JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

10/11/2013

Presse Théatre Danse AgendAvenir Automne 2013 Par Camille Rochwerg

AGENDAVENIR

AUTOMNE 2013
J'AI SEULEMENT PARMI LES HOMMES UN REGARD QUI DÉVIE

E PEUX LAISSER LA TRACE DU DOUTE DEVENIR UNE QUALITÉ


YAN ALLEGRET 19H30 A MAINS D'OEUVRES
YAN ALLEGRET
MC 93 IMITATION OF DEATH RICCI FORTE 


L'ILLIMITÉ DE L'ORACLE (IN)FRANCHISSABLE DES "VISAGES ET LES CORPS" 
Le corps écoute, s'est effacé dès lors pour une interprétation initiée par Philippe Calvario. La voix n'est pas recouverte, Patrice Chéreau illumine de sa présence... Et reste éclairée par la liberté d'un texte qui s'éclipse sur le chant des possibles. Il regarde, l'étincelle cachée de l'ombre, des acteurs. Là, le commencement s'élève. Le corps respire s'imprègne dans la solitude et le silence afin d'accéder à cette voix qui transcende l'instant subtil de résilience révélée. S'y fuyant. S'y glissant. Si fluide. Suspendu. Passerelle d'excellence du regard de Bernard Marie Koltès. Perdition et traversées de chaises dispersant la folie d'aimer de Bulle Ogier. Parfum d'une solitude d'évidence de Pascal Grégory. Il s'incline sur l'utopie de violence de "Coma" de Pierre Guyotat. Le "journal de Nijinsky" frôle encore le sol de cette course haletante du "Printemps"de Thierry Niang. Expérience inextricable du cercle des amants. Liée comme le cite Jean Genet dans le Funambule "Pour ton arrivée en piste, crains la démarche prétentieuse. Qu'au premier de tes bonds - préparé dans la coulisse - l'on sache déjà qu'on ira de merveilles en merveilles." Vers s'en aller librement entre les entraves évitant le précipice et l'enfer d'une lévitation. Aiguiser la perte, le désir, mais pour y parvenir c'est aussi quitté cet éclaboussement de silence de crimes de fureur de vivre pour accueillir "Je dis que l'avenir c'est du désir pas de la peur " P.C. Ainsi le souffle régulier habite et scande l'imperfection de renait sens ou le secret de sa vie, précise l'effraction d'une invitation à vivre. Cette absence en suspension porte la qualité d'une blessure d'une solitude avérée. Évoluant sur une escapade de mots qui préservent ce qu'il faut offrir comme silence pour aller au bout de ses rêves et du désir sacral. "J'ai ce besoin de me laisser hanter par les voix venues de mes ailleurs qui résonnent par moi..." Sur le plateau, je suis tellement l'inscription d'un écart, vers l'inquiétant, l'effrayant, le merveilleux. Où la passion d'une fuite sur "La nuit juste avant les forêts" Trouve la résonance de secrets trouvés retrouvés, Un submersible, PATRICE CHÉREAU L'HOMME D'UNE VIOLENCE PASSAGÈRE se prête à la répétition. Ce ne pouvait être que l'immensité effacée de ses terreurs, de ses doutes, qui précise cette présence éternelle. Ce "Rêve d'automne" cette symphonie inachevée d'une écume, reflux flamboyant au-delà des cintres et des opéras cerclés de sang. Dispersant sur le visage et le corps d'Hervé Guibert l'insolite élixir d'une phrase « L'amour » Est-ce que cela se voit dans les yeux ? Octobre 2013 Camille Rochwerg Théâtre du Rond Point jusqu'au 10 NOVEMBRE A propos de Les Visages et les Corps de Patrice Chéreau mise en scène et jeu Philippe Calvario lumières Bertrand Couderc musique Mitja Vrhovnik Smrekar
"Réagir après son décès, rendre hommage à ce mort... N'est-ce pas trop de présences manifestes soudaines, n'est-ce pas le déranger, lui, Patrice Chéreau, qui disparaît brutalement, en semblant s'inspirer, à son insu, de la solitude qui traversait les spectacles, les compositeurs, les auteurs, les personnages et les interprètes élus par lui, avec la même obsession viscérale qui habitait son regard ? Son regard, un des plus pénétrants que j'aie jamais croisés, et parfois si dur ou douloureux, m'hypnotisait, m'effrayait lorsqu'il dirigeait, alors qu'il me troublait et m'émouvait dans la vie. La première grande révélation de mon existence au théâtre fut sa mise en scène de “La Dispute“ de Marivaux, en 1973. Un moment de transport absolu. La dernière grande révélation de mon existence au théâtre fut Rêve d'automne, de Jon Fosse, en 2010, dans l'enceinte du Louvre. Un couple se déchire d'amour dans un cimetière parcouru par l'inconscient familial... J'ai attendu Patrice après la représentation, pour l'embrasser et lui dire mon bouleversement ; et j'ai lu sur son visage une intense crispation, quelque chose qui ressemblait pour moi à la peur du fantôme de la mort, ce même fantôme rôdeur dans la pièce de Fosse, qu'il avait entrepris de maîtriser par la sublimation. Je me souviens avoir dit aux merveilleux acteurs : "Mais comment allez vous tenir chaque soir sans mourir ? C'est ravageur." Mon lien pour l'éternité avec Patrice Chéreau est La Reine Margot. Nous sommes tous en train de mourir et de nous en aller un peu chaque jour... Ses actrices le savent, le sentent... Valeria Bruni Tedeschi, pour moi, sa divine muse, Dominique Blanc incandescente dans la Phèdre que j'ai désertée, et Anouk Grinberg, irrésistible dans Le Temps et la Chambre, de Botho Strauss, où je ne suis pas entrée... Pardon, Patrice, je ne me suis pas rendue à ces deux rendez-vous que tu m'avais offerts car je te croyais éternel."  ISABELLE ADJANI. Le Monde







