JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

19/12/2012

Presse Théatre Danse AgendAvenir Hiver 2013 Par Camille Rochwerg

AGENDAVENIR

HIVER 2013

J'AI SEULEMENT PARMI LES HOMMES UN REGARD QUI DÉVIE

JE PEUX LAISSER LA TRACE DU DOUTE DEVENIR UNE QUALITÉ
MAISON DES MÉTALLOS
SORTIR DU CORPS DU 20 MARS AU 31 MARS



FESTIVAL DU FILM DE FEMMES
FORUM DES IMAGES

FESTIVAL DANSE WALLONIE BRUXELLES

EMMANUEL EGGERMONT ET KEVIN TRAPPENIERS
CHANTIER LE 8 FÉVRIER A 16H
La chute d'un corps démesuré. L'érosion et la distance du secret. La perception d'une brusque variation. La réversibilité et l'imprévisible.  L'exactitude et l'effleurement d'une distance. L'extimité et l'impermanence. La fragilité qui touche a la grâce L’horizontalité et l'espace rétrécit. La contraction et l'immédiateté. L'art d'un état suprême du temps. La dissimulation et la disparition, Le privilège du regard et la sacralité. L'armure d'une voix silencieuse ou Le corps est une voix parlée. L'idée d'une apostrophe qui reste en suspend. L’excellence d'une noblesse et la sacralité d'un mouvement. C.Rochwerg EMMANUEL EGGERMONT  Interprétation : Oscar Lozano, Jihyé Jung, Emmanuel Eggermont Photographie : Jihyé Jung  Lumières : Paul Zandbel
R. & J. TRAGEDY » MC 93 jusqu'au 29 janvier 2013
UN AUTRE VISAGE FRAGMENTÉ À NE PAS FAIRE DISPARAÎTRE DE L'INTELLIGENCE… 
SERAIT-CE UN DÉSIR ASSASSINÉ ? 
Jean Michel Rabeux tourne ici les pages d'une tragédie très personnelle. D'un Roméo et Juliette peu ineffaçable d'un autre siècle. Et loin d'une fresque désenchantée si proche d'une écriture relatant le simulacre de cette histoire d'amour tragique. Au spectateur de laisser voir et d'entendre ces émanations d'un passé si intime mêlant par la digression d'une représentation le temps vrai ou faux de l'amour… La haine et la force désespérée des trahisons. L'église et son empreinte fourbe et hypocrite des mensonges. Son épigraphe fardée de plumes et d'argent pailleté. De cette incursion d'un texte écrit sur une partition murmurée d'un chant d'opéra parlé. Une désinvolture violente et salutaire emprunté d'ors et d'apparats signe cette oeuvre du théâtre shakespearien. Inscrivant l’espoir d'une désaffectation brutale de confronter l'ordre des valeurs. Là où l'enjeu des comédiens chanteurs oeuvrent comme un funambule heurtant la trajectoire des cintres de lumière et des prisons ensorcelées. La représentation saturée, exaltée par la malice et la mystification du désir. Trace la nécessité ironique d'une simple jouissance effaçant d'un seul baiser comme un éclair fulgurant une scène ouverte percutant l'enfer. Ainsi s'écrit la puissance et l'impuissance des pouvoirs frappés par le revers d'un défi sans défaillance. Serait-ce un désir assassiné ? Grâce à cette illusion à corps perdu. La cire rouge d'un sceau illustrant l'effacement tenace… Ce drame s’invente sous nos yeux soulignant avec soin l'illustre et secrète espérance en suspension : que cette sombre et merveilleuse tragédie soit le réceptacle urgent d'un autre visage fragmenté à ne pas faire disparaître de l'intelligence. C.R Janvier 2013 Drame écrit et mis en scène par Jean-Michel Rabeux d'après "Roméo et Juliette" de William Shakespeare, avec Hubertus Biermann, Sylvain Dieuaide, Vanasay Khamphommala, Nicolas Martel, Marc Mérigot, Vimala Pons et Laure Wolf.

