JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

13/12/2012

Presse Théatre Danse AgendAvenir Seulement de L'Été a L'Automne 2012 Par Camille Rochwerg

AGENDAVENIR

SEULEMENT DE L'ÉTÉ 
A L'AUTOMNE 2012
J'AI SEULEMENT PARMI LES HOMMES UN REGARD QUI DÉVIE
JE PEUX LAISSER LA TRACE DU DOUTE DEVENIR UNE QUALITÉ
CE QUI RESTE ADMIRABLE
"C'EST JUSTE CES QUELQUES MOTS QUI SE SERAIENT EFFACÉS"
« JE N’APPARTIENS PLUS A L’ART » SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys. ÉTONNANTE DISPARITION POSSIBLE D’UN THÉÂTRE. IMPOSSIBLE INSENSÉ. UTOPIQUE. IRRÉALISABLE. IRRÉELLE. Ça prend une MAJUSCULE. C'était l'hiver 1986 peut être. Comment poser une date sur un souvenir si fracassant de plaisir. Graver la vie, l’or des couleurs, perché sur des échafaudages… Combien d’heures de nuits et de jours à glisser les spatules pour atteindre les éraflures de murs imparfaits.
Je connais l'effacement des feuilles dans les arbres de l'été à l'automne précédant l'hiver, j’ai senti l'effleurement des pas sur la neige qui crisse mais l'effacement des murs la collision du noir, les ventes des lumières. Éteindre une dernière fois la servante. L'éclairage public devenu ( privé ). Effacer le recouvrement des plâtres des fresques et des mots insolents. Reboucher les trous. Intercaler les raccords de peinture afin d'aligner la pierre sur les arcades. Réapprendre à quitter… L’effraction, le champ des plateaux et des voix qui initient l'entre deux d'une création. La visite inopportune d'un Copi. La voix insulaire d'un éclat de métal de Daniel Emilfork. Les lumières et l’immobilité d’une phrase de… « Cet enfant » sur le bruit du monde. Par Joël Pommerat. Réinventer le cercle de luminance d'un pouvoir NOMME DÉSIR. Les lueurs mobiles de « Dark Spring » et la voix d'entre les gestes de Claude Degliame. Initiale majuscule d’écrire cette béance d’un bleu si obscure sur l’ile d’une intégrale solitude des mondes. Suivi de l’effacement d’une "Passion" de Clarice Lispector. Confessée les chambres d’amours de « Clients » par Clotilde Ramondou. Et laisser en suspension l'empreinte majestueuse du « Funambule » encore fébrile de ses paillettes qui s'initie a la mobilité des cintres. 25 ans pour laisser s’éteindre ce VOYAGE THÉÂTRAL QUI POSSÈDE LA GRÂCE D'UN HOMME LIBRE JUSTE UN INSTANT SUR GRAND ÉCRAN. Une absence est si vite arrivée… "CESSONS D’EN CONSTRUIRE" criait Jean-Luc Lagarce en extrait de « Luxe et Impuissance » JEAN GENET s’écorchait de ces dernières lignes « Il savait que tout le théâtre du monde était représenté par ces pantins mécaniques qui s'esquivaient en douce ignorant les cris violents sourds et muets annonçant l'irremplaçable représentation applaudie. » PS : UNE SORTIE DE SECOURS AU THÉATRE EST TOUJOURS ECLAIREE. CAMILLE ROCHWERG A PROPOS DE PARIS VILLETTE. ivressecran.net
Ce qui a lieu dans l’acte de création est une fabrique du sens, une pensée à l'oeuvre. Ce lieu de l’acte a besoin de lieux pour habiter le temps de son avènement. Les logiques développées par l’économie marchande sont étrangères à la vie de l’art, l’art ne peut les ingérer sans disparaître aussitôt du lieu qu’il occupe en lui-même et de lui-même, devant la question à laquelle il se confronte. Et cette simple question n'étant que celle de son existence singulière. La logique de la production et de la diffusion des œuvres se doit d’être assujettie à la liberté inconditionnelle que la création porte en elle-même. La liberté de l'art est la condition d'une temporalité exceptionnelle qui ne peut frayer avec la valeur marchande sans être bafouée, déviée de son essence. Le temps d’ouvrir la porte de l’irrésolu, d’accueillir l’artiste et de l'inviter à se rassembler jusqu'au temps de sa propre présence dans l’accomplissement d'un acte et d'une parole. Le théâtre, le lieu où l'on voit, le lieu où s'entend le visible et s'aperçoit l'invisible est une maison particulière où rien n'est à vendre et rien n'est à consommer." FRANÇOIS LAROCHE VALIÈRE
NEIGES DE YAN ALLEGRET
L'EXCEPTION D'UN INFINITIF É'LOGE NEIGES - YAN ALLEGRET
L'EXCEPTION D'UNE ÉCLIPSE DE NEIGE TRAVERSÉE PAR UN SILENCE RETROUVÉ
Yan Allegret nous parle de cet ailleurs, d’un départ, d'un voyage, l'importance des brisures des écarts comme l'obsession de la fuite qu'a eue ce dépôt d'une écriture "Neiges" qui s'installe dans le sillage du blanc. Il parle de la part d'ombre, versant invisible du gris pour trouver une direction "le sens" d'une direction ou l'achèvement d'un passage. Le commencement s’élève d’une fin de phrase à peine que déjà l’envol… La transgression d'un flux silencieux sur le rebord à l'écart du tumulte et du ravissement. S’éloigne d’un enfer d’où je suis… D’où il revient. Le voyage fugitif d'une rencontre entre l'envers du blanc et « Se rendre compte en se retournant qu'on ne laisse plus de traces de pas en marchant dans la neige ». L'achèvement d’un retour « me conduit jusqu'à moi ». L'appel irrésistible du large se défaire puis se recomposer vers un autre champ arrêté… Comme lâcher, osciller au-dessus de la nuit retenue et "le sens" nous signale que tourner une page en cette heure où les pas glissent sur la neige n'est qu'une brève fente de lumière entre deux éclipses. L'on vient de quitter les premiers éclairs d'une autre ville comme une digression d'un miroir sans tain où l'infraction de la neige reflète un miroir glacé. "où est le sens" d'un désir... De partir, de découvrir, de rencontrer... On peut partir pour être loin, pour se quitter « Tout se forme, dure quelques instants, avant de se défaire. » "Être au monde" Naître au monde de cet interstice tombé du ciel, il faut juste se laisser dériver, défier l'espace préservé de la nuit où l'écho de sa voix spectre du blanc au noir se signerait D'UN SILENCE ET D'UN INFINITIF É'LOGE. CAMILLE ROCHWERG Décembre 2012 Neiges de Yan Allegret Texte et mise en scène Avec Yuta KUROSAWA (maître de sabre) Yan ALLEGRET (comédien) Yann FERY (musicien) Kumi HYODO (comédienne / danseuse) Scénographie / Damien SCHAHMANECHE Lumières / Orazio TROTTA Composition musicale / Yann FERY Assistante à la mise en scène, dramaturge / Sophie FARIA Interprète et dramaturge / Akihito HIRANO Traduction du texte en japonais / Shintaro FUJII Régisseur général / Tom MENIGAULT
INITIALE MAJUSCULE «  DARK SPRING » BRUNO GESLIN
INITIALE MAJUSCULE «  DARK SPRING » BRUNO GESLIN
ÉCRIRE CETTE BÉANCE D’UN BLEU SI OBSCURE. D’UNE HISTOIRE… « SOMBRE PRINTEMPS » ISSUE d'une écriture de Unica Zurn. Et de ce dépôt considérable... Bruno Geslin empreinte ce geste arraché à ce destin dont le trajet trouve l'écho d’une séduction d'échapper... À l’insaisissable secret. C’est là que se nomme l’émerveillement de la parole, qui se rétracte, se protège, s’efface par la présence d’une blessure ouverte qui respire. Comme le grain du noir sur la pellicule de l’instant qui cherche l’attrait de ce souffle. Comme l’ancrage qui s’offre … Jusqu'à trouver la rareté d’un recommencement et c’est sur ce dévoilement de l’ombre et de ces fragments de mots que s’inscrit l’abondance furtive d’une possible liberté. Comme elle avait rêvé d’être. Une vie rêvée à son insu. Sans détour d’aucun visage, mais si infini sur l’immensité de l’amour.
La voix de Claude Degliame signe l'intranquilité encore qui parle... Qui se perd... Saisissant, Soufflant le voyage déraciné. Les souches transportées, résistantes qui franchissent le seuil de sa vie avec une si grande violence d'évidence. Révélant dans les lueurs naufragées de la nuit, l’excellence bleutée des lumières laissant sombrer le voyage d'Unica Zurn sur les rivages d'étreintes de baisers incendiant les fils de lumière d'un inceste révélé. Ce qui reste parle encore d’elle sur des seuils sans désastres. Comme s’installer à l’orée d’une perte et d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une traversée d’agression et de refuge. Comme effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être. Comme une parole se révèle être un éclairage singulier… Quels cris scintillent dévoilant la folie d'une mer renversée. Bruno Geslin laisse arrimer les effluves d’un accord, qui rythme le tracé d’un rebord. Soulignant ce texte avec l'écho si présent et les voix brisant tous les silences par la présence de Coming Soon. Ainsi le citait Barbara "C’EST PEUT ÊTRE SEULEMENT DE SAVOIR SOURIRE... ENTRER EN SCÈNE... JE NE SAIS PAS... "Où plus loin encore « Écrire c’est ce qu’il nous reste quand on est chassé de la parole donnée » Jean Genet. DARK SPRING - PARIS VILLETTE - CLAUDE DEGLIAME - UNICA ZURN - COMING SOON- Mise en scène BRUNO GESLIN. http://www.darkspring.fr/ C.R NOVEMBRE 2012
BEAUBOURG DU 31 OCTOBRE AU 25 NOVEMBRE 2012
MEGUMI SATSU PHOTO BERNARD BALMOT
REGARDE...
Parfois je m'interroge sur l'avenir des couples en général. Ce que cela suggère... Ce qui distancie... Ce qui se détruit. Ce qui s'invente de liberté... D'effroi... D'erreur... D'instrumentation d'un manque... Ce qui reste de l'invention des lassitudes... Ce qui se modèle dans un mimétisme le plus imparfait... Et bien d'autres choses encore si peu visibles d'une évolution a l'écart de quel Bonheur. 
REGARDE... la nuit se solde de faire semblant d'être. Nous pourrions marcher exprès comme ça sur des distances entre le sol et le corps de la vie. Toute une journée, vivants d'exister. Inventez dans l'utopie, de respirer, de rester suspendu et de laisser nos pas se soulever de la poussière indécente. Pour se confier à l'espace dans lequel nous vivons. Jusqu'à effacer le cri sous les plis des traces et des pudeurs. Nous pourrions marcher exprès comme ça sur des distances, errer légers d'une certitude, franchir, sauter de pierre en pierre. Respirer... Faire halte avant de repartir. Et rêver de naître fragiles bien sûr. Comment ne pas l'être? Jusqu'à se laisser éblouir, abrité du soleil lassé d'être scintillant. Pour briller de l'inutile beauté vagabonde de l'invisibilité des êtres et des choses. Regarde... Ce qui se vit, là autour, l'inconscience des regards.
L'impuissance de l'étouffement de l'intelligence et de l'absurdité... L'urgence repérée, immense de cette habitude d'accueillir un geste à l'envers exprès comme ça sur des distances et sentir le corps crié se défaire d'être touché. Pour glisser sur l'existence de se sentir vivants d'être l'écho étrange de notre reflet et de l'adversité d'une image d'amour ... Qui manque.... Camille Rochwerg JAN 05
 

