JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

08/05/2013

Presse Théatre Danse AgendAvenir Printemps 2013 Par Camille Rochwerg

AGENDAVENIR

DU PRINTEMPS 

A L'ÉTÉ 2013
J'AI SEULEMENT PARMI LES HOMMES UN REGARD QUI DÉVIE

JE PEUX LAISSER LA TRACE DU DOUTE DEVENIR UNE QUALITÉ
MAISON DE LA POÉSIE A PARTIR DU 16 MAI
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ DU 12 AU 30 JUIN 2013
MES JAMBES SI VOUS SAVIEZ" ENFIN ICI ON RESPIRE " FRANCHIR L'art fétichiste A REBOURS DE PIERRE MOLINIER sur une lointaine photo qui s'incarne dans un filet de voix a résilles. Déguisé comme un cadavre exquis de 5 minutes éperdu de VIVRE. C'EST ACCEPTER d'entrer dans cette façon si particulière de REGARDER UNE TRANSVERSALITÉ DES CORPS ET DES JOUISSANCES SUR CETTE INCAPACITÉ MORTELLE DE DIRE. DE JOUIR. DE PÉNÉTRER. Comme le cite Pierre Guyotat dans son livre VIVRE " L'écriture est la seule surface vivante sur quoi aimer sans violer. " Je m'y suis, enfant, couché. Comme en la partie du dessous d'un linceul à travers quoi occiput, épaules, dos, chairs protectrices de l'anus, toute chair, viol prenait le frais de l'histoire " L'infini Denoel 1984 Répertoire institutionnel de Pierre Molinier VOUS AVEZ VU MES JAMBES cette altitude cette allure cette attitude cet aspect cet aplomb ces postures d'être et de se perdre. ET MES BAS RÉSILLES Licencieux, lascif d'être indécent d'être. MA BOUCHE Beauté, d'imperfection de défectuosité de vice de supplice affecté d'être à-peu-près vivant respirant d'être. MON SEXE Discipliné asservit soumis dompté dressé d'être. MON CORPS SOURCE DE SCIENCE D'être en naissance divine de filiation, du désir de créer, de reproduire de générer de naître. PHALLUS Jugé substitut d'être jugé empalé vif d'être. ACCESSOIRES MIROIRS Versatile précarité et précellence prédominance d'être. REVOLVER Obligation d'exigence et nécessité d'être en démission d'être. MA RÉVÉRENCE Qui sait si ce mouvement de ré-création de là... Constitue véritablement un substitut divin à la recherche de son origine. C'est alors que le récit bascule, pour raconter l'histoire d'un Destin pervers d'être fatal- fatalement votre. MAGISTRAL Pierre Maillet défie cet Hommage illuminé à l'auteur, metteur en scène et acteur mort en 1976. CAMILLE ROCHWERG oct 04 THÉÂTRE DE LA BASTILLE Photographies Pierre Molinier Voix Pierre Maillet
LES CHIENS DE NAVARRE
MIROIRS DE LARMES
SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE
Les chiens de Navarre larguent les amarres et s'engagent sur l'outrage de ces lieux essartés, où la proximité de la folie tentent d'établir une approche et une mise en abîme des corps exposés face a cette utopie sociale.
Ils lèvent l'ancre et portent leurs dernières créations « Quand je pense qu'on va vieillir ensemble» allant du cabinet des merveilles injecter par la magie qui s'abandonnent à livrer cette blessure des visages dont ils savent que l'histoire peut s'arrêter jusqu'à disparaître... De la jouissance jusqu'au meurtre.
Les personnages sont enchâssées dans cet étrange voyage ou l'écho des amours dissemblables vacille et vient dialoguer avec cette flagrance et cette partition de l'ombre qui laisse un sillage ondulant entre l'enfer et l'écrin d'un texte au toucher sensible.
Célébrant la puissance de quelques mémoires d'artifice et de vies effacées. Partant de l'écriture d'une fiction, ils nous propulsent dans un monde apocalyptique où flotte le précipice de l'amour. Cette allure folle de l'amour de révolte en apparence superficielle, de réticence et d'humour ; Duras parlerait de la distance d'écrire, elle insisterait sur l'insolente distance inavouée de l'amour.
Copi inventerait l'espace de la rencontre irréversible de quelques êtres exaltés de leurs destins éphémères. Et Deleuze éclairerait de son alphabet la lettre D- pour interpeller les Disparités, la Dichotomie entre la cible et l’irrévérence des plus spectaculaires,
Les chiens de Navarre s'investissent sur ce terrain vague d'une scène au pied du béton, détournant l'ordinaire des lieux en y installant l'insolite. Odeur de fin de terre humide, archipel d'un désert épars mu, par l'entrée théâtrale d’hôtes très distinctifs, qui portent une liberté pétillante entre zapping perpétuel, émergence du virtuel, extravagance scellée, illusion hypertrophiée du désir; De ce laboratoire expérimental qui pourrait s'effondrer comme une architecture de carton-pâte. Sous le flot de paroles d'amours bruisse cette trace fulgurante du corps de la disparition, nous parleraient-ils de la mort ? le raffinement du « coefficient du bonheur » survit au miroir de l'âme. Une langueur sur les lèvres effacent ces visages ensevelis restés éblouis par cette SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE  « Je peux seulement vous dire que j'ai envie que nous nous aimions » H.Guibert. Camille Rochwerg Mars 2013 Festival Ardanthe soit-il!
COLLECTIF LES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse Avec : Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Laskar, Thomas Scimeca, Anne- Elodie Sorlin, Maxence Tual, Jean-Luc Vincent (distribution en cours) Création lumière et régie générale : Vincent Millet Création et régie son : Isabelle Fuchs Régie plateau : Yvon Julou


