JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

19/12/2011

Presse Transversal Cinéma Passions Fêlées Véronique Aubouy Par CamilleRochwerg



VÉRONIQUE AUBOUY
PASSIONS FÊLÉES
UN FILM DE
Véronique Aubouy



UNE TENTATIVE DE LA RECHERCHE EN UNE HEURE
PAR Véronique Aubouy à la Maison de la Poésie


L'AIR DU DEHORS LE POUSSE VERS VENISE
Il avance au milieu de la ville et du trafic déferlant. À l’assaut de certains détails sur les façades et les reliques ébréchées par la civilisation industrielle. Il célèbre le silence, les fragments fugitifs traversés par le temps. Il avance sur la pureté, l’esquisse, l’égarement, l’étrangeté des lieux. Vers l'abandon sur la beauté qui s’évade, juste effleurer les paysages admirés, les fêtes alanguies chez les Princes, les calèches, les rendez-vous amoureux d'une femme inaltérable, les décors inébranlables. Juste s'arrêter sur les écueils, les attentes, les trébuchements d'un regard d'où le silence celui d’un arbre dont la cime entière est à la recherche immobile d'un effleurement s'attache à l’inconscience du mystère... Le plaisir, de seulement se détacher. Se suspendre sur la proximité de l’écoute, ce grand écart du vacillement de cet amour à peine perceptible.. Il savait l’aimer depuis longtemps. Mais cela n’avait pas d’importance... À cet endroit, j'appréhendais les 60 minutes de fin d'un TOP CHRONO. C.R LE 25 JANVIER 2018
LES STRATES D'UN SEUL SILENCE
Se traversent sur LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU de Marcel Proust. Il est cet élan d'amour adressé. Par la voix de Véronique Aubouix. L'humble serviteur d'histoires gravées en elle, bouleverse ce qu'il reste encore à entendre, car ces lieux pourraient s'effacer. Jusqu'à apprivoiser la grâce. D'une instance in essentielle et transmissible de se perdre. Par cet INVENTAIRE, l'on peut se souvenir d'une trace discrète, d'une page qui se serait glissée, comme échappée. De ce territoire, à la charnière de l'écrit. D'elle et lui, témoigne de mêler la fiction inspirée de personnages dont l'intrigue se tissent pour constituer ce récit d'une vie. Il y a le baiser de la mère, qui enlace sa mémoire et qui le laisse éveiller, car Monsieur Swann fascinant et dangereux s'éternise au salon. Devrais-je perdre alors toute innocence. Toute lucidité sur l'existence. Sur cette attente. D'une perte, celle de la mère. Il y a l'odeur indélicate du vernis de l'escalier qui monte à ma chambre... Entremêlé de Vétiver. Il y a ces lieux qui révèlent, les secrets de l'enfance à Bolbeck. L'odeur et la tasse de thé de Tante Léonie à Combray. L'ivresse dilettante et fascinée des salons mondains et Aristocratiques. Cette incertitude et ce vide de l'existence inspirée et animée par les longues promenades emprunté sur le chemin de Guermantes et l'effraction de bifurquer vers le chemin de Swann. D'une perte à l'autre, l'écrit semble aussi dire l'impossibilité plurielle qui met l'accent sur des sensations, des identités par touches éparses qui fuîtes sur l'effacement. Qui l'étreint. Lui. En résonance avec la vie. Avec l'échappée du désir, de recevoir le baiser d'Albertine allongée sur son lit, il tente de s'inventer, comme il invite ses héros, face à son œuvre, face à ses doutes. D'esquisser ainsi un lien ténu. De rendre compte de ce lien, d'une caresse, d'un transfuge aussi incertain et troublé empêché de toute approche. Ainsi Proust perce l'illusion d'oublier l'existence d'une errance amoureuse impossible à atteindre en effleurant l'escale d'un horizon échoué sur la dernière phrase de ce récit qui pourrait être, Marcel Proust n'a cessé d'inscrire les strates fragmentées de son silence, sans le rompre, sans virgule tel une page repliée et impossible à transmettre d'un seul tenant. C'est un rendez-vous POUR UNE TENTATIVE DE RÉSUMER PROUST ET LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU en 1 heure le 14 Décembre 2017. À la Maison de la poésie. Pour Véronique Aubouy. Camille Rochwerg le 9 Novembre 2017
