JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

12/09/2014

Presse Théatre Danse Pippo Delbono Cette Audace Par Camille Rochwerg

PIPPO DELBONO


LA VISITE UN FILM DE PIPPO DEL BONO
LA VISITE DE PIPPO DEL BONO
ENTRELACS D’AMOURS ET DE SOLITUDE DE DEUX PRINCES
L’effluve bleu cobalt sur le sol s’écrase et s’immerge à la station VIEUX PORT à Marseille. Déjà, la chaleur vibre dans les yeux. Les salles du FID FESTIVAL parfois climatisées accueillent le film « La Visite» de Pippo Del Bono. Une visite à Versailles avec Mickael Lonsdale et Bobo longeant la réverbération des âmes et des mémoires, sous l’œil d’un peintre d’un poète… Émerveillé. À l’heure d’apparaître les princes et les princesses figures de pouvoir fragile ont préservé cette liberté existentielle. De blessures libérées plus secrètes… De cet encontre, les mains se sont offertes à la vie, au lien de l’un et l’autre pour survivre à cette trace. Bobo écartelé de son histoire propulse quelques sourires d'effroi devant la musique de la guerre aux images. Ensanglantées sont les larmes d'une arme invisible. Rien qu’une dystrophie irisant la parure de Versailles. Peut-être est-ce cela la connaissance secrète des mots, des cris et des gestes qui ensorcellent sa présence. L’attente, l’atteinte, les mains évoquent l’admiration des œuvres, la vie qui s’arrête, les corps qui s’enfuient, la résonance d’un siècle, vers le regard de celui qui… Écoute le bruit humain. Le murmure enfermé des hommes. Cette insignifiance de la connaissance présage de cette attente… D’un détachement pour revenir vers l’éternelle beauté. Ce silence entre eux, c’est l’accord parfait d’une note de piano… Le jeu de l’un vers l’autre, le plaisir insouciant. La visite porte la vitalité d’un équinoxe sur cet homme dont l’extravagance du passé s’est peut-être élargie. Par tant de voyages intérieurs, par tant de silence dont les marbres et les plâtres. Ruissellent. Intriguent… Les Miroirs indécents reflètent encore les persécutions, les guerres, les histoires d’amour… Cette apparence de la beauté fustigée, muette, stucs et statues de marbre, sourires figés, objets insolites déposés comme des agapes au pied des œuvres. C’est aussi cela le regard de cet enfer... De cet enfermement illustré de lustres de dorures et de glaces s’inondant de lumières Impénétrables… Qui veille sur le lent chemin ou ensemble séparément, les deux silhouettes s’éloignant Mickael Lonsdale souligne et évoque cette vieillesse du temps qui passe. Lentement… "J’étais un enfant adultérin. J’étais un enfant caché… "Et toi Bobo depuis longtemps, tu as été dans un asile… Mais la vraie liberté, c’est d’oublier les choses inutiles…" Reste les peluches, les accessoires les objets en bois déposés comme une lettre d’amour se signant d'être l'enclave, d’un miracle, d’une attache à toucher l’indifférence de cette adolescence enfouie. FID FESTIVAL Camille Rochwerg le 5 Juillet 2015
EXPOSITION A LA MAISON ROUGE
"MA MERE ET LES AUTRES"

L'ÊTRE TOUCHÉ DÊTRE TOUCHÉ
BOBO LE SEUIL DE L'ÉCRAN VIRTUEL 
A TRAVERSÉ TA BEAUTÉ
