JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

28/01/2015

Presse Théatre Danse Artdanthe 2013- 2015 Final Par Camille Rochwerg

FESTIVAL ARDANTHE
FINAL
 PAULINE À LA PLAGE /
 Collectif Colette / Eric Rohmer / Laurent Cogez 
jusqu'au vendredi 12 février 20H30
SCÈNES DE PLAGE AVEC PAULINE. SCÈNES intimes et plus si affinité en pointillé… Les personnages futiles d'un quotidien reste le centre d'un enjeu affectif comme une évidence DÉCALÉE. Le privilège d'une leçon d'adolescence et d'un élan de liberté. Dont l'écrit froisse les liens absurde-ment recomposés de l'amitié jusqu'à déclencher un océan de Rumeur/etdefureur face à l'océan. Une sensation qui déchire les premiers émois de ruptures qui semblent irréelles. Là où s'exposent des visages étonnamment impuissants. Une apnée bruissant de baisers fougueux, se dérobent sans cesse… Ce qui me rend sexy dirait Pauline serait ce vent foudroyant qui effacerait nos baisers... Cette pièce interprétée par le Collectif Colette préfigure l'évanescence d'intrigues séduisantes de libertinage, de sensualité et de fidélité. Renversant l'infidélité enfouie de leurs rires ivres de Joie. Sous le sable. Ils ont préservé dans le plus grand écart l'amorce et l'empreinte des images inspirées par le film de Éric Rohmer "Pauline à la plage". Camille Rochwerg le 10 Février 2016

OH MY LADY MARYLIN 
TEXTE ÉCRIT ET LU PAR MONI GRÉGO 
La nuit immense entre les coursives du théâtre, les toilettes et la cuisine, il y a cette effervescence d'un cocktail. Coté court, il y a la vie, coté jardin, c'est une fête. 31 JANVIER 2015 Création ivressecran.net
RÉCITS DES ÉVÉNEMENTS FUTURS 
ADRIEN BÉAL -C° THATRE DÉPLIÉ
ILS SONT ACIDES ANIMÉS 
Sur leurs chaises attablés à la vie. Ensemencer de désirs...? D'effraie-ment et de douleurs. Assassinées... Ces étonnants souffleurs de mots s'éloignent de cet effacement si soudain d'eux-mêmes... A la recherche d'une dignité. D'un cri muet qui percute un trajet et qui s'égrène sur ce sillon d'une parole enfouie. Comme l'instant d'une perte inscrit le tressaillement d'un hurlement.... C.R OCT 2015