PSAUMES à la BNF par Véronique Aubouy
PSAUMES à la BNF par Véronique Aubouy
La recherche du temps perdu de Marcel Proust pourrait commencer par une dernière page. "Il y a une chambre à Combray" C'est un point fixe de ce temps de " lire en soi" Elle, Véronique Aubouy laisse en dépôt en une heure des fragments de cette recherche à l'odeur de Vétiver. Un Parfum qui l'un supporte. Lui, Marcel, attentif à tous les bruits de salon qui circulent, au désir impénétrable de rester troubler par la bourgeoisie si indélébile. Là où les limites s'estompent sur l'horizon. Cette zone de l'insularité À l'ombre des jeunes filles en fleurs et Du côté de Guermantes, porte le rivage des mots de Sodome. L'ouverture du bal s'est entrouvert chez Swan. Sur les plaisirs d'indifférence. Il l’évite et s'incruste sur les possibilités troublantes. De caresser les rêves et de saisir l'opportunité de tracer une frontière. Entrouverte "sur la plage ardente" des désirs s'infiltrant sur la vie. Marcel suggère qu'il faut rester attentif aux bruits des arbres et des ombres portées jusqu'à trouver un espace blanc d'où l'on pourrait voir ses personnages se dédoubler par l'ombre qui bouge sur le mur de La BNF. Ou tout brûle de ce déferlement des mots. La nuit ne le quittant plus... Une caresse suspendue des lèvres d'Albertine l'invite à recevoir l'indéfinissable pénétration tant attendue... Illusion d'être touché ce qu'il resterait peut-être de l'existence, c'est la traversée des âmes écartées d'un bruissement final. De recevoir, cette longue phrase de la Nuit d'une profondeur abyssale. Le temps retrouvé dévisage et intercepte l'itinérance d'enfreindre l'équinoxe d'une solitude, et d'un sol immobile qui s'écarterait de cet instant de la mort. Dépeuplant la chambre vide de son reflet. CR Le 23 MAI 2017


ATELIER CASTING, 
SESSION #1 PERFORMANCE DE VÉRONIQUE AUBOUY. 
UNE FRESQUE de mots s'effaçant s'est glissée sur LE CASTING de Je suis Annemarie Schwarzenbach. Véronique Aubouy enserre L'INTRO DE SIGNES ENTRECOUPÉS PAR LA LECTURE À DEUX VOIX. A DEUX GESTES... Par fragments Autour/ Vers/ Sur/ Séparé/ De/ L'entre/Deux rives/D'elle. Et sur l'ombre des murs, le vrai du faux visite le reflet porté à la lumière d'une illusion et d'une particule de sa vie... Et de ces instants suspendus. S'installent l'éveil d'un entrelacs de Corps à Corps. De bouches muettes à peine un filet de mots fragiles. Nous laissant éveillés en atteinte d'être touchés par cette absence si insolente. Puis s'égrène de ces présences la visite nocturne de ses écrits. " On m'a fait le cadeau d'une terrible liberté " "J'aime la vitesse parce qu'elle me coupe de l'errance" Reste l'immobilité immobile De l'empreinte/ De l'arrêt/ D'une allure/ D'une posture/. Quelque part, là très loin... La mémoire se substitue sur ce visage foudroyé pour laisser place à l'intimité d'une renaissance. Ma main droite ignore ma main gauche... Elle écrit " Que tu m'aimes à me regarder/ Que tu m'aides à me regarder" La confusion du son s'étreint sur les pierres pour s'engloutir. Dans les espacements du vide. Reste la caresse et l'impureté du modèle. Sur l'effraction des pudeurs. Passagères d'une appartenance à un destin. Camille ROCHWERG le 11 Mai 2016 Maison de la Poésie - Scène littéraire. Je suis Annemarie Schwarzenbach avec Anna Gaïotti Zoë Besmond de Senneville & Charlotte Victoire
ATELIER CASTING, ANNEMARIE SCHWARZENBACH 
SESSION #1 PERFORMANCE DE VÉRONIQUE AUBOUY. 