LE REFLET D'UNE RÊVERIE PARTAGÉE
CLAUDIA TRIOZZI si indélébile, si imprévisible porte un regard sur les objets familiers détournés de son lieu et contexte habituel. Pour franchir une variation de l'invisibilité si écartée de toutes œuvres. Digne d'un opéra baroque de silence, fragmenté de dialogues invités, hors du monde entre l'illusion d'un songe pivotant sur l'interligne de reflets éphémères. C.R
MIROIRS DE LARMES
SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE
Les chiens de Navarre larguent les amarres et s'engagent sur l'outrage de ces lieux essartés, où la proximité de la folie tentent d'établir une approche et une mise en abîme des corps exposés face a cette utopie sociale.
Ils lèvent l'ancre et portent leurs dernières créations « Quand je pense qu'on va vieillir ensemble» allant du cabinet des merveilles injecter par la magie qui s'abandonnent à livrer cette blessure des visages dont ils savent que l'histoire peut s'arrêter jusqu'à disparaître... De la jouissance jusqu'au meurtre.
Les personnages sont enchâssées dans cet étrange voyage ou l'écho des amours dissemblables vacille et vient dialoguer avec cette flagrance et cette partition de l'ombre qui laisse un sillage ondulant entre l'enfer et l'écrin d'un texte au toucher sensible.
Célébrant la puissance de quelques mémoires d'artifice et de vies effacées. Partant de l'écriture d'une fiction, ils nous propulsent dans un monde apocalyptique où flotte le précipice de l'amour. Cette allure folle de l'amour de révolte en apparence superficielle, de réticence et d'humour ; Duras parlerait de la distance d'écrire, elle insisterait sur l'insolente distance inavouée de l'amour.
Copi inventerait l'espace de la rencontre irréversible de quelques êtres exaltés de leurs destins éphémères. Et Deleuze éclairerait de son alphabet la lettre D- pour interpeller les Disparités, la Dichotomie entre la cible et l’irrévérence des plus spectaculaires,
Les chiens de Navarre s'investissent sur ce terrain vague d'une scène au pied du béton, détournant l'ordinaire des lieux en y installant l'insolite. Odeur de fin de terre humide, archipel d'un désert épars mu, par l'entrée théâtrale d’hôtes très distinctifs, qui portent une liberté pétillante entre zapping perpétuel, émergence du virtuel, extravagance scellée, illusion hypertrophiée du désir; De ce laboratoire expérimental qui pourrait s'effondrer comme une architecture de carton-pâte. Sous le flot de paroles d'amours bruisse cette trace fulgurante du corps de la disparition, nous parleraient-ils de la mort ? le raffinement du « coefficient du bonheur » survit au miroir de l'âme. Une langueur sur les lèvres effacent ces visages ensevelis restés éblouis par cette SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE  « Je peux seulement vous dire que j'ai envie que nous nous aimions » H.Guibert. Camille Rochwerg Mars 2013 Festival Ardanthe soit-il!
COLLECTIF LES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse Avec : Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Laskar, Thomas Scimeca, Anne- Elodie Sorlin, Maxence Tual, Jean-Luc Vincent (distribution en cours) Création lumière et régie générale : Vincent Millet Création et régie son : Isabelle Fuchs Régie plateau : Yvon Julou
PARURE D'ÉVIDENCE ARDANTHE
BEL DE NUIT. Sous le vernis... Osez l'interférence.
JOSÉ ALFAROBA surfe depuis 15 ans sur une scène captivante qui traverse de l'hiver au printemps. L'icône d'un festival ARDANTHE s'égraine avec les disparités et l'ascension escarpée progressive de vrais moments de grâce. Ce savant mélange de luxe avec lequel, il signe les projets comme un vaste territoire consacré à l'autel d'une scène qui frissonne sur son passage teintée d'équivoque.
ARDANTHE s'ouvre hurle et brûle sous les faisceaux de la nuit, tel une « Saison en enfer. » sollicitant avec exception un programme divers qui le conduit à dévoiler par effraction le créateur d'un cercle sacré si fébrile qu'il a créer.
Garant d'un spectre éclectique du glamour sur ligné et précurseur du divin de l'hybride et de l'ambiguïté. Qui s'interfèrent avec l'audace, l'imprudence, l'intrépidité, l'ardeur, la beauté, le contraste, l'élan, le choix décalé d'un regard, consacré particulièrement à l'éventaire d'un répertoire de la danse.
Il est ce séducteur essentiel qui vous invite à danser sur une valse impromptue, dessinant une épure céleste.
Il est ce charme d'une ligne esquissée de son sourire cabotinant avec plaisir.
Il est cet homme des coïncidences intemporel qui tente en coulisses d'inscrire ces évasions intimes.
Essentiellement insoumis, qui frôle du bout de cette arche si immobile, Tel un équilibriste secoué par le pouvoir de se renouveler en permanence.
C'est un spectre infiniment subtil qui résiste aux privilèges.
C'est un faste qui flirte avec certains rêves inavoués d'espoirs offerts inassouvis dissimulés.
C'est l'étoile scintillante d'un diamant tenu loin des yeux pour être en sécurité.
C'est une expiration des contrastes.
C'est s'affranchir de résister au clinquant pour laisser vivre l'éblouissement subversif.
C'est un répertoire remarquable sans réticence déraisonnable.
C'est un éloge sans révolte, s'agrippant sans détour sur une consonance d'un équilibre précaire.
C'est un rêveur du monde actuel et qui se dévoile sous les risques d'un passeur.
C'est une ombre intemporelle qui ne peut signer tous les projets et qui s'éclipse par nécessité. 
C'est une atteinte à l'excentricité invulnérable et subtile.
C'est un jardin émaillé troublant qui batifole avec le mystère.
C'est un prince d'une fin d'avril d'élégance, tel est son charme secret enseveli sous « 35000 paillettes » vacillant sur le seuil d'une réussite de cet impromptu AVENIR Ardanthe 2014. Il reste a souligner le soutien d'une équipe D'ÉVIDANSE. Camille Rochwerg Mars 2013
UNE DOUCE IMPRUDENCE » 
Poème chorégraphique 
Eric Lamoureux et Thierry Thieû Niang
SUSPENSION D'ILS...
SERTIE D'UNE GRÂCE D'IMPRUDENCE
Thierry Niang vagabonde sur l'art de s'initier au silence des mots. Éric Lamoureux s'interfère entre la halte de s'y arrêter et l'intervalle d'une infraction. D'une destinée. Selon un rituel ou l'essoufflement du regard inscrit l'illusion de territoires visuels de ce qu'ils ne peuvent plus appeler séparément un trajet. Mais l'imper et passe d'un souffle de jouissance. La musique à cette élégance, d'évoquer leurs mémoires effacées. Au plus près de cette atteinte inexplorée, d'un corps à corps qui les retient à se tenir là. Dans cette traversée, d'un transfert, d'une échappée, d'un risque inachevé qui rompt les espaces censurés. Pour s'affranchir de l'inépuisable exploration sans limite, d'où résonne, ce qui reste vivant, chancelant. Éperdument. Avant de se lier, de se défaire.
Et les mots se faufilent prennent place au coin d'un regard s'épanchent fragiles, imposant le vertige d'un silence qui les unit. Laissant le sol basculé, inerte étroitement mêlé au rêve de se surprendre sans se perdre. Infiniment plus libre. Plus loin, sur le point exact de rupture. Entre l'éclipse et cette limite insaisissable si évidente de l'éternelle passage de l'un à l'autre frappé de cette errance solitaire.
Camille Rochwerg Février 2013 Festival Ardanthe « UNE DOUCE IMPRUDENCE » Poème chorégraphique de et par Eric Lamoureux et Thierry Thieû Niang Avec l’accompagnement de Héla Fattoumi
DE L'OEUVRE AU NOIR GLISSANTE 
A L'EFFRACTION D'UN SEUL DÉMULTIPLIÉ
«35000 GRAMMES DE PAILLETTES EN FIN DE JOURNÉE ».
C'ÉTAIT LE TEMPS OÙ L'ON JOUAIT DE L'ÉBLOUISSEMENT
Sur une nudité de paillettes et de corps scandé, éclaté, complice, de tracer sur cette arène immense le déracinement, le soulèvement de l'élégance, ravissant la conscience des fissures.
MICHAËL ALLIBERT écarte les passages d'élans et de lenteur isolée aussi subit que les méandres d'une liberté provisoire. Éveillant une indépendance libérée, laissant virevolter les acquis du corps dansé si vulnérable. Serait-il réellement fidèle du culte de la séduction à l'indifférence comme le citait « Hölderlin dans « l'habitation de l'être et l'être habité - Nous ne sommes rien. De ce que nous cherchons » Là s'inscrit l'adversité du temps Joseph Beuys l'écrivait ainsi « Je n'appartiens plus à l'art - Créant l'exigence d'un concept de sculpture sociale et politique » Stylite scénique, Michaël Allibert danse sur l'inadvertance de... Ravagé ces corps épanouis de l'oubli des sens. Conférant à son apparence l'inattendu d'une indécence érotique. La trace inaltérable in-touchée. L'éblouissement du plus grand des pouvoirs. Camille Rochwerg Février 2013
«35000 GRAMMES DE PAILLETTES EN FIN DE JOURNÉE »
Conception et interprétation : Michaël Allibert 
Assistanat : Sandra Rivière.
CHANTIER DE EMMANUEL EGGERMONT
PRÉSERVÉS D'EUX-MÊMES DU LUXE ET DU SENS...
Prêt a l'envol néanmoins figé, la dernière création en chantier de EMMANUEL EGGERMONT témoigne de l'émergence symbolique de sa présence d'un maitre séant de ces lieux. Les interprètent interpellent le vertige des corps, la fragilité des incertitudes, l'incandescence d'instants écoulés, l'effleurement de gestes suspendus, le désordre séduisant, dévasté par la beauté. Immobiles. Enclavés par la fuite, limpide, inévitable, dérobés par de magnifiques espaces écartés de vies égarés qui rejoignent la signature d'un virtuose. L'insolence des corps percent des attentes flottantes. D'où émergent, l'adversité en mémoire d'une oeuvre alertée du désir. Guettant le fléchissement, l'inachèvement définitif. Une voix s'érige, l'invitation au voyage dansé en public interfère là l'horizon d'une expérience. Warum, cette chanson mystifiée porte cette effraction d'aimer, conjurant les pas glissants des spectateurs princiers vers un corps découvrant juste l'illusion d'un SACRE. Du moindre bruit vers l'ombre écrasée de lumières. Nous nous approprions ces instants dévoilés pour saisir l'audace d'orienter ce regard a l'aide de signes détournés, amorcés nous accueillant vers d'autres tentatives d'approches. Ressentir, le geste inassouvi disparu éphémère laissant flotter quelques fractions d'images à peine disparues. Rester enivrer de la vitesse, des arrêts aléatoires, autant d’abîmes à laisser resurgir ce regard effrayé par l'issue fatale d'une faille s'égarant. Préservés d'eux-mêmes du luxe et du sens... Prière de ne pas se laisser disjoindre par les murmures et les applaudissements sur le sens de l'art. RIDEAU. Camille Rochwerg Février 2013
VORSPIEL OPUS 1 CHANTIER
Chorégraphie : Emmanuel Eggermont
Interprétation : Jihyé Jung, Emmanuel Eggermont
Invités musicaux : Mathieu Jedrazak, (distribution en cours)
Scénographie : Emmanuel Eggermont
Assistant Musical : Mathieu Jedrazak
Architecte : Germain Pluvinage
Photographie : Jihyé Jung
Programmé par TEMPS FORT - FOCUS L'L - Lieu de recherche et d'accompagnement pour la jeune création dans le cadre du FESTIVAL ARDANTHE
BENJAMIN PORÉE MATTHIEU DESSERTINE 
CHARLOTTE VAN BERSSELES BAPTISTE CHABAUTY
TRAVERSER LE NOIR
ET S'ÉTREINDRE SUR CETTE MULTIPLICITÉ INTIME JUSTE ÉCLAIRÉE 
«  D'UNE SAISON EN ENFER » 
Juste avant la nuit, juste sous l'éclat d'inscrire une prière serti de feu. Pulsé de ces écrits trempés de sexualité de grandeur de fougue et avide d'un recommencement. Benjamin PORÉE signe dans le secret de l'immanence l'écho d'un NOIR RIMBAUD. «IL FIXAIT LES VERTIGES ET SOULIGNAIT LES SILENCES» le tracé d’un rivage, la perte des distances, l’imprévisible, l’affluence perturbée de vivre, l’afflux, le flot et l’enjeu de sortir des frontières. L’abondance furtive d’inscrire un événement sidéral ponctué de fragments de mots. Reconnaître la matière même du timbre de voix dans le noir, c’est là que se nomme l’émerveillement de la parole qui se rétracte, se protège, s’efface par ce désordre bouleversant de révolte d’une tendresse inattendue où la quête du chaos, et cette présence d’une blessure, d'un creux, d'un souffle d'un ancrage par sa qualité ouverte respire. Jusqu'à trouver la rareté de l'insolence intacte et c’est sur ce dévoilement de l’ombre et de ce surprenant envol « Ni joyaux d’amour ni de jeunesse, ni de rien d’autre » que s'élève cet hommage à RIMBAUD interpréter par Matthieu Dessertine. Où Le noir érige le frémissement de L'INDICIBLE ÉVENTAIRE de grâces enchevêtrés et de traces hérissantes contrariées. Qui interfère l’entaille de ce texte sacrée vers le surgissement d’un rituel et d'une échancrure « D'AMOUR ».
Ainsi s'avance, ce « SUBLIME OÙ RIEN » qui n'est pas sans évoquer la manière dont certains films de puissances et de traversées. Me rappelle cette course folle dans «  La baie des anges » de Jacques Demy. On assiste sans se disjoindre d’un écart. A ce détour qui laisse apparaître l'un des-sens – l'impudeur, Pour léviter et... Laisser effleurer cette fulgurance, d’un autre sillage que l’imparfait des mots. Juste éclairée la rencontre d’une chambre de larmes d’amour. C’est peut-être ce qui se perçoit aux abords de la nuit, BENJAMIN PORÉE dans l'interstice de la représentation TRAVERSERAIT-T 'IL le souvenir d'un grand auteur et metteur en scène disparu... Dans ce « Corps du délit » de DIDIER GEORGES GABILY « Tout tremble... Il y a seulement la nécessité des chose vivantes... Car c'est mon amour qui fait silence. Et je lève les yeux, et je sais maintenant que je n'ai nul besoin d'un mur face à moi, ni d'un miroir face à moi. Il y a un clos où poussent miraculeusement quelques roses que je vois battre au vent quand je lève les yeux. Et derrière le clos et les rosiers... Un autre haut mur. C'est une transparence. Car au-dessus de ce haut mur, je vois le ciel, un petit bout de ciel changeant. Je me dis. Écris pour le ciel changeant » D.G.Gabily ; Camille Rochwerg Février 2013
A propos de BENJAMIN PORÉE s'invite À ARTDANTHE
UNE SAISON EN ENFER ARTHUR RIMBAUD BENJAMIN PORÉE – MATTHIEU DESSERTINE
SUBLIME OU RIEN BENJAMIN PORÉE CHARLOTTE VAN BERVESSELES – BAPTISTE CHABAUTY
FOUTRAGE, OUTRAGE D'UN TROUBLE AU NOIR DÉSENCHANTÉ
Que dire de l'instabilité des choses humaines,
Du fantasme, de l'espoir a conjuguer au plus que "parfait"
Que dire de la crainte affectée. Que dire de la vraisemblance de l'origine de l'âme de l'amour et des désillusions. Que dire de ces yeux fermés. Sur la vie, sauf s'il s'agit d'une fiction. Que dire de ses gestes dramatisés a l'excès. Que dire de ce que l'exactitude de vivre sublimerait, de la ferveur à la violence. N'ayant de cesse que de se prêter au miroir des enjeux de l'image et pour l'un et pour l'autre. Sans apparence enfin. Cela ressemblerait a ce champs d'expériences et de forces. A l'enclos de l'enfance.... Où l'atteinte en coulisse se signe d'apparaitre.
Je suis, J'erre, Je transporte, celui que je crois être porteur hors norme qui touche révèle l'inexplicable bateleur d'une solitude en piste... Irrégulière et inachevée. C.R
A propos de Matériau-X.... Avec Nicolas Guimbart et Mari-Mai Cathy Corbel
SUR LA RIVE D'UNE VIE D'EN FACE
THÉÂTRE DE LA BASTILLE "LOST REPLAY"
GÉRARD WATKINS JUSQU'AU 3 FÉVRIER 2013 
SUR LA RIVE D'UNE VIE D'EN FACE
Ils semblent rêver. Sous les lustres d'un sous-sol à l’arrêt sur la rive d'une vie d’en face. L'élégance d'une vie à peine inscrite en double spectre d'ombre. Comme l’effigie paraît dessiner le versant d'une illusion incertaine… Entre les mots qui s'effacent de leurs bouches. Qui n'arrivent pas à jaillir. A franchir l'illusion d'une parole ... Il n'y a pas de silence de leur attente… Atteints par l'inaccessible. Écart de leurs vies au gré d’un vent imperceptible. Indéfinissable. Une vie pour laquelle il suffirait de trouver l'abri d'une apparence. D'où l'on ne peut s’empêcher de donner un nom, un sens, une essence plus proche de cette intimité. A partir de rien quelque chose semble s'inscrire là... Éperdus... Quelque chose de ces riens qui deviennent presque. Réflexions inutiles suspendus dans l’atmosphère. Comme un mouvement imperceptible et inexprimable ferait disparaître leurs peurs d'aimer. Jusqu'à se reconnaître... Laisser exister cette rencontre laisser jaillir, filtrer, déborder, ruisseler l'inexistence d'un regard au dessus de la multitude. Pour laisser naître, émerger l'ineffable présences des anges si opportuns, si propices à toucher du bout des lèvres. Ce bonheur si singulier du DIRE le crépusculaire renversement du désir avant de disparaître. C.R Janvier 2013 A propos de « Lost » de Gérard Watkins Avec Nathalie Richard, Fabien Orcier , Anne Alvaro , Gaël Baron , Antoine Matthieu
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ DU 12 AU 30 JUIN 2013
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ" ENFIN ICI ON RESPIRE " FRANCHIR L'art fétichiste A REBOURS DE PIERRE MOLINIER sur une lointaine photo qui s'incarne dans un filet de voix a résilles. Déguisé comme un cadavre exquis de 5 minutes éperdu de VIVRE. C'EST ACCEPTER d'entrer dans cette façon si particulière de REGARDER UNE TRANSVERSALITÉ DES CORPS ET DES JOUISSANCES SUR CETTE INCAPACITÉ MORTELLE DE DIRE. DE JOUIR. DE PÉNÉTRER. Comme le cite Pierre Guyotat dans son livre VIVRE " L'écriture est la seule surface vivante sur quoi aimer sans violer. " Je m'y suis, enfant, couché. Comme en la partie du dessous d'un linceul à travers quoi occiput, épaules, dos, chairs protectrices de l'anus, toute chair, viol prenait le frais de l'histoire " L'infini Denoel 1984 Répertoire institutionnel de Pierre Molinier VOUS AVEZ VU MES JAMBES cette altitude cette allure cette attitude cet aspect cet aplomb ces postures d'être et de se perdre. ET MES BAS RÉSILLES Licencieux, lascif d'être indécent d'être. MA BOUCHE Beauté, d'imperfection de défectuosité de vice de supplice affecté d'être à-peu-près vivant respirant d'être. MON SEXE Discipliné asservit soumis dompté dressé d'être. MON CORPS SOURCE DE SCIENCE D'être en naissance divine de filiation, du désir de créer, de reproduire de générer de naître. PHALLUS Jugé substitut d'être jugé empalé vif d'être. ACCESSOIRES MIROIRS Versatile précarité et précellence prédominance d'être. REVOLVER Obligation d'exigence et nécessité d'être en démission d'être. MA RÉVÉRENCE Qui sait si ce mouvement de ré-création de là... Constitue véritablement un substitut divin à la recherche de son origine. C'est alors que le récit bascule, pour raconter l'histoire d'un Destin pervers d'être fatal- fatalement votre. MAGISTRAL Pierre Maillet défie cet Hommage illuminé à l'auteur, metteur en scène et acteur mort en 1976. CAMILLE ROCHWERG oct 04 THÉÂTRE DE LA BASTILLE Photographies Pierre Molinier Voix Pierre Maillet