GAEL DEPAUW
SINGSPIELE MAGUY MARIN
IL Y A TANT D'ÉLÉGANCE 
ET TANT D'HÉLAS DANS CE CHANT DE TENDRESSE 
SINGSPIELE MAGUY MARIN
Des visages sans visages, issus de miroirs sans tain d'aucuns reflets. Parfois, les gestes de chaque photographie exhalent un parfum de non-retour. Ailleurs d'ici ou là... Ils ne portent pas de signatures sauf celles de leurs noms indiversifiés,, ils accueillent une dernière lueur, un effroi, une perte, une folie muette, illustrant tous ces passages de traverses, de l'autre désir et de l'un à l'autre. Dans une sonorité exsangue de bruits de klaxons et du miroir quotidien scotché à la vie. L'interprète se dépouille de quelques effets, cravates, chemises, shorts, rouges à lèvres. De la force du diable aux hommes illustres d'une télé réalité, en passant par Jeanne D'arc au bûcher figure de proue de l'histoire de France. La potence des vêtements du soir, la magie des princes s'illustrent sur des images, éclaboussées de s'appartenir à lui-même. Par inflexions, par alanguissement, une histoire se créer, se déverse sensiblement, se frôle les uns vers les autres, les illusions de l'instant se faufile sur ce corps qui s'échappe. Là réapparaît Divine glissant sur sa dernière scène, pour une dernière brassée d'amants. Éloge de papier, de robe de froissement de tissu, de gants rouge carmin dégrafant légèrement l'épaule d'une dernière étreinte. Les talons aiguilles crissent sur le plateau. De véritables souliers de pin-up laqués de cuir rouge baiser, tracent les contours d’une allure sexy et insolente. Sous le vernis, la midinette des années 70 dégantée sur robe bleue d'un ciel à carreau immense. Timide et déshabillée, d'une innocente froideur, délaisse quelques pointillés de sentiments étranges. Si drôle, si étranger, si burlesque. Buster Keaton, surnommé, l'homme qui ne rit jamais immobilise l'empreinte des héros, dans l'atteinte de leurs vies si singulière. Tel une fin à l'écart d'un trottoir, à l'abri d'une attente, d'une fiancée effondrée. Le mascara ne laissera aucune trace de leur passage, C'est ainsi que par indiscrétion, l'informel de ces visages si solitaires. Refermera ce cri muet sur le seuil de la lumière. Il y a tant d'élégance et tant d'hélas dans ce chant de tendresse. Camille Rochwerg le 31 Mars 2015 Au Théâtre de Vanves Conception : Maguy Marin, David Mambouch et Benjamin Lebreton Interprétation : David Mambouch Régie générale : Rodolphe Martin Scénographie : Benjamin Lebreton Lumières : Alex Bénéteaud Création sonore : David Mambouch Son : Antoine Garry Aide à la réalisation des costumes : Nelly Geyres
ÉCARTELEMENT du Masculin au Féminin. À l'intersection du règne des icônes et des reines incendiées. Volmir s'inscrit là en signature d'arabesques, écorché et saillant le corps s'éclabousse de l'attrait noir des surréalistes. Il interpelle l'informité d'un Ballet sacré édulcoré pour jaillir sous l'éblouissement des lumières rouge écarlate aveuglantes. Signe d'un passé a effacé... Et d'une empreinte invisible. D'une guerre des libertés atrophiées. Il précepte d'un pas glacé le sol glissant à la Ménagerie de Verre avec cette avancée si fluide, si dignement échappée. Camille Rochwerg le 4 Décembre 2014
DES/VISAGER LA CLÔTURE 
D'UN AMOUR 

