JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

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13/07/2014

Presse Théatre Transversal Zazie De Paris La Fragilité d'un Signe Qu'elle Est Par Camille Rochwerg

ZAZIE LA ROUGE

LA FRAGILITÉ

D'UN SIGNE QU'ELLE EST

ODE POUR UN PIANO IVRE
Même si un train de jour vous fait arriver à l'aube de la nuit sur Berlin. Vous êtes ce sursaut suspendu d'un ébruitement à peine disparu. Plus loin, ce qui se vit, ce sont les fils invisibles de sonorités. Il y a ce piano ivre, dont l'impertinence et la suspension dans la solitude de l'espace. Se froissent dans ce labyrinthe comme un chant de marécages qui filtre l'érosion puisque s'y entrelace le vent du dehors qui soulève peu a peu les pages. Et qui dépose en creux cette transparence virtuelle immuable et sensible. De cet étrange silence de la disparition. Des êtres et des légendes, il y a "Le pianiste sur l'océan"qui vogue et laisse des traces essoufflées sur la mer. Virtuose, fasciné par sa musique, le piano vibre d'un lieu vide à l'invitation du grand bal donné ce soir à la cour du Grand Hôtel. 
Impulsant l'œuvre qui s'éternise aimantée de silences qui résonnent sur la dissonance de ses notes ensemencées. Sur l'harmonique d'un rythme perturbé et flottant sur l'inévitabilité de détours. Un piano préserve ses secrets. Ses amants, ses baisers. Ses rires sanglants d'une Fin. Son immuable profil noir, distingué. Son désert, ou le plaisir d'un accord perdu, s'éclaire dans la nuit, à l'écart du parc et du Grand Casino. Dans cette solitude littérale d'un piano seul, l'effervescence du champagne rose à bulles colorées brille dans l'ombre des cloîtres sous la lumière des projecteurs, l'on peut entendre le vent frappé ces trous d'air fragiles. Côté court, d'un geste transpercé par la réverbération des murs, le sol aride inscrit quatre voyelles sans consonnes pour un piano. La scène franchit le flot d'un plateau inondé d'une oeuvre au noir glissant. Côté jardin, le fanal d'un théâtre vide s'illumine dans la nuit... Épuisant le rappel de cette armure, évidés 
d'applaudissements.. Simple instant d'exactitude qui se sauve dans l'espace démesuré. Ce que l'on surprend ce sont les yeux fermés, ce qui peut toucher. D'une vie, d'une voix  d'un immortel égarement subtil. La juste dignité d'un exil, qui se lit de gauche à droite uniquement composée de consonnes. Pourrait t'ont imaginer en écho de ce miroir la rumeur et la folie de jouer sur des touches noires sans les blanches. Face Public la salle est vide.
Vous entamez la vibration d'une note sur l'épaule d'une trace et d'un amour, la couleur rouge souligne vos lèvres. La robe s'est revêtue de paillettes. L'extrême liberté qui s'égare de votre voix, laisse apparaitre tant d'élégance de VIVRE. Il se pourrait que la scène s'enfouisse pour la mise en espace d'ou l'on ignore pourquoi la lumière s'éteignit sur ce Tétagramme "he vov he iod" "Dieu et Amour". L'être adressé d'un lointain et si beau souvenir ou ce Piano Ivre vous a été offert. Si singulièrement. Pour vous Zazie de Paris Camille Rochwerg 17 Juillet 2014
SUPPLÉMENT DÉTACHABLE