RENTABLE PAR NÉCESSITÉ
PORTE DE PANTIN. Le métro ne s'arrête plus a la station LIBERTÉ.
Absente hier soir, car il m'est difficile par souvenir de croire à la Fermeture de Paris Villette.
J'espère que vous avez reçu ce que j'avais fait parvenir par émail et publié sur Face book et Blog Presse.
"JE N'APPARTIENS PLUS A L'ART " SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys. 
En effet, ayant une attache Majuscule à venir dans ce Théâtre, Hier impossible d'avancer pour vous rejoindre. Aussi je le sais... Nous serons présent le 6 Octobre à 14h30.
Lors de cette nuit blanche, Hélas si Paris Villette avait été sur le fil des lueurs parisiennes branchées... Nous aurions pu investir ce lieu comme une première nuit... Et non comme une dernière nuit... Tant d'institutions dans le pouvoir n'attendent qu'une seule chose ... Construire déconstruire... Reconstruire un faire mieux provisoire... Rappelons ... Que Jean Luc Lagarce " criait, il y a si peu de temps " Cessons d'en construire " Des mausolées en restauration d'avenir...
Le mot Culture porte t'il encore un visage à la hauteur de nos expériences...
La Culture a-telle encore un profil de rentabilité dans nos théâtres Nationaux... Je m'interroge... Sur l'efficacité Politique de nos institutions. Et cette intolérance à faire advenir… Le choix... D'une tolérance... De l'indiscipline...
Pourquoi faut-il Comparer- Rentabiliser- Tu es... Tuer - Ces champ d'expériences.
En qualité de spectateurs très avertis...
En qualité de mémoires d'avoir inauguré les fresques de ce lieu en 1984. Dans un temps ou les époques si différentes Madame de Panafieu sous la Direction de Henry de Menton... Nous avaient accordé tant d'argent à restaurer avec une DIGNE élégance cette ancienne gare. Qui porte encore l'arrêt du temps de ses aiguilles...
Cette atteinte à nos libertés, me proposera sans doute de trouver REFUGE dans cet autre théâtre qui va être inauguré dans le parc de la Villette... Dont je ne connais pas ni le nom ni la fonction exacte... Ni son budget... RENTABLE PAR NÉCESSITÉ.
Paris le 2 OCTOBRE 2012.  Camille Rochwerg
  