"Tu ne pourras pas réclamer ce que je préserve de mon regard."Il se pourrait que ta bouche... "J'appréhende ton talent d'Illuminer ma vie... Ne flanche pas. Je regarderai ta vie... Et on sera heureux séparément. Audrey."Je te vois pleurer dans l'interstice de ce rendez vous. Tu sais Audrey . Ce qui s'ébranle c'est la disjonction des moments inconnus de cette rupture... Tu as tout dit et c'est bien. J'ai tout entendu tout... " A l'intérieur il n'y a plus rien. Tu as brisé la vie... D'une rage insolite sur un corps frête. "L'air à cette odeur de quelqu'un qui s'avance. Y a t'il des mots qui s'inventent." C'est quoi ton nom. Ton adresse. Ton histoire. Y a quelqu'un... Tu es où. Tu as explosé en vol... "Ventile l'horizon" Les êtres humains ne se convoquent pas pour se dire..." Tu as raison les mots sont noyés dans une flaque de sang. Immuable c'est. Extrait de Clôture de l'amour de ℗.Rambert  Et si invisible est la surface. D'un titre, d'une traversée et de la fragilité des ruptures. La fragilité des détours. D'être si amoureux des ressemblances. Errantes. Des mots si pénétrables, détruits comme une guerre qui rassemble le paysage ce paysage D'AIMER. Ils se sont perdus à jamais retrouvés pour dissimuler la blessure. "A quel moment avons-nous perdus le chemin" Le signe de ce saccage ANNONCÉ. D'où se préserve dans le creux l'informe de cet amour entre deux oreillers. Camille Rochwerg le 8 Février 2015 Avec Pascal Rambert et Audrey Bonnet Acessoires Pascal Saint Andre dit la Bourette
ls sont impénétrables, solitaires d'un enfer, des mots. Stanislas Nordey et Audrey Bonnet au fil du temps résistent aux souvenirs pour laisser l'oubli du passé se déverser sur scène. Celui-ci laisse une étendue amnistiée remplie d'absence laissant le passage et la présence d'un amour et de quels autres détails. Se répandre... L'oubli projectile d'une mémoire tenace et l'affect froissé préservent la trace et les failles d'un envol... D'un amour. Les fissures désenchantées se signent par un point de suspension... Qui efface l'ombre de ce langage inébranlable d'une insistance infinie, car la voix se soulève inaudible, inexorable, inflexiblement étrangère et glacée sans interruption incessante. Le corps se redresse sur l'adresse d'une dignité brûlante et suscite cet aveu d'impuissance devant l'attraction d'un acte aimant évidé suspendu. Soulignant la fuite du présent, égratignant l'effervescence du pouvoir des mots et révèle sous un climat de tension cet accord désaccordé pétrifié d'une urgence qui éveille la fuite de ce palimpseste d'une clôture de l'Armure Inconsidérée... Considérable. Camille Rochwerg Février 2014 Texte et mise en scène Pascal Rambert avec Audrey Bonnet, Stanislas Nordey
GAELLE BOURGES À MON SEUL DÉSIR 
CONFESSÉE DE SÉDUCTION, 
C'est dans ce rituel de fiction, que l'artifice de "À Mon seul désir "orchestré par Gaëlle Bourges suscite cette magie des corps qui se confie. Au franchissant des draperies pourpres d'un rideau de SOI. La tenture de la Dame à la Licorne se découvre et infirme ce jardin idyllique dans le clair-obscur jusqu'à mettre en scène l'exaltation d'un cabinet de curiosités. Sur ce sentier, la tubéreuse ; cette Absolue de fleurs trouve encore son essence entre les dérives sensuelles et l'abus des jouissances terrestres se laissant divaguer sur les traces et sur le carmin d'un rideau rouge parsemé de ce parfum de confidences. Se glissant sur le fil tissé de la menthe verte, les camaïeux de couleurs et d'odeurs enivrantes. Elles s'illuminent des riches heures de richesses et du paraitre dans les demeures. S'interroger sur l'épice, l'épiderme érotique de ce  « seul désir » Hors classe, semblant sortir hors cadre de la tapisserie inspirée de légendes. Là s'édifie l'interférence dans l'histoire qu'une licorne ne peut être touchée que par une vierge. La voix de Gaëlle Bourges sur ce récit piège, capture l'enclos de ce jardin et de cette traversée sans miroir. Issus de ces corps nus de femmes, masquées d'animaux apprivoisés comme le lapin, le lion, le singe, ou la licorne sautillants de pas en pas vers l'édifice d'un frisson touché par la féminité, s'effleure ce rideau du plaisir... Ces parures de mots s'offrent au renoncement des libertés, s'édifient sur la complexité des sens, s'invitent à renaitre sous la spatule des grands-maîtres et d'une Renaissance. Dans cet écart, sur ce plateau, sur l'étoffe bordée d'un liserai doré, le tissage lisse le dessin, la couleur, les teintures et la référence d'un luxe de pigments, de garance, d'œillets de mille fleurs familières et d'odeurs ancestrales liant la forêt aux hommes. Le décor n'est pas un faux-semblant. Sur cette nuit parallèle et des différences. À Mon seul désir nous initie au son de la cornemuse, à rester ébloui par L'ÉQUINOXE D'UN SOLSTICE, Ou L'éden d'un Paradis effréné rassemble ce temps d'un miracle, destiné à l'éveil, enraciné par la transe de mille pieds de lapins nus sous les cintres, laissant l'émergence s'instruire de la transmutation subtile, délaissant l'effigie des pouvoirs sacrés sur le fragment et les senteurs de nos IN/consciences éclairées. D'où elle pourrait disparaître, sous les faisceaux des lumières, entre les murs, la coloration, la contemplation photographique, la gloire du star système de nos iphones. L'icône pourrait sortir de l'effacement des dorures et danser sur l'inadvertance de son existence. Camille Rochwerg le 6 Février 2015  [CRÉATION 2014] C'ÉTAIT au Théâtre de Vanves le 6 fév. 2015 Conception et récit Gaëlle Bourges, Danse Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Alice Roland Avec Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Marianne Chargois Et l’aimable participation de 34 volontaires, Musique XTRONIK et Erwan Keravec Chant Carla Bottiglieri, Lumière Abigail Fowler et Ludovic Rivière Costumes Cédrick Debeuf, assisté de Louise Duroure Masques Krista Argale Retouche masques lapin Corinne Blis Accessoires Chrystel Zingiro Crédit photo : Danielle Voirin