L'IRRÉVÉRENCE DU DÉSAMOUR et DES BLESSURES SECRÊTES
C'est le simple récit illustré d'une déambulation, qui s'articule sur la dernière création de Joël Pommerat aux ateliers Berthier. Ce sont des fragments qui tentent d'interroger quelques lambeaux de l'incertitude à l'invisibilité de l'amour. C'est voir ce qui ne se regarderait pas de la présence qui survit. Mais aussi quelque chose qui porte l'oeuvre théâtrale sur le désir d'un acte accablé par le bonheur d'y survivre. Les êtres y transpirent de violences et de fragilités, et se risquent d'inscrire la nécessité d'un geste. L'innocence, d'un trajet désaffecté parcouru parfois d'insouciance, comme s'ils étaient encore aimants en apparence et en même temps écartés de se protéger de l'indifférence. « qui nous ressemble — tout nous ressemble. » L'abîme de ces élans désordonnés, égrainant ces sursauts de solitude si agitée. L'irrévérence du désamour, visages ensevelis dans l'oubli, silences escamotés. C'est la nécessité d'écrire la folie de ces regards vers d’autres territoires. C'est écrire ce champ d’inquiétude sur des seuils à l’orée d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une enclave recueillant l'espoir d'un refuge. D'effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être.. Regarder... Écouter l'un connaissance des blessures secrètes comme le citait « DANS LES PLIS ÉGARÉS DE L'OBÉISSANCE AU VENT » Victor Hugo « Je suis un témoin séparé de cette traversée – nous entrons en piste, solitaire privé de notre itinéraire … J’ignore où cela commence et ou cela finit. Car il serait difficile d’exister derrière le reflet de ce monde. J’ignore ce qu’il y a derrière, devant, au milieu, à droite à gauche, à l’est, à l’ouest, au sud, à l’est. Mais désirer encore … désirer soulever la lumière éblouissante. Je ne sais pas l’intérieur, ni l’extérieur. Mais je connais ce silence interrompu nommé désirs. Mêlés à des splendeurs, mêlés à des éblouissements perdus dans des contemplations. des contemplations plongées dans des éblouissements. Je suis pris dans un prodigieux tournoiement de la roue au moyeu d’or. Ou cela va- t-il? je n’en sais rien. La nuit est l’ornière des étoiles. » Je les observe avec amour. UN HOMME LIBRE EST-IL UN HOMME SEUL… ? C.R FÉVRIER 2013 La Réunification des deux Corées. Une création de Joël Pommerat avec Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Philippe Frécon, Ruth Olaizola
LE PETIT CHAPERON ROUGE JOEL POMMERAT AUX MÉTALLOS
L’ENFANCE " D’UN POUVOIR NOMME DÉSIR "
De réinventer le petit Chaperon Rouge qui porte l’illusion effrayante et fictive du pouvoir de survivre - VIVRE. On le doit à cette force rencontrée de Joël Pommerat dans ce conte ou sa puissance créatrice, son art de raconter, de transformer le réel en conte. Pose l'histoire d'un temps ou la trace du silence et de la peur ne s’efface pas si simplement. Rumeur de fiction - Ces personnages ne prétendent pas être une histoire illustrée, elle propose d'observer comment la terreur invisible laisse respirer une œuvre divine et s’inscrit insidieusement dans le silence sacré de notre existence même. CR DÉC 2006 LE PETIT CHAPERON ROUGE
FRAGMENT D'UNE BÉANCE SI BLONDE 5 MINUTES AVANT L'AUBE
Au plus intime d'une nuit, glissants juste avant l'aube. Confiés au silence juste éclairés d'un noir sonore aveugle. Sans se disjoindre ouvrant sur l'obscurité, cette dernière nuit Indécente, Impudique. Ils s'avancent vers cette obscure clarté d'une béance si blonde furtifs et conscients d'interpeller ce « DERNIER DROIT DE SCINTILLER » C'est peut-être ce que je ne vous dis pas 5 MN AVANT L'AUBE... C.R AVRIL 2013 MMM Sur une proposition de Bagheera Poulin textes et interprétation - Avec la présence de Laurent Schuh - Musiques Laurent Petitgand