« JE N’APPARTIENS PLUS A L’ART » SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys
ÉTONNANTE DISPARITION POSSIBLE D’UN THÉÂTRE. Ça prend une MAJUSCULE
Et puis.... C'est simple... C'est politiquement normal…. C'estclair.... Que l'on soit toujours poussé à dispar-être. À réapparaître. Àréappar-tenir. Et puis... Je souligne la liste d’un avenir
IMPOSSIBLE INSENSÉ. UTOPIQUE. IRRÉALISABLE. IRRÉELLE. Et je me dis que l'on est toujours poussé à «TENTER DE S’ÉVADER» Que le panache d’Olivier Py c’est aussi de laisser trace d’uneDISPARITION PROVISOIRE. ET D’ÊTRE ATTEINT PAR L’ULTIME HOMMAGE DE CE SILENCE RÉSERVÉ DE NOSINSTITUTIONS… "CESSONS D’EN CONSTRUIRE" criait Jean-Luc Lagarce  en extrait de « Luxeet Impuissance » JEAN GENET s’écorchait de ces dernières lignes « Il savait que tout le théâtre du mondeétait représenté par ces pantins mécaniques qui s'esquivaient en douce ignorantles cris violents sourds et muets annonçant l'irremplaçable représentationapplaudie. »
CAMILLE ROCHWERG A PROPOS DE PARIS VILLETTE
PHOTO DANIEL BOUDINET

REPRISE DARK SPRING DU 7 AU 12 NOVEMBRE
RESTÉ EN FAILLE FAUTE DE DÉPARTS INACHEVÉS SUR L’ILE D’UNE INTÉGRALE SOLITUDE DES MONDES   
Se souvenir de ce spectacle sur Pierre Molinier interprété par Pierre Maillet mise en scène par BRUNO GESLIN « Vous avez vu mes jambes si vous saviez » Et franchir « DARK SPRING » au Théâtre Paris Villette. Sur les textes empruntés a Unica Zurn en extrait de « Sombre Printemps »
Pourtant bien pale et d'un noir si translucide, il y a cet éclat d'un espace dépossédé qui fait seulement douter d'une existence; Car cet univers interprété par Claude Degliame… Dévoile cette errance si pleine d'un vide laissant évoluer cette fulgurance d’une innocence perdue. Une innocence tellement dépeuplée dévorante qui transperce l'apparence. Unica Zurn franchit l'âpreté et les interstices d'un cri et se nourrit sous les voiles d'un inceste déchirant. Pour que la femme au milieu d’elle enfin caresse son existence aiguë ; grave ; déchiquetée. Il faut de la rigueur pour trouver les passages et les dissonances d'un cri effrayé. Il faut du temps pour élever des obstacles incrustés, d’ombre sur les yeux en cherchant cette lumière… Juste un miroir qui efface la nuit les reflets et s'éveille à la contrée de l'aube... Indiciblement odorants, les mots de papier éclaircissent un nouveau jour... Un autre précipice... Qui épuise, les milieux souterrains laissant se déplier juste un intervalle ; juste un soupir devant cette musique déferlante de COMING SOON... Apaisant les noirs bleutés et acides d'une obsidienne qui tenterait de glisser sur l’amorce d’une fissure internée. Alors de cette inconvenance sans répit ni frisson qui signale d'autres rages et d’autres entailles d’absences. Elle signe le seuil de ces mondes répétitifs qui soulèvent impitoyables cette enfance piégée. Et libère cet écart violent là où se glisse si loin cette ligne d’horizon ; d’un ciel qui se lézarde sur la mer. Alors encore plus éternellement arrimé à la vie parce qu'au fond. Son corps danse la visibilité si fragile où elle sait seulement vivre… D’ESSAYER… Encore et encore... D’ENRACINER l’envol d’une trajectoire qu’elle franchit pour ÊTRE et RESTÉ en faille faute de départs inachevés SUR L’ILE D’UNE INTÉGRALE SOLITUDE DES MONDES.
PS : une « SORTIE DE SECOURS » au théâtre est toujours éclairée. 11NOV 2011. C.R DARK SPRING - PARIS VILLETTE - CLAUDE DEGLIAME - UNICA ZURN- COMING SOON- Mise en scène BRUNO GESLIN. http://www.darkspring.fr/




