JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

31/07/2014

Presse Théatre Transversal Zazie De Paris L'éventaire Inachevé Par Camille Rochwerg

ZAZIE LA ROUGE

L'ÉVENTAIRE INACHEVÉ

LORSQU'ÎLE OU ELLE ÉTAIT ENFANT... 
LORSQUE J'ÉTAIS ENFANT.
LORSQU'ELLE ÉTAIT ENFANT,
Le premier pas fut cette robe zébrée de noire, juchée sur un escarpin rose pour un seul pied. Le mot love clignote sur un cœur rouge. Elle portait déjà la trace d'une audace et d'une insolence insulaire. Explorant l'indicible quête de réceptionner un baiser lumineux. Sur l'errance des miroirs qui reflètent ce « Je Est Une autre ». C'est une autre voix qui a prononcé ces mots comme pour se délester. L'hésitation était si faible. La solitude sidérale, désaccordée de ce monde, d'éprouver une résistance vers la réalité, était si vivante. S'essayant de s'approprier cette peur du devenir. Cela se voit sur le corps... Quelque chose se dessine. Échappe et cela ne se fait pas sans maladresse. Pour la faire sortir de l'abri. En écouter l'inquiétude. En dépasser le trouble individuel, isolé, séparé et dépeuplé comme serait l'état de ce monde. Silencieux silence. Elle entre dans une partition, où elle va nous dire... Elle se souvient... D’être séparée des choses... Elle cherche avec ses mots... Prenant soin de rester en vie... Elle cherche un espace pour le dire... Et elle se surprend... A déchirer le voile d'une distance excessive. Invitant l'éphémère et infini Irréalité. DÊTRE.
LORSQU'ÏLE ÉTAIT ENFANT,
Le premier pas fut-ce tee shirts à Rayures bleues. Cette pâleur d'indifférence qui écrit cette immobilité instinctive de disparition. Sans cesse. Sur l'immensité des horizons... Traversé par l'infranchissable transparence. Voilée. D’un vêtement Masculin Féminin sublimé qui crée cette aisance naturelle inouïe, Ourlé d'un rouge violacé comme les lèvres démesurées de raffinement. Confiant de cette fulgurante séduction. De se laisser surprendre par cette destination. Prêt à se jeter dans le vide. S'éloignant des certitudes. Incrusté par les corps qui se désemplissent de solitude imprégnée. Dans ce silence de N'ÊTRE. Elle reste un enfant d’où elle parle, simple voyage qui s'inscrit vers un autre port distinct et bouleversant. Le corps rêvait de cette résonance d'être dépossédé. De lui-même. Dans l'attente qu'un souffle affecte le silence. Désordonné.
LORSQUE J'ÉTAIS ENFANT,
Dissimulé, Enfant déjà. Le premier pas fut-ce pas de danse dérapant sur l'intimité d'un boudoir. Portant des collants serrés à pois noirs et blancs, dans l’absolue divergence déjà. L'imperméabilité D'être me fut accordée d'advenir dans cet autre Monde. Il y avait tant d'orages dans ses Yeux-Là. Qui persistent à troubler ce vent rouge d'un désir de Naitre. Qu'ils transpercent de Beauté. D'innocence. De rigueur, D'atteinte, De lumière, D'idéal, D'une étrangeté. Si Perçante. Si Effacée. Si Pénétrante, Si Attentive. Si Belle, Si Loin. Il y a des visages qui s'éveillent de L'enfer. Qui s'invitent à l'éviter sur tout ce qui ne peut se Dire. De l'artifice. Cette apocalypse. Cet accord. Cet arpège dissonant que vous avez entrepris d'inscrire sur la première lettre Z de votre prénom. Comme si vous échappiez au temps d'un geste et d'une signature. Inspiré de ce renversement offert à l'ombre de l'enfant qu'elle fut, sans se perdre. L'épure d'une vie Unique... Traverse la nuée la plus silencieuse de cet opéra. DE CE MONDE. Camille Rochwerg 31 Juillet 2014 Pour ZAZIE DE PARIS
LES AMANTS INALTÉRABLES
Sur le phonographe Gribouille chante cette chanson "Les Amants" "Ils vous offrent des  Fleurs... Ils arrêtent le Temps... Ils vous empêchent de Vieillir... Les Amants... Et puis plus Rien." La voix s'est arrêtée. 
Sur le manuscrit effacé. S’effaçant. J'écris l'histoire. Elle reste indéfinissable... Éparses sur l'inconti-NUITÉE. Sur l'éclatement des différences ou l'indifférence des ruptures. Magistrale est la perfection. D'une île, son île, c'est le rouge intense teinté de bleu. Les rêves d'un chant d'amour dont elle collectionne le secret, parcouru de caresses sur la peau. L'ourlet de ses lèvres redessinées à chaque rendez-vous. Comme la ciselure écartée d'un sang d'encre. L'incantation avouée de griffures et d'extravagances sur la vie. S'effaçant. À l'infini sur l'épiderme et sur ces éclats de vérité. Il n'y a qu'un pas dans ce face-à-face. D'une peur détachée, de ce jaillissement, elle se survole elle-même, Encerclée. Égarée. À Distance d'une proximité essentielle. Cette angoisse de la perte retrouve cette tendresse affolée ou s'insinue cette frénésie de malice et d'humour.

