JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

09/09/2014

Presse Théatre Danse Avignon L'intermittence 2014 Par Camille Rochwerg

FESTIVAL AVIGNON 2014

L'INTERMITTENCE

ORLANDO OU L'IMPATIENCE OLIVIER PY
SUR L'ALTÉRITÉ ATTEINTE D'UNE IMPATIENCE
Il y a des forces, sur certains plateaux où l'altérité atteinte d'une impatience franchit les lumières et l'ombre. De l'insistance de cette énumération il faudrait la comptabiliser telle cette "soif d'infinie et d'impatience " Jusqu'à trouver cette traversée solitaire... "Qui, ne soit qu'un seul et même rêve" Qui s'ébauche et qui soulève "Le souffle de cette attente inuit d'une pensée qui se sauve." Caresser par l'entre deux d'une telle évidence de désinvolture. Elle, la mère de l'exubérance à la frivolité des reflets. Régit par la peur de la mort et des miroirs. Disparaît. Coté court le piano survit au désert d'amour de ce théâtre et de la vérité. Surlignent de ces notes noires et blanches ces mots désenchantés... "Si tu exiges des Anges, le désir extrême de ta peur, tu es si beau quand tu as peur. La couleur du manque n'est jamais la même, il y a certainement autre chose que cette impatience." "La peur de ne pas savoir regarder dit-elle." La pâleur d'une extravagance. Sur la marge, lui, le Ministre de la culture, ressuscite en ce très humble serviteur de la beauté, "Je vous parle de ma blessure, et aimerait publier mes turpitudes. Ce sera un opéra. Exalté qui donnera de la dignité à la jeunesse." Sentir cet autre la Ministre englouti démunit de cette parure de pouvoir... Qui ne s'inscrirait plus dans ce monde. "Je serais, ce que j'ai toujours rêvé d'être. Rien." De Orlando, je regarde l'indécence d'une perte sur des pieds fragiles... Ce corps-là, de l'incertitude... De L'être... À force d'aimer... De chercher la présence du père, dans ce nom intérieur désarticulé du désir de séduire... "Je regarde les possibles comme une perfection immobile, comme une immobilité qui ne serait pas impatiente." "Le souvenir de l'amour ne serait-il qu'un accessoire de théâtre qui m'empêcherait d'y respirer." J'aimerais te dire que "Cette joie d'errance. Il suffirait de s'y abandonner dans l'ombre." De l'être là, ou se croisent ce récit divers sur des errances de plateaux traversées, Olivier Py nous immerge et nous invite à cheminer sur le cycle de l'impatience qui éloigne les étoiles, le corps, l'ombre, la vie, le souffle. "L'insuffisance de l'abandon, la joie risquée, l'expire de l'impatience, cette réconciliation." Où L'obscurité d'une question, servirait le lien d'une liberté de désobéissance ou d'obéissance affable. Il y aurait cette fin de phrase où les acteurs murmureraient ces mots invisibles qui diraient... Je peux seulement dire de cette Impatience "QUE J'AI ENVIE QUE NOUS NOUS AIMIONS". Hervé Guibert. Camille Rochwerg 13 Juillet 2014 Les textes et guillemets sont en extraits de Orlando ou L'impatience de Olivier Py. Texte et mise en scène Olivier Py Scénographie, décor, costumes et maquillage Pierre-André Weitz Musique Stéphane Leach Lumière Bertrand Killy Avec Jean-Damien Barbin, Laure Calamy, Eddie Chignara, Matthieu Dessertine, Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, Stéphane Leach, François Michonneau
LYDIE DATTAS CYCLE DE LECTURES
JEAN GENET 
LA CHASTE VIE DE JEAN GENET