 COPI SOIT-IL AVEC CLAIRE RUPPLI
ARNAUD SAURY - ALEXANDRE MAILLARD - SÉVERINE BAUVAIS 
ALEXANDRE LEBRUN SPECTACLE FESTIVAL DANSEM 
AU 3 BIS F - LE 24 NOVEMBRE 2012
ARNAUD SAURY
Lundi 1er octobre 22h à Montévidéo Marseille
(Traité sur le lien amoureux)
Des mots d’amour, je ne retiens que ceux qui ne me m’étaient destinés.
Je fredonne les mots d’un autre,  j’entonne l’amour qu’il a lui même chanté.
J’ai des noms d’emprunts, Nicolas, Sylvie, Bernadette, 
Patrick, Michèle, Jacques, Ste Thérèse …  
Une cohorte de crooners, de chanteurs d’un jour ou confirmés.
J’ai en mémoire toute une bande d’entichés.
Je ne dis pas je t’aime. Je dis que d’autres l’ont dit avant moi.

MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ DU 12 AU 30 JUIN 2013
PIERRE MAILLET - MOLINIER - BRUNO GESLIN
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ" ENFIN ICI ON RESPIRE " FRANCHIR L'art fétichiste A REBOURS DE PIERRE MOLINIER sur une lointaine photo qui s'incarne dans un filet de voix a résilles. Déguisé comme un cadavre exquis de 5 minutes éperdu de VIVRE. C'EST ACCEPTER d'entrer dans cette façon si particulière de REGARDER UNE TRANSVERSALITÉ DES CORPS ET DES JOUISSANCES SUR CETTE INCAPACITÉ MORTELLE DE DIRE. DE JOUIR. DE PÉNÉTRER. Comme le cite Pierre Guyotat dans son livre VIVRE " L'écriture est la seule surface vivante sur quoi aimer sans violer. " Je m'y suis, enfant, couché. Comme en la partie du dessous d'un linceul à travers quoi occiput, épaules, dos, chairs protectrices de l'anus, toute chair, viol prenait le frais de l'histoire " L'infini Denoel 1984 Répertoire institutionnel de Pierre Molinier VOUS AVEZ VU MES JAMBES cette altitude cette allure cette attitude cet aspect cet aplomb ces postures d'être et de se perdre. ET MES BAS RÉSILLES Licencieux, lascif d'être indécent d'être. MA BOUCHE Beauté, d'imperfection de défectuosité de vice de supplice affecté d'être à-peu-près vivant respirant d'être. MON SEXE Discipliné asservit soumis dompté dressé d'être. MON CORPS SOURCE DE SCIENCE D'être en naissance divine de filiation, du désir de créer, de reproduire de générer de naître. PHALLUS Jugé substitut d'être jugé empalé vif d'être. ACCESSOIRES MIROIRS Versatile précarité et précellence prédominance d'être. REVOLVER Obligation d'exigence et nécessité d'être en démission d'être. MA RÉVÉRENCE Qui sait si ce mouvement de ré-création de là... Constitue véritablement un substitut divin à la recherche de son origine. C'est alors que le récit bascule, pour raconter l'histoire d'un Destin pervers d'être fatal- fatalement votre. MAGISTRAL Pierre Maillet défie cet Hommage illuminé à l'auteur, metteur en scène et acteur mort en 1976. CAMILLE ROCHWERG oct 04 THÉÂTRE DE LA BASTILLE Photographies Pierre Molinier Voix Pierre Maillet
Mise en scène Madeleine Louarn
 
 
UNE INSOLENCE SI INCIDENSE
Parce qu’il ne vient pas avec des certitudes. Parce qu’il observe l’irrégularité des dérives. Parce qu’il ne respecte pas les remparts de devenir un facteur de désordre. Parce qu’il s’accorde à laisser vivre des mots surexposés – inscrivant le lieu dit des solitudes tout humaines. Parce qu’il laisse la liberté aux acteurs de piétiner l’œuvre pour qu’un étrange rituel laisse trace de passions incertaines. Parce qu’il provoque les miracles ou la vérité sanglante des croyances religieuses pervertissent la suppression-désordres reçus. Parce qu’il n’a pas peur d’appréhender le vide qui bascule vers un surgissement du monde comme un trait d’union avec la vie. Parce qu’il traduit la langue des exils d’âmes, de corps et de liberté. Parce que la dédicace signée de la vie politique n’est pas épargnée. Parce qu’il affronte ces fragments d’existences en détresse pour s’illusionner d’échapper a ce destin d’une « solution finale ». Parce qu’il précise l’invention de ce qui semble si insensé. Cet élixir des vertiges et des brûlures sur des lambeaux de silence.. S’assurant sur GOLGOTA PICNIC qu’il y ait rupture de lien et d’isolement pour converser avec la création et la beauté. A propos de Golgota Picnic - Rodrigo Garcia - Théâtre du Rond Point Décembre 2011 C.R