L'IRRÉVÉRENCE DU DÉSAMOUR et DES BLESSURES SECRÊTES
C'est le simple récit illustré d'une déambulation, qui s'articule sur la dernière création de Joël Pommerat aux ateliers Berthier. Ce sont des fragments qui tentent d'interroger quelques lambeaux de l'incertitude à l'invisibilité de l'amour. C'est voir ce qui ne se regarderait pas de la présence qui survit. Mais aussi quelque chose qui porte l'oeuvre théâtrale sur le désir d'un acte accablé par le bonheur d'y survivre. Les êtres y transpirent de violences et de fragilités, et se risquent d'inscrire la nécessité d'un geste. L'innocence, d'un trajet désaffecté parcouru parfois d'insouciance, comme s'ils étaient encore aimants en apparence et en même temps écartés de se protéger de l'indifférence. « qui nous ressemble — tout nous ressemble. » L'abîme de ces élans désordonnés, égrainant ces sursauts de solitude si agitée. L'irrévérence du désamour, visages ensevelis dans l'oubli, silences escamotés. C'est la nécessité d'écrire la folie de ces regards vers d’autres territoires. C'est écrire ce champ d’inquiétude sur des seuils à l’orée d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une enclave recueillant l'espoir d'un refuge. D'effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être.. Regarder... Écouter l'un connaissance des blessures secrètes comme le citait « DANS LES PLIS ÉGARÉS DE L'OBÉISSANCE AU VENT » Victor Hugo « Je suis un témoin séparé de cette traversée – nous entrons en piste, solitaire privé de notre itinéraire … J’ignore où cela commence et ou cela finit. Car il serait difficile d’exister derrière le reflet de ce monde. J’ignore ce qu’il y a derrière, devant, au milieu, à droite à gauche, à l’est, à l’ouest, au sud, à l’est. Mais désirer encore … désirer soulever la lumière éblouissante. Je ne sais pas l’intérieur, ni l’extérieur. Mais je connais ce silence interrompu nommé désirs. Mêlés à des splendeurs, mêlés à des éblouissements perdus dans des contemplations. des contemplations plongées dans des éblouissements. Je suis pris dans un prodigieux tournoiement de la roue au moyeu d’or. Ou cela va- t-il? je n’en sais rien. La nuit est l’ornière des étoiles. » Je les observe avec amour. UN HOMME LIBRE EST-IL UN HOMME SEUL… ? C.R FÉVRIER 2013 La Réunification des deux Corées. Une création de Joël Pommerat avec Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Philippe Frécon, Ruth Olaizola, Marie Piemontese, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu

COMPLICITÉ ET ACUITÉ DE L'INTELLIGENCE
PROTÉE SOIT-IL
«L'INTELLIGENCE» tente de traverser des chemins de traverse, en se justifiant d'accéder à toucher le verbe par une puissance mystérieuse. Porteur d'une pensée occulte et insolite. Paul Claudel lève enfin le voile opaque du mystère en inscrivant Protée dans son répertoire. Du voyage de l'Odyssée au mythe Troyen selon laquelle Hélène aurait vécu la guerre de Troie exilée en Égypte. De l'exil d’Euripide, de ce désordre, de l'indistinct, des lenteurs et des mots d'où naît la grâce. S'il reste des traces de ce passé prolixe et délayé, c'est pour en faire la demeure d'un enfer sulfureux irrésistible. Construire du sens dans ce chaos du fantasme et de l'utopie. Exprimer le trouble qui saisit cette farce sans fard, cruelle et désinvolte. Dévoiler l'intime au seuil de l'existence. Au seuil de l'amour liant ces deux Hélène dont l'une porte les déchirures et l'autre le paradoxe et l'insouciance joyeuse. Sombrer dans l'éclat imprévisible même de la frivolité. Du plaisir au rire jusqu'aux larmes. Et se distraire d'un sentiment d'avoir perdu quelque chose d'essentiel, rien moins que notre capacité à parcourir l'inconnu et à mettre en doute nos évidences même les plus solides. Un des passeurs de l'œuvre, « Protée » Mis en scène par Philippe Adrien décide de casser les usages et de violer les règles, de l'infini révélation, de l'humour à la texture d'une écriture dévoilant la confidence, l'évidence, le secret, l'ébruitement, l'initiation, la confession... La futilité d'un Claudel représenté en déshérence , palmes aux pieds et s'ébrouant sur sa bouée. Nous invite a croiser la force lyrique et les mots aussi hilares qu'hostiles. Premiers vestiges vivants d'une écriture intemporelle. L'évitant d'un seul geste sur toutes les certitudes. Le spectacle se mue vers une conscience qui veille et évoque la rencontre de cette tentative assurément burlesque et décalée. D'une immersion invincible de toucher l'envers inaccessible d'un acte de théâtre impressionnant signant l'illusion d'une autre beauté sans nom qui traverse le plateau scénographié d'un M-Majuscule par Elena Ant. REMERCIEMENTS C.Rochwerg ivressecran.net 2013
JUSQU'AU 24 FÉVRIER 2013 Avec : Dominique Gras, Eléonore Joncquez, Matthieu Marie, Marie Micla, Jean-Jacques Moreau en alternance avec Pierre-Alain Chapuis.
Décor et costumes Eléna Ant 
lumières Pascal Sautelet assisté de Maëlle Payonne
 musique et son Stéphanie Gibert et Ensemble Musiverre Jean-Claude Chapuis vidéo Olivier Roset assisté de Michaël Bennoun
 maquillages Sophie Niesseron
 collaboration costumes Léa Delmas collaboration artistique Clément Poirée
 direction technique Erwan Creff
régie Laurent Cupif, Sébastien Jouen, Farid Laroussiniei
LES ERRANCES D’UNE STAR DE L’ÉTRANGE AFFAIRE
L’œuvre star d’une curieuse écriture en duo de Philippe Adrien et de Jean-Louis Bauer... Dans le cadre du sujet à vif au Théâtre de la Tempête laisse un sentiment inextricable sur « Un certain homme qui consumait les femmes » L’ensemble mystérieux est saisi par la qualité de sa réalisation. Une destinée franchissant une série de rendez vous SMS et de ruptures affectives. DSK interprété par Pierre Alain Chapuis marque la frontière d’un homme entre l’art d’une résistance qui sème le trouble. Et une intrigue de personnages insolites qui semble naviguer, entre la verve de complots politiques et l’étonnante situation d’un malaise médiatisé. DSK DISSÈQUE LES ÉTATS DAMES FISSURÉS D’ÊTRE UN SUPER HÉROS SANS SON COSTUME. Chronique d’un été 2011 à New York. Cette illusion d’un homme d'état qui ne cesse de s’interroger sur le sens d'une vie surprenante subtile– sensuelle – Désireux de défier les rouages politiques d’élucider ses erreurs, ses pulsions, ses absences aveuglées par l’appel de la chair... Au bout de l’enfer libre passionné pilote de ligne d'un mélo-drame sclérosé. La mise en scène de Philippe Adrien dans l’univers de ce parfum de la chambre 2806 et dans les vestiges des bureaux du FMI A L’ÉLYSÉE. Nous offre une touche de légèreté loufoque. Cette odyssée de personnages campés dans leur désarroi initial conforté de leur immobilisme semble d’une lâcheté masculine effrayante distillant l’inévitable entrelacs de défiance visionnaire sur les affres et les agapes dune élection 2012 déchue. Juin 2012 C.R L'affaire De Jean-Louis Bauer et Philippe Adrienmise en jeu Philippe Adrien Dans le cadre du festival théâtre à vif