Elle s'élève en toute humilité, d'où l'on perçoit cette élévation de l'âme. Et ce goût de légèreté infinie, laissant filtrer cette œuvre D'ELLE inclassable. Ainsi, sur l'écran noir de cinéma, se grave sans bruit, par sa présence, une texture Atypique. Quelque chose écorche le scintillant triomphe de l'altérité dans son absolu quotidien. Souveraine. Aiguë, radieuse, déchirante, passionnée de l'éclosion successive de l'emprunt indéfectible qu'elle a fait de sa vie et du parfum odorant de cette admiration de la féminité. Qu'elle porte d'une folle Allure. Zazie de Paris livre à pas secret cette absence devenue cette béance divine, inépuisable qui abreuve ses nuits. De l'intérieur à l'extérieur. Il y a ces étendues perdues ou souffle le labyrinthe des fuites, les décalcomanies projetées de l'enfance. L'enveloppe si blanche à peine ouverte déjà refermée, influençant la vie, notre corps, qui flotte sur l'eau. Notre Premier Domicile, il était tout arrondi. Se souvenir... Bien au delà de vous, la tache rouge d'un baiser s'est glissée sur l'évitement de la mémoire de quelques photographies. On le sent, il y a la dimension de pages arrachées envahissantes. Comme des secrets éperdus... L'essentiel d'un mépris extérieur qui s'est obstrué par l'interférence de l'air qui ne trouvait plus sa respiration. 
Seule, Je marche à l'aube. Seule… Non loin des orages sulfureux de cette Invitation à Être. Élaguée de toute infraction intime. Zazie. Accordez-moi L'Artificiel, L'Impasse et la Désinvolture d'une fausse note instable. Là, ou les Amants ont laissé trace d'une  signature et d'une dédicace en Majuscule La lettre G. Les initiales de D.B. La liste est insondable. La fusion des noms est indécente à publier. L'ÊTRE AIMÉ NE SE SIGNE D'AUCUNE IMPUDEUR. Je ne sais que les silences. D'une question. J'attendrai la réponse. J'atteindrai l'obstacle. Plus tard, sur l'éventaire inachevé, j'évoquerai ce bonheur de vous surprendre à Venise sous les projecteurs. Un jour, je serais à l'écart et peut-être dans la plénitude de vous suivre inévitablement. Bien au delà de vous s'inscrit ma peur d'écrire. En tentant d'en effacer toutes traces "INCONSIDÉRÉES, CONSIDÉRABLES" H.GUIBERT Camille Rochwerg 23 Juillet 2014 Les Amants et l’Enveloppe Absente et Blanche.
L'INVINCIBLE NUIT
La nuit s'immerge de l'aurore à son origine. La nuit persiste, effleure la caresse et le frôlement imperceptible d'une odeur peut-être. La préface d'un vertige mystérieux, la sinuosité d'une volupté sur la peau. Simple éraflure d'une écorce nocturne. Elle s'éternise, décalée sur cet exil intérieur. Il est cinq heures, l'astre du silence de l'internité s'est échappé. Immergé d'un crépuscule et d'une solitude choisie. La simple parure d'une invitation qui s'adresse à tant d'élégance retraverse les désirs. Le péril d'un intervalle crisse sur la folie de cet horizon. Sur les traces d'un amour de l'excès. Il faudrait... Il suffit parfois de Retenir. De Reprendre Souffle et de Sentir... Ce qui s'échappe sur vos lèvres. Ce baiser maquillé d'outrance carmin de préférence. Ce regard de ce signe, il est beau, il importe, il touche. Il est tout ce qui vous abandonne. Car ce qui instruit la nuit, ć´est peut être seulement d'écouter cette promesse d'être séduit par ces ETRES RENVERSES d'une extrême liberté. Imprégnés du reflet et des miroirs. Les corps se signent touchés, par cette insolence, D'aimer. Dévastée. Pour renaitre de cette Errance des lumières de la Vie. Des fêtes et de l'extravagance, ou sur le bord de la mer, les hélicoptères débarquent les invités qui ne s'inscrivent pas dans la fragilité de ce monde mais plutôt sur un jour sans fin. Et puis de ces souvenirs détourés d'ors et de papiers bleutés. Je dessinais la nuit ces illustres voyageurs à St Tropez. Vous y étiez sans doute par inadvertance sur cette invincible Nuit. Pour Zazie Camille Rochwerg 25 Juillet 2014
L'ANTRE D'AIMER
L'ENTRE AIMÉE
Ce sentiment peut-être un regard. Le débordement d’aimer. Le ravage d’un incendie d’aimer. La perte inexorable d’aimer. L’outrage d’aimer. L’imperceptible pudeur. La folie d’un passage. L’irréalité inessentielle. La désinvolture d'un geste. La frivolité d'un sourire. L'exaltation de l'ombre évincée. Le sentiment d'illusion. L'indifférence d'un artifice. La magie du charme. L'instinct de silence. L'apparence d'un refrain. Le crépuscule exalté. L’instant inaltérable. L'échancrure d'un destin. L'appartenance à la vie. L'art-dense trépidant. L’infernale blondeur éternelle. L’invincible couleur rousse qui s’effraie de cette coincidence en trompe l'oeil. L'envers clandestin d'une histoire. L'enfer du noir éclaté. La réverbération des lumières. L’effervescence obstruant la ville La Nuit, le Jour. L'extravagance de ce qui ne peut pas se dire. ÉMUE PASSAGÈREMENT. Extrait en attente d'un Éventaire Inachevé. Avenir. Pour Zazie de Paris



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