JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

04/03/2014

Presse Théatre Danse AgendAvenir Hiver 2014 Par Camille Rochwerg

AGENDAVENIR

HIVER 2014


J'AI SEULEMENT PARMI LES HOMMES 
UN REGARD QUI DÉVIE
UNE AVENTURE SINGULIERE
« De longs moments passés dans les studios, assistant au travail quotidien, m’ont persuade qu’une chose singulière se tramait désormais dans la création contemporaine. sans doute ce que je voyais rejoignait-il des terres déja explorées par certains pionniers de l’esprit et du corps qu’ils soient philosophes, mystiques ou tout simplement artistes. Mais la concentration de ces énergies, l’attention et la réflexion produite sur la présence scénique, l’émouvant acharnement de la réinvention du mouvement ou la quête qui leur permet de ne jamais s’installer dans une qualité « » trouvée » tout cela a nourri la danse contemporaine de si formidables façons que ses interprètes en sont devenus la clef de voûte, et les sujets incontournables » extrait des cahiers du renard n°11 et 12 Patrick Bossatti
DOMINIQUE BAGOUET
AUTOUR DE NOCES
RAIMUND HOGHE
EXTRAIT DE "SI JE MEURS, LAISSEZ LE BALCON OUVERT" Raimund Hoghe n'a jamais quitté la scène... Il marche et souvent il s'arrête, regarde, et poursuit sa lente bifurcation pour effleurer un regard d'amour de ses interprètes. REMARQUABLE ascension d'une autre errance. Et de gestes d'une abstinence du désir. Si près la voix de Hervé Guibert efface les douleurs secrètes de caresses mutilées inassouvies, impénétrables. Obscure clarté d'une oeuvre intime d'exil et de rumeurs d'amour. VOIX HERVÉ GUIBERT EN EXTRAIT DES " AMOURS SINGULIÈRES" Camille Rochwerg Février 2014
EXTRAIT DE "SI JE MEURS, LAISSEZ LE BALCON OUVERT" 
VOIX HERVÉ GUIBERT EN EXTRAIT DES " AMOURS SINGULIÈRES"
BAMBI
A VIE
BAMBI 19 juin 2013 (58 min) Réalisé par Sébastien Lifshitz Avec acteurs inconnus Genre Documentaire Nationalité Français Oui ce qui reste choquant pour moi c'est la définition du film dans l'intitulé "acteurs inconnus" Et puis ce qui trouble c'est la fragilité d'une vie qui enfouie parfois peut surprendre par son élégance. Son étrangèreté, l'indifférence, sur ce film exulte par passions. Des passions si d'amour encore... Il parle de cette beauté de l'enfance que l'on quitte avec force. Et puis ce qui se voit c'est l'interférence d'un regard qui bouleverse l'adversité vers un autre regard qui change... Ce qui subsiste c'est la partition de vivre... Et cela nous le partageons A VIE. PS : Certains hommes de 20 ans sont restés éperdus par Bambi... A ce jour, ils n'ont toujours pas oser vous écrire. Camille Rochwerg Mars 2014

TAUBERBACH Les ballets C de la B / Alain Platel
Copyright © 2014 Bernard Faucon
SPLENDEUR(S) IRRÉVERSIBLE DU CORPS DÉPOLLUANT L'ÊTRE RÊVÉ
C'est dans ce paysage d'un plateau qui préserve le secret des solitudes d'errances, si près du souvenir resté gravé de l'exposition au Grand Palais de Christian Boltanski intitulé "Personnes" composée de centaines de milliers de vêtements. Que le rideau fictif d'un mur infranchissable se lève sur la dernière création de Alain Platel. Ce que je nommerais le commencement, de trouver la parole, le cri, le geste, parce que au commencement, il y a cette clameur fracassante de l'identité de l'être. Partition d'un récit qui célèbre le présent et l’urgence de l’éphémère représentation par excellence. Cette arche d'un déluge annoncé de déchets brûlants et vierges de silence, franchit ces identités à la recherche de multiples voix étouffées, disparues d'une offensante déchirure. C’est l’histoire de la séparation, c’est l’histoire de toutes les séparations du monde. Parler d'amour, parler d'absence, parler de ces chemins indéfiniment constitués d'exils aléatoires, incertains... La s'inscrit ces danseurs en suspension qui glissent entre la pulsion inconsciente et ce plaisir sidéral. De l'excellence à l'inquiétude, d'un état, d'une destinée de la quête, d'un sentier, d'une fissure... Les micros, les bouches saturées évoquent le son et la distance de la vie qui s'investit à trouver une respiration lente d'une prescience incarnée vers une génération indestructible. Alain Platel inscrit ce regard vivant teinté de répercussions du pouvoir d'aimer qui porte encore la faiblesse du corps horizontal et vertical. Primo Levy l'écrivait dans son livre "la trêve" dans l'inversion asymétrique du corps vertical. Les SS étaient debout fustigeant l'irraisonnable décision inévitable. L'on pourrait dire que la station horizontale dont le dépôt considérable des photographies de Bernard Faucon métamorphose la mémoire des "chambres d'amours" synonyme de survivre à l'ineffaçable. Camille Rochwerg Janvier 2014 Photos Copyright © 2014 Bernard Faucon
Concept et mise en scène Alain Platel Dramaturgie Hildegard De Vuyst, Koen Tachelet Direction musicale, paysages sonores et musique additionnelle Steven Prengels Lumières Carlo Bourguignon Décors Alain Platel et les ballets C de la BCostumes Theresa Vergho Avec Bérengère Bodin, Elie Tass, Elsie de Brauw, Lisi Estaras, Romeu Runa, Ross Mc Cormack
Copyright © 2014 Bernard Faucon

STANISLAS ROQUETTE - QU'EST-CE QUE LE TEMPS
THÉATRE DE CHAILLOT
FRACAS D'ARTIFICE... ET DE SILENCES 
Dans le champ suprême de saint Augustin en extrait du livre XI de ses Confessions, Qu’est-ce que le temps ? interprété par Stanislas Roquette, Le comédien s’expose à mettre en lumière une hypnose d'un temps céleste. D'un chant ou le mystère précise l’intervalle d’une errance altérée. Affectée par la beauté de ce silence s'installe la démesure et la voie d'un commencement. Celui ci réside dans la brume qui l'entoure. Jusqu'à s’envoler et s'insérer dans cette voix qui parle de l’évidence du vide. 
Ce pourrait-être la première voyelle qui inscrirait le mot CORPS. Pour trouver un sens resté insondable, suspendu à l’étendue d’une tension, Il est ici question d’intime. De soi. D'une éthique qui peut soulever, en filigrane, l'instinct d'une mémoire, l'affect du passé d’une attente d’être. D'un égarement, d'une flânerie solitaire... Comme la majuscule d’une particule qui glisserait en signature sur la traversée d'un temps filtré d'absence comme une confession, une prière de renaissances. La métamorphose d'une quête, d'une dispersion, d'une illusion. D'inventer la nécessité de résister au temps. 
Edgar Morin le citait «Serions nous conscients du péril. Nous avançons à toute allure comme des somnambules» Reste cette fureur du souvenir, ce vertige de l’épuisement, cet excès d'un trouble, cette étendue s'éloignant des rivages, Effleurant les passages d’un aller vers l'autre. Secret qui se glisse à l’oreille préfigurant le fracas d'artifice et de silences. C. Rochwerg Janvier 2014 
THEATRE DE CHAILLOT JUSQU'AU 18 JANVIER Livre XI des Confessions de saint Augustin
 Nouvelle traduction de Frédéric Boyer (Les Aveux, P.O.L., 2008)
 Mise en scène Denis Guénoun
 Lumières Geneviève Soubirou
 Musique Franz Schubert Avec Stanislas Roquette
LES BALLETS ALAIN PLATEL
DU 24 JANVIER AU 01 FÉVRIER 2014
THOMAS LEBRUN
DU 25 JANVIER AU 01 FÉVRIER 2014
KRZYSZTOF WARLIKOWSKI
DU 7 AU 14 FÉVRIER 2014