SWAN LAKE
PEINTS DE NOIRS VÊTUS
Ils ne sont pas peints de noirs vêtus. Dans cette folie de fête, l'on peut voir les promesses, les caresses, le juste au corps des étreintes, aux corps à corps. Ils sont dans le ravissement d'une respiration ou de si loin s'installe d'insinuantes nostalgies entre l'enclos de la mémoire, la première jouissance, l'amour, la sueur, L'enfer d'un point et d'une virgule étreigne l'insolence d'un "exil" l'essoufflement d'une terre dansée où il faudrait chercher-retrouvée dans la chair, le sexe, le territoire des passions. Ces corps exposés explorés, blessés, réparés. Où ne peut plus s'inscrire le nom de "continent noir ". Ils s'élancent au plus près de cette traversée, vers des contrées érotiques. Espace immense d'extase et d'invitation. CR Septembre 2013 Chorégraphie et interprétation Dada Masilo danseurs Kinsgley Beukes danseur Nicola HaskinsShereen MathebulaSongezo McilizeliIpeleng MerafeLlewellyn MnguniKhaya NdlovuLesego NgwatoThabani NtuliNonofo OlekengThami TshabalalaCarlynn WilliamsXola WillieTshepo Zasekhaya musique Piotr Ilitch Tchaïkovski et René AvenantArvo PärtSteve ReichCamille Saint-Saëns lumières Suzette Le Sueur costumes Dada MasiloSuzette Le Sueur réalisation costumes Ann BailesKirsten Bailes réalisation chapeaux Karabo Legoabe maître de ballet Mark Hawkins directeur technique Emmanuel Journoud assistante production Sarah Bonjean
KISS ET CRY
Michèle Anne De MeyJaco Van Dormael
Grégory GrosjeanThomas Gunzig
Julien LambertSylvie OlivéNicolas Olivier
"Elle ne se souvenait que de ses mains" par WebTV_du_Rond-Point
KISS et CRY - THÉATRE DU ROND POINT 
 MICHÈLE ANNE DMEY JUSQU'AU 07JUILLET
LE VERTIGE " A SEULEMENT CHANGÉ D'ABSENCE " 
« II Y A DES GENS QU'ON IMAGINE »
Épris dépris de souvenirs et de mémoires d'étreintes. Comme une fulgurance de rêves décrits. Ainsi sur l'influence d'une longue expérience musicale, décrivant une partition aveugle sur le rêve et le fantasme. Michèle Anne de Mey livre une interprétation très personnelle et signe un conte mystique sur une partition écrite associant musiques prises de vues, vidéos, chants électroniques, instruments de la voix, opéra qui sèment sur le plateau le sacre d'un hommage de la vie bouleversant. KISS et CRY au Théâtre du Rond Point laisse vivre le désir d'un revirement vers le vertige de l'amour grisé par le « seul visage » de deux mains tenues ainsi l'indiquait Hervé Guibert. L'étrange rareté d'un spectacle susceptible de visiter ce vertige inscrit l'instinct d'une première rencontre. Elle a douze ans, lui quatorze et cela dure 13 secondes. Lors d'un arrêt brutal de tramway leurs mains se sont croisées. Et au-delà de toute la renaissance visuelle cinq histoires d'hommes seront racontées par caméras filmées au plus près. De maquettes représentant de petites histoires de vies éclairées de l'ombre à la lumière. L'oxymore de ce grand écart divergeant est illuminé par la beauté d'une foule de sentiments et d'angoisses du temps qui passe. La mélancolie surpasse ainsi et survole les convenances pour laisser traces là où de vrais comédiens en éclipse de mains dansantes traversent la vie d'un éternel fulgurant. Unique espace, les événements, les situations, apparaissent comme une infraction intime où le désir écoute les silences, ou les mains dessinent le renversement des résistances et de l'instant qui diffère pour offrir sur l'envers d'un écran. Le reflet d'un détail, le glissement des trains, le bruit silencieux des départs ancrés, les sols émouvants. Laissant s'immerger les êtres au-delà d'un chemin plus vaste de la perte et de l'espoir. Édifiant une liberté éternisé, sur un éclat irréversible. Échappant à la mort, soulevant d'étranges brûlures de sable sur l'entre vie d'une mort DIVINE , ils se retrouvent loin de là... Intacts comme tous ceux qui traversèrent les fuites du des-amours avec cette lenteur et cette innocence d'aimer. S'aimer sur le noir d'un plateau jusqu'à la transparence du plus grand des départs et des éclairs de sublimités imparfaites. La recherche d'un prince « A seulement changé d'absence » Ainsi l'écrivait Hélène Cixous. Camille Rochwerg Juin 2013 KISS et CRY au Théâtre du Rond Point jusqu’au 06 Juillet 2013 Michèle Anne De Mey, Jaco Van Dormael création collective Grégory Grosjean, Thomas Gunzig, Julien Lambert, Sylvie Olivé, Nicolas Olivier chorégraphie et NanoDanses Michèle Anne De Mey, Grégory Grosjean mise en scène et narration Jaco Van Dormael texte Thomas Gunzig scénario Thomas Gunzig, Jaco Van Dormael lumière Nicolas Olivier image Julien Lambert assistante caméra Aurélie Leporcq décor Sylvie Olivé assistée de Elisabeth Houtart, Michel Vinck (Amalgame) assistants à la mise en scène Benoît Joveneau, Caroline Hacq design sonore Dominique Warnier son Boris Cekevda manipulations et interprétation Bruno Olivier, Gabriella Iacono, Pierrot Garnier accessoiriste stagiaire Sophie Ferro construction et accessoires Walter Gonzales, Elisabeth Houtart, Anne Masset, Michel Vinck (Amalgame) conception deuxième décor Anne Masset, Vanina Bogaert conception deuxième décor Sophie Ferro régie générale Nicolas Olivier