Zazie Se trouve à l'intersection de la Grâce et de l'Apparence. Brûlant sur L'incendie d'une perception entre Naître, Délire et Rigueur. Zazie Résiste à ce charme voilé d'incruster par effraction sa connaissance des êtres. A distance l'on pressent. Cette voix d'un regard suave, sombre, magnétique, dépouillé et vagabond. Qui se consacre à l'exil gravé d'aimer la renaissance d'un bleu saphir sur le courant d'air de la vie. Zazie Influe et Dérive devant la peur sur d'incommensurable secrets. Et s'ouvre sur cet écrin délicat. D'affleurer de ses lèvres ourlées une multiplicité de rouges effervescents. Zazie Survole l'origine de l'attente d'une fuite démesurée défiant l'élégance de toute rencontre. Sur la déraison des pudeurs et contre la tiédeur toujours mêlées. De ces longs voyages sonores de silences traversés et offerts en villégiature. Loin. De ces parfums nomades, portés d'une destinée et d'une féminité à fleur de peau. Zazie Reste touchée par l'insolence et l'écho de cet amour infini du théatre qui traverse l'écran noir de salles obscures. D'où se projette le Requiem d'une Etrange guerre. Si vaste, si Invisible et sans innocence. Les mots incisifs Émulsionnés Altérés éclatent sur le faux semblant et la séduction des artifices. Zazie s'adresse à l'éloignement de la liberté d'une ombre qui sur le chemin de lumière nous instruit de sa générosité désarmante et de l'extrême limite en instance. De se livrer à ces mots, rien qu'une lettre qui se déplace sur la retenue de se toucher. De l'un(e) vers l'autre. L'autre d´elle se surprendrait de cette justesse inébranlable. Ainsi Pourquoi l'amour des corps s'empêcherait-il de suivre l'écoute d'un vent qui siffle ses nuits sacrées. Zazie s'éblouit inlassablement. Simplifiant le présent si tremblé d'emprunter ces chemins qui n'auraient pas de fin ou le temps cicatrise toutes les blessures. Ou la vérité si intime m'instruit seulement de l'abandon qu'il m'a été offert de vous revoir si simplement. Par excès de tenter sur le rivage d'inventer l'autre rive, partiellement éloignée sans évidence. Sur l'itinérance d'une lettre adressée, parce qu'elle porte LA FRAGILITÉ D'UN SIGNE. QU'ELLE EST. Camille Rochwerg 12 Juillet 2014 Pour Zazie de Paris Juste avant les Remparts Avignon.
LA FRAGILITÉ D'UN SIGNE QU'ELLE EST
C'est explorer les errances, d'une quête, d'un parcours ou le temps reste troublé par l'imaginaire. C'est par la vitesse d'un ciel qui surgit, par la rêverie d'un départ de train qui frôle un espace inconnu. Que chaque détour se sépare par nécessité. Il n'y a pas de limite, à l'esseulement d'une limite qui roule et dévale vers la mer, disparaissant pour inventer la respiration d'une ville frissonnante. Berlin. Insinuer l'élan et revenir vers ce geste qui se trace d'être. Multiplier les instants d'instinct et d'amour offerts. L'éviter sur la transparence d'une attente, d'une atteinte immobile. D'où l'on perçoit, la précision d'une voix sans secret. L'extase suspendue d'une robe à pois noirs et blancs sur talons aiguilles. La couleur rouge et souvent bleu qui s'effraient de l'été inépuisable. Affectée d'un regard épris qui déplace toute frontière émergente D'ELLE. Une fulgurance insolente de Vivre. Je retiens de ce premier rendez-vous. Cet indicible sourire. Assise sur une banquette orange proche de la vitrine d'un café insulaire de préférence. "Venez vous asseoir dans ma loge" Déjà l'inventaire de cette singularité si équivoque installe l'intensité de l'effroi visitant la pudeur. L'autre versant d'une réplique évoque l'improbable rumeur qui se peint d'un filet rouge de ceux qui borde parfois l'échancrure d'une rose. "J'aime que le THÉÂTRE SOIT UN AMANT!!!!" Et de cette nudité d'un rideau de théâtre qui s'ouvre sur le vent et les rafales de foudre. L'écran remplace la feuille de papier ineffaçable ou s'inscrit la fragilité d'un signe. Qu'elle est. Pour Zazie de Paris. Camille Rochwerg 10 Juillet 2014. Ici la foudre à brûler le fil imperceptible de l'internité.

ivressecran@sfr.fr