 
SAINTE DE SAINTETÉ ET D'ÉBLOUISSEMENT
«Sainte dans l'incendie » égratigne le dévoilement d'un spectre. L’oxymore d'une Sainte perçue sur une scène évidée de toutes présences. Où les femmes commencent par se taire, comme les sorcières au Moyen-Âge. Imaginez le vide, ce lieu imprévisible d'une rencontre avec le silence. Bouleversant la liberté d'un ciel inondé par le soleil. "Plaqué d'un baiser sur le vide" Laurence Vielle écarte de sa main les flammes, fustige sur le bûcher la Vierge dans sa dernière nuit. Seule, en présence et tenant une fleur de lys avec pour inscription "Jésus Maria". Sans sépulcre et sans portrait, elle ouvre la brèche dans l'antre de l'histoire, amante de tous les saints pour l'éternité... Sa voix portée au paroxysme d'un corps qui parle aux songes, visions considérées comme une imposture, signe de sorcellerie réelle ou fictive, laisse advenir les voix célestes d'une femme laissant frémir la liberté du royaume de France. Miroir tranchant des édifices religieux, l'écriture de Laurent Fréchuret revisite le sacre d'un futur Charles VII roi de France à Reims. La main tendue, l'effet d'osmose avec l'univers, l'écoute des âmes, le destin pétrifié, d’exorcisme, escorter d'une armée conduite à Reims, pour que Charles VII reçoive son couronnement et sa consécration. Juste précédé d'un écart, "Charles VII a les yeux embués de larmes et précise qu’elle vient de lui confier un secret que personne ne connaissait et ne pouvait connaître, si ce n’est Dieu." L’interprète avance dans cette puissance, hagarde, sans soupir de fugue, fascinée invoquant les démons. La pucelle en accord parfait sur l'écriture, laisse échapper les papillons sur l'air si pur d'un bûcher sur la place publique. De sa main, elle essuie maladroitement les quolibets incestueux des apôtres et des regards par infidélité. Insistant sur la transmission d'un récit qui au début du siècle, on se souvient les femmes étaient brûlés car elles parlaient et dialoguaient avec les arbres. "L'enfance d'une évasion" nocturne insiste et foudroie l'ordre établie de l'amour, des étreintes furtives avec l'univers, résistante aux menaces de torture. Les mots se gravent sur nos bouches couleur sang car Jeanne la pucelle ne répandit jamais le sang. Mais se plia, s'épancha sur la liberté d'une croyance déclarée hérétique dans l'innocence. Seulement innocente. Seulement égarée sur le schiste de fidélité qu'elle consacre à l'écoute de cette voix D'yeux. Laurence Vielle incendie cet air entaché d'erreurs et submerge le plateau d'une illumination digne des "SIMPLES" Camille Rochwerg Avril 2013 Théâtre du Rond Point Texte et mise en scène Laurent Fréchuret avec laurence Vielle Lumière Antoine Gallienne Michel Paulet Répétitrice Marilou Van
TANT D'AMOUR BOULEVERSÉ À PLEURER D'IMPUISSANCE
Éblouissants souvenirs, rémanence de nos lectures secrètes d'adolescence, halo de mémoires percées d'aveux incandescents, atteinte d'effroi et d'absence, effractions de regards et blessures intimes. Ainsi le citait Chris Marker. "Ce qui demeure c'est une perte du corps" rendu visible si invisible entre l'entrebâillement d'un square nocturne et l'illusion d'un rendez-vous dans un Backroom désenchanté. "Mes  scènes primitives" Le dernier récit de Noël Herpe illustre ce séduisant détournement du sexe sacré. Premier rivage "Asphyxie et Ravages", d'une audace infinie. Vêtement d'apparat, collant irisé, dans le temps suspendu d'une chrysalide. Noël Herpe exulte et laisse advenir la présence, celle d'un homme serti d'une auréole divine de l'enfer à l'ombre d'une traversée du siècle des lumières. "Voleur de talent" exhibant cet état de grâce, dans la folie déserte des nuits d'hivers, il virevolte derrière l'illustre représentation, l'élégance, et le trajet d'un atlante. Aussi majestueux que le blanc maquillé remarquable qui fragmentait la luminance des couleurs de Malaval. Noël Herpe s'expose in-sexuellement solitaire dans une partition d'un violon essoufflé de ses parures de nuits, nacrées qui s'écorchent sur la stupeur d'un envol désespéré d'espérer. Revêtus de drapés moulants, dans des poses suggestives, ce corps lascif en stylite effervescent retient l'orage d'une peur désarmée, sidérale et muette d'orfèvre. Se parant ainsi dans le cercle lumineux des amants éclairés par la rareté d'un "Premier amour" C'est l'exil qui tente de franchir les interférences exacerbées, les ambiguïtés excitantes, les détours "Désoeuvrés" les fictions de splendeurs de lustre et d'éclat ébranlant les limites et l'instinct du saut de Nijinsky si improbable. Qui semble préserver toute sa puissance dévoilant dans le plus grand écart de l'écriture. Cette étoile filante, qui porte encore les fils de lumières dorées des parques, rencontrant l'immanence de ce lutin traversant la nuit. Révélant ce désir replié "Ce diable au corps" pailleté d'un fil "Funambule" d'une beauté inconfortable sur la vie... Cette muse versatile du sexe opposé laisse respirer et résonner l'épaisseur d'un silence d'un homme en attente pour un destin attentif a caressé cette armure. Cet étourdissement d'un amour, sur lequel le saut de Nijinsky resté figé entre l'infini du vrai et du faux. Interceptant là l'indicible in-séparation de nos larmes, de tant d'amour bouleversé. Qui font le succès de ce récit gravant par fidélité ces confessions suivi de quelques vies au milieu de l'un vers l'autre... Réconciliation. Camille Rochwerg Avril 2013 A propos de «Mes scènes primitives» de Noël Herpe Editions L’arbalète. Photographie Aurore Bagarry
MAISON DES MÉTALLOS
SORTIR DU CORPS DU 20 MARS AU 31 MARS