UNE DOUCE IMPRUDENCE 
Poème chorégraphique DU 25 MARS AU 28 MARS 2014
ERIC LAMOUREUX ET THIERRY THIEU NIANG
SUSPENSION D'ILS...
SERTIE D'UNE GRÂCE D'IMPRUDENCE
Thierry Niang vagabonde sur l'art de s'initier au silence des mots. Éric Lamoureux s'interfère entre la halte de s'y arrêter et l'intervalle d'une infraction. D'une destinée. Selon un rituel ou l'essoufflement du regard inscrit l'illusion de territoires visuels de ce qu'ils ne peuvent plus appeler séparément un trajet. Mais l'imper et passe d'un souffle de jouissance. La musique à cette élégance, d'évoquer leurs mémoires effacées. Au plus près de cette atteinte inexplorée, d'un corps à corps qui les retient à se tenir là. Dans cette traversée, d'un transfert, d'une échappée, d'un risque inachevé qui rompt les espaces censurés. Pour s'affranchir de l'inépuisable exploration sans limite, d'où résonne, ce qui reste vivant, chancelant. Éperdument. Avant de se lier, de se défaire.
Et les mots se faufilent prennent place au coin d'un regard s'épanchent fragiles, imposant le vertige d'un silence qui les unit. Laissant le sol basculé, inerte étroitement mêlé au rêve de se surprendre sans se perdre. Infiniment plus libre. Plus loin, sur le point exact de rupture. Entre l'éclipse et cette limite insaisissable si évidente de l'éternelle passage de l'un à l'autre frappé de cette errance solitaire.  
Camille Rochwerg Février 2013 Festival Ardanthe « UNE DOUCE IMPRUDENCE » Poème chorégraphique de et par Eric Lamoureux et Thierry Thieû Niang Avec l’accompagnement de Héla Fattoumi
ALAIN PLATEL
DU 21 AU 23 MAI 2014
NEDERLAND DANS THEATER
DU 19 AU 27 JUIN 2014
LA CHASSE A L'AMOUR 
Un film de Esther Hoffenberg
Le 12 mars à 22h45 sur ARTE

MONTAGNE 42
DU 6 FÉVRIER AU 8 FÉVRIER
De et mis en scène par Florent Trochel / Avec Hugues Dangreaux, Lena Dangreaux, 
Pierre Grammont, Adele Jayle, Marie Piemontese (voix complémentaire) / 
Musique, Olivier Mellano / Costumes et accessoires spécifiques,  
Siegrid Petit-Imbert, Laura Medina / Construction, Loïs Drouglazet, 
Clément Aubry / Assistante mise en scène, Audrey Liebot

FORUM DES IMAGES BERLIN MAGNÉTIQUE
YAN ALLEGRET
CONFLUENCES YAN ALLEGRET
L'EXCEPTION D'UN INFINITIF É'LOGE NEIGES - YAN ALLEGRET


L'EXCEPTION D'UNE ÉCLIPSE DE NEIGE TRAVERSÉE PAR UN SILENCE RETROUVÉ
Yan Allegret nous parle de cet ailleurs, d’un départ, d'un voyage, l'importance des brisures des écarts comme l'obsession de la fuite qu'a eue ce dépôt d'une écriture "Neiges" qui s'installe dans le sillage du blanc. Il parle de la part d'ombre, versant invisible du gris pour trouver une direction "le sens" d'une direction ou l'achèvement d'un passage. Le commencement s’élève d’une fin de phrase à peine que déjà l’envol… La transgression d'un flux silencieux sur le rebord à l'écart du tumulte et du ravissement. S’éloigne d’un enfer d’où je suis… D’où il revient. Le voyage fugitif d'une rencontre entre l'envers du blanc et « Se rendre compte en se retournant qu'on ne laisse plus de traces de pas en marchant dans la neige ». L'achèvement d’un retour « me conduit jusqu'à moi ». L'appel irrésistible du large se défaire puis se recomposer vers un autre champ arrêté… Comme lâcher, osciller au-dessus de la nuit retenue et "le sens" nous signale que tourner une page en cette heure où les pas glissent sur la neige n'est qu'une brève fente de lumière entre deux éclipses. L'on vient de quitter les premiers éclairs d'une autre ville comme une digression d'un miroir sans tain où l'infraction de la neige reflète un miroir glacé. "où est le sens" d'un désir... De partir, de découvrir, de rencontrer... On peut partir pour être loin, pour se quitter « Tout se forme, dure quelques instants, avant de se défaire. » "Être au monde" Naître au monde de cet interstice tombé du ciel, il faut juste se laisser dériver, défier l'espace préservé de la nuit où l'écho de sa voix spectre du blanc au noir se signerait D'UN SILENCE ET D'UN INFINITIF É'LOGE. CAMILLE ROCHWERG Décembre 2012 Neiges de Yan Allegret Texte et mise en scène Avec Yuta KUROSAWA (maître de sabre) Yan ALLEGRET (comédien) Yann FERY (musicien) Kumi HYODO (comédienne / danseuse) Scénographie / Damien SCHAHMANECHE Lumières / Orazio TROTTA Composition musicale / Yann FERY Assistante à la mise en scène, dramaturge / Sophie FARIA Interprète et dramaturge / Akihito HIRANO Traduction du texte en japonais / Shintaro FUJII Régisseur général / Tom MENIGAULT
I'M A LOVE RESULT
I'M A LOVE RESULT
Des mots d'amour, je ne retiens que ceux qui ne m'étaient pas destinés. Je fredonne les mots d'un autre, j'entonne l'amour qu'il a lui même chanté. J'ai des noms d'emprunts, Nicolas, Sylvie, Bernadette, Patrick, Michèle, Jacques, Pascal, Mourad, Thérèse. Une cohorte de crooners, de chanteurs d'un jour ou confirmés. J'ai en mémoire toute une bande d'entichés. Je ne dis pas je t'aime, je dis que d'autres l'on dit avant moi.
Conception Arnaud Saury / Mathieu ma fille Foundation
Collaboration artistique Manuel Coursin, Séverine Bauvais
Musique Alexandre Maillard Lumière Alexandre Lebrun
Son Manuel Coursin Avec Arnaud Saury & Séverine Bauvais

JOEL POMMERAT
DU 4 AVRIL AU 30 AVRIL

THOMAS JOLLY
Henry VI cycle 1 de William Shakespeare
Mise en scène et scénographie : Thomas Jolly / 
Cie La Piccola Familia de William Shakespeare
UN ARCHIPEL DU SACRE TRAVERSÉ D'IMPATIENCE
De cet Archipel du sacre traversé de lyrisme venue là d'autre part, relatant cette époque de guerres civiles, sur ligné d'un récit puissant, vestiges de nos siècles futurs. La Compagnie théâtrale Piccola Familia dirigée par Thomas Jolly explore les abords superflus d'un Henri VI proclamé roi à neuf mois, qui regroupe trois pièces de William Shakespeare triomphant sous la dérision de cette langue admirée sous le siècle des lumières. Là où la désinvolture porte l'ombre d'une un-plénitude insensée.Thomas Jolly met en présence une galerie de personnages qui éclatent précipités au bord duquel la tragédie use par déférence de tant de lucidité. La vibration scintille et oscille entre scènes de vanités fragiles. Déjantées affublées, d'un vernis hystérique. Et cet état de fêtes qui insèrent au plus près de la force provocatrice de l'auteur laisse surgir cet acte de folie contagieuse d'un monde qui se veut libérer, décalé défrayant l'artificialité d'une ère nouvelle acérée, cruelle, incisive et ludique. Thomas Jolly inscrit cette mise en scène et scénographie sur l'âpreté des ors bleus verts de lumière. Pour nous inviter dans ce royaume impérieux entre inconstance et infidélité, corruptions idéales et perplexités. Reste un laboratoire fragile utopique, aiguisé de blessures infligées par une société policée. Où Les abîmes et les incertitudes du coeur laissent entrevoir et déceler cette langue ce verbe aussi pur qu'élégant. Qu'est-ce que l'origine... De cette déflagration, De cette complicité humaine et affective qui au centre de l'oeuvre loin de tous les désordres de violences et de sentiments tentent d'instruire l'illusion, l'émergence de cette inexistence immortelle. Et c'est de cet intervalle que Thomas Jolly est attendu sur l'édition d'Avignon 2014 sur l'ile d'un archipel de 17h avec impatience. C. Rochwerg Janvier 2014 Henry VI cycle 1 de William Shakespeare Mise en scène et scénographie : Thomas Jolly / Cie La Piccola Familian Avec : Johann Abiola, Damien Avice, Bruno Bayeux, Alexandre Dain, Geoffrey Carey, Gilles Chabrier, Eric Challier, Flora Diguet, Émeline Frémont, Damien Gabriac, Thomas Germaine, Thomas Jolly, Pier  Lamandé, Martin Legros, Julie Lerat-Gersant, Charline Porrone, Jean-Marc Talbot, Manon Thorel. Traduction : Line Cottegnies