Il faudrait pousser les portes ouvertes et battantes sur la liberté. Plus rien ne le sépare de regarder à l'extérieur. Libre d'enfanter un chant de rupture, sur le versant de cette conscience, Ou les blessures de son âme se sont inscrites. Murer dans un tel silence tel un oratorio obstiné. Ce qui se cache derrière ce tourbillon, si hermétiquement clos. Porte l'allure d'une folie douce frôlant l'humanité. Pippo Delbono a retrouvé le goût à la vie le jour où il a croisé Bobo, analphabète et interné en hôpital psychiatrique depuis cinquante ans. Ce vent éveillé de liberté a effacé un instant, ceux qui sortent de cette (DÉ)LIMITATIONS. Il y a l'illustre Bobo, l'illusionniste, une rose à la main qui danse sur cette absence de toute imitation, de cet impossible. Ce qui fait de lui un être régi par cet instinct, rassemblé de l'Imaginaire à cette charnière fantastique. Il parcourt et devient le sourire de scènes innombrables et internationales. De l'entendre parler, il reste, muet, hors d'atteinte. Car le silence fait place aux murmures au tumulte de sons inhumains. Transformiste. L'Autre. De lui. C'est la sentinelle D'ÊTRE. Tout à la fois danseur, clown et enchanteur. Bobo porte cette élégance qui se profile dans le corps habillé de lui-même. De devenir un autre étendu près de lui dans l'ineffable passage de la vie à la beauté. Illuminé de lumière lunaire, happé par ce langage d'une réponse qui n'est jamais rien d'autre que le trouble et l'absence de plaies béantes. Tentant de s'instruire d'autres choses, Pippo Delbono engendre au fil de ses spectacles, la fascination et l'esthétisme de s'infiltrer sur cette altérité essentielle. S'éloigner de la Mort à la Vie. Fastueuses distances d'une ironie Comme Moyen De Résistance d'Être Émerveillée de cette rencontre et de cet amour aveugle qui pourrait s'engloutir par les flots insondables et indicibles. Entraînant l'un-folie de l'autre distancié de ce mystère. Pippo, le monde auquel tu appartiens n'est peut-être qu'une illusion, comment être sur. De ne pas s'égarer sur ces limbes éblouis d'être touché. MERCI. Camille Rochwerg 14 Septembre 2014 A propos de "Ma mère et les autres". Une exposition conçue par Pippo Delbono et Richard Laillier. La Maison rouge, 10, boulevard de la Bastille, Paris 12e. Tél. : 0140-01-08-81. 6 € et 9 €. Du mercredi au dimanche, de 11 h 30 à 19 heures ; nocturne le jeudi jusqu'à 21 heures. Jusqu'au 21 septembre, et samedi 4 octobre, de 19 heures à 3 heures, dans le cadre de la Nuit blanche.www.lamaisonrouge.org
EXPOSITION A LA MAISON ROUGE
"MA MERE ET LES AUTRES"
L'INDISCRÉTION D'UNE AUDACE, D'UNE VIRGULE, 
ATTACHÉE A CE POINT FINAL 
On se souviendra longtemps de cette image de liberté offerte à l'indifférence publique des êtres désarmés si invisibles issue des hôpitaux psychiatriques. De cette vespa jaune et de son regard ouvert sur un monde perdu d'où il sort serein, de sa première naissance à ce voyage sans mémoire sans souvenir. On le voit lui, Bobo prendre le chemin d'un ailleurs gracié par la rencontre de Pippo Delbono. Cette délivrance de simplicité... Comme si l'existence, de cette prison s'effaçait au fur et à mesure de la traversée par cet amour. Presqu'un non-lieu. Presque insensible à surprendre le temps de l'excès, de se perdre, sur l'intensité de cet interstice. Pippo gravit l'idée de la mort comme un précipice qui s'immisce sur ce monde libre des départs. Épris de dépassement et d'éclat. Voir est devenu synonyme d'un passage pour ce qu'il porte d'inconnu. Il reste le rouge carmin d'un baiser semblable aux couchers de soleil mêlées au dessus du ciel jusqu'à la blessure d'une disparition peuplée. De l'immobilité d'un paysage silencieux ou la mère attend... Avec cette pâleur et cette admiration bouleversée. Comme un arbre suscitant la lumière d'un ciel permissible de s'ouvrir sur l'horizon. Les plis, le creux, le souffle, l'abandon, palpitent. "Je t'ai précédé dans une béatitude " D'un