COMPLICITÉ ET ACUITÉ DE L'INTELLIGENCE
PROTÉE SOIT-IL
«L'INTELLIGENCE» tente de traverser des chemins de traverse, en se justifiant d'accéder à toucher le verbe par une puissance mystérieuse. Porteur d'une pensée occulte et insolite. Paul Claudel lève enfin le voile opaque du mystère en inscrivant Protée dans son répertoire. Du voyage de l'Odyssée au mythe Troyen selon laquelle Hélène aurait vécu la guerre de Troie exilée en Égypte. De l'exil d’Euripide, de ce désordre, de l'indistinct, des lenteurs et des mots d'où naît la grâce. S'il reste des traces de ce passé prolixe et délayé, c'est pour en faire la demeure d'un enfer sulfureux irrésistible. Construire du sens dans ce chaos du fantasme et de l'utopie. Exprimer le trouble qui saisit cette farce sans fard, cruelle et désinvolte. Dévoiler l'intime au seuil de l'existence. Au seuil de l'amour liant ces deux Hélène dont l'une porte les déchirures et l'autre le paradoxe et l'insouciance joyeuse. Sombrer dans l'éclat imprévisible même de la frivolité. Du plaisir au rire jusqu'aux larmes. Et se distraire d'un sentiment d'avoir perdu quelque chose d'essentiel, rien moins que notre capacité à parcourir l'inconnu et à mettre en doute nos évidences même les plus solides. Un des passeurs de l'œuvre, « Protée » Mis en scène par Philippe Adrien décide de casser les usages et de violer les règles, de l'infini révélation, de l'humour à la texture d'une écriture dévoilant la confidence, l'évidence, le secret, l'ébruitement, l'initiation, la confession... La futilité d'un Claudel représenté en déshérence , palmes aux pieds et s'ébrouant sur sa bouée. Nous invite a croiser la force lyrique et les mots aussi hilares qu'hostiles. Premiers vestiges vivants d'une écriture intemporelle. L'évitant d'un seul geste sur toutes les certitudes. Le spectacle se mue vers une conscience qui veille et évoque la rencontre de cette tentative assurément burlesque et décalée. D'une immersion invincible de toucher l'envers inaccessible d'un acte de théâtre impressionnant signant l'illusion d'une autre beauté sans nom qui traverse le plateau scénographié d'un M-Majuscule par Elena Ant. REMERCIEMENTS C.Rochwerg ivressecran.net 2013
JUSQU'AU 24 FÉVRIER 2013 Avec : Dominique Gras, Eléonore Joncquez, Matthieu Marie, Marie Micla, Jean-Jacques Moreau en alternance avec Pierre-Alain Chapuis.
Décor et costumes Eléna Ant 
lumières Pascal Sautelet assisté de Maëlle Payonne
 musique et son Stéphanie Gibert et Ensemble Musiverre Jean-Claude Chapuis vidéo Olivier Roset assisté de Michaël Bennoun
 maquillages Sophie Niesseron
 collaboration costumes Léa Delmas collaboration artistique Clément Poirée
 direction technique Erwan Creff
régie Laurent Cupif, Sébastien Jouen, Farid Laroussiniei


DU PRINTEMPS ! THIERRY NIANG
C'est un plateau sombre brûlant qui ouvre la danse, dont il a préservé de sa voix «les sentiments» de corps ambrés d’un noir d’obsidienne. Effaçant le cercle saturé des mémoires ou le sédiment d’une effraction de souffle jusqu'à l'épuisement Là s'inscrit ce chaos presque parfait. Thierry Niang  laisse trace sur le plateau du Théâtre de la Ville une vibration minérale de l'âge comme une fleur appelée "SIMPLE ABSENCE " Ou mémoire d'un cercle obsédant carcéral… Sidéral. Ainsi je me souviens de « Ce visage traversé par l’appel secret d’une voix sourde dans le corps... De lui-même... Il n’allait nulle part, il se retournait pour voir sa course vérifiant sa vitesse. Ce qu’il vit derrière lui était assez étonnant. L’empire des hommes s’arrêtait. En fuyant il savait qu’il y avait une autre façon de faire un détour, dans la solitude d’une fuite... La seule chose qui restait à apprendre c’était comment oublier. » Ce dernier saut de Nijinski, illustré en fiction dans « Final » le film d’Irène Jouanet, la dernière rencontre de Nijinski et Serge Lifar. Cette unique photo lance un appel de l'immobilité… Ou cette course haletante imprime l'exil  dont il parle avec si peu de mots. Ce dernier solo public comme un sacre immortalise et illustre juste pour un temps, le sentier suspendu d’où Nijinski expire encore cette plainte "La mort c’est la vie éteinte, ceux qui ont perdu la raison s’appellent vie éteinte” . Il fait aussi cette comparaison sublime: «Entre les êtres qui scintillent et les êtres qui ne scintillent pas... Comme les étoiles qui scintillent et les étoiles qui ne scintillent pas»... C.R Septembre 2012