 DU 24 JANVIER AU 23 Février 2013


DU PRINTEMPS ! THIERRY NIANG
C'est un plateau sombre brûlant qui ouvre la danse, dont il a préservé de sa voix «les sentiments» de corps ambrés d’un noir d’obsidienne. Effaçant le cercle saturé des mémoires ou le sédiment d’une effraction de souffle jusqu'à l'épuisement Là s'inscrit ce chaos presque parfait. Thierry Niang  laisse trace sur le plateau du Théâtre de la Ville une vibration minérale de l'âge comme une fleur appelée "SIMPLE ABSENCE " Ou mémoire d'un cercle obsédant carcéral… Sidéral. Ainsi je me souviens de « Ce visage traversé par l’appel secret d’une voix sourde dans le corps... De lui-même... Il n’allait nulle part, il se retournait pour voir sa course vérifiant sa vitesse. Ce qu’il vit derrière lui était assez étonnant. L’empire des hommes s’arrêtait. En fuyant il savait qu’il y avait une autre façon de faire un détour, dans la solitude d’une fuite... La seule chose qui restait à apprendre c’était comment oublier. » Ce dernier saut de Nijinski, illustré en fiction dans « Final » le film d’Irène Jouanet, la dernière rencontre de Nijinski et Serge Lifar. Cette unique photo lance un appel de l'immobilité… Ou cette course haletante imprime l'exil  dont il parle avec si peu de mots. Ce dernier solo public comme un sacre immortalise et illustre juste pour un temps, le sentier suspendu d’où Nijinski expire encore cette plainte "La mort c’est la vie éteinte, ceux qui ont perdu la raison s’appellent vie éteinte” . Il fait aussi cette comparaison sublime: «Entre les êtres qui scintillent et les êtres qui ne scintillent pas... Comme les étoiles qui scintillent et les étoiles qui ne scintillent pas»... C.R Septembre 2012
D’APRES " SUR LE CONCEPT DU VISAGE DE DIEU" DE CASTELLUCCI
DE L'IMPUISSANCE ADMIRÉE CASTELLUCCI S'ÉLÈVE VERS LA GRACE AVIGNON 2011.  Où comment l’insistance sur un plateau, la prière et l'insolence de la mort à la vie s’installent dans une chambre d'éternité. Il faut passer l’instant où les miroirs blancs d’ivoire auraient la saveur et la flagrance des lieux d'aisance si journaliers. Pour visiter ce lieu monacal vers un face à face avec dieu. Un fils si assermenté à l'égard de son père offrant la conviction d’une d'existence comme suspendu à révérence. Par ce regard… Par cet attouchement nommé réparation subtil. Ici les entre murailles n’existent pas. Il y a cet état infini lézardé dont il caresse cette brèche avant d'échapper à l’ardent désir de la vie... La mort en cette conscience décline le voyage lointain qui se signe de la perte. L'intranquillité des mots si absents s’excuse. Exacerbée par le silence fracassant, l'incongruité du crissement intérieur échapperait-il à ce rêve absolu d’une vie à la mort acceptable. Vers... Ces bruits explosifs de grenades lancées par les enfants détruisant l’image de ce monde d’imperfection où la mort porte encore... Ce visage qui se déchire et laisse apparaître « You are my shepherd » Alors se dessine un corps de solennité en faillite. Indéfiniment retardé à vivre, sans odeur et sans simulacre… C.R Juillet 2011 "Sur le concept du visage du fils de Dieu" de Roméo Castellucci Photo © KLAUS LEFEBVRE
NEIGES DE YAN ALLEGRET
L'EXCEPTION D'UN INFINITIF É'LOGE NEIGES - YAN ALLEGRET


L'EXCEPTION D'UNE ÉCLIPSE DE NEIGE TRAVERSÉE PAR UN SILENCE RETROUVÉ
Yan Allegret nous parle de cet ailleurs, d’un départ, d'un voyage, l'importance des brisures des écarts comme l'obsession de la fuite qu'a eue ce dépôt d'une écriture "Neiges" qui s'installe dans le sillage du blanc. Il parle de la part d'ombre, versant invisible du gris pour trouver une direction "le sens" d'une direction ou l'achèvement d'un passage. Le commencement s’élève d’une fin de phrase à peine que déjà l’envol… La transgression d'un flux silencieux sur le rebord à l'écart du tumulte et du ravissement. S’éloigne d’un enfer d’où je suis… D’où il revient. Le voyage fugitif d'une rencontre entre l'envers du blanc et « Se rendre compte en se retournant qu'on ne laisse plus de traces de pas en marchant dans la neige ». L'achèvement d’un retour « me conduit jusqu'à moi ». L'appel irrésistible du large se défaire puis se recomposer vers un autre champ arrêté… Comme lâcher, osciller au-dessus de la nuit retenue et "le sens" nous signale que tourner une page en cette heure où les pas glissent sur la neige n'est qu'une brève fente de lumière entre deux éclipses. L'on vient de quitter les premiers éclairs d'une autre ville comme une digression d'un miroir sans tain où l'infraction de la neige reflète un miroir glacé. "où est le sens" d'un désir... De partir, de découvrir, de rencontrer... On peut partir pour être loin, pour se quitter « Tout se forme, dure quelques instants, avant de se défaire. » "Être au monde" Naître au monde de cet interstice tombé du ciel, il faut juste se laisser dériver, défier l'espace préservé de la nuit où l'écho de sa voix spectre du blanc au noir se signerait D'UN SILENCE ET D'UN INFINITIF É'LOGE. CAMILLE ROCHWERG Décembre 2012 Neiges de Yan Allegret Texte et mise en scène Avec Yuta KUROSAWA (maître de sabre) Yan ALLEGRET (comédien) Yann FERY (musicien) Kumi HYODO (comédienne / danseuse) Scénographie / Damien SCHAHMANECHE Lumières / Orazio TROTTA Composition musicale / Yann FERY Assistante à la mise en scène, dramaturge / Sophie FARIA Interprète et dramaturge / Akihito HIRANO Traduction du texte en japonais / Shintaro FUJII Régisseur général / Tom MENIGAULT


 
UNE INSOLENCE SI INCIDENSE
Parce qu’il ne vient pas avec des certitudes. Parce qu’il observe l’irrégularité des dérives. Parce qu’il ne respecte pas les remparts de devenir un facteur de désordre. Parce qu’il s’accorde à laisser vivre des mots surexposés – inscrivant le lieu dit des solitudes tout humaines. Parce qu’il laisse la liberté aux acteurs de piétiner l’œuvre pour qu’un étrange rituel laisse trace de passions incertaines. Parce qu’il provoque les miracles ou la vérité sanglante des croyances religieuses pervertissent la suppression-désordres reçus. Parce qu’il n’a pas peur d’appréhender le vide qui bascule vers un surgissement du monde comme un trait d’union avec la vie. Parce qu’il traduit la langue des exils d’âmes, de corps et de liberté. Parce que la dédicace signée de la vie politique n’est pas épargnée. Parce qu’il affronte ces fragments d’existences en détresse pour s’illusionner d’échapper a ce destin d’une « solution finale ». Parce qu’il précise l’invention de ce qui semble si insensé. Cet élixir des vertiges et des brûlures sur des lambeaux de silence.. S’assurant sur GOLGOTA PICNIC qu’il y ait rupture de lien et d’isolement pour converser avec la création et la beauté. A propos de Golgota Picnic - Rodrigo Garcia - Théâtre du Rond Point Décembre 2011 C.R