DU PRINTEMPS ! THIERRY NIANG
C'est un plateau sombre brûlant qui ouvre la danse, dont il a préservé de sa voix «les sentiments» de corps ambrés d’un noir d’obsidienne. Effaçant le cercle saturé des mémoires ou le sédiment d’une effraction de souffle jusqu'à l'épuisement Là s'inscrit ce chaos presque parfait. Thierry Niang  laisse trace sur le plateau du Théâtre de la Ville une vibration minérale de l'âge comme une fleur appelée "SIMPLE ABSENCE " Ou mémoire d'un cercle obsédant carcéral… Sidéral. Ainsi je me souviens de « Ce visage traversé par l’appel secret d’une voix sourde dans le corps... De lui-même... Il n’allait nulle part, il se retournait pour voir sa course vérifiant sa vitesse. Ce qu’il vit derrière lui était assez étonnant. L’empire des hommes s’arrêtait. En fuyant il savait qu’il y avait une autre façon de faire un détour, dans la solitude d’une fuite... La seule chose qui restait à apprendre c’était comment oublier. » Ce dernier saut de Nijinski, illustré en fiction dans « Final » le film d’Irène Jouanet, la dernière rencontre de Nijinski et Serge Lifar. Cette unique photo lance un appel de l'immobilité… Ou cette course haletante imprime l'exil  dont il parle avec si peu de mots. Ce dernier solo public comme un sacre immortalise et illustre juste pour un temps, le sentier suspendu d’où Nijinski expire encore cette plainte "La mort c’est la vie éteinte, ceux qui ont perdu la raison s’appellent vie éteinte” . Il fait aussi cette comparaison sublime: «Entre les êtres qui scintillent et les êtres qui ne scintillent pas... Comme les étoiles qui scintillent et les étoiles qui ne scintillent pas»... C.R Septembre 2012
D’APRES " SUR LE CONCEPT DU VISAGE DE DIEU" DE CASTELLUCCI
DE L'IMPUISSANCE ADMIRÉE CASTELLUCCI S'ÉLÈVE VERS LA GRACE AVIGNON 2011.  Où comment l’insistance sur un plateau, la prière et l'insolence de la mort à la vie s’installent dans une chambre d'éternité. Il faut passer l’instant où les miroirs blancs d’ivoire auraient la saveur et la flagrance des lieux d'aisance si journaliers. Pour visiter ce lieu monacal vers un face à face avec dieu. Un fils si assermenté à l'égard de son père offrant la conviction d’une d'existence comme suspendu à révérence. Par ce regard… Par cet attouchement nommé réparation subtil. Ici les entre murailles n’existent pas. Il y a cet état infini lézardé dont il caresse cette brèche avant d'échapper à l’ardent désir de la vie... La mort en cette conscience décline le voyage lointain qui se signe de la perte. L'intranquillité des mots si absents s’excuse. Exacerbée par le silence fracassant, l'incongruité du crissement intérieur échapperait-il à ce rêve absolu d’une vie à la mort acceptable. Vers... Ces bruits explosifs de grenades lancées par les enfants détruisant l’image de ce monde d’imperfection où la mort porte encore... Ce visage qui se déchire et laisse apparaître « You are my shepherd » Alors se dessine un corps de solennité en faillite. Indéfiniment retardé à vivre, sans odeur et sans simulacre… C.R Juillet 2011 "Sur le concept du visage du fils de Dieu" de Roméo Castellucci Photo © KLAUS LEFEBVRE
AURÉOLÉ DE L’OR A CONTRE-JOUR 
D’UN BLEU SACRÉ DU CIEL DIVINE
Semblant creuser ce sillon d’un texte, Divine submerge par cet éclat vulnérable… Sans crainte de s’égarer… Daniel Larrieu illustre ce parcours furtif de fragments instantanés qui s'articulent entre eux et qui finissent par dessiner une danse d’une telle certitude. Où réside comme le citait Jean Genet dans le Funambule "cette blessure" d'élégance juchée sur talons aiguilles. Si simplement parler d'elle ou de lui-même Jean Genet "Souillé de sa propre splendeur"sous l’extase et le désir resurgit sur l’autre versant d’être travesti.. Divine "Un homme donc parce qu’il pourrait en secret devenir un amant" marche et s’infiltre à cette rencontre… "On peut deviner " sous la grâce de Daniel Larrieu "La légèreté de l'artiste taillé et baigné dans des larmes… D'une eau pure" Parfois trépidant, apaisé, furibond et serein, il prélève cette part choisie des luxures d’une exaltation si insolite… "S'il est bien vrai que je suis un prisonnier qui joue et qui se joue des scènes de la vie"… Cette escale est un Étrange face à face d'une personnalité où l'épreuve ne serait que la politesse d'une photographie qui se disputerait a l'urgence tant s'y dévoile la danse tout humaine d'un texte en mutation. Alors " Dire cette "Gloire secrète "… Tel un sablier égrené sur une terre dansée par la parure des mots, a force de sédiments et de silences qui tenteraient de faire oublier que Jean Genet y avait trouvé l’exil d’un estivant passager respectant son territoire. Ce rituel de l’épreuve, cet affleurement d’une rupture, d’un auteur repoussant la nuit vers une célébrité des lumières. Préserve cette arène ou Daniel Larrieu ne serait venu que pour y laisser si légère soit-elle cette empreinte élue pour ce ravissement de drames et de ronces auréolé de l’or à contre jour d’un bleu sacré du ciel. C.R Divine variation théâtrale chorégraphiée d'après Notre-Dame-des-Fleurs De Jean Genet Théâtre de l'Athénée - Mise en scène Gloria Paris - Interprétation textes et chorégraphie Daniel Larrieu scénographie et lumières Laurent P. Berger costumes Margaret Stretchout conseiller musical Le Tone assistante à la mise en scène Shady Nafar travail du texte Georges Roiron © Frank Boulanger



L’INDÉCHIRABLE – ARTAUD – BARRAULT- ROQUETTE
Les dernières lettres d'Artaud envoyées à Jean-Louis Barrault étrangement lié à sa solitude, déchirent les contours de l'invisible. Il  siffle les mots comme si la dernière page allait s'effacer sur la première clarté d'une fin de phrase échouée sur l'immensité. Stanislas Roquette surgit dans ce noir indélébile et inscrit cette métamorphose d'une existence à l'autre. D'un Artaud Funambule enraciné a touché l'indéchirable, cet enfer se souligne en première partie par d'étranges souvenirs filmés de Jean-Louis Barrault. Miroir complice, traversant, si proche et si prêt à mourir. À vivre à se déposséder du reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif, que l'on pourrait sentir cette liberté immense, cette prise de connaissance avec l'immensité. De ce reflet... Insoupçonné. Il regardait l'immensité, encore une fois l'immensité, il renouait avec la vie, l'écriture, le cri, jusqu'à l'appel d'un nom Alain Cuny souffle encore sur ce plateau comme un fantôme des ténèbres les cris de Tête d'or de Claudel. Stanislas Roquette interprète d'Artaud laisse émerger une vie d'homme dans laquelle il s'apprêtait à retourner pour laisser advenir une destinée remarquable. Camille Rochwerg 5 OCT 2012 Artaud Barrault - Mise en scène Denis Guénoun interprété par Stanislas Roquette - Théâtre National de Chaillot jusqu'au 13 OCTOBRE 19H