POUR QUE L'ON EST ENVIE D'ÊTRE ATTEINT VERS...
CE QU'IL RESTE D'UN DÉTAIL ET D'UNE REPRÉSENTATION

« A cet égard - Peut être qu'il faudrait mourir à l'air libre »M.F

LES CHIENS DE NAVARRE inscrivent l'urgence de repenser et d'étendre les dé-limitations, les oppositions, les débordements et les courts-circuits, d'une représentation. Pour laisser advenir cette injonction d'une trace d'écriture, l'éthique d'une politique là ou il serait plus exact de dire qu’ils la ponctuent, qu’ils glissent sur l'incident d'un envol, sans quitter l'impasse et l'état d'agitation, d'une ironie dévastatrice qui conteste. Imprégnant l’altérité des corps, la jouissance efficace, l’imprévisible excès, l'évidence d’une différence qui se répercute en écho. Comme le sortilège d'un charme qui glisserait sur le mouvement, des passages entre fictions, flottements, aveuglements et indépendances.
Jean-Christophe Meurisse nous sollicite sur ce noir vide et cet interface de silences textuels. De cette convergence naît l'éventaire du rire. À savoir retracer les doutes incrédules, les noms, les bifurcations perplexes, les insex-conférences suspectes, les trahisons et divergences politiques si infidèles, les injustices et certitudes, les sursis en suspension, les attentes improbables, les énumérations in décisives, les évidences vacillantes, les rêves ensorcelés, les consciences saccagées, les mémoires indécises, les lieux d'apparences et de mirages, les amours interstitiels pétrifiés, qui émaillent l’œuvre et signe ce manifeste aléatoire, comme l'indiquerait une Didascalie de Didier Georges Gabily « En effet je ne suis rien qu'un commencement. Je n’ai à écrire que ce que je ne sais pas. » D.G.G
L'infranchissable seuil... Et la teinte de ce noir d'encre, laisse vacant l'irruption d'un prétexte de fatalité d'un faux semblant, d'exigences et de réponses. Les bouches à cet instant éludent les saillies, les brèches incisives... C’est-à-dire qu’ils se tiennent dans un autre espace, d'invitation à vivre, ou de conviction et d'absence invisible à un public qui serait ainsi en mesure d’évaluer la vérité. Dans le noir ensanglanté de larmes et de rires.
Les chiens d'interférence soulignent cet entretien datant de 1991 avec Marc François, « On pourrait dire qu'il n'y a rien à voir, c'est le mouvement même du voir qui se laisse apercevoir, Entre le monde, la conscience, la fatalité et en même temps cette étrange liberté... Ce qui nous laisserait une possibilité de sens que de faire à chaque fois l'expérience d'une traversée des signes.
L'épuisement des sols, parce que la quête de ce site... Phréatique... Temps... Sens... Mémoire... Flux... Quand il y a épuisement des sols... Dessèchement des nappes... Il ne reste plus qu'une surface où il ne reste que le langage... Circulant hors de lui-même. Recréer des conditions phréatiques, du mouvement, Phréatique dit aussi filtre, destination, dit que toute matière est filtrée, air, terre, eau, feu, disjoints, assemblés, provisoire, une fracture, une fissure... Et dans la fissure, il y a quelque chose qui fraye... Une particule de ce corps-là...  Et il y a du vide entre l'intuition, par quel chemin, se préparer de l'intérieur... Surpris d'être encore là". Et c'est ce que je tente."JE FAIS TREMBLER LES ACTEURS" "J'aime bien quand le premier pas sur scène crée le risque, le danger, le tremblement. Je voulais qu'on sente les mains des hommes derrière ces murs, que les murs soient une sorte de sensibilité humaine. Les machinistes étaient comme des acteurs de l'ombre. Je crois que la représentation est d'autant plus difficile à voir, parce que l'on vit dans une société très étonnante, c'est évident que notre société ne fait que prôner une fausse santé humaine, cette sorte de gravité grimaçante qui m'horrifie. Et que la maladie ne serait pas quelque chose de riche, mais le privilège même de l'homme. »A CET ÉGARD IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE COMMENCE A COMPRENDRE. »M.F
Infraction d'une dissonance, fléchissement de l'éclair, grondement de l'orage, nous sollicite à cet ACTE MÊME DE VIVRE DÉBORDÉ pour que l'on est envie d'être atteint VERS. LA LIBERTÉ D'UNE ATTENTECamille Rochwerg Avril 2013
Extrait de l'interview réalisé le 17 Décembre 1991 avec M. FRANÇOIS Metteur en scène et acteur autour de la création "Esclaves de l'amour" Camille Rochwerg pour Kanal
http://www.ivressecran.net/2010/05/entretiens-marc-francois-peut-etre-quil.html
Les chiens de Navarre – 3 spectacles 
L'Autruche peut mourir d'une crise cardiaque en entendant le bruit d'une tondeuse à gazon qui se met en marche. La Raclette. Nous avons les machines
CRÉATION COLLECTIVE DES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène Jean-Christophe Meurisse
Avec Caroline Binder, Antoine Blesson, Robert Hatisi, Manu Laskar, Anne-Elodie Sorlin, Maxence Tual et Jean-Luc Vincent
Du 20 au 23 novembre
La Grande et Fabuleuse Histoire du Commerce
JOEL POMMERAT
Une comédie documentaire grinçante, une fresque humaine et sociale peinte par cinq vendeurs de porte-à-porte dans les années 60 puis 2000, qui veulent vendre. À tout prix. N’importe quoi, coûte que coûte. Un théâtre de réflexion, qui saisit par sa beauté, son sens, et émeut profondément.

 LA LOGE
INSURRECTIONS... CLYDE CHABOT - LA LOGE - 9 et 10 OCTOBRE


NICOLAS GUIMBARD

KATIA MEDICI



13 SEPTEMBRE 2013
PIPPO DELBONO - 19 JUILLET
AMORE CARNE Avignon
UNE TRÊVE INACHEVÉE
Semble être une trêve inachevée. Et sur l'appel d'une éternelle quête vulnérable, au travers de l'emprunt de ses poètes. "C'est le mot amour qui saigne dans la mémoire." PP.Pasolini
Pippo Delbono trace un récit, en ébauche et préserve sur le plateau tout les excès. Il ose dire la brutalité du désir, de la jouissance à l'infinie tendresse. Par instinct, Il joue. Succombe. Brûle de s'abandonner. Expulse les caresses d'un violon parfois. Pour se réfugier replié devant cette mère qu'il aime et vénère, Étrange paradoxe d'un homme né de l'enfance hors limites où la désinvolture avec laquelle, il se permet d'exprimer la tragédie de l'amour. Entremêle le remords et la jouissance. Reste sur le plateau presque une complicité effleurant l'incommensurable élégance d'un cri fixant, la peur inconsciente, d'y accoster. Et de s'y Aban-Donner. Avignon 19 Juillet 2013.C.R Extraits de Acte Impurs de P.P.Pasolini
AMORE CARNE FILM
Comme André Gide s'adressait a Nathanaël dans les "Nourritures terrestres". Pippo Delbono au fil de son histoire nous éclaire sur ses espoirs désastrés… Ses abandons… Ses douleurs perdues... Sa foi dans le regard des hommes. La caméra s'infiltre et nous invite a danser sur le plateau d'oeillets livré a l'abandon dans la cour d'honneur. Pina s'est absenté. Sur les cordes d'un violon. les mots s'étouffent... Pourrait-t´on dire sur un immense baiser. L'homme fatigué de regarder ses idoles. Invente l'amour a l'infini. La peur de la vie et de la mort. La mort immense du Monde... A qui s'adresse t'il? A lui même. A sa mère épuisant le vide des questions et des réponses. Olivier Py l'avait titré dans le recueil " Aimer sa mère" Tu dis que je ne comprends pas". La vie enfin s'échappe du silence " Comment rendre compte du silence a être . C.R Juin 2013