PASCAL SAINT ANDRÉ
 UN PARADOXE… UNE DÉDICACE … 
OU LE MIROIR D’UNE SINGULARITÉ 
Pascal Saint André dit la Bourette brillant accessoiriste, costumier, maquilleur d'aventure et performeur inventif, déroutant, étrange, sillonne sur talons aiguilles l'une de ses robes d'illusions qui s’éventrent par effraction sur le monde,
Il a le goût et l'aura de conserver l'invitation à séduire l'impasse de nos rêves insaisissables, les dérives d'une passion, l'équivoque beauté de l'outrance divine, et l’outrage a la séduction dérive sur ses visages longuement maquillés du bord des plateaux aux défilés insensés de couturiers.
Il caresse de ses doigts le sillage de plumes pailletées, refuge d'une société en déficit de simulacre et laisse à porter de ses extravagances la curiosité même d'un visage d'une robe d'une couleur, d'un maquillage qui dérape comme un écrin effleurant notre regard. En réalité, il fixe les parures d'or. Laisse l'éclat insolite d'une brise marine noire lustrée, frissonné... Ainsi la moire menace l'ombre des soies multicolores au seul souci de laisser vivre une chevelure nue. Afin de goûter a la morsure du temps... Comme on fixe parfois en mémoire le parfum d'une fleur, entremêlé par le pigment d'une couleur, qui soudain laisse entrevoir l'autre versant. Une chorégraphie de deux corps enlacés se glisse laissant un sillon orangé sur le corps pour tenter de saisir, de voir ou d'entendre ce qui fuit sans cesse comme un éclair éphémère et sidérant.
Avant d'entrer en scène, il capture le signe fugitif d'une dernière lueur sur une paupière. Juste avant qu’une autre réalité s’invente avant de disparaître. Crime parfait pour un soir d'acquérir une réalité irréelle, il reste ce fidèle amant factice qui falsifie les oppositions du vrai, du faux sans travestir l'effigie d'une oeuvre d'art. Où l'acte d'un destin secret dessine la dignité tout humaine qui l'éloigne d'une imposture majestueuse. C.R AOUT 2012.
FRANÇOIS CHAIGNAUD ET BENJAMIN DUKHAN


L’INDÉCHIRABLE – ARTAUD – BARRAULT- ROQUETTE
Les dernières lettres d'Artaud envoyées à Jean-Louis Barrault étrangement lié à sa solitude, déchirent les contours de l'invisible. Il  siffle les mots comme si la dernière page allait s'effacer sur la première clarté d'une fin de phrase échouée sur l'immensité. Stanislas Roquette surgit dans ce noir indélébile et inscrit cette métamorphose d'une existence à l'autre. D'un Artaud Funambule enraciné a touché l'indéchirable, cet enfer se souligne en première partie par d'étranges souvenirs filmés de Jean-Louis Barrault. Miroir complice, traversant, si proche et si prêt à mourir. À vivre à se déposséder du reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif, que l'on pourrait sentir cette liberté immense, cette prise de connaissance avec l'immensité. De ce reflet... Insoupçonné. Il regardait l'immensité, encore une fois l'immensité, il renouait avec la vie, l'écriture, le cri, jusqu'à l'appel d'un nom Alain Cuny souffle encore sur ce plateau comme un fantôme des ténèbres les cris de Tête d'or de Claudel. Stanislas Roquette interprète d'Artaud laisse émerger une vie d'homme dans laquelle il s'apprêtait à retourner pour laisser advenir une destinée remarquable. Camille Rochwerg 5 OCT 2012 Artaud Barrault - Mise en scène Denis Guénoun interprété par Stanislas Roquette - Théâtre National de Chaillot jusqu'au 13 OCTOBRE 19H


CE QUI RESTE ADMIRABLE
"C'EST JUSTE CES QUELQUES MOTS QUI SE SERAIENT EFFACÉS"
« JE N’APPARTIENS PLUS A L’ART » SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys. ÉTONNANTE DISPARITION POSSIBLE D’UN THÉÂTRE. IMPOSSIBLE INSENSÉ. UTOPIQUE. IRRÉALISABLE. IRRÉELLE. Ça prend une MAJUSCULE. C'était l'hiver 1986 peut être. Comment poser une date sur un souvenir si fracassant de plaisir. Graver la vie, l’or des couleurs, perché sur des échafaudages… Combien d’heures de nuits et de jours à glisser les spatules pour atteindre les éraflures de murs imparfaits.
Je connais l'effacement des feuilles dans les arbres de l'été à l'automne précédant l'hiver, j’ai senti l'effleurement des pas sur la neige qui crisse mais l'effacement des murs la collision du noir, les ventes des lumières. Éteindre une dernière fois la servante. L'éclairage public devenu ( privé ). Effacer le recouvrement des plâtres des fresques et des mots insolents. Reboucher les trous. Intercaler les raccords de peinture afin d'aligner la pierre sur les arcades. Réapprendre à quitter… L’effraction, le champ des plateaux et des voix qui initient l'entre deux d'une création. La visite inopportune d'un Copi. La voix insulaire d'un éclat de métal de Daniel Emilfork. Les lumières et l’immobilité d’une phrase de… « Cet enfant » sur le bruit du monde. Par Joël Pommerat. Réinventer le cercle de luminance d'un pouvoir NOMME DÉSIR. Les lueurs mobiles de « Dark Spring » et la voix d'entre les gestes de Claude Degliame. Initiale majuscule d’écrire cette béance d’un bleu si obscure sur l’ile d’une intégrale solitude des mondes. Suivi de l’effacement d’une "Passion" de Clarice Lispector. Confessée les chambres d’amours de « Clients » par Clotilde Ramondou. Et laisser en suspension l'empreinte majestueuse du « Funambule » encore fébrile de ses paillettes qui s'initie a la mobilité des cintres. 25 ans pour laisser s’éteindre ce VOYAGE THÉÂTRAL QUI POSSÈDE LA GRÂCE D'UN HOMME LIBRE JUSTE UN INSTANT SUR GRAND ÉCRAN. Une absence est si vite arrivée… "CESSONS D’EN CONSTRUIRE" criait Jean-Luc Lagarce en extrait de « Luxe et Impuissance » JEAN GENET s’écorchait de ces dernières lignes « Il savait que tout le théâtre du monde était représenté par ces pantins mécaniques qui s'esquivaient en douce ignorant les cris violents sourds et muets annonçant l'irremplaçable représentation applaudie. » PS : UNE SORTIE DE SECOURS AU THÉATRE EST TOUJOURS ECLAIREE. CAMILLE ROCHWERG A PROPOS DE PARIS VILLETTE. ivressecran.net
INITIALE MAJUSCULE «  DARK SPRING » BRUNO GESLIN
INITIALE MAJUSCULE «  DARK SPRING » BRUNO GESLIN
ÉCRIRE CETTE BÉANCE D’UN BLEU SI OBSCURE. D’UNE HISTOIRE… « SOMBRE PRINTEMPS » ISSUE d'une écriture de Unica Zurn. Et de ce dépôt considérable... Bruno Geslin empreinte ce geste arraché à ce destin dont le trajet trouve l'écho d’une séduction d'échapper... À l’insaisissable secret. C’est là que se nomme l’émerveillement de la parole, qui se rétracte, se protège, s’efface par la présence d’une blessure ouverte qui respire. Comme le grain du noir sur la pellicule de l’instant qui cherche l’attrait de ce souffle. Comme l’ancrage qui s’offre … Jusqu'à trouver la rareté d’un recommencement et c’est sur ce dévoilement de l’ombre et de ces fragments de mots que s’inscrit l’abondance furtive d’une possible liberté. Comme elle avait rêvé d’être. Une vie rêvée à son insu. Sans détour d’aucun visage, mais si infini sur l’immensité de l’amour.
La voix de Claude Degliame signe l'intranquilité encore qui parle... Qui se perd... Saisissant, Soufflant le voyage déraciné. Les souches transportées, résistantes qui franchissent le seuil de sa vie avec une si grande violence d'évidence. Révélant dans les lueurs naufragées de la nuit, l’excellence bleutée des lumières laissant sombrer le voyage d'Unica Zurn sur les rivages d'étreintes de baisers incendiant les fils de lumière d'un inceste révélé. Ce qui reste parle encore d’elle sur des seuils sans désastres. Comme s’installer à l’orée d’une perte et d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une traversée d’agression et de refuge. Comme effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être. Comme une parole se révèle être un éclairage singulier… Quels cris scintillent dévoilant la folie d'une mer renversée. Bruno Geslin laisse arrimer les effluves d’un accord, qui rythme le tracé d’un rebord. Soulignant ce texte avec l'écho si présent et les voix brisant tous les silences par la présence de Coming Soon. Ainsi le citait Barbara "C’EST PEUT ÊTRE SEULEMENT DE SAVOIR SOURIRE... ENTRER EN SCÈNE... JE NE SAIS PAS... "Où plus loin encore « Écrire c’est ce qu’il nous reste quand on est chassé de la parole donnée » Jean Genet. DARK SPRING - PARIS VILLETTE - CLAUDE DEGLIAME - UNICA ZURN - COMING SOON- Mise en scène BRUNO GESLIN. http://www.darkspring.fr/ C.R NOVEMBRE 2012
 