L'APÔTRE DES AMANTS 

Destins foudroyés de DÉSIRS, C'est dans ce noir feutré de lumières, vêtu de satin rouge paillettes que Olivier Py s'apparen/ce d'une armure fragile pour ce récital MISS KNIFE "Larguant les amarres de "Ses amours sans promesses" Sa silhouette a quitté le vocabulaire de la garde robe masculine et semble épouser l'effigie illustre, érotique et fatale. Olivier Py épris de cette oxymore d'un exil libéré de tout artifice. Déploie ses ailes comme l'oiseau porteur d'un étrange amour insulaire. En faille de soi, ce Peter Pan de velours parcoure les "destins trahis" élagués de surpiqûres de certains désastres politiques. Pour glisser... Sous les plis du fard et de la peau. Ce fin limier de vertiges conscients, inscrit l'exubérante arme des poètes révélant la nostalgie des amants - Amère et désarmée. L'incrustation des folles nuits désertées sur les édifices dont le sceau des ors portent encore la trace. Et s'abandonne sur... La sarabande de lettres de noblesse qui "brille sous les étoiles " et sous les frissons de plaisirs. Maestro! Prince de l'orfèvre il "estompe la douleur" singulière des lymphes sous le sublime reflet d'un firmament, d'une voûte dont la silhouette fascine. Révélant l'ange déchu, l'illusion désarticulée, les replis espiègles. Porteur du parfum d'insolence, il capture la sève in-descente, dévoile l'écrin délicat et sulfureux, d'une élégante. De ce joyau pur ou impur qu'aucune parure de tristesse ne saurait distraire. Aucun amant ne saurait franchir la solennité désespérer/d'espérer, de l'exaltation, à l'indifférence, de faux semblants, à l'impureté du modèle. Là où "la vie brève s'efface" les pages se tournent d'elles-mêmes en l'évitant sur l'essentiel. C.Rochwerg JANVIER 2014 
Olivier Py - chant / Julien Jolly - batterie / Olivier Bernard - saxophone, flûte, clarinette / Stéphane Leach - piano / Sébastien Maire - contrebasse Lumières : Bertrand Killy Costumes : Pierre-André Weitz

THÉATRE DE MONTREUIL

My lunch with Anna (2005)