NEIGES DE YAN ALLEGRET
L'EXCEPTION D'UN INFINITIF É'LOGE NEIGES - YAN ALLEGRET


L'EXCEPTION D'UNE ÉCLIPSE DE NEIGE TRAVERSÉE PAR UN SILENCE RETROUVÉ
Yan Allegret nous parle de cet ailleurs, d’un départ, d'un voyage, l'importance des brisures des écarts comme l'obsession de la fuite qu'a eue ce dépôt d'une écriture "Neiges" qui s'installe dans le sillage du blanc. Il parle de la part d'ombre, versant invisible du gris pour trouver une direction "le sens" d'une direction ou l'achèvement d'un passage. Le commencement s’élève d’une fin de phrase à peine que déjà l’envol… La transgression d'un flux silencieux sur le rebord à l'écart du tumulte et du ravissement. S’éloigne d’un enfer d’où je suis… D’où il revient. Le voyage fugitif d'une rencontre entre l'envers du blanc et « Se rendre compte en se retournant qu'on ne laisse plus de traces de pas en marchant dans la neige ». L'achèvement d’un retour « me conduit jusqu'à moi ». L'appel irrésistible du large se défaire puis se recomposer vers un autre champ arrêté… Comme lâcher, osciller au-dessus de la nuit retenue et "le sens" nous signale que tourner une page en cette heure où les pas glissent sur la neige n'est qu'une brève fente de lumière entre deux éclipses. L'on vient de quitter les premiers éclairs d'une autre ville comme une digression d'un miroir sans tain où l'infraction de la neige reflète un miroir glacé. "où est le sens" d'un désir... De partir, de découvrir, de rencontrer... On peut partir pour être loin, pour se quitter « Tout se forme, dure quelques instants, avant de se défaire. » "Être au monde" Naître au monde de cet interstice tombé du ciel, il faut juste se laisser dériver, défier l'espace préservé de la nuit où l'écho de sa voix spectre du blanc au noir se signerait D'UN SILENCE ET D'UN INFINITIF É'LOGE. CAMILLE ROCHWERG Décembre 2012 Neiges de Yan Allegret Texte et mise en scène Avec Yuta KUROSAWA (maître de sabre) Yan ALLEGRET (comédien) Yann FERY (musicien) Kumi HYODO (comédienne / danseuse) Scénographie / Damien SCHAHMANECHE Lumières / Orazio TROTTA Composition musicale / Yann FERY Assistante à la mise en scène, dramaturge / Sophie FARIA Interprète et dramaturge / Akihito HIRANO Traduction du texte en japonais / Shintaro FUJII Régisseur général / Tom MENIGAULT


 



L’INDÉCHIRABLE – ARTAUD – BARRAULT- ROQUETTE
Les dernières lettres d'Artaud envoyées à Jean-Louis Barrault étrangement lié à sa solitude, déchirent les contours de l'invisible. Il  siffle les mots comme si la dernière page allait s'effacer sur la première clarté d'une fin de phrase échouée sur l'immensité. Stanislas Roquette surgit dans ce noir indélébile et inscrit cette métamorphose d'une existence à l'autre. D'un Artaud Funambule enraciné a touché l'indéchirable, cet enfer se souligne en première partie par d'étranges souvenirs filmés de Jean-Louis Barrault. Miroir complice, traversant, si proche et si prêt à mourir. À vivre à se déposséder du reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif, que l'on pourrait sentir cette liberté immense, cette prise de connaissance avec l'immensité. De ce reflet... Insoupçonné. Il regardait l'immensité, encore une fois l'immensité, il renouait avec la vie, l'écriture, le cri, jusqu'à l'appel d'un nom Alain Cuny souffle encore sur ce plateau comme un fantôme des ténèbres les cris de Tête d'or de Claudel. Stanislas Roquette interprète d'Artaud laisse émerger une vie d'homme dans laquelle il s'apprêtait à retourner pour laisser advenir une destinée remarquable. Camille Rochwerg 5 OCT 2012 Artaud Barrault - Mise en scène Denis Guénoun interprété par Stanislas Roquette - Théâtre National de Chaillot jusqu'au 13 OCTOBRE 19H