IL FAUDRAIT DÉDICACER CES CORPS MALADES DE PRESQUE RIEN. Pippo Delbono face publique signe la beauté d’un lien avec la mort, Il sent l’extrême de ce qui le frôle, restant ouvert à cette blessure d’apparence. Il parle pour que l’on regarde mourir la beauté obscure de cette fidélité. Ivre, libre d’être touché par des hommes inconnus. Il avance et filtre le secret d’une fresque désarmée ou grimée de noir. Ils se travestissent dans une danse insociable où l’on peut percevoir peut-être l’enfant d’aucune blessure, mais enfanté d’elle… Dans cette suspension du vertige… Si de cet édifice... L’altérité de cette absence repoussait les écorces et les épines pour explorer les sillons de l’inséparable. Survivant intact de cette conscience pour cesser d’être un grand corps malade ouvert à ce qu’elle étend. Et juste la sentir un homme qui aime une femme qui aime un homme qui aime un homme… Alors sur l’insistance infinie d’une dignité de l’existence, le secret de leurs rires parlera de cette beauté qu'on les chambres d'amour ou plutôt c'est ça qui donne cette beauté ce poids de la réalité et l'exil justement de ce voyage. A PROPOS DE QUESTEUR Camille Rochwerg Fev 08
MESSAGE POUR ANNE TORRES
JE GARDE SOIGNEUSEMENT VOTRE RÉPONSE SANS ENSEVELIR DANS MES TIROIRS VOTRE PARURE, VOTRE VOIX ET MON ÉGAREMENT
Dans le silence des théâtres immaculés s'affairent ces ombres et ces "histoires sans bruits" chargés d'une tension dramatique, ou la servante s'éteint aux dernières heures de la nuit . Laissant en présence cette séduction. D'un art fugace, de l'infranchissable, de la perte, de la peur dévoilée, où les applaudissements, la réussite retenue d'une quête de la perfection. Semble signifier la présence insolente, et imprévisible nommé frontière minuscule, ligne toujours oscillante presque improbable de la mer. Il est alors parfois étrange de croiser un miroir laissant apparaître sous le maquillage l'insigne d'une disparition. Laissant une scène évidée de tout sens. Il faudrait REPRENDRE LA... REPARTIR DE LA... Disjoindre comme le citait Didier Georges Gabily de ses yeux d'un noir rageur, "Le théâtre est aussi affaire de ravissements. Et d'exhumation" Laisser fuir Marc François derrière les remparts qui bougent. "Le ressaisissement de la vie... Il faut vraiment s’efforcer, marcher, toucher, voir, sentir, écouter, pour recommencer, pour recommencer à être ailleurs qu’en nous même." Et plus loin Anne Torrès se serait glissée à la recherche d’une conversation, elle se serait préservée des lieux secrets, perdus que l’on aurait découvert que par erreur dans un silence dévasté. Camille Rochwerg Septembre 2013
Ainsi l'écrivait J.L. Nancy préfaçant le livre "L'exercice de la bataille" écrit par Anne Torrès "Au théâtre il y a presque tout. Palais, demeures, places publiques, champs et batailles. Champs et chants, et vaisseaux, écume. Peut-être le théâtre ouvre toujours sur une mer entière. Presque rien, presque tout. A frôler ces deux extrêmes "... Extrait J.L. Nancy
HERVÉ GUIBERT

ANOUK GRINBERG - MARINA TSVETAEVA - TZVETAN TODOROV 
FROISSEMENTS D'ÉCLATS ET DE LARMES
ANOUK GRINBERG évoque dans cette lecture de «VIVRE DANS LE FEU» de MARINA TSVETAEVA cette quête de l'origine, suivi d'interligne commenté par TZVETAN TODOROV sur le désir, le sursaut incessant et exalté d'un destin. Ainsi les strates, et les signes qui balisent cet itinéraire décalé dans ce siècle s'installe et se relie à cet amour de la vie inflexible.
Cet amour sur ligné, cet amour sans limite, de l'espace des mots et des intervalles irréguliers, là où la réalité se trouve filtrée fragmentée ou démultipliée intègre et façonne l'alentour d'une vie.
Se perdre sur l'exil des récits, ressentir ce désamour infranchissable... «Dans le cercle délaissé de la salle de bal» où les passions altérées se soulignent par l'insignifiance magistrale dévastée. L'évidence s'illumine, Les prémisses d'écritures menacées s'éloignent. L’excès d'une activité ininterrompue s'estompe. Les notions d'exclusions et d'identité dissipent la fragilité d'un seul voyage inéluctable.
La blessure insinuée s'inscrit. «Comment ça va la force et la blessure d'être» Ce qui me dirige vers cet abîme effrois-sable dont l'apparence révèle autant qu'il se dissout cet épigraphe d'un espace vide. l'envol d'une fin...
Et si sur le chemin «Il y eut seulement des mots. Si rien, si peu... Je ne peux ne pas être»
Et si dans ce regard «d'une illusion, d'une conception du monde... Je parlerai de sensations»
Et si de cet instant et d'une apparence Rilke resurgissait dans la plénitude. Ainsi la perversion des déceptions serait infiltrée de cet ultime orage incendiant la mort.
Et si la conscience «L'art à la lumière de la conscience» était ponctué par des effractions d'indécence à l'amour.
Et si sur ces détours... «le délaissement infidèle» «l'ombre portée» par le recouvrement de la vie à la vie renaissait.
Et si de cet appel, Anouk Grinberg ne cachait plus le spectre de ses larmes, l'immersion de ces textes lus en suspend, dénouerait cette interférence silencieuse de forces invisibles.
Et si le miroir de larmes essuyées sur son visage laissait grâce à la vie dédiée tel un champ de force où l'oeuvre d'un vide céleste instruirait l'immensité d'un pourtour.
Et si entre la trame d'une existence liée à l’écriture TZVETAN TODOROV évoquait l'obscurité d'habiter l'indéfinissable existence «écorchée» fixant et révélant la seule rencontre d'une faille a l'infini. Quelle œuvre d'art la reconnaissance. Camille Rochwerg MAI 2013 Maison de la Poésie Autour de l'oeuvre de VIVRE DANS LE FEU de MARINA TSVETAEVA RACONTE PAR TZVETAN TODOROV TEXTES LUS PAR ANOUK GRINBERG
ANTITHÉATRE FASBINDER GWENAEL MORIN 
DU 18 SEPT AU 13OCT
ORLANDO GUY CASSIERS 
DU 5 NOV AU 10NOV
DU 6NOV AU 23NOV
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT"
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT. Une fiction de crimes maléfiques exécutés par le sérial killer Américain Dean Corll. D’après une nouvelle de Dennis Cooper. Si vous aviez l'imprudence d'être « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » Décrit par Jonathan Capdevielle qui interprète l’inventaire ultime de ces crimes partagés avec ces amis d'adolescence - David Brooks et Wayne Henley. Il serait judicieux de vous défiler quelques secondes de cette « Fuite noire » Chaque geste est mesuré, il dévoile, capture et rapproche l’effigie de ses marionnettes d'une voix ventriloque qui ouvre la brèche et le reflet qu'offre le miroir d'un thriller… Pas vraiment un suicide mais comme un faux-pas, une dérive qui naît dans la peau de l’autre. Et c'est à ce moment-là que la frontière n’est pas si éloignée d’une blessure rêvée. Sauf que... Alors « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » ils s'enfuient et  suggère l'importance que revêt le désir d'y croire et l'admiration d'un monde si parallèle en quête de beauté SUBLIMÉ. Il faudrait reconstituer la vérité d’un visage car celui-ci présente la plus subtiles manifestations de vies. Espaces encombrés chaotiques comme un souvenir partagé qui reste impossible…  Impossible de se perdre et de s’échapper. Gisèle Vienne nous fait entrer dans l’univers étrange et inquiétant de ces fragments de corps désaffectés décrit avec justesse, pudeur, respect et vérité sur fond de revirement de détresse et de défi. Entre laisser retentir la vie et laisser vivre certains instants liés à l’intimité entre sanctuaire et l’attraction d’un mirage improbable et mortel. Laissez vous engloutir vers cette liberté provisoire et invraisemblable. C.R Avril 2011 Conception et mise en scène : Gisèle Vienne Dramaturgie et adaptation : Dennis Cooper Musique : Peter Rehberg (musique originale) et El Mundo Frio de Corrupted Lumières : Patrick Riou Créé en collaboration avec et interprété par : Jonathan Capdevielle Voix enregistrées : Catherine Robbe-Grillet, Serge Ramon Stylisme : Stephen O'Malley, Jean-Luc Verna Marionnettes : Gisèle Vienne, Dorothéa Vienne Pollak Maquillage : Jean-Luc Verna et Rebecca Flores Confection des costumes : Dorothéa Vienne Pollak, Marino Marchand, Babeth Martin Formation à la ventriloquie : Michel 
Dejeneffe