L’IMMANENCE SANS ABRI de EMMANUEL EGGERMONT 
VORSPIEL  " Préliminaires amoureux " 
UNE VIE NE PEUT PAS FAIRE UN GÉNÉRIQUE
Il y a eut un fracas assourdissant sur les silences du corps invisible, dernière création présentée au Festival Artdanthe de EMMANUEL EGGERMONT.
Ce qu'il nomme de cet opéra et sur l'invitation à danser sur la chanson de Warrum... Ne serait-ce pas le désir d'être touché par ses confidences... D’être regardé ou de se justifier d’une dérive. Dans cette rare stupeur de se perdre, l’index de ce prélude captif et obsessif des mots. Persiste l’immanence sans abri de ces silences virtuels. L’énumération de l'adversité des corps instruit ce destin échoué au bord de ce précipice... Où l'enfer d'un Nijinsky s'élevant sur un champ blanc immaculé d'expérience et de liberté. Surgit d’une élégance du regard et de l’immobilité à cette écoute. La révélation d’une splendeur, l’écrit d’une partition et d’un lieu, la surface ineffable des mains échappent à la révolte intérieure. L’impatience des lumières. Le tumulte évanouissant d’une fin. L’effacement, l’effritement, l’effarement des destins écrits, soulignés de ses mains, inscrivent le verbe Aimer. Reste ce regard assassiné qui traverse la folie, la dignité ou l’indignité vigilante et futile d’un geste en miroir d'une fidélité à Raimund Hoghe. Reste le coeur désaccordé, l’éveil d’un opéra ensorcelé de se perdre vers ce qui se tait de la "transexualité lapidée" Avec toute la part d’indifférence dévoyée et de révérence du mépris à reconstruire. Ce qui dérange. Ceux qui baissent le regard pour ne pas voir. À recommencer à vivre derrière le territoire et l'éloquence d’où lui parvient encore la voix de sa mère, j’aurais préféré une fille… Tu n’es pas beau. La faille de cette indécence des Invin-cibles - Cible évoque le voile né imperceptible d’une étendue insondable, inouïe expulsée du souffle volé sur la vie. L’hymne d’un cri offert où prémices d'un désir qui porte la reconnaissance d’un cri pacifié. Sur ces lèvres rien ne bouge, ces larmes absentes écrivent cet espace de liberté, le seul peut-être qui soit. Sur le bord des paupières, les mains se rétractent et ce passage secret d’une évidence laisse percevoir la frontière d’une autre peur d’AIMER LE SACRE D'UNE PASSION. Camille Rochwerg Mars 2014 Festival Ardanthe
COMPAGNIE L'ANTHRACITE Chorégraphie : Emmanuel Eggermont Interprétation : Jihyé Jung et Emmanuel Eggermont Interprètes invités (pour la création): Mathieu Jedrazak, Corinne Masiero, Mickaël Knockaert
Scénographie : Elise Vandewalle, Germain Pluvinage, Emmanuel Eggermont Assistant musical : Mathieu Jedrazak
COLLECTIF DEMIMONDE
QUELQUES FRAGMENTS DE LISBONNE SE SONT ÉCHOUÉS
 SUR LE RIVAGE DU THÉÂTRE DE VANVES
ET SI LE CORPS DES MOTS 
N'était qu'une éraflure d'un geste de silence. Absorbé de lumière.
Sur l'invitation de José Alfarroba pour une carte blanche faits de gestes de danse, performance, installation et concert. L'expérience menée par le Collectif DEMIMONDE a traversé en Van Wolswagen le récit d'une Odyssée défiant l'éthique culturelle via Lisboa, Porto, Madrid, Vanves... Ainsi l'esquif de ces destins, d'une éclosion révèlent plus que jamais le blocage d'un régime autoritaire et archaïque sous la dictature d'Antonio Salazar. Le collectif DEMIMONDE éclaireurs de l'effacement d’un filet de voix resté muet après la révolution des Œillets, survole les pouvoirs de fascination, dont le passé parle encore aujourd'hui. Peuplés depuis l'origine de souvenirs de rêves, de démons et du goût, inséparable de la révolte silencieuse. Les corps écartelés nous informe de la magie du rire du grotesque difforme et de l'incision des postures déraillantes, figées, en perte d'équilibre, éblouissantes, inaccessible. Ces corps affectés, fulgurants, rompus, inflexibles résistants et inversement... disparaissent pour réapparaître vers cette fluide et prodigieuse tendresse. D'un simulacre grimaçant ambiguë.
Sur-le-champ de cette conscience qui s'écoule on ne se promène pas impunément. Chaque silence de l’empreinte raconte une histoire sur les traces d'un autre corps qui perd ses propres repères. D'où revenir pour laisser vibrer la résonance des limites sans preuve de passage. L'on peut distinguer sur le métal rouillé d'une scie, l'effleurement et le bruit d'un navire au loin qui désigne hors de portée cette liberté du rêve. Échappant à la suspension sur terre infiniment, ces corps virevoltent sur les secrets, les folies, les misères les complexités, les postures de l'exigence rebelle d'une invitation a vivre le corps d'un reflet infini. Extrait du tumulte des passions jusqu'aux racines qui dévoilent les enfers de la mémoire. L'interstice d'un sol fragile, délimite le sillon discordant d'une marche solitaire. Il se peut que le corps éprouve l'in-harmonie d'une résistance, d'une fiction et d'une similitude imprégnée de cette tension, évoquée par Yan Allegret en extrait de Neiges " Tout se forme, dure quelques instants avant de se défaire " L'incertitude du monde, franchit alors sans encombre la fine membrane d'un final fugitif. Et c'est de cette interférence... Qu'ils abordent l'un-séparation, hybride de frôler la grâce d’un certain sourire et de quelques détours. Ils savent qu'il y aura un autre voyage... Étonnés d'être là, détachés d'une réalité... Quelque chose vient de se rompre, l'écho insistant d'un revirement, d'un rivage de tous ces ailleurs qui transmute cet état de fêtes. B.M.Koltes l'inscrivait dans Le retour au désert " Fait de mer et de terre, au milieu de la lagune un jour on aperçoit le grand large " 
Là s'inscrit le Collectif DEMIMONDE qui illumine par ces écarts l'ombre filtrant la lumière qui ruisselle immensément. Camille.Rochwerg Février 2014 - www.ivressecran.net
Carte blanche à DEMIMONDE (Portugal) Lígia Soares - Vânia Rovisco - Gui Garrido & António Pedro Lopes - João Calixto & Márcia Lança - Ligia Soares - Nuno Lucas & Hermann Heisig - Andresa Soares & João Lucas Suivi d'un DJ SET photo Crédit : DR Légende :  Artdanthé met le Portugal à l'honneur avec le collectif Demimonde.
TRASH DANCE - VANVES
 "LES VIOLONS PARFOIS" EXPLORENT L'ILLIMITÉ
TRASH DANCE - VANVES « LES VIOLONS PARFOIS » EXPLORENT L'ILLIMITÉ
Françoise Sagan pourrait dire que la morsure des "violons parfois" laisse la partition s'insérer sur les reflets de l'immobilité d'un secret aquatique.
Duras insisterait et révèlerait la pulsion d’un état de passage en se soulignant d’une signature "elles dansaient ensemble" Michel Tournier évoquerait l'exception de ces jeux d'enfants sauvages, préservant le goût nomade de ces oppositions "dans un lieu suspendu entre ciels et enfers, dans les limbes en somme." pour accéder vers ce pays vierge de mémoire.
Hideyuki Yano glisserait cette adresse sur une enveloppe comme une ligne horizontale fragmentée de verticalité, affleurant à peine le sol de son passage, sans laisser trace d'écrits saturée d'eau dessinée à la main, ou s'inscrirait la lumière imperfectible.
Alain Cuny évoquerait le texte de "l'habitation de l'être et l'être habité" de Hoelderling pour inspirer le sillon sauvage de la danse qui ne serait pas seule à dire cette fragilité du monde laissant la grâce franchir ce simple moment d'une quête / la brulure de ce monde.
Pippo Delbono au micro sifflerait l'exception d'une élégance burlesque et dessinerait une arabesque illusoire ivre d'une infinité divine de VIVRE. Camille Rochwerg Janvier 2014
T.R.A.S.H DANCE Conception et conception et chorégraphie : Kristel van IssumInterprétation : Oona Doherty, Lucie PetruováMusique : Arthur van der KuipMusicien : Walter de Kok (violon)
RICCI/FORTE
RICCI/FORTE
A PANOPÉE LE SOIR ENTRE LES COURSIVES DU 
THÉATRE LES TOILETTES ET LA CUISINE... 
Il y a cette EFFERVESCENCE....
D'UN COCKTAIL TIRÉ D'UN POLAR. RICCI/FORTE
EFFERVESCENCE.... D'UN COCKTAIL TIRÉ D'UN POLAR. 
FAUST figure mythique de l'indécence sur talons aiguilles, interpelle - Un certain funambule  solitaire suspendu sur un fil, effaçant ses paillettes du bout des lèvres- et frémissant sous l'indicible nostalgie des héros dans l'antichambre en exil d'une cuisine sous les projecteurs. Telle est la force désenchantée de ce spectre assoiffé de sursauts d'amours. "au-delà de ton regard qu'y a-t-il donc un sentiment... Comme toi personne d'autre ne m'a jamais regardé"  Fuyons les lumières du sous-sol cuisine pour arpenter les lieux plus intimes des toilettes. L'homme fragile lève l'ancre d'une intimité Publique Privée... Public, s'ébrouant dans sa baignoire écartée de tous regards. Il traverse cette solitude fatale épurée en suspension d'une Fin. Comme s'emparer de l'urgence pour laisser reculer l'ultime silence d'un acte d'amour. Générique d'un film invisible, où les mots s'ébruitent silencieusement sur...  Ses lèvres D'UN ROSE ENSANGLANTÉ. C.Rochwerg Janvier 2014
INTERPRETES FAUST PIERSTEN LEIROM DIDON - GUISEPPE SATORI
UNE SAISON EN ENFER

L’ESCALE D’UN IMPUR ET FASTE RIMBAUD
"Ce qu'aimer(VOEUX)dire" Ce titre emprunté a Mathieu Lindon. Invite à percevoir cette escale d'un impur et faste Rimbaud comme le refuge exalté d'une gravité insolente. Ce serait accepter de voir cette fidélité de la lumière, cette parole libre, cet élan du poème de Rimbaud mise en scène de Benjamin Poree. Comme l'issue d'une utopie virtuelle où l'inflexion des lumières rend grâce à cette fiction. Sur le plateau s'éveille cette tragédie de l'exil expiatoire d’une "saison en enfer" Avec cette élégance et l'interférence d'en fixer l'exil. Certains mots enfouis dans le noir nous rappelle les écrits de Beckett dans "premier amour". "Ce qu'on appelle l'amour c'est l'exil, avec de temps en temps une carte postale du pays." Alors revenir là. Réapprendre là. C'est sentir les larmes du comédien sous les projecteurs et l'éclat de violence qui imprime la perte d'identité magistrale d'un Rimbaud. En fixer "les silences de l'inexprimable". Pour laisser scintiller les clairs obscurs d'un Soulages. C'est aussi l'espace d'une échappée belle, d’une fugue sur un plateau vide effrayant. C'est retrouver l'enfer désuet d'une interdiction d'y vivre et dans le plus grand écart, accueillir la proximité de ś'y perdre et de s'y reconnaître. Pour retenir l'élixir d'une absinthe, se glisser sur la fébrilité, d’un corps. Rejoindre et effacer la norme des convenances. Secouer la disparition et la colère des mots. Accueillir ce cri "faible ou fort ? Ce qu'il faut, c'est qu'il s'arrête. Pendant des années, j'ai cru qu'ils allaient s'arrêter. Maintenant, je ne le crois plus. Il m'aurait fallu d'autres amours, peut-être." S.Beckett. Sur L'impur et Faste Rimbaud. Cette voix semble atteindre la limite irréelle d'une apparence sourde. Seule certitude ce «long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens». Seule certitude Mathieu Dessertine en s'adressant a Dieu vacille avec prestance vers L'ENFER. Nov 2013 C.Rochwerg COMPAGNIE LA MUSICIENNE DU SILENCE Mise en scène : Benjamin Porée
 Avec : Matthieu Dessertine Création sonore : Charles d'Oiron.
LES CHIENS DE NAVARRE