CE QUI RESTE ADMIRABLE
"C'EST JUSTE CES QUELQUES MOTS QUI SE SERAIENT EFFACÉS"
« JE N’APPARTIENS PLUS A L’ART » SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys. ÉTONNANTE DISPARITION POSSIBLE D’UN THÉÂTRE. IMPOSSIBLE INSENSÉ. UTOPIQUE. IRRÉALISABLE. IRRÉELLE. Ça prend une MAJUSCULE. C'était l'hiver 1986 peut être. Comment poser une date sur un souvenir si fracassant de plaisir. Graver la vie, l’or des couleurs, perché sur des échafaudages… Combien d’heures de nuits et de jours à glisser les spatules pour atteindre les éraflures de murs imparfaits.
Je connais l'effacement des feuilles dans les arbres de l'été à l'automne précédant l'hiver, j’ai senti l'effleurement des pas sur la neige qui crisse mais l'effacement des murs la collision du noir, les ventes des lumières. Éteindre une dernière fois la servante. L'éclairage public devenu ( privé ). Effacer le recouvrement des plâtres des fresques et des mots insolents. Reboucher les trous. Intercaler les raccords de peinture afin d'aligner la pierre sur les arcades. Réapprendre à quitter… L’effraction, le champ des plateaux et des voix qui initient l'entre deux d'une création. La visite inopportune d'un Copi. La voix insulaire d'un éclat de métal de Daniel Emilfork. Les lumières et l’immobilité d’une phrase de… « Cet enfant » sur le bruit du monde. Par Joël Pommerat. Réinventer le cercle de luminance d'un pouvoir NOMME DÉSIR. Les lueurs mobiles de « Dark Spring » et la voix d'entre les gestes de Claude Degliame. Initiale majuscule d’écrire cette béance d’un bleu si obscure sur l’ile d’une intégrale solitude des mondes. Suivi de l’effacement d’une "Passion" de Clarice Lispector. Confessée les chambres d’amours de « Clients » par Clotilde Ramondou. Et laisser en suspension l'empreinte majestueuse du « Funambule » encore fébrile de ses paillettes qui s'initie a la mobilité des cintres. 25 ans pour laisser s’éteindre ce VOYAGE THÉÂTRAL QUI POSSÈDE LA GRÂCE D'UN HOMME LIBRE JUSTE UN INSTANT SUR GRAND ÉCRAN. Une absence est si vite arrivée… "CESSONS D’EN CONSTRUIRE" criait Jean-Luc Lagarce en extrait de « Luxe et Impuissance » JEAN GENET s’écorchait de ces dernières lignes « Il savait que tout le théâtre du monde était représenté par ces pantins mécaniques qui s'esquivaient en douce ignorant les cris violents sourds et muets annonçant l'irremplaçable représentation applaudie. » PS : UNE SORTIE DE SECOURS AU THÉATRE EST TOUJOURS ECLAIREE. CAMILLE ROCHWERG A PROPOS DE PARIS VILLETTE. ivressecran.net
INITIALE MAJUSCULE «  DARK SPRING » BRUNO GESLIN
INITIALE MAJUSCULE «  DARK SPRING » BRUNO GESLIN
ÉCRIRE CETTE BÉANCE D’UN BLEU SI OBSCURE. D’UNE HISTOIRE… « SOMBRE PRINTEMPS » ISSUE d'une écriture de Unica Zurn. Et de ce dépôt considérable... Bruno Geslin empreinte ce geste arraché à ce destin dont le trajet trouve l'écho d’une séduction d'échapper... À l’insaisissable secret. C’est là que se nomme l’émerveillement de la parole, qui se rétracte, se protège, s’efface par la présence d’une blessure ouverte qui respire. Comme le grain du noir sur la pellicule de l’instant qui cherche l’attrait de ce souffle. Comme l’ancrage qui s’offre … Jusqu'à trouver la rareté d’un recommencement et c’est sur ce dévoilement de l’ombre et de ces fragments de mots que s’inscrit l’abondance furtive d’une possible liberté. Comme elle avait rêvé d’être. Une vie rêvée à son insu. Sans détour d’aucun visage, mais si infini sur l’immensité de l’amour.
La voix de Claude Degliame signe l'intranquilité encore qui parle... Qui se perd... Saisissant, Soufflant le voyage déraciné. Les souches transportées, résistantes qui franchissent le seuil de sa vie avec une si grande violence d'évidence. Révélant dans les lueurs naufragées de la nuit, l’excellence bleutée des lumières laissant sombrer le voyage d'Unica Zurn sur les rivages d'étreintes de baisers incendiant les fils de lumière d'un inceste révélé. Ce qui reste parle encore d’elle sur des seuils sans désastres. Comme s’installer à l’orée d’une perte et d’une distance ou l’intime sonore et visuelle s’articule comme une traversée d’agression et de refuge. Comme effleurer une peau, le temps d’une vie et d’un être. Comme une parole se révèle être un éclairage singulier… Quels cris scintillent dévoilant la folie d'une mer renversée. Bruno Geslin laisse arrimer les effluves d’un accord, qui rythme le tracé d’un rebord. Soulignant ce texte avec l'écho si présent et les voix brisant tous les silences par la présence de Coming Soon. Ainsi le citait Barbara "C’EST PEUT ÊTRE SEULEMENT DE SAVOIR SOURIRE... ENTRER EN SCÈNE... JE NE SAIS PAS... "Où plus loin encore « Écrire c’est ce qu’il nous reste quand on est chassé de la parole donnée » Jean Genet. DARK SPRING - PARIS VILLETTE - CLAUDE DEGLIAME - UNICA ZURN - COMING SOON- Mise en scène BRUNO GESLIN. http://www.darkspring.fr/ C.R NOVEMBRE 2012
 