UNE FRESQUE de mots s'effaçant s'est glissée sur LE CASTING de Je suis Annemarie Schwarzenbach. Véronique Aubouy enserre L'INTRO DE SIGNES ENTRECOUPÉS PAR LA LECTURE À DEUX VOIX. A DEUX GESTES... Par fragments Autour/ Vers/ Sur/ Séparé/ De/ L'entre/Deux rives/D'elle. Et sur l'ombre des murs, le vrai du faux visite le reflet porté à la lumière d'une illusion et d'une particule de sa vie... Et de ces instants suspendus. S'installent l'éveil d'un entrelacs de Corps à Corps. De bouches muettes à peine un filet de mots fragiles. Nous laissant éveillés en atteinte d'être touchés par cette absence si insolente. Puis s'égrène de ces présences la visite nocturne de ses écrits. " On m'a fait le cadeau d'une terrible liberté " "J'aime la vitesse parce qu'elle me coupe de l'errance" Reste l'immobilité immobile De l'empreinte/ De l'arrêt/ D'une allure/ D'une posture/. Quelque part, là très loin... La mémoire se substitue sur ce visage foudroyé pour laisser place à l'intimité d'une renaissance. Ma main droite ignore ma main gauche... Elle écrit " Que tu m'aimes à me regarder/ Que tu m'aides à me regarder" La confusion du son s'étreint sur les pierres pour s'engloutir. Dans les espacements du vide. Reste la caresse et l'impureté du modèle. Sur l'effraction des pudeurs. Passagères d'une appartenance à un destin. Camille ROCHWERG le 11 Mai 2016 Maison de la Poésie - Scène littéraire. Je suis Annemarie Schwarzenbach avec Anna Gaïotti Zoë Besmond de Senneville & Charlotte Victoire
PASSIONS FÊLÉES
PASSIONS FÊLÉES
On reparlera de ce cinéma lumière d'une déchirure. Et d'une vigueur furtive comme le citerait Noël Herpe. D'un possible extrait de son "Journal en Ruines" et d'un accord désaccordé de toutes vicissitudes. L'adolescence. Ce renversement et cette folie de naitre de sa vie comme elle l'avait menée, en esprit libre et indépendant, diffractée ou morcelée. Cette chute à vélo décisive d'un hymne virtuel immortel pour AnnneMarie Schwarzenbach. Ce sont ces mots qui portent atteinte à cet état transgressif ou les corps se dévoilent, les barrières se désagrègent. La loi du genre en explore le miroir extravagant, reprend son souffle sous l'œil de Véronique Aubouy. Ce qui génère une respiration essentielle tragique. Le déverrouillage des clichés d'une "mer(e) morte " usurpés comme un incident de séance. Casting de Femmes, exils exposés à la distinction suprême au bord des mondes de célébrer sous l'œil de la caméra une danse de lumière. L'une ayant sombré à l'aube des années 1942 et l'autre d'elles s'est laissé dériver sous l'inspire d'un silence désirable. Esclave d'une puberté fauve et sauvage brossée par de sombres pulsions, où se révèle la démystification des émotions de l'enfance à l'ingérence et l'effroi du corps défait qui se dépose au bord de la page. Ivre de vitalité, d'instants par instants... Il y a ce qui reste de ce visage devenu célèbre qui porte le parfum d'un bruit plus obscur comme le soleil tardif impressionnant la pellicule d'exposer les limites d'une disparition. Révélée. Véronique Aubouy réitère une autre réécriture improvisée, improbable d'où s'édifient les interdits, les normes, les libertés, les dépendances imperméables qui exultent. AnneMarie Schwarzenbach, défraye cette chronique vers ce sujet fascinant, de rupture et d'éducation qui ont aveuglé les limites d'un siècle. Où l'insulte et la pudeur percent les secrets de ce garçon dont la présence circule, brouille les pistes du désir pour en rester le Maitre. Maître de son destin. Maitre de sa destinée. Il, elles émergent, inviter à se fondre, ils interpellent l'identité complexe d'une relation personnelle à l'œuvre. S'inventer de s'effacer. S'offrir à l'impureté du modèle laissant le spectateur visiter le trompe l'œil et l'escale d'un voyage libérée, la traversée des blessures, l'impuissance des étouffements et le détournement anéanti d'une vie. Ce film s'attache à échapper à la morsure du temps, pour se laisser foudroyer par les fantasmes sans jamais s'extraire d'expérimenter cette conscience tout humaine. D'une autre vibration intime attachée aux fêlures de passions fêlées. Camille Rochwerg le 27 Avril 2015 Avec Valentin Jean, Stephen Loye, Marion Ducamp, Pauline Leprince, Julia Perazzini, Nina Langensand, Mégane Férrat 
JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH 
UN FILM DE VÉRONIQUE AUBOUY
ENFIN LIBRES D'UN SUSPENS
La porte s'ouvre la lecture reprend. Elles parleront de l'écriture, du voyage, de l'amour, de la drogue, de la photographie, et de la politique. Véronique Aubouy poursuit son Casting à la librairie Colette. Elle interpelle ses trois femmes qui représentent AnneMarie Schwarzenbach. AnneMarie est une écrivaine, journaliste et aventurière suisse. Photographe née le 23 mai 1908 à Zurich. À l'écart de cette étoile marquée par une focalisation intense sur les états intérieurs, les émotions les plus profondes et l'in-distinction d'une marginalité offerte, publique et cachée. Une escale instable de l'exil à l'insignifiance de l'oubli s'aventure sur ce Casting improvisé d'entre les murs. Elles chuchotent, restent lointaines devant l'objectif absent. Un casting rend le corps fragilisé. Imperméable. Fragile. Elles sont immobiles et la précision des attitudes du geste se précisent quelques photos singulières décryptent leurs propres vies au travers de l'univers si altérable de l'autre dissemblable. L'une de l'autre dit "les lendemains de l'amour ce n'est pas un risque". "Les lendemains ne sont pas désenchantés. L'écriture des corps se faufile échappe au contrôle devient un vertige puissant". "Et puis la drogue à recouvert l'écriture". La peur de l'anéantissement parsème les écrits, l'acte même de vivre. Intensément. L'autre d'elle intervient sur le mot sincérité "je suis sincère quand je joue, je souffle sur des limites". Une tentative possible. D'être. Cette tentative laisse filtrer "La honte d'être". De l'autre... L'on peut entendre les confidences se murmurer. Entre elles, l'immensité d'AnneMarie éclaircit ces ondes d'orages, d'une mort subite si proche de la vie in-séparée d'elle. D'elles-mêmes. Quelques phrases d'un livre comme une fugue sillonnent le reflet d'une peur sur des lèvres recommencées. "Envie d'un livre qui ne parle de rien". Plus loin sur l'identité de la mère, l'on comprend que celle-ci était si loin d'elle ou si proche d'une fuite, d'un amour étouffé " Et pourtant, la vie de ces femmes m'étaient devenus familières". Il est 19h, les livres glissent sur leurs étagères. La porte s'en trouve la caisse enregistreuse clignote, sur l'échancrure d'une solitude... Il reste ces images de femmes penchées vers leurs existences. Qui les portent à devenir le désir de l'autre. Inaccompli. Une fascination derrière un miroir qui paralyse "comme une chape de plomb". Suivis de moments Enfin libres d'un suspens. La caméra, le déclic photographique ont effacé le soupçon d'une renaissance. Les attitudes, les failles incarnent juste cet instant qui passe, cette exaltation de l'excès. Juste ce temps d’un instant précis. Détourer la vie. Hier soir à la librairie de Colette, j'y ai rencontré le fantôme illuminé de JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH. Porté en lecture par Véronique Aubouy. Et ses passagères d'un Non Silence presque de Printemps. Et je m'y suis arrêtée. Et dans ce désir de toucher à cette éventaire. Une longue phrase s’incline à graver l’incendie de ces quelques titres. Dans "La Vallée heureuse" de "L'Orients et des exils" S'écarte "La terre des promesses ? " Le Refuge des cimes " et "La Quête du réel" pour la traversée " D'un monde en monde ". Titres empruntés à ANNEMARIE SCHWARZENBACH. Camille Rochwerg le 26 Avril 2015 Avec Pauline Leprince, Vanessa Larré et Laure Pourageaud 
ivressecran@sfr.fr