MIROIRS DE LARMES
SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE
Les chiens de Navarre larguent les amarres et s'engagent sur l'outrage de ces lieux essartés, où la proximité de la folie tentent d'établir une approche et une mise en abîme des corps exposés face a cette utopie sociale. Ils lèvent l'ancre et portent leurs dernières créations « Quand je pense qu'on va vieillir ensemble» allant du cabinet des merveilles injecter par la magie qui s'abandonnent à livrer cette blessure des visages dont ils savent que l'histoire peut s'arrêter jusqu'à disparaître... De la jouissance jusqu'au meurtre.
Les personnages sont enchâssées dans cet étrange voyage ou l'écho des amours dissemblables vacille et vient dialoguer avec cette flagrance et cette partition de l'ombre qui laisse un sillage ondulant entre l'enfer et l'écrin d'un texte au toucher sensible.
Célébrant la puissance de quelques mémoires d'artifice et de vies effacées. Partant de l'écriture d'une fiction, ils nous propulsent dans un monde apocalyptique où flotte le précipice de l'amour. Cette allure folle de l'amour de révolte en apparence superficielle, de réticence et d'humour ; Duras parlerait de la distance d'écrire, elle insisterait sur l'insolente distance inavouée de l'amour.
Copi inventerait l'espace de la rencontre irréversible de quelques êtres exaltés de leurs destins éphémères. Et Deleuze éclairerait de son alphabet la lettre D- pour interpeller les Disparités, la Dichotomie entre la cible et l’irrévérence des plus spectaculaires,
Les chiens de Navarre s'investissent sur ce terrain vague d'une scène au pied du béton, détournant l'ordinaire des lieux en y installant l'insolite. Odeur de fin de terre humide, archipel d'un désert épars mu, par l'entrée théâtrale d’hôtes très distinctifs, qui portent une liberté pétillante entre zapping perpétuel, émergence du virtuel, extravagance scellée, illusion hypertrophiée du désir; De ce laboratoire expérimental qui pourrait s'effondrer comme une architecture de carton-pâte. Sous le flot de paroles d'amours bruisse cette trace fulgurante du corps de la disparition, nous parleraient-ils de la mort ? le raffinement du « coefficient du bonheur » survit au miroir de l'âme. Une langueur sur les lèvres effacent ces visages ensevelis restés éblouis par cette SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE  « Je peux seulement vous dire que j'ai envie que nous nous aimions » H.Guibert. Camille Rochwerg Mars 2013 Festival Ardanthe soit-il!
COLLECTIF LES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse Avec : Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Laskar, Thomas Scimeca, Anne- Elodie Sorlin, Maxence Tual, Jean-Luc Vincent (distribution en cours) Création lumière et régie générale : Vincent Millet Création et régie son : Isabelle Fuchs Régie plateau : Yvon Julou


CLÔTURE  DE L'AMOUR - PASCAL RAMBERT
PALIMPSESTE DE CLÔTURE  
Ils sont impénétrables, solitaires d'un enfer, des mots. Stanislas Nordey et Audrey Bonnet au fil du temps résistent aux souvenirs pour laisser l'oubli du passé se déverser sur scène. Celui-ci laisse une étendue amnistiée remplie d'absence laissant le passage et la présence d'un amour et de quels autres détails. Se répandre... L'oubli projectile d'une mémoire tenace et l'affect froissé préservent la trace et les failles d'un envol... D'un amour. Les fissures désenchantées se signent par un point de suspension... Qui efface l'ombre de ce langage inébranlable d'une insistance infinie, car la voix se soulève inaudible, inexorable, inflexiblement étrangère et glacée sans interruption incessante. Le corps se redresse sur l'adresse d'une dignité brûlante et suscite cet aveu d'impuissance devant l'attraction d'un acte aimant évidé suspendu. Soulignant la fuite du présent, égratignant l'effervescence du pouvoir des mots et révèle sous un climat de tension cet accord désaccordé pétrifié d'une urgence qui éveille la fuite de ce palimpseste d'une clôture de l'Armure Inconsidérée... Considérable. Camille Rochwerg Février 2014 Texte et mise en scène Pascal Rambert avec Audrey Bonnet, Stanislas Nordey
DONNER RÊVER C'EST L'OBSTACLE D'AIMER
DANS CE MONDE JE T'AI SEULEMENT PRÉCÉDÉ. 

PIPPO DELBONO


AMORE CARNE
UNE TRÊVE INACHEVÉE

Semble être une trêve inachevée. Et sur l'appel d'une éternelle quête vulnérable, au travers de l'emprunt de ses poètes. "C'est le mot amour qui saigne dans la mémoire." PP.Pasolini. Pippo Delbono trace un récit, en ébauche et préserve sur le plateau tout les excès. Il ose dire la brutalité du désir, de la jouissance à l'infinie tendresse. Par instinct, Il joue. Succombe. Brûle de s'abandonner. Expulse les caresses d'un violon parfois. Pour se réfugier replié devant cette mère qu'il aime et vénère, Étrange paradoxe d'un homme né de l'enfance hors limites où la désinvolture avec laquelle, il se permet d'exprimer la tragédie de l'amour. Entremêle le remords et la jouissance. Reste sur le plateau presque une complicité effleurant l'incommensurable élégance d'un cri fixant, la peur inconsciente, d'y accoster. Et de s'y Aban-Donner. Avignon 19 Juillet 2013.C.R Extraits de Acte Impurs de P.P.Pasolini

ET PLUS LOIN ENCORE AVIGNON 2013

Comme André Gide s'adressait a Nathanaël dans les "Nourritures terrestres". Pippo Delbono au fil de son histoire nous éclaire sur ses espoirs désastrés… Ses abandons… Ses douleurs perdues... Sa foi dans le regard des hommes. La caméra s'infiltre et nous invite a danser sur le plateau d'oeillets livré a l'abandon dans la cour d'honneur. Pina s'est absenté. Sur les cordes d'un violon. les mots s'étouffent... Pourrait-t´on dire sur un immense baiser. L'homme fatigué de regarder ses idoles. Invente l'amour a l'infini. La peur de la vie et de la mort. La mort immense du Monde... A qui s'adresse t'il? A lui même. A sa mère épuisant le vide des questions et des réponses. Olivier Py l'avait titré dans le recueil " Aimer sa mère" Tu dis que je ne comprends pas". La vie enfin s'échappe du silence " Comment rendre compte du silence a être . C.R Juin 2013

CRÉATION COLLECTIVE DES CHIENS DE NAVARRE 
POUR QUE L'ON EST ENVIE D'ÊTRE ATTEINT VERS...
CE QU'IL RESTE D'UN DÉTAIL ET D'UNE REPRÉSENTATION