GAEL DEPAUW PERFORMANCE
LE 31 JANVIER 2015 
au Théâtre de Vanves à 17H30
Performances Did Eve Need Make-Up 

 puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Gael 
GAEL DEPAUW RESTE INSOLITE ET SORT DE CET ENCLOS, 
Ce que je sens D'ELLE c'est ce qui ne se voit pas...
La faille explorée, l'indiscipline d'un amour... Son étrangeté... Les mots sur cette bouche rouge sont là. Immobiles, imprécis par la peur d'un étouffement. Ils s'engouffrent sur le son d'un hurlement par intermittence... Une sorte de conversation Muette... La bande magnétique fuit dans le vide. Que dire... Les mots sont en arrêts. De cette impénétrable ardeur d'un désastre annoncée. D'une splendeur époussetée... Sur ce corps, peut-être, faut-il laisser seulement vivre le DES-ENFERS DES MAUX... LA BANDE MAGNÉTIQUE S'EST EFFILOCHÉE RAYÉE DE TANT D'INCERTITUDES... FAUT-IL SORTIR?.... Sortir. S'effacer... Silencieusement... Le champagne éclate, les bulles effacent les paillettes du bout des lèvres sur des baisers flous... Tout S'efface... Tout s'efface. ENFANT DÉJÀ... ENFANT... Camille Rochwerg le 30 Janvier 2015 Pour Gael Depauw et José Alfarroba
Performance de et avec: Gaël Depauw, Collaboration artistique: Guillaume Marie, Costumes: Cédrick Debeuf, Coiffe/Perruque: Pascal Saint-André, Création sonore: Hugo Indiviri/Ze Copycat, Photos: Gilles Vidal, Gilles Berquet, Captation vidéo: Romano Botinelli, Sur scène: Gaël Depauw, Gwenn Le Métayer, Marc Henri
UN CORPS ÉNAMOURÉ
TOUT EST DES CORPS EFFACÉS
EFFLEURÉS D'IMPERCEPTIBLE
BELLE DE NUIT Ce qu'il reste de vous dans les théâtres
C'est aussi cette chanson de lui interrompu 
Et ces mots photographiés.... I AM.... ACCESSOIREMENT VOTRE 

Qui tente de renouer le lien, d'une histoire, d'un fil qui se serait rompu. Pour accéder au franchissement des lumières, dissiper les ombres et rejoindre L'INSÉPARABLE, l'inextricable appartenance d'une performance et d'une œuvre consacrée qui chaque fois, la font naître, RENAITRE. D'un souffle renversé. Un chant d'amour adressé, bouleversant et inversement dans une extrême proximité. D'ÊTRE FEMME, ce qui m'échappe et d'où ce qui m'échappe et d'où la grâce d'un acte divin immobilise, devient transmissible. Un miracle de ne pas faillir devant l'innocence et l'insensé d'une particule d'identité à traverser. C'est si étrange l'attouchement d'une blessure. Camille Rochwerg le 1 Février 2015 Pour Gael Depauw C'ÉTAIT LE 31 JANVIER 2015 au Théâtre de Vanves Performances Did Eve Need Make-Up ? puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Gael Depauw