 
 
 
MYRA@MYRA.FR
MERCI MADAME
Ce que certains nous accordent, d'autres aux contraires en bloque l'issu... PS : Une sortie de secours au Théâtre est toujours éclairée.... Comme il est judicieux de préserver le pouvoir de dire NON. Ce qui me ravie... Car j'ai de vieilles croyances sur le sujet que je ne partage pas. Avec ceux qui partage ce pouvoir.
Je parlerai de pouvoirs renversés selon les humeurs et la saison. Merci pour l'invitation reçue pour Michel Fau aux Bouffes du Nord. 2 places... J'étais seule ce jour là. Dommage
Je parlerai d'élégance... Je parlerai de célébrités ... Répertoriés selon un calepin .... De première.... Vous connaissez les noms... ils ne sont pas dans mon téléphone sauf un peut -être. Qu'elle importance.
J'avais a coté de moi un journaliste célèbre qui dormait au spectacle de Claude Régy. c'était sans doute une illusion d'optique car aux applaudissements il s'est réveillé avec fracas. Faut-il en rire ? Combien sont-ils encore a s'endormir ?  
Se souvenir aussi que votre exceptionnel travail n'est constitué que par la présence de tous ces créateurs, spectateurs et journalistes accrédités ect...
Quels que soient les créateurs. N'oublions pas la mort fulgurante sur un plateau reconnu pour la première fois de Didier Georges Gabily. Il n'a pas eu le temps de recevoir cet aspect du pouvoir car il est mort en Aout avant sa première en Septembre... Issue mortelle qui l'a éloigné pour longtemps du pouvoir répertorié. Et ces regards de programmateurs de festivals qui attendent la réaction de la salle pour sentir s'il doivent esquisser un sourire ou s'alarmer d'un échec ... Ect.... 
Nous sommes sur un fil funambule fragile.... Qui souligne... Que votre fonction au sein de votre entreprise n'existe que provisoirement... Que le silence d'une vie est basé sur l'ultime royaume d'être parfois un Roi et ailleurs un Prince déchu. Ne l'oublions pas. Mais en fait cherchons surtout a ne pas se plaire ni de se déplaire.  "La déploration" comme le citerait H. Guibert "Est ce que cela se voit dans les yeux " Merci. Camille Rochwerg
  
 
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui soulignel’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Lesens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vousportait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une paroledestinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine unpassage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'unegestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent unseuil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible derenverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence,l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquels'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espaceà venir d'un envol, de la dignité à l'indignité. Là s'inscrit le regard desautres... Le faut-il ? Il le Faut. C.R OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de son processus de création. C.ROCHWERG OCT 2012
PASCAL SAINT ANDRÉ
 UN PARADOXE… UNE DÉDICACE … OU LE MIROIR D’UNE SINGULARITÉ 
Pascal Saint André dit la Bourette brillant accessoiriste, costumier, maquilleur d'aventure et performeur inventif, déroutant, étrange, sillonne sur talons aiguilles l'une de ses robes d'illusions qui s’éventrent par effraction sur le monde,
Il a le goût et l'aura de conserver l'invitation à séduire l'impasse de nos rêves insaisissables, les dérives d'une passion, l'équivoque beauté de l'outrance divine, et l’outrage a la séduction dérive sur ses visages longuement maquillés du bord des plateaux aux défilés insensés de couturiers.
Il caresse de ses doigts le sillage de plumes pailletées, refuge d'une société en déficit de simulacre et laisse à porter de ses extravagances la curiosité même d'un visage d'une robe d'une couleur, d'un maquillage qui dérape comme un écrin effleurant notre regard. En réalité, il fixe les parures d'or. Laisse l'éclat insolite d'une brise marine noire lustrée, frissonné... Ainsi la moire menace l'ombre des soies multicolores au seul souci de laisser vivre une chevelure nue. Afin de goûter a la morsure du temps... Comme on fixe parfois en mémoire le parfum d'une fleur, entremêlé par le pigment d'une couleur, qui soudain laisse entrevoir l'autre versant. Une chorégraphie de deux corps enlacés se glisse laissant un sillon orangé sur le corps pour tenter de saisir, de voir ou d'entendre ce qui fuit sans cesse comme un éclair éphémère et sidérant.
Avant d'entrer en scène, il capture le signe fugitif d'une dernière lueur sur une paupière. Juste avant qu’une autre réalité s’invente avant de disparaître. Crime parfait pour un soir d'acquérir une réalité irréelle, il reste ce fidèle amant factice qui falsifie les oppositions du vrai, du faux sans travestir l'effigie d'une oeuvre d'art. Où l'acte d'un destin secret dessine la dignité tout humaine qui l'éloigne d'une imposture majestueuse. C.R AOUT 2012.
FRANÇOIS CHAIGNAUD ET BENJAMIN DUKHAN