RENTABLE PAR NÉCESSITÉ
PORTE DE PANTIN. Le métro ne s'arrête plus a la station LIBERTÉ.
Absente hier soir, car il m'est difficile par souvenir de croire à la Fermeture de Paris Villette.
J'espère que vous avez reçu ce que j'avais fait parvenir par émail et publié sur Face book et Blog Presse.
"JE N'APPARTIENS PLUS A L'ART " SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys. 
En effet, ayant une attache Majuscule à venir dans ce Théâtre, Hier impossible d'avancer pour vous rejoindre. Aussi je le sais... Nous serons présent le 6 Octobre à 14h30.
Lors de cette nuit blanche, Hélas si Paris Villette avait été sur le fil des lueurs parisiennes branchées... Nous aurions pu investir ce lieu comme une première nuit... Et non comme une dernière nuit... Tant d'institutions dans le pouvoir n'attendent qu'une seule chose ... Construire déconstruire... Reconstruire un faire mieux provisoire... Rappelons ... Que Jean Luc Lagarce " criait, il y a si peu de temps " Cessons d'en construire " Des mausolées en restauration d'avenir...
Le mot Culture porte t'il encore un visage à la hauteur de nos expériences...
La Culture a-telle encore un profil de rentabilité dans nos théâtres Nationaux... Je m'interroge... Sur l'efficacité Politique de nos institutions. Et cette intolérance à faire advenir… Le choix... D'une tolérance... De l'indiscipline...
Pourquoi faut-il Comparer- Rentabiliser- Tu es... Tuer - Ces champ d'expériences.
En qualité de spectateurs très avertis...
En qualité de mémoires d'avoir inauguré les fresques de ce lieu en 1984. Dans un temps ou les époques si différentes Madame de Panafieu sous la Direction de Henry de Menton... Nous avaient accordé tant d'argent à restaurer avec une DIGNE élégance cette ancienne gare. Qui porte encore l'arrêt du temps de ses aiguilles...
Cette atteinte à nos libertés, me proposera sans doute de trouver REFUGE dans cet autre théâtre qui va être inauguré dans le parc de la Villette... Dont je ne connais pas ni le nom ni la fonction exacte... Ni son budget... RENTABLE PAR NÉCESSITÉ.
Paris le 2 OCTOBRE 2012.  Camille Rochwerg
REPRISE DARK SPRING DU 7 AU 12 NOVEMBRE
RESTÉ EN FAILLE FAUTE DE DÉPARTS INACHEVÉS SUR L’ILE D’UNE INTÉGRALE SOLITUDE DES MONDES   
Se souvenir de ce spectacle sur Pierre Molinier interprété par Pierre Maillet mise en scène par BRUNO GESLIN « Vous avez vu mes jambes si vous saviez » Et franchir « DARK SPRING » au Théâtre Paris Villette. Sur les textes empruntés a Unica Zurn en extrait de « Sombre Printemps »
Pourtant bien pale et d'un noir si translucide, il y a cet éclat d'un espace dépossédé qui fait seulement douter d'une existence; Car cet univers interprété par Claude Degliame… Dévoile cette errance si pleine d'un vide laissant évoluer cette fulgurance d’une innocence perdue. Une innocence tellement dépeuplée dévorante qui transperce l'apparence. Unica Zurn franchit l'âpreté et les interstices d'un cri et se nourrit sous les voiles d'un inceste déchirant. Pour que la femme au milieu d’elle enfin caresse son existence aiguë ; grave ; déchiquetée. Il faut de la rigueur pour trouver les passages et les dissonances d'un cri effrayé. Il faut du temps pour élever des obstacles incrustés, d’ombre sur les yeux en cherchant cette lumière… Juste un miroir qui efface la nuit les reflets et s'éveille à la contrée de l'aube... Indiciblement odorants, les mots de papier éclaircissent un nouveau jour... Un autre précipice... Qui épuise, les milieux souterrains laissant se déplier juste un intervalle ; juste un soupir devant cette musique déferlante de COMING SOON... Apaisant les noirs bleutés et acides d'une obsidienne qui tenterait de glisser sur l’amorce d’une fissure internée. Alors de cette inconvenance sans répit ni frisson qui signale d'autres rages et d’autres entailles d’absences. Elle signe le seuil de ces mondes répétitifs qui soulèvent impitoyables cette enfance piégée. Et libère cet écart violent là où se glisse si loin cette ligne d’horizon ; d’un ciel qui se lézarde sur la mer. Alors encore plus éternellement arrimé à la vie parce qu'au fond. Son corps danse la visibilité si fragile où elle sait seulement vivre… D’ESSAYER… Encore et encore... D’ENRACINER l’envol d’une trajectoire qu’elle franchit pour ÊTRE et RESTÉ en faille faute de départs inachevés SUR L’ILE D’UNE INTÉGRALE SOLITUDE DES MONDES.
PS : une « SORTIE DE SECOURS » au théâtre est toujours éclairée. 11NOV 2011. C.R DARK SPRING - PARIS VILLETTE - CLAUDE DEGLIAME - UNICA ZURN- COMING SOON- Mise en scène BRUNO GESLIN. http://www.darkspring.fr/
PHOTO DANIEL BOUDINET

AURÉOLÉ DE L’OR A CONTRE-JOUR 
D’UN BLEU SACRÉ DU CIEL DIVINE
Semblant creuser ce sillon d’un texte, Divine submerge par cet éclat vulnérable… Sans crainte de s’égarer… Daniel Larrieu illustre ce parcours furtif de fragments instantanés qui s'articulent entre eux et qui finissent par dessiner une danse d’une telle certitude. Où réside comme le citait Jean Genet dans le Funambule "cette blessure" d'élégance juchée sur talons aiguilles. Si simplement parler d'elle ou de lui-même Jean Genet "Souillé de sa propre splendeur"sous l’extase et le désir resurgit sur l’autre versant d’être travesti.. Divine "Un homme donc parce qu’il pourrait en secret devenir un amant" marche et s’infiltre à cette rencontre… "On peut deviner " sous la grâce de Daniel Larrieu "La légèreté de l'artiste taillé et baigné dans des larmes… D'une eau pure" Parfois trépidant, apaisé, furibond et serein, il prélève cette part choisie des luxures d’une exaltation si insolite… "S'il est bien vrai que je suis un prisonnier qui joue et qui se joue des scènes de la vie"… Cette escale est un Étrange face à face d'une personnalité où l'épreuve ne serait que la politesse d'une photographie qui se disputerait a l'urgence tant s'y dévoile la danse tout humaine d'un texte en mutation. Alors " Dire cette "Gloire secrète "… Tel un sablier égrené sur une terre dansée par la parure des mots, a force de sédiments et de silences qui tenteraient de faire oublier que Jean Genet y avait trouvé l’exil d’un estivant passager respectant son territoire. Ce rituel de l’épreuve, cet affleurement d’une rupture, d’un auteur repoussant la nuit vers une célébrité des lumières. Préserve cette arène ou Daniel Larrieu ne serait venu que pour y laisser si légère soit-elle cette empreinte élue pour ce ravissement de drames et de ronces auréolé de l’or à contre jour d’un bleu sacré du ciel. C.R Divine variation théâtrale chorégraphiée d'après Notre-Dame-des-Fleurs De Jean Genet Théâtre de l'Athénée - Mise en scène Gloria Paris - Interprétation textes et chorégraphie Daniel Larrieu scénographie et lumières Laurent P. Berger costumes Margaret Stretchout conseiller musical Le Tone assistante à la mise en scène Shady Nafar travail du texte Georges Roiron © Frank Boulanger
 