FAUNA ROMINA PAULA DU
6 DEC AU 21DEC
NOTRE CORPS UTOPIQUE COLLECTIF F71 
DU 7 AU 22 JANVIER 2014
MADEMOISELLE ELSE
APRES LA RÉPÉTITION
SCÈNES DE LA VIE CONJUGALE
DU 28 JAN AU 22 FEVRIER
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS INSTANTANÉS
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS Instantanés … Qui soulève 20 ANS D’actes d’amour… Il s’agit bien d’inscrire la lettre initiale de passeurs et d'inadvertance souterraine d'investir cette aventure passionnante. Et de saluer les artistes. Dans ce parcours de 12 HEURES dont le sigle d'eux-mêmes est une preuve éclatante. Qu’est ce que les mots bien autre chose que l'enveloppe d'un corps mobile et souple qui retrace une liberté exigée vers la rigueur d'un rendez-vous au THÉÂTRE DE LA BASTILLE QUI TROUVE LA TRACE DE FRAGMENTS ÉPARS ; Et Sil naît des entrelacs conjugués… L'insolite ne peut être qu’une grâce toujours imprévisible et précaire… Clandestins toujours suspendue sur le fil d’une rassurante solidité si évidente… Presque territoires… Rien que des incidences d'obstacles pour indiquer une folle randonnée. Saisisseurs d'instants dans ces lieux de cour des miracles. Comme une suite d'impressions et d'apparences… L'on pourrait écouter ceux qui racontent une histoire sur le miroir des rêves. Une invitation de se frayer un chemin irrégulier entre les spectateurs les escaliers et les façades sur l’envie de traverser les frontières. C.R DÉC 2009 au Théâtre de la Bastille A PROPOS DE IMPROMPTU XL - TG STAN
THÉATRE DE LA BASTILLE - PIERRE MEUNIER
QUELQUE CHOSE QUI S'EXHALE LES AMANTS D’ÉTINCELLES DE FER s'échappent de l'abstraction d’un double miroir ou le mythe d’une illusion s'abandonne. Pierre meunier s’installe fragile de front sur la simulation d'un territoire et d'une sensualité perçante «J’aimerai je ne saurais pas où je suis » d'un territoire qui survit sous «l’attirance d’un élan fusible» entre les simulacres d'un voeu«d’espérer ensemble un commencement» et quelques lambeaux du bonheur qui «expulsent une faible intensité» les rencontres possibles sont les vestiges qui subsistent çà et là, dans les déserts de «splendeurs et fulgurances du désirs» le nôtre «l’effroyable songe illusoire» de ces moments de vérité intime sont brillants, éclairants déchirants, traquant la grande beauté d'un poète. La vacuité peut-être d’une splendeur foudroyante. Quelque part par là «se laisser rêver» enfin d’une fin de l'infini illimité plaisir d’y vivre. C.R


HORS SÉRIES DU 2 AVRIL AU 9 AVRIL
DU 27 AU 30 AVRIL
UNE ÉTROITE VIE MAJUSCULE
Il y a d'abord les odeurs liées à l'enfance, parfois quelques mots flottants sur leur passage griffent les effluves anciennes de la violette. Et plus souvent un immense souvenir porte un visage oublié… Reconnu… Puis oublié. Ils sont suspendus par un fil sur des paysages de mots parfois hésitants qui ravagent le plateau. Elle s'est avancé et murmure quelques phrases imperceptibles, au fil d’une page de vie. Tous âgés de plus de 70 ans. Ils ont l'âge d'une fin de guerre. Et ils se souviennent... Les amours partagés, la liberté des promesses bouleversantes que les fantômes du passé révèlent. Sur les ondes le 1er Décembre 1939... La déclaration de guerre... Cet enjeu de la perte, et ce chant  au fil des écrits, les trébuchements les pas glissants, les retenues, les oublis partagés d’un rire, le nom d’un père absent… Le pacte d’insolence d’aimer… Se souvenir… D’un simple écrin et d’une aventure si singulière signée par Didier Ruiz qui porte le nom de désir bonheur, inflexion d’un cœur intact, rien qu’une ligne qui n’échappe pas à leurs sourires... Si simplement défile l’étroite VIE MAJUSCULE. C.R Juin 2011 – Espace 1789 Mise en œuvre Didier Ruiz Création en série avec une dizaine d’audoniens âgés de plus de 70 ans