 
UN ACTE IRRÉVERSIBLE DE L'INSOLENCE D'AIMER "(M)IMOSA" 
NE PERDONS PAS NOS IDOLES NI L'ÉCRIN D'UNE ÉQUIVOQUE BEAUTÉ. 
Quelques lucioles brillent sous les étoiles du 14 Juillet pour quelques nuits à Avignon jusqu'au 17 Juillet à 22h. Sous l'extase perfusée d'une performance sacrée, qui nous ravit de prendre sens.... Tel, un miracle fulgurant. "MIMOSA" installe sous les plumes bleues de F.Chaignaud et C.Bengolea. Une vision renforcée  qui tente de traverser l'univers sensible de toutes les impuissances. Sur des pas glissants Rouges baisés que l'on imagine d'une odeur Jaune Framboise ou Vert Pomme, La scène est ouverte a l'abandon. Talons vernissés au-delà des obstacles... Le sexe est vibrant et flamboie sous les parures hybrides en attente de... Alors l'arène se prête à ouvrir la voix à l'extravadanse des défis. Ou l'errance et l'absence du rien doit survivre et se renforcer en virevoltant sur le linceul d'un faune. En lévitation tel un sphinx. F.Chaignaud maîtrise l'art du funambule accroché à ses paillettes comme une transpercée de soupirs évanescents... Juste fragile, intact, instable, furtif, excessif... Sur le plateau vêtu d'un noir d'ébène, les costumes s'éclairent ignorant les feux d'artifices d'un soir, un défilé nocturne de l'invisibilité s'expose... Et laisse surgir Les voix discordantes si infiniment précises... Il entre, s'avance et entrouvre les murailles d'une Diva sous une robe de prince. Tels des toreros maquillés et clinquants, Ils traversent l'état divin des impasses si improbables. Il me faut chercher l'illusion des visages irréels, les solidités partagées, les artifices effacés derrière les éventails, l'ardeur des corps qui se signe seulement d'aimer, les mains qui se touchent sans se troubler, les doigts qui s'écorchent de Rose Framboise éternellement, l'instant qui naît sous la griffure d'un geste offert a l'inadvertance. Le désir inévitable, l'effet sonore des bouches auréolées de l'hymne a la vie qui s'entre vol. L'irréversible erreur de l'enfance et la gravité qui meurt. La discontinuité d'une Naitsens qui effleure les résonances et les traces qui sillonnent les lieux d'un Festival. A L'ÉCLAT DE CETTE REPRÉSENTATION S'ÉVEILLE LE SOUVENIR DE La fureur de survivre de D.G.Gabily. L'éventrement des tombes de A.Marcon de V.Novarina. Les applaudissements discontinus sur T.Kantor... La Gare de Villeneuve et l'embarquement pour une étoile jaune dans un wagon bondé avec le bruit des trains réguliers sur les voies ferrées désertes et désaffectées de Sylvie Blocher. La lecture de D.Seyrig sur Madame de Bovary a 19h. Le Voleur de Talent par Alain Cuny et ses livres ficelés d'un simple noeud sur le Suicidé de la société de A.Artaud. L'irruption irréelle de O.Py dans Visage D'Orphée. L'enfer immobile a l'arrêt de J.Q.Chatelain dans Ode Maritime par C.Régy. Les corps sculptés de Romance en Stuc de Daniel Larrieu au Cloître. L'accord parfait de Mourir de Rire si endiablés de M.Monnier et J.F.Duroure. L'écho de voix fracassant les murs de la cour d'honneur a 5 h du matin de J.Moreau. Les rêves émerveillés de Kafka a Que Voy de P.Adrien. Les lectures au piano de A.M.Fijal et de M.Nahir. L’éternelle fiancée de Koltes a M.Grégo. Le soleil éclaboussant de Nijinski et l'envers d'une folie par R.Mitrovitsa. Les roses rouges éparpillées de Pina qui ont laissé trace d’un seul pétale a découvert d'un coeur Rouge  incandescent. Plus loin le corps offert sans se détourner de R.Hoghe a L'être aimé. Les murmures muets d'une salle de classe de B.Bonvoisin. L’effraction intime de C.Haleb sur un non-lieu de sa représentation en 2006. J'allais oublié, l'un des sens du geste d'élégance de T.Lebrun. Suivi d'un souvenir désespéré, les caisses de champagne accumulées et stockées lors de la grève à Avignon jamais ouvertes. Alors revenir comme une première fois sur Les Rues de Prague par C.Ruppli. La liste restera provisoirement imparfaite... Merci François Cécilia Trajal et Marlene. 14 Juillet C.Rochwerg Conception et interprétation Cecilia Bengolea, François Chaignaud