vide de ce siècle obscur s'effondrant " Et je rends compte de ce silence " P.B. Et puis, séduit par la fidélité de ces êtres qui virevoltent sur l'immensité de la scène. Il y a Bobo la star, et cette innocence. Microcéphale, sourd et muet, il s'illumine de lui-même par sa présence émerveillée. Gianluca Ballare, l'enfant adulte trisomique, qui porte ce visage d'une pleine lune souriant aux anges parsemés, sur la lisière de la marge et d'une société avide de regards, d'étincelles et d'idoles. Cette exposition précède la VIE, la MORT, L'INDISCRÉTION et L'OUBLIE. De poser un regard sur le rêve enfoui de ses phrases visitées par l'audace d'une virgule, Attachée a ce point FINAL. Camille Rochwerg 12 Septembre 2014 Photos extraites des spectacles de Pippo Delbono avec Bobo et Gianluca Ballare
Bobo et Gianluca Ballare
AMORE CARNE
UNE TRÊVE INACHEVÉE

Semble être une trêve inachevée. Et sur l'appel d'une éternelle quête vulnérable, au travers de l'emprunt de ses poètes. "C'est le mot amour qui saigne dans la mémoire." PP.Pasolini. Pippo Delbono trace un récit, en ébauche et préserve sur le plateau tout les excès. Il ose dire la brutalité du désir, de la jouissance à l'infinie tendresse. Par instinct, Il joue. Succombe. Brûle de s'abandonner. Expulse les caresses d'un violon parfois. Pour se réfugier replié devant cette mère qu'il aime et vénère, Étrange paradoxe d'un homme né de l'enfance hors limites où la désinvolture avec laquelle, il se permet d'exprimer la tragédie de l'amour. Entremêle le remords et la jouissance. Reste sur le plateau presque une complicité effleurant l'incommensurable élégance d'un cri fixant, la peur inconsciente, d'y accoster. Et de s'y Aban-Donner. Avignon 19 Juillet 2013.C.R Extraits de Acte Impurs de P.P.Pasolini
ET PLUS LOIN ENCORE AVIGNON 2013
Comme André Gide s'adressait a Nathanaël dans les "Nourritures terrestres". Pippo Delbono au fil de son histoire nous éclaire sur ses espoirs désastrés… Ses abandons… Ses douleurs perdues... Sa foi dans le regard des hommes. La caméra s'infiltre et nous invite a danser sur le plateau d'oeillets livré a l'abandon dans la cour d'honneur. Pina s'est absenté. Sur les cordes d'un violon. les mots s'étouffent... Pourrait-t´on dire sur un immense baiser. L'homme fatigué de regarder ses idoles. Invente l'amour a l'infini. La peur de la vie et de la mort. La mort immense du Monde... A qui s'adresse t'il? A lui même. A sa mère épuisant le vide des questions et des réponses. Olivier Py l'avait titré dans le recueil " Aimer sa mère" Tu dis que je ne comprends pas". La vie enfin s'échappe du silence " Comment rendre compte du silence a être . C.R Juin 2013
Bobo et Gianluca Ballare
ÉTREINTES DE CONFIDENCES SUR LE MENSONGE 
Sur le dernier spectacle PIPPO DELBONO – LA MENZOGNA présentée du 20 JANVIER AU 6 FEVRIER 2010 ; Je me suis égaré sur la présence d’une fin de vie et l'absence d’un mensonge, laissant derrière la scène quelques cris de poussière. Pippo Delbono vacille sur une nuit offerte à la perte. Sur le souvenir de l’hommage au père qui meurt confiant vers une conscience du spectateur qui s’adresse là comme une quête… Qui laisse affluer… Ces images de l’immondice à la beauté contaminées. Révélant la ruine politique sans direction vers un futur séparé – inséparé. Ou le signe de l’être ici se mêle le désespoir si futile à trouver le miracle la dérive, la saveur de l’abandon… Comme un dévoilement merveilleux «La mémoire repousse sous l'oubli qui l'enterre ». H.C. L’antre de