FESTIVAL AUTOMNE A PARIS

Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla, Hope Hippo, Photo Giorgio Boata




SECRET D’ÉVIDANSE 
VERS UN DEGRÉ DE LIBERTÉ CONSIDÉRABLE... 
FRANÇOIS CHAIGNAUD
FRANÇOIS CHAIGNAUD  
Думи мої / Dumy Moyi
Maison de l'architecture - Café A – 4 au 8 décembre
JÉROME BEL Theater Hora Disabled Theater
Théâtre de la Ville - salle Les Abbesses – 3 au 7 décembre
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'estun grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, ladifférenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui soulignel’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Lesens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vousportait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une paroledestinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine unpassage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'unegestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent unseuil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible derenverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence,l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquels'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espaceà venir d'un envol, de la dignité à l'indignité. Là s'inscrit le regard desautres... Le faut-il ? Il le Faut. C.ROCHWERG OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de son processus de création. 

THEATRE DE LA VIILLE
CHRISTOPHE MARTHALER
OU L'ACTE MÊME D'UNE ÂME  SYMPHONIQUE
Ils se glissent ébréchés entre les  intervalles d'un rire et les poussières sans dates... Et de toutes  ressemblances avec la réalité, des lambeaux de poussières persistent fébrilement à s'incruster sur les murs comme des cartes postales  oubliées... Désertées de poussières livides... Un geste lâché à l'abandon s'éteint comme on s'abandonne à espérer, circuler,  entrouvrir une parenthèse de vie. Entre la folie et l'écueil céleste  d'une prison d'azur ensorcelée - Échouer, essayer d'atterrir- Renoncer -  Juste lancer un appel, tenir le geste, la distance de la  folie ordinaire. Pour être - Trouver l'espoir, se sauver- d'espérer, s'étreindre... Ne pas se détourner... Je sais seulement silencieusement que hors des limites et des échancrures. Il y a l'enfer -  D'OÙ REVENIR... LOIN D'OÙ.C.R  AVIGNON 22 JUILLET 2010
DU 25 SEP AU 2OCT
JÉROME BEL Theater Hora Disabled 
DU 3 DÉC AU 7 DÉCEMBRE
ROBERT WILSON
 The Old Woman en anglais et en russe surtitré en français 
Avec Mikhail Baryshnikov et William Dafoe 
 A Fabrice Lambert  nervures + Gravité
Dave St-Pierre - premier programme La Pornographie des âmes 

JÉROME BEL
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui soulignel’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Le sens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vous portait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une parole destinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine un passage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'une gestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent un seuil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible de renverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence, l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquel s'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espace à venir d'un envol, de la dignité à l'indignité. Là s'inscrit le regard desautres... Le faut-il ? Il le Faut. C.R OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de son processus de création. THÉATRE DE LA VILLE
DU 6 FEVRIER AU 15 FÉVRIER 2014
Dave St-Pierre - deuxième programme Un peu de tendresse bordel de merde !
Dave St-Pierre - troisième programme Foudres 
Christian Rizzo d'après une histoire vraie
PALERMO PINA
21 JUIN AU 5 JUILLET 2014
 
Pina Bausch Palermo Palermo
JEANNE BALIBAR
Impulsive des voix hautes et basses qui frôlent l'intonation en arrêt de Barbara. Divine de mystère en éclipse. Elle s'impose fragile scintillante.... Elle Jeanne Balibar expulse quelques feux d'étincelles sous la lumière d'une servante encore éclairée là où le silence des théâtres devient aussi l'enfer d'un accord secret et d'une plénitude. A propos de Jacques Rivette et son film" VA SAVOIR" C


10 JANVIER 2014
LE 104





CENTRE NATIONAL DE DANSE
NASSER MARTIN GOUSSET
CND DU 16 AU 18 OCTOBRE 2013
THÉATRE DES BOUFFES DU NORD
JOEL POMMERAT
ANDRÉ ENGEL
DU 17 OCT AU 9 NOVEMBRE