RENTABLE PAR NÉCESSITÉ
PORTE DE PANTIN. Le métro ne s'arrête plus a la station LIBERTÉ.
Absente hier soir, car il m'est difficile par souvenir de croire à la Fermeture de Paris Villette.
J'espère que vous avez reçu ce que j'avais fait parvenir par émail et publié sur Face book et Blog Presse.
"JE N'APPARTIENS PLUS A L'ART " SCÉNIQUE soulignait Joseph Beuys. 
En effet, ayant une attache Majuscule à venir dans ce Théâtre, Hier impossible d'avancer pour vous rejoindre. Aussi je le sais... Nous serons présent le 6 Octobre à 14h30.
Lors de cette nuit blanche, Hélas si Paris Villette avait été sur le fil des lueurs parisiennes branchées... Nous aurions pu investir ce lieu comme une première nuit... Et non comme une dernière nuit... Tant d'institutions dans le pouvoir n'attendent qu'une seule chose ... Construire déconstruire... Reconstruire un faire mieux provisoire... Rappelons ... Que Jean Luc Lagarce " criait, il y a si peu de temps " Cessons d'en construire " Des mausolées en restauration d'avenir...
Le mot Culture porte t'il encore un visage à la hauteur de nos expériences...
La Culture a-telle encore un profil de rentabilité dans nos théâtres Nationaux... Je m'interroge... Sur l'efficacité Politique de nos institutions. Et cette intolérance à faire advenir… Le choix... D'une tolérance... De l'indiscipline...
Pourquoi faut-il Comparer- Rentabiliser- Tu es... Tuer - Ces champ d'expériences.
En qualité de spectateurs très avertis...
En qualité de mémoires d'avoir inauguré les fresques de ce lieu en 1984. Dans un temps ou les époques si différentes Madame de Panafieu sous la Direction de Henry de Menton... Nous avaient accordé tant d'argent à restaurer avec une DIGNE élégance cette ancienne gare. Qui porte encore l'arrêt du temps de ses aiguilles...
Cette atteinte à nos libertés, me proposera sans doute de trouver REFUGE dans cet autre théâtre qui va être inauguré dans le parc de la Villette... Dont je ne connais pas ni le nom ni la fonction exacte... Ni son budget... RENTABLE PAR NÉCESSITÉ.
Paris le 2 OCTOBRE 2012.  Camille Rochwerg
REPRISE DARK SPRING DU 7 AU 12 NOVEMBRE
RESTÉ EN FAILLE FAUTE DE DÉPARTS INACHEVÉS SUR L’ILE D’UNE INTÉGRALE SOLITUDE DES MONDES   
Se souvenir de ce spectacle sur Pierre Molinier interprété par Pierre Maillet mise en scène par BRUNO GESLIN « Vous avez vu mes jambes si vous saviez » Et franchir « DARK SPRING » au Théâtre Paris Villette. Sur les textes empruntés a Unica Zurn en extrait de « Sombre Printemps »
Pourtant bien pale et d'un noir si translucide, il y a cet éclat d'un espace dépossédé qui fait seulement douter d'une existence; Car cet univers interprété par Claude Degliame… Dévoile cette errance si pleine d'un vide laissant évoluer cette fulgurance d’une innocence perdue. Une innocence tellement dépeuplée dévorante qui transperce l'apparence. Unica Zurn franchit l'âpreté et les interstices d'un cri et se nourrit sous les voiles d'un inceste déchirant. Pour que la femme au milieu d’elle enfin caresse son existence aiguë ; grave ; déchiquetée. Il faut de la rigueur pour trouver les passages et les dissonances d'un cri effrayé. Il faut du temps pour élever des obstacles incrustés, d’ombre sur les yeux en cherchant cette lumière… Juste un miroir qui efface la nuit les reflets et s'éveille à la contrée de l'aube... Indiciblement odorants, les mots de papier éclaircissent un nouveau jour... Un autre précipice... Qui épuise, les milieux souterrains laissant se déplier juste un intervalle ; juste un soupir devant cette musique déferlante de COMING SOON... Apaisant les noirs bleutés et acides d'une obsidienne qui tenterait de glisser sur l’amorce d’une fissure internée. Alors de cette inconvenance sans répit ni frisson qui signale d'autres rages et d’autres entailles d’absences. Elle signe le seuil de ces mondes répétitifs qui soulèvent impitoyables cette enfance piégée. Et libère cet écart violent là où se glisse si loin cette ligne d’horizon ; d’un ciel qui se lézarde sur la mer. Alors encore plus éternellement arrimé à la vie parce qu'au fond. Son corps danse la visibilité si fragile où elle sait seulement vivre… D’ESSAYER… Encore et encore... D’ENRACINER l’envol d’une trajectoire qu’elle franchit pour ÊTRE et RESTÉ en faille faute de départs inachevés SUR L’ILE D’UNE INTÉGRALE SOLITUDE DES MONDES.
PS : une « SORTIE DE SECOURS » au théâtre est toujours éclairée. 11NOV 2011. C.R DARK SPRING - PARIS VILLETTE - CLAUDE DEGLIAME - UNICA ZURN- COMING SOON- Mise en scène BRUNO GESLIN. http://www.darkspring.fr/
PHOTO DANIEL BOUDINET

 
 
MYRA@MYRA.FR
MERCI MADAME
Ce que certains nous accordent, d'autres aux contraires en bloque l'issu... PS : Une sortie de secours au Théâtre est toujours éclairée.... Comme il est judicieux de préserver le pouvoir de dire NON. Ce qui me ravie... Car j'ai de vieilles croyances sur le sujet que je ne partage pas. Avec ceux qui partage ce pouvoir.
Je parlerai de pouvoirs renversés selon les humeurs et la saison. Merci pour l'invitation reçue pour Michel Fau aux Bouffes du Nord. 2 places... J'étais seule ce jour là. Dommage
Je parlerai d'élégance... Je parlerai de célébrités ... Répertoriés selon un calepin .... De première.... Vous connaissez les noms... ils ne sont pas dans mon téléphone sauf un peut -être. Qu'elle importance.
J'avais a coté de moi un journaliste célèbre qui dormait au spectacle de Claude Régy. c'était sans doute une illusion d'optique car aux applaudissements il s'est réveillé avec fracas. Faut-il en rire ? Combien sont-ils encore a s'endormir ?  
Se souvenir aussi que votre exceptionnel travail n'est constitué que par la présence de tous ces créateurs, spectateurs et journalistes accrédités ect...
Quels que soient les créateurs. N'oublions pas la mort fulgurante sur un plateau reconnu pour la première fois de Didier Georges Gabily. Il n'a pas eu le temps de recevoir cet aspect du pouvoir car il est mort en Aout avant sa première en Septembre... Issue mortelle qui l'a éloigné pour longtemps du pouvoir répertorié. Et ces regards de programmateurs de festivals qui attendent la réaction de la salle pour sentir s'il doivent esquisser un sourire ou s'alarmer d'un échec ... Ect.... 
Nous sommes sur un fil funambule fragile.... Qui souligne... Que votre fonction au sein de votre entreprise n'existe que provisoirement... Que le silence d'une vie est basé sur l'ultime royaume d'être parfois un Roi et ailleurs un Prince déchu. Ne l'oublions pas. Mais en fait cherchons surtout a ne pas se plaire ni de se déplaire. 
"La déploration" comme le citerait H. Guibert "Est ce que cela se voit dans les yeux " Merci. Camille Rochwerg
 