« A cet égard - Peut être qu'il faudrait mourir à l'air libre »M.F

LES CHIENS DE NAVARRE inscrivent l'urgence de repenser et d'étendre les dé-limitations, les oppositions, les débordements et les courts-circuits, d'une représentation. Pour laisser advenir cette injonction d'une trace d'écriture, l'éthique d'une politique là ou il serait plus exact de dire qu’ils la ponctuent, qu’ils glissent sur l'incident d'un envol, sans quitter l'impasse et l'état d'agitation, d'une ironie dévastatrice qui conteste. Imprégnant l’altérité des corps, la jouissance efficace, l’imprévisible excès, l'évidence d’une différence qui se répercute en écho. Comme le sortilège d'un charme qui glisserait sur le mouvement, des passages entre fictions, flottements, aveuglements et indépendances.
Jean-Christophe Meurisse nous sollicite sur ce noir vide et cet interface de silences textuels. De cette convergence naît l'éventaire du rire. À savoir retracer les doutes incrédules, les noms, les bifurcations perplexes, les insex-conférences suspectes, les trahisons et divergences politiques si infidèles, les injustices et certitudes, les sursis en suspension, les attentes improbables, les énumérations in décisives, les évidences vacillantes, les rêves ensorcelés, les consciences saccagées, les mémoires indécises, les lieux d'apparences et de mirages, les amours interstitiels pétrifiés, qui émaillent l’œuvre et signe ce manifeste aléatoire, comme l'indiquerait une Didascalie de Didier Georges Gabily « En effet je ne suis rien qu'un commencement. Je n’ai à écrire que ce que je ne sais pas. » D.G.G
L'infranchissable seuil... Et la teinte de ce noir d'encre, laisse vacant l'irruption d'un prétexte de fatalité d'un faux semblant, d'exigences et de réponses. Les bouches à cet instant éludent les saillies, les brèches incisives... C’est-à-dire qu’ils se tiennent dans un autre espace, d'invitation à vivre, ou de conviction et d'absence invisible à un public qui serait ainsi en mesure d’évaluer la vérité. Dans le noir ensanglanté de larmes et de rires.
Les chiens d'interférence soulignent cet entretien datant de 1991 avec Marc François, « On pourrait dire qu'il n'y a rien à voir, c'est le mouvement même du voir qui se laisse apercevoir, Entre le monde, la conscience, la fatalité et en même temps cette étrange liberté... Ce qui nous laisserait une possibilité de sens que de faire à chaque fois l'expérience d'une traversée des signes.
L'épuisement des sols, parce que la quête de ce site... Phréatique... Temps... Sens... Mémoire... Flux... Quand il y a épuisement des sols... Dessèchement des nappes... Il ne reste plus qu'une surface où il ne reste que le langage... Circulant hors de lui-même. Recréer des conditions phréatiques, du mouvement, Phréatique dit aussi filtre, destination, dit que toute matière est filtrée, air, terre, eau, feu, disjoints, assemblés, provisoire, une fracture, une fissure... Et dans la fissure, il y a quelque chose qui fraye... Une particule de ce corps-là...  Et il y a du vide entre l'intuition, par quel chemin, se préparer de l'intérieur... Surpris d'être encore là". Et c'est ce que je tente."JE FAIS TREMBLER LES ACTEURS" "J'aime bien quand le premier pas sur scène crée le risque, le danger, le tremblement. Je voulais qu'on sente les mains des hommes derrière ces murs, que les murs soient une sorte de sensibilité humaine. Les machinistes étaient comme des acteurs de l'ombre. Je crois que la représentation est d'autant plus difficile à voir, parce que l'on vit dans une société très étonnante, c'est évident que notre société ne fait que prôner une fausse santé humaine, cette sorte de gravité grimaçante qui m'horrifie. Et que la maladie ne serait pas quelque chose de riche, mais le privilège même de l'homme. »A CET ÉGARD IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE COMMENCE A COMPRENDRE. »M.F
Infraction d'une dissonance, fléchissement de l'éclair, grondement de l'orage, nous sollicite à cet ACTE MÊME DE VIVRE DÉBORDÉ pour que l'on est envie d'être atteint VERS. LA LIBERTÉ D'UNE ATTENTECamille Rochwerg Avril 2013
Extrait de l'interview réalisé le 17 Décembre 1991 avec M. FRANÇOIS Metteur en scène et acteur autour de la création "Esclaves de l'amour" Camille Rochwerg pour Kanal
http://www.ivressecran.net/2010/05/entretiens-marc-francois-peut-etre-quil.html
Les chiens de Navarre – 3 spectacles 
L'Autruche peut mourir d'une crise cardiaque en entendant le bruit d'une tondeuse à gazon qui se met en marche. La Raclette. Nous avons les machines
CRÉATION COLLECTIVE DES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène Jean-Christophe Meurisse
Avec Caroline Binder, Antoine Blesson, Robert Hatisi, Manu Laskar, Anne-Elodie Sorlin, Maxence Tual et Jean-Luc Vincent
L'ILLIMITÉ DE L'ORACLE (IN)FRANCHISSABLE DES "VISAGES ET LES CORPS" 
Le corps écoute, s'est effacé dès lors pour une interprétation initiée par Philippe Calvario. La voix n'est pas recouverte, Patrice Chéreau illumine de sa présence... Et reste éclairée par la liberté d'un texte qui s'éclipse sur le chant des possibles. Il regarde, l'étincelle cachée de l'ombre, des acteurs. Là, le commencement s'élève. Le corps respire s'imprègne dans la solitude et le silence afin d'accéder à cette voix qui transcende l'instant subtil de résilience révélée. S'y fuyant. S'y glissant. Si fluide. Suspendu. Passerelle d'excellence du regard de Bernard Marie Koltès. Perdition et traversées de chaises dispersant la folie d'aimer de Bulle Ogier. Parfum d'une solitude d'évidence de Pascal Grégory. Il s'incline sur l'utopie de violence de "Coma" de Pierre Guyotat. Le "journal de Nijinsky" frôle encore le sol de cette course haletante du "Printemps"de Thierry Niang. Expérience inextricable du cercle des amants. Liée comme le cite Jean Genet dans le Funambule "Pour ton arrivée en piste, crains la démarche prétentieuse. Qu'au premier de tes bonds - préparé dans la coulisse - l'on sache déjà qu'on ira de merveilles en merveilles." Vers s'en aller librement entre les entraves évitant le précipice et l'enfer d'une lévitation. Aiguiser la perte, le désir, mais pour y parvenir c'est aussi quitté cet éclaboussement de silence de crimes de fureur de vivre pour accueillir "Je dis que l'avenir c'est du désir pas de la peur " P.C. Ainsi le souffle régulier habite et scande l'imperfection de renait sens ou le secret de sa vie, précise l'effraction d'une invitation à vivre. Cette absence en suspension porte la qualité d'une blessure d'une solitude avérée. Évoluant sur une escapade de mots qui préservent ce qu'il faut offrir comme silence pour aller au bout de ses rêves et du désir sacral. "J'ai ce besoin de me laisser hanter par les voix venues de mes ailleurs qui résonnent par moi..." Sur le plateau, je suis tellement l'inscription d'un écart, vers l'inquiétant, l'effrayant, le merveilleux. Où la passion d'une fuite sur "La nuit juste avant les forêts" Trouve la résonance de secrets trouvés retrouvés, Un submersible, PATRICE CHÉREAU L'HOMME D'UNE VIOLENCE PASSAGÈRE se prête à la répétition. Ce ne pouvait être que l'immensité effacée de ses terreurs, de ses doutes, qui précise cette présence éternelle. Ce "Rêve d'automne" cette symphonie inachevée d'une écume, reflux flamboyant au-delà des cintres et des opéras cerclés de sang. Dispersant sur le visage et le corps d'Hervé Guibert l'insolite élixir d'une phrase « L'amour » Est-ce que cela se voit dans les yeux ? Octobre 2013 Camille Rochwerg Théâtre du Rond Point jusqu'au 10 NOVEMBRE A propos de Les Visages et les Corps de Patrice Chéreau mise en scène et jeu Philippe Calvario lumières Bertrand Couderc musique Mitja Vrhovnik Smrekar
L'OBSCURE DIFFRACTION DE MICHEL FAU SUR DES ÉCLATS DE VOIX 
L'OBSCURE DIFFRACTION DE MICHEL FAU SUR DES ÉCLATS DE VOIX 
Michel Fau à l'audace artistique et un respect fidèle à refléter ce subtil mélange luxurieux et contrasté. Il chante moulé au corps chaussures compensées enveloppées de soie dans l'éclat du strass. Il relève la beauté du corps entre le jeu audacieux de ses parures et l'offrande de ses phantasmes. Un comédien chante sur cette épure en grain de poudre noire et s'abandonne sur des chansons sensuelles portées à fleur de peau et de SOLITUDE. Camille.Rochwerg 2010
L'impardonnable revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau
Avec Michel Fau chorégraphie et danseurs Delphine Beaulieu, Joel Lancelot mise en scène Emmanuel Daumas arrangements Camille Germser lumière Bruno Marsol création robes David Belugou maquillage Laura Ozier assistante Margaux Eskenazi