DU 3 JANVIER AU 18 JANVIER 2014
DENIS GUENOUN - STANISLAS ROQUETTE
L’INDÉCHIRABLE – ARTAUD – BARRAULT- ROQUETTE
Les dernières lettres d'Artaud envoyées à Jean-Louis Barrault étrangement lié à sa solitude, déchirent les contours de l'invisible. Il  siffle les mots comme si la dernière page allait s'effacer sur la première clarté d'une fin de phrase échouée sur l'immensité. Stanislas Roquette surgit dans ce noir indélébile et inscrit cette métamorphose d'une existence à l'autre. D'un Artaud Funambule enraciné a touché l'indéchirable, cet enfer se souligne en première partie par d'étranges souvenirs filmés de Jean-Louis Barrault. Miroir complice, traversant, si proche et si prêt à mourir. À vivre à se déposséder du reste. Et c'est dans ce dépouillement progressif, que l'on pourrait sentir cette liberté immense, cette prise de connaissance avec l'immensité. De ce reflet... Insoupçonné. Il regardait l'immensité, encore une fois l'immensité, il renouait avec la vie, l'écriture, le cri, jusqu'à l'appel d'un nom Alain Cuny souffle encore sur ce plateau comme un fantôme des ténèbres les cris de Tête d'or de Claudel. Stanislas Roquette interprète d'Artaud laisse émerger une vie d'homme dans laquelle il s'apprêtait à retourner pour laisser advenir une destinée remarquable. Camille Rochwerg 5 OCT 2012 Artaud Barrault - Mise en scène Denis Guénoun interprété par Stanislas Roquette - Théâtre National de Chaillot jusqu'au 13 OCTOBRE 19H
LES BALLETS ALAIN PLATEL
DU 24 JANVIER AU 01 FÉVRIER 2014
THOMAS LEBRUN
DU 25 JANVIER AU 01 FÉVRIER 2014
KRZYSZTOF WARLIKOWSKI
DU 7 AU 14 FÉVRIER 2014
UNE DOUCE IMPRUDENCE 
Poème chorégraphique DU 25 MARS AU 28 MARS 2014
ERIC LAMOUREUX ET THIERRY THIEU NIANG
SUSPENSION D'ILS...
SERTIE D'UNE GRÂCE D'IMPRUDENCE
Thierry Niang vagabonde sur l'art de s'initier au silence des mots. Éric Lamoureux s'interfère entre la halte de s'y arrêter et l'intervalle d'une infraction. D'une destinée. Selon un rituel ou l'essoufflement du regard inscrit l'illusion de territoires visuels de ce qu'ils ne peuvent plus appeler séparément un trajet. Mais l'imper et passe d'un souffle de jouissance. La musique à cette élégance, d'évoquer leurs mémoires effacées. Au plus près de cette atteinte inexplorée, d'un corps à corps qui les retient à se tenir là. Dans cette traversée, d'un transfert, d'une échappée, d'un risque inachevé qui rompt les espaces censurés. Pour s'affranchir de l'inépuisable exploration sans limite, d'où résonne, ce qui reste vivant, chancelant. Éperdument. Avant de se lier, de se défaire.
Et les mots se faufilent prennent place au coin d'un regard s'épanchent fragiles, imposant le vertige d'un silence qui les unit. Laissant le sol basculé, inerte étroitement mêlé au rêve de se surprendre sans se perdre. Infiniment plus libre. Plus loin, sur le point exact de rupture. Entre l'éclipse et cette limite insaisissable si évidente de l'éternelle passage de l'un à l'autre frappé de cette errance solitaire. Camille Rochwerg Février 2013 Festival Ardanthe « UNE DOUCE IMPRUDENCE » Poème chorégraphique de et par Eric Lamoureux et Thierry Thieû Niang Avec l’accompagnement de Héla Fattoumi
ALAIN PLATEL
DU 21 AU 23 MAI 2014
NEDERLAND DANS THEATER
DU 19 AU 27 JUIN 2014
LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES DE MICHEL HOUELLEBECQ
JULIEN GOSSELIN THÉATRE DE VANVES

CES GESTES EFFAÇABLES D’UNE FÊLURE DE L’ÊTRE.
D’un crash de Particules élémentaires. D'errances et de poussières ravagées. Immortelles et obstruées. Tout s’effondre. Les mots restent impuissants. L’idéal fragile de notre identité entre désastre et fidélité. La scène tente de réanimer cet endroit invisible. Où s’incruste le désir sacrificiel de dire les corps d'une parole qui serait libre cette parole d'une infidélité par nécessité. D’une gravité d’insolence sans s’écarter… Se tenir là. Faire face à cette injonction. Acteurs d’une telle évidence debout devant l’excellence d’un acte rugissant. D’entre les solitudes à franchir. Vivants. Cette certitude entre différence sidérale, sexe enfoui, rêves détruits et parenthèse éloignée d’un ciel. L’élégance de cette humanité et de ces êtres altérées en préserve l’indécence. Sur les cahiers en extrait du "Retour au désert" de B.M.Koltes il indiquait déjà cet obscur passage de désert insolent "J’en arrive à ceci. Je me déplace en ce moment d’ouest en est à la vitesse de mille six cent soixante kilomètres à l’heure" Bref, si je crois que les conclusions des savants sont exactes, J’ai tendance à le croire." Ainsi, à moins que j’aie oublié une règle, à moins qu’une loi ne m’ait échappé, qu’une page soit restée collée sans que je m’en aperçoive, si tout cela est vrai, si je saute en l’air ne serait-ce que deux secondes, je devrais me retrouver, en tombant à mille quatre cents kilomètres d’ici dans l’espace". "En douce, je largue les amarres. J’essaie, je n’ai rien à perdre. Deux secondes en l’air et tout ira bien. Je crois que cela va marcher. Je crois les savants. J’espère que je n’ai pas oublié une loi. Je vais le savoir. Il prend son élan, saute et disparaît dans l’espace" D’INSOUMISSION.
JULIEN GOSSELIN s’inspirant de cet humus vivant, laisse résonner sur le texte de M.Houellebecq ces seuils incisifs excluant l'édification d'une élite dirigeante polluée. Pour laisser naitre quelque chose ou "Tout semble indiquer une présence" c’est de ces mots là que s’écrit ces corps d'une déchirure "Il faut quelques secondes pour effacer un monde" qui s’expose à la fragilité, Là ou l’histoire s’interfère de l’imposture d’une vie assouvie à ce qu’aimer veux dire "Au milieu d’un suicide occidental" C'est au travers de ce champ expérimental que s’inscrit là tout au long du spectacle en live une musique qui efface singulièrement ce qui déploie cette amertume d’un passé ce que "Nous avons laissé derrière nous l'univers de la lumière de la séparation" Pour accéder à la beauté d’une folie. De l’infini à cette leçon D’INTERNITÉ qui ne cesse de nous rappeler que nous sommes des êtres issus de l’éclair jusqu’au crépuscule de l’orage et que nous n’en finissons pas d’habiter l’ineffaçable.... Pour glisser sur l’existence de se sentir vivants d’être l’écho étrange de notre reflet, et de l’adversité d’une image d’amour … Qui manque…. MERCI .NOV 2013  C.Rochwerg Extrait de " Particules élémentaires " de M.Houellebecq LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES [CRÉATION] JULIEN GOSSELIN MICHEL HOUELLEBECQ COLLECTIF SI VOUS POUVIEZ LéCHER MON COEUR Adaptation, mise en scène et scénographie Julien Gosselin Distribution : Guillaume Bachelé, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Antoine Ferron, Noémie Gantier, Alexandre Lecroc, Carine Goron, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, Tiphaine Raffier Création musicale : Guillaume Bachelé Régie générale et création lumière : Nicolas Joubert Création vidéo : Pierre Martin Création sonore : Julien Feryn Costumes : Caroline Tavernier Assistanat : Yann Lesvenan Administration : Eugénie Tesson Diffusion : Claire Dupont
UNE SAISON EN ENFER