"RENDRE A SON INNOCENCE LE BAISER QUI VIENT DE SCELLER LE PACTE AVEC L'INTOUCHABLE" Ce qui laisse Trace ce soir dans la cour d'honneur. C'est le Vent, ce Mistral qui se lève au crépuscule INVENTANT LA NUIT de Jean Genet. Et de cet acte admirable. Qui surprend l'écoute silencieuse et la suprême élégance, qui s'inscrit sur l'issue de cette conscience Funambule. Genet Taulard inspiré "Portant le Matricule d'incarcération 192-102. Et le titre Princier de Délinquant Juvénile". "Condamné pour  des délinquances de papier... Loin de lettres d'amours Maternelle qui s'enfuirent dans la nuit des temps. S'enfuir... Etant impossible... De la colonie pénitentiaire de Mettray, destinée à réhabiliter de jeunes délinquants créée en 1839 et fermée en 1939. " Il n'était pas rare qu'un gosse ne soit abattu dans un sillon". Quelques fleurs de GENÊTS indiquaient la barrière infranchissable de l'institution. Enfant déjà, engendrant le poète révolutionnaire qu'il était, "brisant les éloquences convenues". D'un seul geste et dans un effacement de soi. Nomade prodigieux, Amoureux Perpétuel, "Il effeuillait Fenelon et écrivait Notre Dame des Fleurs" En cachette. De cet éclat rieur, de ses yeux bleus, il laissa trace à propos des Nègres. de ces lignes sulfureuses. "Eclats à l'état de variétés zoologiques" De sa rencontre avec Cocteau Académicien, il s'exprima sans légèreté, insufflant son désir de ne pas apparaitre de son Nom dans le journal. De ce livre Saint Genet de Jean Paul Sartre, il inscrivit en paraphe "Il m'apportât la célébrité qui est plus indécente que la Mort" Plus loin dans ce Vertige d'innocence, il prit l'envol d'un amour dans la rencontre avec Abdallah le Funambule descendu d'un ciel incertain et mortel... Il dit "Ce qui sépare la séduction de l'amour " avec quelques points de suspension... Il s'était éprit d'une image rayonnante, de paillettes et d'artifices, "oubliant qu'un état faible désarticulé était une disgrâce." Il n'avait pas pleuré depuis trente Ans" Jean Genet rompu ce destin abandonné et se détourna des apparences en s'immiscent très étroitement dans la lutte Palestinienne, devenant ainsi "l'azur vivant qu'il aspirait à être depuis toujours". Il s'éteignit dans sa chambre d'hôtel à Paris le 15 Aout 1986 et fut enterré sous l'étiquette "Travailleur Émigré" Sa tombe se trouve à Larache dans le cimetière Espagnol tourné vers la Mecque près de Tanger. De cette vaste indiscipline qu'il traversa avec beauté, je le REMERCIE. Extrait de Texte de Lydie Dattas. Lecture de Guillaume Galienne . Mise en scène Olivier Py. Avec L'orchestre Régional Avignon Provence Direction Samuel Jean. Camille Rochwerg 27 Juillet 2014
2014 COMME POSSIBLE
FACE PUBLIC DANS NOS FAUTEUILS, NOUS NOUS REDRESSONS DEVANT LE MOT RESPECT. Car ILS S'ADRESSENT.
Entrée de scène, j'imagine le mot Désirs. Sortie de scène le mot Amours. Ils sont effroyablement beaux en passage d'adolescence dans une insouciance. Vers une hésitation... Une multiplicité du langage. Des plaisirs. Grandir, Rester Vivants. Rêver... Rêver d'être... Sur une terrasse à Miami et décoller pour regarder le ciel. Devenir. Traverser la plénitude des ombres. Danser sur la responsabilité. Trouver la liberté parce que seuls. Livrés à la peur. Dans la perte des risques... Du contrôle de soi. De traverser la honte insidieusement, d'un corps qui s'éveille à l'échec possible. Au renversement d'illusions impénétrables. Aimer ce qui instruit la connaissance de la vie. "D'où on vient" Sentir l'air ensemble, les rires, les sourires de transparence influant le trajet de la Mort. Cet évanouissement d'une musique qui s'éteint. Loin d'eux et si proche. Ils touchent à ces gestes devenus muets pour induire une parole donnée, offerte "D'une liberté sur ma peau" Ils répètent la puissance des phrases. De l'amour, du rêve, d'aimer inlassablement. Je parlerai de lui, en fond scène illuminé par la couleur luisante de ses yeux. La parure négligée retombant sur ses épaules d'un violet parme qui lui va si bien. Son silence qui veux DIRE. Je parlerai de ceux la même qui se sont propulsés vers cet inconnu du partage et de l'inconnaissable. Suspension de pleurer aux applaudissements. Je parlerai de ce fil du temps, qui épelle les mots Sincérité, Aveux de faiblesses. "L'amour c'est a peu près cela, L'amour c'est différent" Et puis sur nos fauteuils dans le Tinel de la Chartreuse. Nous nous redressons devant le mot RESPECT prononcé Face Public. Car ce mot s'adresse... Ils s'adressent... A cette indélicatesse perdue et retrouvée. Et puis, Ce Souvenir... Ressentir..." Il y a cette liberté sur ma peau. Mais elle n'existe pas". J'insisterai sur LA BEAUTE DES LIEUX et de LA RUMEUR des REPETITIONS. 