 
MYRA@MYRA.FR
MERCI MADAME
Ce que certains nous accordent, d'autres aux contraires en bloque l'issu... PS : Une sortie de secours au Théâtre est toujours éclairée.... Comme il est judicieux de préserver le pouvoir de dire NON. Ce qui me ravie... Car j'ai de vieilles croyances sur le sujet que je ne partage pas. Avec ceux qui partage ce pouvoir.
Je parlerai de pouvoirs renversés selon les humeurs et la saison. Merci pour l'invitation reçue pour Michel Fau aux Bouffes du Nord. 2 places... J'étais seule ce jour là. Dommage
Je parlerai d'élégance... Je parlerai de célébrités ... Répertoriés selon un calepin .... De première.... Vous connaissez les noms... ils ne sont pas dans mon téléphone sauf un peut -être. Qu'elle importance.
J'avais a coté de moi un journaliste célèbre qui dormait au spectacle de Claude Régy. c'était sans doute une illusion d'optique car aux applaudissements il s'est réveillé avec fracas. Faut-il en rire ? Combien sont-ils encore a s'endormir ?  
Se souvenir aussi que votre exceptionnel travail n'est constitué que par la présence de tous ces créateurs, spectateurs et journalistes accrédités ect...
Quels que soient les créateurs. N'oublions pas la mort fulgurante sur un plateau reconnu pour la première fois de Didier Georges Gabily. Il n'a pas eu le temps de recevoir cet aspect du pouvoir car il est mort en Aout avant sa première en Septembre... Issue mortelle qui l'a éloigné pour longtemps du pouvoir répertorié. Et ces regards de programmateurs de festivals qui attendent la réaction de la salle pour sentir s'il doivent esquisser un sourire ou s'alarmer d'un échec ... Ect.... 
Nous sommes sur un fil funambule fragile.... Qui souligne... Que votre fonction au sein de votre entreprise n'existe que provisoirement... Que le silence d'une vie est basé sur l'ultime royaume d'être parfois un Roi et ailleurs un Prince déchu. Ne l'oublions pas. Mais en fait cherchons surtout a ne pas se plaire ni de se déplaire. 
"La déploration" comme le citerait H. Guibert "Est ce que cela se voit dans les yeux " Merci. Camille Rochwerg
 
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui soulignel’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Lesens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vousportait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une paroledestinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine unpassage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'unegestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent unseuil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible derenverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence,l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquels'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espaceà venir d'un envol, de la dignité à l'indignité. Là s'inscrit le regard desautres... Le faut-il ? Il le Faut. C.R OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de sonprocessus de création. du 10 au 13 octobre 2012, à 20h30


"JE NE PEUX PAS DIRE JE VOUS AIME... J'AI SEULEMENT ENVIE DE VOUS DIRE QUE J'AIMERAI QUE NOUS NOUS AIMIONS." Comment s'entrouvre le rêve d'une femme adultère. Du moment que l'on aime... Et que l'on ai aimé... Me suggère cette réponse de Hervé Guibert " Je ne peux pas dire je vous aime... J'ai seulement envie de vous dire que j'aimerai que nous nous aimions..." A propos de Molly Bloom - Anouk Grinberg
HIER UNE FEMME SI D’UN SOURIRE
SI D'UNE ÉLÉGANCE BLEU PÉTROLE A L'OUBLI. Sur le parvis des musées nationaux, Madeleine resplendit son âge, une indécence blonde, un pied de danse qui se soulève; la vie s'éclaircit d'un regard. Madeleine sent voit reconnaît les gens avec ses yeux si noirs d'un revers de 
« Je te connais où quand ? à quel mot d'amour se situe la rencontre » Parfaite. Surprise par inadvertance de ce détour, elle se laisse photographier dans les couleurs de BUREN translucides sans odeurs et se fend de troubler par son allure si sereine un pied levé, une histoire si ancienne. Éveillée... 93 ans encore, si alerte si remuée par son premier voyage à NEW York d'où elle revient déjà hier. Fréquentant les bars de jazz, ne laissant pas se dessaisir d'un seul moment de trouble, ni d'un mot qui échapperait à la vie. Comment fuir, disparaître à cette écoute, comment s'instruire de l'intelligence de Madeleine née en 1918... Date de naissance de ma mère et là je bascule sur l'abandon si délicat d'un vieux souvenir: SORYA. Son carnet de bal, trois fois milliardaire, tout perdu, recommencer en admiration devant LOLA - Anouk Aimé sa fille. Sa dérive, sa perte, son enclos de vivre... Son indifférence à ne pas paraître plus belle, moins... Et puis survivre à ce nom... Dreyfus... Une résistante, un passage d'enfants dans les trains; Paris-Marseille, des filles seulement une fille endormie jamais réveillée au passage des contrôles. Anouk à Marseille, DANS UN PENSIONNAT ET SORYA EFFECTUE DE NOMBREUX VOYAGES... COMBIEN D'ENFANTS JUIFS A TELLE SU LAISSER FRANCHIR LA LIGNE D'UNE LIBERTÉ SI PROVISOIRE... Voilà de Madeleine a Sorya, il me souvient que sur sa tombe, reste gravée -LOIN D'OÙ- une phrase qui résonne dans la mémoire de certaines familles au milieu de Paris un jour de 1945. Et puis l'accueil de son sourire à la mort de mon père, le champagne a coulé sur des rires enfouis depuis si longtemps. Quelle admiration avait-elle de lui... L'intuition d'une intelligence... Encore un mot le jour de " Maltitude", dernier spectacle de Régis Huvier, elle était là, si étonnée de vivre, si alarmée des présences furtives, au milieu des applaudissements, une rose rouge à la main dressée comme un 21 MAI 1981. Je sais qu'il faut refermer ce lieu d'amour empli de roses offertes dans cet hôtel  d'une dernière nuit... Quelle lueur dans ces yeux , dans ces écrits-là, jamais publiés. Et si j'inventais comme je l'avais imaginé un intermède, une page arrachée restée collée sur le carnet de bal de Sorya Geneviève Durand/Dreyfus Née Durand Comédienne. Camille Rochwerg MAI 2012
DERNIERE SIGNATURE LE 30 JUIN 2012 
SOPHIE MARIE L " PORTE 8 "
 
                                                                             S.M.L
Quels liens d'imperfection partageons nous ensemble... Ce texte depuis si longtemps lu m'avait bouleversé. Quinze ans a peine... Une écriture. Un livre presque interdit... Une première rencontre avec l'ineffaçable. Et puis quelques mots enfin s'échappent de tes pages, Quelques lignes qui semble s'inscrire juste un instant le temps d'apparaître et puis disparaître comme si tant de choses devaient s'échapper afin de ne laisser aucune trace de douleur. Ni aucune trace de résurgence. Clarice Lispector l'indiquait dans ses livres " Naître c'est si rare si insolent... Si peu immédiat... SI serait presque le titre d'un livre de Hélène Cixous avec l'intrusion de quelques parenthèses. Tu connais ces femmes elles t'ont accompagnées dés l'inscription de ton identité. TU serais là dans ce texte de Nathanaël  comme si c'était la première fois où tu accepterais de te laisser guider par le ravissement comme Duras dans "Les Lieux"... Là ou les femmes parlent encore aux arbres seules comme les sorcières avant de disparaître. Et aussi l'écart d'un lien de l'une à l'autre. Le lien d'une adversité qui crie la beauté des séparations sans l'enfer. Et dans ce grand écart la vie qui s'inscrit la a laisser parler le corps sans entrave. Nathalie Sarraute réunissait les mots sous l'odeur des tilleuls avec cette fin d'été qui effacerait une conversation inaltérable.
Cette inscription parle de toi, de ce que tu ne dis pas mais de quel secret existes tu pour laisser cette empreinte d'un passé. Naître   en serait la virgule qui s'est imprimé par inadvertance dans l'impression de ton prochain livre. Et Genet signerait son "Funambule" avec ce murmure au bout des lèvres "Il s'agissait de t'embraser non de t'enseigner"Alors accepter dans cette fin de nuit de laisser ce texte public. Et de laisser vivre l'insolence de la beauté. Marseille . C.R
 
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