L’ESCALE D’UN IMPUR ET FASTE RIMBAUD
"Ce qu'aimer(VOEUX)dire" Ce titre emprunté a Mathieu Lindon. Invite à percevoir cette escale d'un impur et faste Rimbaud comme le refuge exalté d'une gravité insolente. Ce serait accepter de voir cette fidélité de la lumière, cette parole libre, cet élan du poème de Rimbaud mise en scène de Benjamin Poree. Comme l'issue d'une utopie virtuelle où l'inflexion des lumières rend grâce à cette fiction. Sur le plateau s'éveille cette tragédie de l'exil expiatoire d’une "saison en enfer" Avec cette élégance et l'interférence d'en fixer l'exil. Certains mots enfouis dans le noir nous rappelle les écrits de Beckett dans "premier amour". "Ce qu'on appelle l'amour c'est l'exil, avec de temps en temps une carte postale du pays." Alors revenir là. Réapprendre là. C'est sentir les larmes du comédien sous les projecteurs et l'éclat de violence qui imprime la perte d'identité magistrale d'un Rimbaud. En fixer "les silences de l'inexprimable". Pour laisser scintiller les clairs obscurs d'un Soulages. C'est aussi l'espace d'une échappée belle, d’une fugue sur un plateau vide effrayant. C'est retrouver l'enfer désuet d'une interdiction d'y vivre et dans le plus grand écart, accueillir la proximité de ś'y perdre et de s'y reconnaître. Pour retenir l'élixir d'une absinthe, se glisser sur la fébrilité, d’un corps. Rejoindre et effacer la norme des convenances. Secouer la disparition et la colère des mots. Accueillir ce cri "faible ou fort ? Ce qu'il faut, c'est qu'il s'arrête. Pendant des années, j'ai cru qu'ils allaient s'arrêter. Maintenant, je ne le crois plus. Il m'aurait fallu d'autres amours, peut-être." S.Beckett. Sur L'impur et Faste Rimbaud. Cette voix semble atteindre la limite irréelle d'une apparence sourde. Seule certitude ce «long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens». Seule certitude Mathieu Dessertine en s'adressant a Dieu vacille avec prestance vers L'ENFER. Nov 2013 C.Rochwerg COMPAGNIE LA MUSICIENNE DU SILENCE Mise en scène : Benjamin Porée
Avec : Matthieu Dessertine Création sonore : Charles d'Oiron.
LES CHIENS DE NAVARRE

MIROIRS DE LARMES
SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE
Les chiens de Navarre larguent les amarres et s'engagent sur l'outrage de ces lieux essartés, où la proximité de la folie tentent d'établir une approche et une mise en abîme des corps exposés face a cette utopie sociale.
Ils lèvent l'ancre et portent leurs dernières créations « Quand je pense qu'on va vieillir ensemble» allant du cabinet des merveilles injecter par la magie qui s'abandonnent à livrer cette blessure des visages dont ils savent que l'histoire peut s'arrêter jusqu'à disparaître... De la jouissance jusqu'au meurtre. Les personnages sont enchâssées dans cet étrange voyage ou l'écho des amours dissemblables vacille et vient dialoguer avec cette flagrance et cette partition de l'ombre qui laisse un sillage ondulant entre l'enfer et l'écrin d'un texte au toucher sensible.
Célébrant la puissance de quelques mémoires d'artifice et de vies effacées. Partant de l'écriture d'une fiction, ils nous propulsent dans un monde apocalyptique où flotte le précipice de l'amour. Cette allure folle de l'amour de révolte en apparence superficielle, de réticence et d'humour ; Duras parlerait de la distance d'écrire, elle insisterait sur l'insolente distance inavouée de l'amour.
Copi inventerait l'espace de la rencontre irréversible de quelques êtres exaltés de leurs destins éphémères. Et Deleuze éclairerait de son alphabet la lettre D- pour interpeller les Disparités, la Dichotomie entre la cible et l’irrévérence des plus spectaculaires,
Les chiens de Navarre s'investissent sur ce terrain vague d'une scène au pied du béton, détournant l'ordinaire des lieux en y installant l'insolite. Odeur de fin de terre humide, archipel d'un désert épars mu, par l'entrée théâtrale d’hôtes très distinctifs, qui portent une liberté pétillante entre zapping perpétuel, émergence du virtuel, extravagance scellée, illusion hypertrophiée du désir; De ce laboratoire expérimental qui pourrait s'effondrer comme une architecture de carton-pâte. Sous le flot de paroles d'amours bruisse cette trace fulgurante du corps de la disparition, nous parleraient-ils de la mort ? le raffinement du « coefficient du bonheur » survit au miroir de l'âme. Une langueur sur les lèvres effacent ces visages ensevelis restés éblouis par cette SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE  « Je peux seulement vous dire que j'ai envie que nous nous aimions » H.Guibert. Camille Rochwerg Mars 2013 Festival Ardanthe soit-il!
COLLECTIF LES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse Avec : Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Laskar, Thomas Scimeca, Anne- Elodie Sorlin, Maxence Tual, Jean-Luc Vincent (distribution en cours) Création lumière et régie générale : Vincent Millet Création et régie son : Isabelle Fuchs Régie plateau : Yvon Julou






SOPHIE MARIE L " PORTE 8 "
 
S.M.L
Quels liens d'imperfection partageons nous ensemble... Ce texte depuis si longtemps lu m'avait bouleversé. Quinze ans a peine... Une écriture. Un livre presque interdit... Une première rencontre avec l'ineffaçable. Et puis quelques mots enfin s'échappent de tes pages, Quelques lignes qui semble s'inscrire juste un instant le temps d'apparaître et puis disparaître comme si tant de choses devaient s'échapper afin de ne laisser aucune trace de douleur. Ni aucune trace de résurgence. Clarice Lispector l'indiquait dans ses livres " Naître c'est si rare si insolent... Si peu immédiat... SI serait presque le titre d'un livre de Hélène Cixous avec l'intrusion de quelques parenthèses. Tu connais ces femmes elles t'ont accompagnées dés l'inscription de ton identité. TU serais là dans ce texte de Nathanaël  comme si c'était la première fois où tu accepterais de te laisser guider par le ravissement comme Duras dans "Les Lieux"... Là ou les femmes parlent encore aux arbres seules comme les sorcières avant de disparaître. Et aussi l'écart d'un lien de l'une à l'autre. Le lien d'une adversité qui crie la beauté des séparations sans l'enfer. Et dans ce grand écart la vie qui s'inscrit la a laisser parler le corps sans entrave. Nathalie Sarraute réunissait les mots sous l'odeur des tilleuls avec cette fin d'été qui effacerait une conversation inaltérable.
 
ivressecran@sfr.fr