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui soulignel’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Lesens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vousportait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une paroledestinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine unpassage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'unegestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent unseuil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible derenverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence,l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquels'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espaceà venir d'un envol, de la dignité à l'indignité. Là s'inscrit le regard desautres... Le faut-il ? Il le Faut. C.R OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de sonprocessus de création. du 10 au 13 octobre 2012, à 20h30

HIER UNE FEMME SI D’UN SOURIRE
SI D'UNE ÉLÉGANCE BLEU PÉTROLE A L'OUBLI. Sur le parvis des musées nationaux, Madeleine resplendit son âge, une indécence blonde, un pied de danse qui se soulève; la vie s'éclaircit d'un regard. Madeleine sent voit reconnaît les gens avec ses yeux si noirs d'un revers de « Je te connais où quand ? à quel mot d'amour se situe la rencontre » Parfaite. Surprise par inadvertance de ce détour, elle se laisse photographier dans les couleurs de BUREN translucides sans odeurs et se fend de troubler par son allure si sereine un pied levé, une histoire si ancienne. Éveillée... 93 ans encore, si alerte si remuée par son premier voyage à NEW York d'où elle revient déjà hier. Fréquentant les bars de jazz, ne laissant pas se dessaisir d'un seul moment de trouble, ni d'un mot qui échapperait à la vie. Comment fuir, disparaître à cette écoute, comment s'instruire de l'intelligence de Madeleine née en 1918... Date de naissance de ma mère et là je bascule sur l'abandon si délicat d'un vieux souvenir: SORYA. Son carnet de bal, trois fois milliardaire, tout perdu, recommencer en admiration devant LOLA - Anouk Aimé sa fille. Sa dérive, sa perte, son enclos de vivre... Son indifférence à ne pas paraître plus belle, moins... Et puis survivre à ce nom... Dreyfus... Une résistante, un passage d'enfants dans les trains; Paris-Marseille, des filles seulement une fille endormie jamais réveillée au passage des contrôles. Anouk à Marseille, DANS UN PENSIONNAT ET SORYA EFFECTUE DE NOMBREUX VOYAGES... COMBIEN D'ENFANTS JUIFS A TELLE SU LAISSER FRANCHIR LA LIGNE D'UNE LIBERTÉ SI PROVISOIRE... Voilà de Madeleine a Sorya, il me souvient que sur sa tombe, reste gravée -LOIN D'OÙ- une phrase qui résonne dans la mémoire de certaines familles au milieu de Paris un jour de 1945. Et puis l'accueil de son sourire à la mort de mon père, le champagne a coulé sur des rires enfouis depuis si longtemps. Quelle admiration avait-elle de lui... L'intuition d'une intelligence... Encore un mot le jour de " Maltitude", dernier spectacle de Régis Huvier, elle était là, si étonnée de vivre, si alarmée des présences furtives, au milieu des applaudissements, une rose rouge à la main dressée comme un 21 MAI 1981. Je sais qu'il faut refermer ce lieu d'amour empli de roses offertes dans cet hôtel  d'une dernière nuit... Quelle lueur dans ces yeux , dans ces écrits-là, jamais publiés. Et si j'inventais comme je l'avais imaginé un intermède, une page arrachée restée collée sur le carnet de bal de Sorya Geneviève Durand/Dreyfus Née Durand Comédienne. Camille Rochwerg MAI 2012
DERNIERE SIGNATURE LE 30 JUIN 2012 
SOPHIE MARIE L " PORTE 8 "
 
S.M.L
Quels liens d'imperfection partageons nous ensemble... Ce texte depuis si longtemps lu m'avait bouleversé. Quinze ans a peine... Une écriture. Un livre presque interdit... Une première rencontre avec l'ineffaçable. Et puis quelques mots enfin s'échappent de tes pages, Quelques lignes qui semble s'inscrire juste un instant le temps d'apparaître et puis disparaître comme si tant de choses devaient s'échapper afin de ne laisser aucune trace de douleur. Ni aucune trace de résurgence. Clarice Lispector l'indiquait dans ses livres " Naître c'est si rare si insolent... Si peu immédiat... SI serait presque le titre d'un livre de Hélène Cixous avec l'intrusion de quelques parenthèses. Tu connais ces femmes elles t'ont accompagnées dés l'inscription de ton identité. TU serais là dans ce texte de Nathanaël  comme si c'était la première fois où tu accepterais de te laisser guider par le ravissement comme Duras dans "Les Lieux"... Là ou les femmes parlent encore aux arbres seules comme les sorcières avant de disparaître. Et aussi l'écart d'un lien de l'une à l'autre. Le lien d'une adversité qui crie la beauté des séparations sans l'enfer. Et dans ce grand écart la vie qui s'inscrit la a laisser parler le corps sans entrave. Nathalie Sarraute réunissait les mots sous l'odeur des tilleuls avec cette fin d'été qui effacerait une conversation inaltérable.
Cette inscription parle de toi, de ce que tu ne dis pas mais de quel secret existes tu pour laisser cette empreinte d'un passé. Naître   en serait la virgule qui s'est imprimé par inadvertance dans l'impression de ton prochain livre. Et Genet signerait son "Funambule" avec ce murmure au bout des lèvres "Il s'agissait de t'embraser non de t'enseigner"Alors accepter dans cette fin de nuit de laisser ce texte public. Et de laisser vivre l'insolence de la beauté. Marseille . C.R
 
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