2014 Comme POSSIBLE. Spéciales Dernières De Didier Ruiz Création réalisée avec 15 Jeunes et Adolescents de 14 a 22 ans issue des collèges d'Avignon et Alentours.
Conception et mise en scène Didier Ruiz Travail sur le corps Tomeo Vergés Scénographie Charlotte Villermet Lumière Maurice Fouilhe Son Adrien Cordier Assistanat à la mise en scène Sophie Mangin. Photographies Emilia Stefani-law Avec Kévin Amisi, Yann Aroumougom, Youssef Ayadi, Paul Babaud-Dulac, Ilona Bordji, Constance Fréchon, Sarah-Isis Gaillardon, Manon Lehuede, Noémie Luong, Marine Perez, Liova Pinhas, Mathie Puglisi, Margot Reboulin, Dorian Urset, Ihab Zarioh. Camille Rochwerg 27 Juillet 2014
C’ÉTAIT UN RENDEZ-VOUS LE 27 JUILLET A AVIGNON
CE QUE JE SENS DE LA "FAUTE À LA VIE" 
TEXTE ÉCRIT PAR MARYSE CONDÉ
Ce serait une scénographie lagunaire ou les bords seraient dessinés d'un sable collé, Les lisières du bord emplies d'un sable noir . Légèrement ambrées de dorures éparses s'éteignant sur leur extrémité. A l'orée d'une confusion entre la vie, l'amour, le trouble et ĺ´un-finitude. Seule illusion. C'est TOUT. Camille Rochwerg 22 Juillet 2014; Mise en scène José Jernidier Avec Firmine Richard, Simone Paulin Scénographie Valérie Verdol Lumières Jean-Pierre Listoir Communication et coordination Migail Montlouis-Félicité Photo © Jean-Pierre Listoir
LASSÉS D'ÊTRE SCINTILLANTS
LA DISPARITION DES LUCIOLES
La prison est vide d'une trajectoire, ils ont été déplacés. Lassés de toutes espérances, au fil de la couleur de la nuit, d'une longueur égale à la distance de la terre jusqu'au delà des nuages. Les cellules sont vides, La Collection Lambert s'y est installée. Et derrière chaque porte ornée d’un mouchard. Entrouvert. L’on peut apercevoir et se dissoudre devant le bateau IVRE de Paul Ceylan, œuvre de Kiefer. Se laisser Inonder par les ruisseaux de gouttes d'eau noyées dans la vague. Face au temps, il y a les écrans vides et pleins d'une projection sur l'enfermement. Ou sous l’effet des matins se découvrent la folie des êtres et leur effacement. D'où l'on peut reconnaître l'ombre, les émotions, les respirations, les tremblements qui se gravent sur des pierres. Jusqu'à  l'enfermement du son par Joseph Beuys de bobines dans le feutre. Initiale matière utilisée de ses performances. Plus loin il y a la salle des archives ou se tenaient les détenus politiques français interrogés par les Allemands. Avant certains départs pour Auschwitz. Là on peut retrouver les recouvrements d'âmes qui s'offrent sur la dernière servante de lumière éclairant les faisceaux de Vies de Boltanski. C'est un air de fin du monde, gravée sur des murs. Où certains messages peut-être aurait pu se transmettre au monde libre. Il y a un monde libre. Qui crient devant les prisons. Hurlants, Ils sont nomades et interpellent le bleu du ciel de Mathieu Pernot. Et puis la porte menant à de nombreuses directions vers un paysage de cristal, dont les reflets réfractent notre image d'absence. Seuls reflets pigmentés dont les interstices ne représentent que le point vulnérable d'une FIN. D'une FIN de L’EXCLUSIVITÉ d'une RÉVERSIBILITÉ et d’une RÊVALITÉ PARALLÈLE. Camille Rochwerg 14 Juillet 2014. Extraits de titres de l'exposition" La Disparition des Lucioles"
ivressecran@sfr.fr