. PACIFIQUE  PERSISTE  A  FAIRE EXISTER – la vision - l’utopie le songe effréné d’un trouble – d’une résistance révoltée. PACIFIQUE EST UN LABYRINTHE de l’attente de la mort – l’ardeur de la vie. PACIFIQUE INSISTE A POURSUIVRE D’ARRACHER l’éphémère – la fugacité d’une transition de la vie engloutie  - détruit - rongé - brûlé- pas encore épuisé - pas encore engloutie. PACIFIQUE TENTE DE SE FRAYER un passage entre le spectre l’ombre l’illusion le simulacre le fantasme en expérimentant la perte – la tentation d’éprouver  de tenter de s’incliner de se désister de se dessaisir de se plier A BRILLER. C.R FÉVRIER 2011 THÉATRE DE LA VILLE
LE ROI DU PLAGIAT
« LE ROI DU PLAGIAT » « consiste à s'inspirer d'un modèle……… »
Des mots glissants, insaisissables, les mots naissent indécis et précisent l’impuissance et la faille traversées de ce voyage au pays des pierres. « Le Roi du Plagiat « mis en scène par Yan Fabre laisse surgir la mise en doute de l’identité et l’ambivalence de l’impossible représentation identifiée. Comme l’impossible désir du jeu réside dans une violence qui soulève l’immense expérience du Je. Et ce subterfuge de la condition humaine se retrouve confronté à l'amour, aux regards, comme une fiction un hymne de l'intelligence qui se situe à la croisée du poème, de l'essai et du récit. Yan Fabre retrace cette ambivalence de l’illusion que seule l’insistance et la redondance de cet instant révèlent. L’impossible cherche encore un fragment de l'éblouissement face à ces mystères. On pense au« Singe Grammairien » emprunté à Octavio Paz comme une effraction susceptible de se donner à voir issu d’une interférence déréglée de l’être et du savoir. Ainsi le citait Bataille «Le soleil et la mort ne peuvent se regarder fixement». C.R Février 2011 Au Théâtre National de Chaillot

ANDRÉE PUTMAN
L'AMBASSADRICE DU STYLE À L'HOTEL DE VILLE 

 
Lundi 31 janvier 19h30    
 Ce soir au Rond Point , le rideau pourrait s'ouvrir sur la Première représentation d'un ultime "Navire Night". Mis en scène par Claude Régy. Marie France se délivrait d'une parole d'amour sans se détourner de Mickael Lonsdale restant si silencieux. Le téléphone seul décor hors scène mobilisé toute la nuit. Ne raccrochez pas... Sur cette nuit d'une infinie solitude d'aimer... A propos du "Navire Night" et un souvenir de FOLIE. C. R jan 2011
 DURAS LE NAVIRE NIGHT
JEANNE MOREAU AU FESTIVAL D'ANGERS
SUR FRANCE CULTURE- PROJECTION PRIVÉE
FRANCK MAS - SAUF QUE
"SAUF QUE"  OU L’INSOLITE TRACE GRAVÉE 
D’UN NOIR ÉBÈNE DANS LA GALERIE D’UN SOIR
"SAUF QUE" est une attente innombrable; un franchissement du temps et du corps si insolite, un effacement  de l’écoute si parfait. D’observer le sursis vivant, le flux incessant d’une rupture ou d’une atteinte, a l’être. Comme une parcelle d’un univers rêvé, comme une voix précise, prélève chaque geste mesuré, juste un mot, juste le reflet d’un silence qu’offrirait le miroir, la réciprocité d’une image, le lien, d’une métamorphose immobile. Et, sur l’apparence silencieuse, hors champ, de cet accord  fascinant, la ciselure d’une frontière souligne cette effraction, si parallèle, si indicible. En quête de cette beauté intemporelle, il délaisse l’envahissement, d’une parole sublimant cette aura afin de reconstituer la vérité d’un silence pour laisser surgir une inquiétante pénombre. Alors Le fil du son égrène une parcelle de lumière, comme si le sol se soulevait sous la force d’un vent furieux. Franck Mas  excelle sur la retouche en négatif d’un grain, d’une rayure laissant une trace déclinée gravée d’un noir ébène dans la galerie d’un soir. "SAUF QUE"  PIÈCE ÉCRITE ET MISE EN SCÈNE PAR FRANCK MAS - Interpretes Raymonde Palcy – Samantha Souppaya
L’ADVERSITÉ D'UNE IDENTITÉ
Cette mise en incertitude de l'identité et de la grâce d'un texte ou le désir et la mort se signe vers une démesure de l'impossible enfer. Du négatif à l’intenable; De la  fiction effeuillée passionnément à la complexité sociale; D’un couple et de sa perception au dérèglement de l’instant; Du doute  inépuisable a ces regards révélés ou tous les mots accèdent à la vérité. Seule la force ne serait qu'une fiction, un glissement, le fragment d'un désir qui atteint l’inconstance, la précarité, comme l'inscription  de la vie se confronte à la mort comme l’immensité perdue devient possible. Comme l’adversité d’une identité  qui meure. C.R Janvier 2011
 LA CONFÉRENCE - THÉÂTRE DU ROND POINT - STANISLAS NORDEY
L'ALTÉRITÉ DES MOTS S'INSURGENT ENTRE L'EXCLUSION D'UN L'ATTENTAT  POLITIQUE
OÙ TOUT DOIT DISPARAÎTRE MÊME LA BEAUTÉ... 
 
THEATRE DE L'ODÉON
PAR JEANNE MOREAU ET AMOS GITAI
LE 29 OCTOBRE A 20H 
 CE QUI RESTE ADMIRABLE 
"C'EST JUSTE QUELQUES MOTS QUI SE SERAIENT EFFACÉS" 
JEANNE MOREAU
Elle est arrivée vêtue de blanc glissant sur le plateau vide du Théâtre de L'ODÉON…Quelques minutes ont suffi pour oublier l’excellente interprétation de la SERVANTE ZERLINE aux Bouffes du Nord. ELLE…..  Infaillible de sa voix qui ricoche comme une altérité si insaisissable. Elle entamera cette lecture des lettres traduites de l’hébreu par Emmanuel Moses et Katherine Werchowski, choisies, établies et annotées par Rivka Gitai. Dévoilant cette aporie du secret dévoilé et rompu du silence…. «Efratia Gitai est née à Haïfa en 1909 et elle est morte dans la même ville en 2003, à l’âge de 93 ans.  Comme une destinée singulière… Qui traverse les lieux d’une écriture qui résiste, les lettres adressées à son père, à sa mère s’enracinent laissant s’articuler les résistances politiques les bonheurs, les pouvoirs, et les puissances comme une source limpide sans réserve d’une énergie à une autre. L’insistance, la grâce précise les débordements de Efratia Gitai. La force de l’amour, le féminin pluriel, le voyage incandescent se frayant un passage entre les paysages parcourus et la voix de Jeanne Moreau qui traverse l’inhabitable promesse d’un mouvement de VIE…  LA VIE... Insistant sur les lieux d’une origine qui s’ancre si invisiblement par inadvertance comme la fragrance de l’étrangèreté et du glissement affecté des silences d'une lettre ouverte… CE QUI RESTE  ADMIRABLE, c’est l’envol d’un futur comme l’écrin d’un flot de vie. Comme le flux et le murmure incessant qui s’échappe avec audace comme une promesse saluée sur un plateau noir par JEANNE MOREAU. 30 NOV 2010
CYCLE JEAN GENET
DU 23 AU 26 NOVEMBRE
CYCLE JEAN GENET


ivressecran@sfr.fr