PEAU D'ÂNE
SPECTACLE POUR ADULTES A PARTIR DE 6 ANS
 Du 21 au 25 janvier 2014

KATIA MEDICI


MESSAGE POUR ANNE TORRES
JE GARDE SOIGNEUSEMENT VOTRE RÉPONSE SANS ENSEVELIR DANS MES TIROIRS VOTRE PARURE, VOTRE VOIX ET MON ÉGAREMENT
Dans le silence des théâtres immaculés s'affairent ces ombres et ces "histoires sans bruits" chargés d'une tension dramatique, ou la servante s'éteint aux dernières heures de la nuit . Laissant en présence cette séduction. D'un art fugace, de l'infranchissable, de la perte, de la peur dévoilée, où les applaudissements, la réussite retenue d'une quête de la perfection. Semble signifier la présence insolente, et imprévisible nommé frontière minuscule, ligne toujours oscillante presque improbable de la mer. Il est alors parfois étrange de croiser un miroir laissant apparaître sous le maquillage l'insigne d'une disparition. Laissant une scène évidée de tout sens. Il faudrait REPRENDRE LA... REPARTIR DE LA... Disjoindre comme le citait Didier Georges Gabily de ses yeux d'un noir rageur, "Le théâtre est aussi affaire de ravissements. Et d'exhumation" Laisser fuir Marc François derrière les remparts qui bougent. "Le ressaisissement de la vie... Il faut vraiment s’efforcer, marcher, toucher, voir, sentir, écouter, pour recommencer, pour recommencer à être ailleurs qu’en nous même." Et plus loin Anne Torrès se serait glissée à la recherche d’une conversation, elle se serait préservée des lieux secrets, perdus que l’on aurait découvert que par erreur dans un silence dévasté. Camille Rochwerg Septembre 2013
Ainsi l'écrivait J.L. Nancy préfaçant le livre "L'exercice de la bataille" écrit par Anne Torrès "Au théâtre il y a presque tout. Palais, demeures, places publiques, champs et batailles. Champs et chants, et vaisseaux, écume. Peut-être le théâtre ouvre toujours sur une mer entière. Presque rien, presque tout. A frôler ces deux extrêmes "... Extrait J.L. Nancy
HERVÉ GUIBERT

ANOUK GRINBERG

DU 6 NOV AU 23NOV
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT"
"JERK" C'EST JUSTE UN INSTANT UNIQUE. FASCINANT. Une fiction de crimes maléfiques exécutés par le sérial killer Américain Dean Corll. D’après une nouvelle de Dennis Cooper. Si vous aviez l'imprudence d'être « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » Décrit par Jonathan Capdevielle qui interprète l’inventaire ultime de ces crimes partagés avec ces amis d'adolescence - David Brooks et Wayne Henley. Il serait judicieux de vous défiler quelques secondes de cette « Fuite noire » Chaque geste est mesuré, il dévoile, capture et rapproche l’effigie de ses marionnettes d'une voix ventriloque qui ouvre la brèche et le reflet qu'offre le miroir d'un thriller… Pas vraiment un suicide mais comme un faux-pas, une dérive qui naît dans la peau de l’autre. Et c'est à ce moment-là que la frontière n’est pas si éloignée d’une blessure rêvée. Sauf que... Alors « ASSIS DANS LA CADILLAC DE PAPA » ils s'enfuient et  suggère l'importance que revêt le désir d'y croire et l'admiration d'un monde si parallèle en quête de beauté SUBLIMÉ. Il faudrait reconstituer la vérité d’un visage car celui-ci présente la plus subtiles manifestations de vies. Espaces encombrés chaotiques comme un souvenir partagé qui reste impossible…  Impossible de se perdre et de s’échapper. Gisèle Vienne nous fait entrer dans l’univers étrange et inquiétant de ces fragments de corps désaffectés décrit avec justesse, pudeur, respect et vérité sur fond de revirement de détresse et de défi. Entre laisser retentir la vie et laisser vivre certains instants liés à l’intimité entre sanctuaire et l’attraction d’un mirage improbable et mortel. Laissez vous engloutir vers cette liberté provisoire et invraisemblable. C.R Avril 2011 Conception et mise en scène : Gisèle Vienne Dramaturgie et adaptation : Dennis Cooper Musique : Peter Rehberg (musique originale) et El Mundo Frio de Corrupted Lumières : Patrick Riou Créé en collaboration avec et interprété par : Jonathan Capdevielle Voix enregistrées : Catherine Robbe-Grillet, Serge Ramon Stylisme : Stephen O'Malley, Jean-Luc Verna Marionnettes : Gisèle Vienne, Dorothéa Vienne Pollak Maquillage : Jean-Luc Verna et Rebecca Flores Confection des costumes : Dorothéa Vienne Pollak, Marino Marchand, Babeth Martin Formation à la ventriloquie : Michel 
Dejeneffe

MADEMOISELLE ELSE
APRES LA RÉPÉTITION
SCÈNES DE LA VIE CONJUGALE
DU 28 JAN AU 22 FEVRIER
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS INSTANTANÉS
IL NE FAUX PAS MASQUER L’ÉVIDENCE DE CES FRAGMENTS Instantanés … Qui soulève 20 ANS D’actes d’amour… Il s’agit bien d’inscrire la lettre initiale de passeurs et d'inadvertance souterraine d'investir cette aventure passionnante. Et de saluer les artistes. Dans ce parcours de 12 HEURES dont le sigle d'eux-mêmes est une preuve éclatante. Qu’est ce que les mots bien autre chose que l'enveloppe d'un corps mobile et souple qui retrace une liberté exigée vers la rigueur d'un rendez-vous au THÉÂTRE DE LA BASTILLE QUI TROUVE LA TRACE DE FRAGMENTS ÉPARS ; Et Sil naît des entrelacs conjugués… L'insolite ne peut être qu’une grâce toujours imprévisible et précaire… Clandestins toujours suspendue sur le fil d’une rassurante solidité si évidente… Presque territoires… Rien que des incidences d'obstacles pour indiquer une folle randonnée. Saisisseurs d'instants dans ces lieux de cour des miracles. Comme une suite d'impressions et d'apparences… L'on pourrait écouter ceux qui racontent une histoire sur le miroir des rêves. Une invitation de se frayer un chemin irrégulier entre les spectateurs les escaliers et les façades sur l’envie de traverser les frontières. C.R DÉC 2009 au Théâtre de la Bastille A PROPOS DE IMPROMPTU XL - TG STAN
THÉATRE DE LA BASTILLE - PIERRE MEUNIER

QUELQUE CHOSE QUI S'EXHALE LES AMANTS D’ÉTINCELLES DE FER s'échappent de l'abstraction d’un double miroir ou le mythe d’une illusion s'abandonne. Pierre meunier s’installe fragile de front sur la simulation d'un territoire et d'une sensualité perçante «J’aimerai je ne saurais pas où je suis » d'un territoire qui survit sous «l’attirance d’un élan fusible» entre les simulacres d'un voeu«d’espérer ensemble un commencement» et quelques lambeaux du bonheur qui «expulsent une faible intensité» les rencontres possibles sont les vestiges qui subsistent çà et là, dans les déserts de «splendeurs et fulgurances du désirs» le nôtre «l’effroyable songe illusoire» de ces moments de vérité intime sont brillants, éclairants déchirants, traquant la grande beauté d'un poète. La vacuité peut-être d’une splendeur foudroyante. Quelque part par là «se laisser rêver» enfin d’une fin de l'infini illimité plaisir d’y vivre. C.R