LES ERRANCES D’UNE STAR DE L’ÉTRANGE AFFAIRE
L’œuvre star d’une curieuse écriture en duo de Philippe Adrien et de Jean-Louis Bauer... Dans le cadre du sujet à vif au Théâtre de la Tempête laisse un sentiment inextricable sur « Un certain homme qui consumait les femmes » L’ensemble mystérieux est saisi par la qualité de sa réalisation. Une destinée franchissant une série de rendez vous SMS et de ruptures affectives. DSK interprété par Pierre Alain Chapuis marque la frontière d’un homme entre l’art d’une résistance qui sème le trouble. Et une intrigue de personnages insolites qui semble naviguer, entre la verve de complots politiques et l’étonnante situation d’un malaise médiatisé. DSK DISSÈQUE LES ÉTATS DAMES FISSURÉS D’ÊTRE UN SUPER HÉROS SANS SON COSTUME. Chronique d’un été 2011 à New York. Cette illusion d’un homme d'état qui ne cesse de s’interroger sur le sens d'une vie surprenante subtile– sensuelle – Désireux de défier les rouages politiques d’élucider ses erreurs, ses pulsions, ses absences aveuglées par l’appel de la chair... Au bout de l’enfer libre passionné pilote de ligne d'un mélo-drame sclérosé. La mise en scène de Philippe Adrien dans l’univers de ce parfum de la chambre 2806 et dans les vestiges des bureaux du FMI A L’ÉLYSÉE. Nous offre une touche de légèreté loufoque. Cette odyssée de personnages campés dans leur désarroi initial conforté de leur immobilisme semble d’une lâcheté masculine effrayante distillant l’inévitable entrelacs de défiance visionnaire sur les affres et les agapes dune élection 2012 déchue. Juin 2012 C.R L'affaire De Jean-Louis Bauer et Philippe Adrienmise en jeu Philippe Adrien Dans le cadre du festival théâtre à vif
DERNIER SALUT A L'ODÉON OLIVIER PY
MARILYN DURAS MMM
BAGUEERA POULIN - LAURENT PETITGAND
MARILYN DURAS MMMBAGUEERA POULIN - LAURENT PETITGAND
D’UNE BÉANCE SI BLONDE
Les écrits de Bagheera Poulin surgissent d’un film gravé au noir sur plateau… Juste un intervalle de fiction entre Marilyne et l'intermittence d'une vie. Et ce n'est pas sans éraflures qu’elle apparaît sur scène en éclats de diamants... De cet obscur à la clarté, cette étreinte fixe un dernier acte qui rejoint cette nuit fissurée. Chacun s’effleurant dans ce précipice pour abandonner l’état d’insouciance et de dérapage qui retracent cette vertu du luxe, ce destin désert et ce défi inconciliable des amants. Portés par l'élégance, l'alcool et le désir d'y survivre... À l'écart, Marilyne survole le parfum d’une robe, et l’irréductible présence de cette voix nocturne. Laurent Petitgand sur l’autre versant filtre les remparts inconstants fêlés de violons où s’épuise cette itinérance inconsolable… Ce qui reste vivant d’une coupe de champagne « OUPS » succède à cette béance si blonde, L’effaçant. C.R Bagheera Poulin Texte et Interprétation- Laurent Petitgand Musiques
 MMM MARILYN MONROE BAGHEERA POULIN - LAURENT PETITGAND
HIER UNE FEMME SI D’UN SOURIRE
SI D'UNE ÉLÉGANCE BLEU PÉTROLE A L'OUBLI. Sur le parvis des musées nationaux, Madeleine resplendit son âge, une indécence blonde, un pied de danse qui se soulève; la vie s'éclaircit d'un regard. Madeleine sent voit reconnaît les gens avec ses yeux si noirs d'un revers de « Je te connais où quand ? à quel mot d'amour se situe la rencontre » Parfaite. Surprise par inadvertance de ce détour, elle se laisse photographier dans les couleurs de BUREN translucides sans odeurs et se fend de troubler par son allure si sereine un pied levé, une histoire si ancienne. Éveillée... 93 ans encore, si alerte si remuée par son premier voyage à NEW York d'où elle revient déjà hier. Fréquentant les bars de jazz, ne laissant pas se dessaisir d'un seul moment de trouble, ni d'un mot qui échapperait à la vie. Comment fuir, disparaître à cette écoute, comment s'instruire de l'intelligence de Madeleine née en 1918... Date de naissance de ma mère et là je bascule sur l'abandon si délicat d'un vieux souvenir: SORYA. Son carnet de bal, trois fois milliardaire, tout perdu, recommencer en admiration devant LOLA - Anouk Aimé sa fille. Sa dérive, sa perte, son enclos de vivre... Son indifférence à ne pas paraître plus belle, moins... Et puis survivre à ce nom... Dreyfus... Une résistante, un passage d'enfants dans les trains; Paris-Marseille, des filles seulement une fille endormie jamais réveillée au passage des contrôles. Anouk à Marseille, DANS UN PENSIONNAT ET SORYA EFFECTUE DE NOMBREUX VOYAGES... COMBIEN D'ENFANTS JUIFS A TELLE SU LAISSER FRANCHIR LA LIGNE D'UNE LIBERTÉ SI PROVISOIRE... Voilà de Madeleine a Sorya, il me souvient que sur sa tombe, reste gravée -LOIN D'OÙ- une phrase qui résonne dans la mémoire de certaines familles au milieu de Paris un jour de 1945. Et puis l'accueil de son sourire à la mort de mon père, le champagne a coulé sur des rires enfouis depuis si longtemps. Quelle admiration avait-elle de lui... L'intuition d'une intelligence... Encore un mot le jour de " Maltitude", dernier spectacle de Régis Huvier, elle était là, si étonnée de vivre, si alarmée des présences furtives, au milieu des applaudissements, une rose rouge à la main dressée comme un 21 MAI 1981. Je sais qu'il faut refermer ce lieu d'amour empli de roses offertes dans cet hôtel  d'une dernière nuit... Quelle lueur dans ces yeux , dans ces écrits-là, jamais publiés. Et si j'inventais comme je l'avais imaginé un intermède, une page arrachée restée collée sur le carnet de bal de Sorya Geneviève Durand/Dreyfus Née Durand Comédienne. Camille Rochwerg MAI 2012
DERNIERE SIGNATURE LE 30 JUIN 2012 
SOPHIE MARIE L " PORTE 8 "
 
S.M.L
Quels liens d'imperfection partageons nous ensemble... Ce texte depuis si longtemps lu m'avait bouleversé. Quinze ans a peine... Une écriture. Un livre presque interdit... Une première rencontre avec l'ineffaçable. Et puis quelques mots enfin s'échappent de tes pages, Quelques lignes qui semble s'inscrire juste un instant le temps d'apparaître et puis disparaître comme si tant de choses devaient s'échapper afin de ne laisser aucune trace de douleur. Ni aucune trace de résurgence. Clarice Lispector l'indiquait dans ses livres " Naître c'est si rare si insolent... Si peu immédiat... SI serait presque le titre d'un livre de Hélène Cixous avec l'intrusion de quelques parenthèses. Tu connais ces femmes elles t'ont accompagnées dés l'inscription de ton identité. TU serais là dans ce texte de Nathanaël  comme si c'était la première fois où tu accepterais de te laisser guider par le ravissement comme Duras dans "Les Lieux"... Là ou les femmes parlent encore aux arbres seules comme les sorcières avant de disparaître. Et aussi l'écart d'un lien de l'une à l'autre. Le lien d'une adversité qui crie la beauté des séparations sans l'enfer. Et dans ce grand écart la vie qui s'inscrit la a laisser parler le corps sans entrave. Nathalie Sarraute réunissait les mots sous l'odeur des tilleuls avec cette fin d'été qui effacerait une conversation inaltérable.
Cette inscription parle de toi, de ce que tu ne dis pas mais de quel secret existes tu pour laisser cette empreinte d'un passé. Naître   en serait la virgule qui s'est imprimé par inadvertance dans l'impression de ton prochain livre. Et Genet signerait son "Funambule" avec ce murmure au bout des lèvres "Il s'agissait de t'embraser non de t'enseigner"Alors accepter dans cette fin de nuit de laisser ce texte public. Et de laisser vivre l'insolence de la beauté. Marseille . C.R
 

ivressecran@sfr.fr