l’un déjà mort et l’autre de lui même. Épuisant les alluvions séparés de la grâce ; Qui semble irriguer une cendre brûlante ; un sang inachevé ; égarant le destin comme une ÉTREINTE DE CONFIDENCES… Les trahisons incessantes investissent le labyrinthe et l’immensité d’un refuge illusionné effleurant le luxe… Les glissements de notre naissance et du noir. Où s’exalterait la fuite de N’ETRE. Janv. 2010.C.R Idée et mise en scène Pippo Delbono avec Dolly Albertin, Gianluca Ballaré, Raffaella Banchelli, Bobò , Julia Morawietz, Pippo Delbono, Lucia della Ferrera, Ilaria Distante, Claudio Gasparotto, Gustavo Giacosa, Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Lariccia, Gianni Parenti, Mr. Puma, Pepe Robledo, Antonella de Sarno, Grazia Spinella
QUESTEUR BUIO FEROCE PIPPO DELBONO
IL FAUDRAIT DÉDICACER CES CORPS MALADES DE PRESQUE RIEN. Pippo Delbono face publique signe la beauté d’un lien avec la mort, Il sent l’extrême de ce qui le frôle, restant ouvert à cette blessure d’apparence. Il parle pour que l’on regarde mourir la beauté obscure de cette fidélité. Ivre, libre d’être touché par des hommes inconnus. Il avance et filtre le secret d’une fresque désarmée ou grimée de noir. Ils se travestissent dans une danse insociable où l’on peut percevoir peut-être l’enfant d’aucune blessure, mais enfanté d’elle… Dans cette suspension du vertige… Si de cet édifice... L’altérité de cette absence repoussait les écorces et les épines pour explorer les sillons de l’inséparable. Survivant intact de cette conscience pour cesser d’être un grand corps malade ouvert à ce qu’elle étend. Et juste la sentir un homme qui aime une femme qui aime un homme qui aime un homme… Alors sur l’insistance infinie d’une dignité de l’existence, le secret de leurs rires parlera de cette beauté qu'on les chambres d'amour ou plutôt c'est ça qui donne cette beauté ce poids de la réalité et l'exil justement de ce voyage. A PROPOS DE QUESTEUR Camille Rochwerg Fev 08
DEUX AMIS - SCIMONE - SFRAMELI
Gianluca Ballare
Due Amici : "Deux amis" C’est le récit de ces regards, et d’un théâtre obstiné, qui traverse cette relation par éclipses. De l‘envers au visible a l’inexistant et dont l’objet de pouvoir ne cesse d’échapper à tenter de retracer leur existence d’une vie éphémère, évidente pour sa fatuité, sa fin lamentable, incontrôlable. Fascinés de puissance, d’indolence, d’innocence de référence, comme une évidence. Ils confient le sens de leurs existences à l’impuissance comme certains clichés du pouvoir se soulignent en synonyme de luxe d’élégance et de mystère. Jusqu’à laisser traces d’une existence jalonnée d’intérêts où subsistent une tristesse et une solitude effroyables. Se croyant exposé à cette indifférence à l’illusion de la puissance à la beauté, Ce film « Due Amici » accompagne les comédiens dans le ravissement comme dans l’abjection et surexpose l’effondrement de leur destinée. Et pourtant, l’humour ne semble pas avoir déserté cet édifice, comme insuffler sur les traces d’un Empire à son apogée, l’effroi de leurs illusions de leur corps de la peur, de l’attachement et quelques vestiges qui rassurent. Un mot en fait surgir un autre, et l’insouciance du rire cruel permet de s’avancer au seuil de l’ombre, dans ce double mouvement de la révélation et du secret qui introduit une tension de plus en plus intelligible, séparable. CR NOV 2008 A PROPOS DE "DEUX AMIS " Scimone, Sframeli - OCT 2008 THÉÂTRE DU ROND POINT
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