HORS SÉRIES DU 2 AVRIL AU 9 AVRIL


27, 28, 29, 30 avril : Dale Recuerdos XXVI (Je pense à vous) au Théâtre de la Bastille, Paris 14 juin : 2013 comme possible (reprise) à L'Odéon, Théâtre de l'Europe - Ateliers Berthier, Paris
DU 27 AU 30 AVRIL
UNE ÉTROITE VIE MAJUSCULE
Il y a d'abord les odeurs liées à l'enfance, parfois quelques mots flottants sur leur passage griffent les effluves anciennes de la violette. Et plus souvent un immense souvenir porte un visage oublié… Reconnu… Puis oublié. Ils sont suspendus par un fil sur des paysages de mots parfois hésitants qui ravagent le plateau. Elle s'est avancé et murmure quelques phrases imperceptibles, au fil d’une page de vie. Tous âgés de plus de 70 ans. Ils ont l'âge d'une fin de guerre. Et ils se souviennent... Les amours partagés, la liberté des promesses bouleversantes que les fantômes du passé révèlent. Sur les ondes le 1er Décembre 1939... La déclaration de guerre... Cet enjeu de la perte, et ce chant  au fil des écrits, les trébuchements les pas glissants, les retenues, les oublis partagés d’un rire, le nom d’un père absent… Le pacte d’insolence d’aimer… Se souvenir… D’un simple écrin et d’une aventure si singulière signée par Didier Ruiz qui porte le nom de désir bonheur, inflexion d’un cœur intact, rien qu’une ligne qui n’échappe pas à leurs sourires... Si simplement défile l’étroite VIE MAJUSCULE. C.R Juin 2011 – Espace 1789 Mise en œuvre Didier Ruiz Création en série avec une dizaine d’audoniens âgés de plus de 70 ans





JÉROME BEL Theater Hora Disabled Theater
Théâtre de la Ville - salle Les Abbesses – 3 au 7 décembre
BONHEURS D’ÉVIDENSE A PARTAGER
JÉRÔME BEL - THEATER HORA
C'est un grand mystère, la beauté de l'échange, l'inattendu, la grâce, la différenciation, la fin d'un commencement. L'ambiguïté du regard. Voir...L'opposition, l'insistance dynamique, l'alternative de l'inopiné qui souligne l’imprévu, L’illusion de l'instant. La trace d'eux-mêmes exposée, intacte... Le sens, la fiction, la parade, le voyage éblouissant, comme si ce rendez-vous portait l’empreinte d'une séduction, comme une première fois... Une parole destinée, une parole dont l'ampleur de l'écoute trouve un écho, et dessine un passage si singulier. Déployant un rêve. À notre insu. Le souffle d'une gestuelle enracinée de l'être a cet art résistant d'où ils franchissent uns euil, une révélation inoxydable. Il est évident qu'il est impossible de renverser la fatalité... Qui scintille. Il y a l'indifférence, la différence, l’écart, l'urgence, la limite et en même temps la liberté dans le cadre duquel s'inscrit ce spectacle informel, permettant d'aborder l'inclassable et l'espace à venir d'un envol, de la dignité à l'impasse d'une indignité. Là s'inscrit le regard des autres... Le faut-il ? Il le Faut. C.ROCHWERG OCT 2012
JÉRÔME BEL / THEATER HORA concept : Jérôme Bel / de et avec : Remo Beuggert, Gianni Blumer, DamianBright, Matthias Brücker, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Sara Hess,Miranda Hossle, Peter Keller, Lorraine Meier, Tiziana Pagliaro / assistance ettraduction : Simone Truong, Chris Weinheimer / dramaturgie : Marcel Bugiel /Assistant Jérôme Bel : Maxime Kurvers Disabled Theater est né d’une émotionirrationnelle, ressentie par Jérôme Bel lorsqu’il rencontra les interprètes duthéâtre HORA, acteurs professionnels et handicapés mentaux. En saisissant lethéâtre comme force unique pour voir ce qu’on ne voit pas, ce qui est caché, cequi se dérobe au regard, Jérôme Bel prend le risque de déstabiliser lespectateur. Construisant depuis l’individu, les discours et les pratiques quile fondent, le chorégraphe place à nouveau l’interprète au cœur de son processus de création. 

THEATRE DE LA VIILLE
CHRISTOPHE MARTHALER
OU L'ACTE MÊME D'UNE ÂME  SYMPHONIQUE
Ils se glissent ébréchés entre les  intervalles d'un rire et les poussières sans dates... Et de toutes  ressemblances avec la réalité, des lambeaux de poussières persistent fébrilement à s'incruster sur les murs comme des cartes postales  oubliées... Désertées de poussières livides... Un geste lâché à l'abandon s'éteint comme on s'abandonne à espérer, circuler,  entrouvrir une parenthèse de vie. Entre la folie et l'écueil céleste  d'une prison d'azur ensorcelée - Échouer, essayer d'atterrir- Renoncer -  Juste lancer un appel, tenir le geste, la distance de la  folie ordinaire. Pour être - Trouver l'espoir, se sauver- d'espérer, s'étreindre... Ne pas se détourner... Je sais seulement silencieusement que hors des limites et des échancrures. Il y a l'enfer -  D'OÙ REVENIR... LOIN D'OÙ.C.R  AVIGNON 22 JUILLET 2010
 THÉATRE DE LA VILLE
DU 6 FEVRIER AU 15 FÉVRIER 2014
Dave St-Pierre - deuxième programme Un peu de tendresse bordel de merde !
Dave St-Pierre - troisième programme Foudres 
Christian Rizzo d'après une histoire vraie
PALERMO PINA
21 JUIN AU 5 JUILLET 2014
JEANNE BALIBAR
Impulsive des voix hautes et basses qui frôlent l'intonation en arrêt de Barbara. Divine de mystère en éclipse. Elle s'impose fragile scintillante.... Elle Jeanne Balibar expulse quelques feux d'étincelles sous la lumière d'une servante encore éclairée là où le silence des théâtres devient aussi l'enfer d'un accord secret et d'une plénitude. A propos de Jacques Rivette et son film" VA SAVOIR" C



LES BALLETS C DE LA B / MIGUEL
MOREIRA/ ROMEU RUNA - THE OLD KING
CÀ SENT L’ÊTRE… ET LES ERREMENTS ÉBLOUISSANTS
A l'abri de la beauté, d'une luxure transgressée et de la démesure d'un corps imprévisible, enseveli, mais éclairé. Romeu Runa et Miguel Moreira créent un espace consacré au vide, à la réflexion scintillante des miroirs d'absences et de passages. À l'ascèse d'une dérive exaltée volontairement immobile débusquant l'irrépressible innocence d'un commencement et d'un acte de grâce. Performance d'un ravissement et d'une illusion dépassant l'audace érotique aussi exigeante que l'écriture du corps rêvé. Révélant le psyché féminin d'un éloge de transhumance illuminé de révolte. Il expérimente l'enfer de l'impulsion, s'épuise effréné de la répulsion à la séduction. Il sillonne avec une lutte incessante une réalité violente et un territoire fugitif proche de la folie et du plaisir sensuel. Il danse sur l'écho de ce destin culte, s'abandonne à la possession au plus secret de soi, trépigne, se révulse, se flétrit sous l'effluve d'une pluie incessante. Préserve l'animalité irrépressible d'une traversée. Capture ce déchirement d'un visage émacié de l'ermite à cet artifice nuptial, explore le toucher, la puissance et la lubricité d'un stylite. Ce qui laisse résonner l'exploration d'un silence assourdissant. Source même d'une quête et d'une identité sanctifiée de violence, de vertige. D'où l'on pourrait entendre la voix de Alain Cuny protégée par les remparts d'Avignon s'écriant sur le texte de ANTONIN ARTAUD "Le suicidé de la société" Nous ne sommes pas seul pour Naitre, Mais nous sommes seuls pour Mourir" Ne serait-ce pas le même cri et la même initiation du risque qui scintille d'un rouge incarné entre "l'habitation de l'être et l'être habité" Friedrich Hölderlin Camille Rochwerg MARS 2014 Théatre 104 Camille Rochwerg créé par : Miguel Moreira créé et joué par : Romeu Runa musique : Pedro Carneiro costumes : Dino Alves éclairages : João Garcia Miguel assistance à la direction : Catarina Felix coaching : Alain Platel technique : Carlo Bourguignon en collaboration avec : Sandra Rosado, Jorge Rosado




 
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