Did Eve Need Make-Up ? 
DE CE SEUL LIT BORDÉ DE ROUGE... 
SUR UN CORPS ÉNAMOURÉ.
LES VISITEURS...
Derrière l'interstice d'un rideau noir, les yeux s'illuminent de paillettes...
Gaël s'est endormie, presque pour une nuit surnaturelle. Indigne des chambres obscures ou la divine beauté de Hérodiade aurait pu raviver le charme et les intrigues d'un palais. Sur son sillage s'est déposée des particules de lumière, des tracés d'incertitudes. De cette extrême nudité. Reste la parure d'un corps touché par les visiteurs... Touché... Maquillé... Ensanglanté par la vie. De cette enfance certifiée immergée par ce détour éternel d'un Amour plus vaste de la perte. Chancelle, le souvenir de L'innocence. De la Fragilité M'aime d'un Sentiment. Maternel. C'est un mot d'absence. Un espace Unique Atrophié par le silence fractionné de rupture. Générée. Dégénérée révélant la dualité informe, difforme de cette révolte... Forteresse... De la Fascination... De la Mère à la Répulsion. Le Vent D'autan intercepte l'écriture d'une vie, par fragments de conférence sur l'avortement. Imperceptiblement, la voix de Simone Veil traverse les cintres le hall du bar et s'invite par rafale à caresser seulement la violence d'un souvenir. Une gifle... S'est effacée, en mémoire simplement quand elle osa porter à ses lèvres, cette signature illustre et digne des stars du cinéma. Ce rouge initial de l'adolescence virtuelle d'exorciser cette implacable Renaissance... De la séduction.
Le rouge à lèvres s'éparpille, s'éclabousse de ce sentiment qu'on ne voudrait jamais entendre. La musique fuit... Les visiteurs déversèrent sur ce corps d'offrandes, du rose, au vert, au rouge, au jaune. L'arc-en-ciel s'illumine, d'innombrables couleurs, sur un corps Énamouré. Les étoiles scintillent jusqu'à l'exubérance. Collent à la peau grimée de cette perception. La versatilité d'un rouge déborde et s'arrache à la vétusté de ce silence. Il se heurte à la douleur, à l'amour au désir. À l'enfantement, d'un récit bouleversé trouant le murmure d'un chant sacré ancré dans la pénombre... Ce qui persiste, c'est le passage de ces visiteurs d'une nuit écarlate qui sont venus, puis repartit, puis retournés maquillés décor(és) ce corps en Alerte... D'une atteinte à Être En-vie. L'envers, des murs suintent alors, d'éclaboussures pailletées de cette invitation sur l'impur D'enchanter L'indifférence pour un Éclat. La Beauté de L'immanence pour le Plaisir... L'immersion d'être Caressé vers la Pudeur et L'impudeur de cet Écrin. Exulter. Ce Renversement. Le Corps d'une Femme.
Plus tard sur la Nuit... L'invitation à l'indécence d'une Valse Rock par un visiteur aurait pu emprunter pour quelques instants la scène, un pied se serait glissé sur ces escarpins délaissés au pied du lit. Et l'enchantement d'un tableau digne du noir et bleu plutôt rouge de Malaval se seraient écorchés sur l'usure de cet évanouissement. Ainsi s'est éclipsé, L'immersion des visiteurs vers la fulgurance d'un regard et l'infidélité espiègle d'une liberté. Là sur la fin, il n'y a pas de fin, le visage s'est dévêtu d'une enfance flouée. Les ballons éclatent comme si une rage obscure déchirait en lambeaux, cette beauté, cette élégance, cette luxure pour un seul corps qui se serait effacée de l'enfer à l'armure, de la séduction inévitablement touchée DÊTRE
FEMME. Sur la bande son s'inscrivent les pleurs et la voix de Romy Schneider « Je suis une comédienne, vous savez, je sais faire des trucs bien... Cela Exige... Coupez... Ne faites pas de photos... Coupez...» Mes vêtements noirs sont restés saupoudrés de paillettes de couleurs, pour éclairer MA VIE D'ELLES AUSSI. C'est peut-être seulement un chant d'amour adressé.
 Camille Rochwerg 4 Oct 2014 Photos ivressecran@moniphone
La soirée a débuté par sa performance "Did Eve Need Make-Up ?" suivi de sa nouvelle création "To Escape From El Nothing Better Than Heels"! Avec Gwennaïg Le Metayer, Gaël Depauw Costumes Cédrick Debeuf Coiffe, Perruque Pascal Saint-André Photos Gilles Vidal et Gilles Berquet Bande-son Hugo Indi Captation vidéo Romano Botinelli Collaboration artistique Guillaume Marie Flyer, Visuels Grégoire Gitton
To Escape From 
El Nothing Better Than Heels 
LA BRULURE INCISIVE D’UN A-DIEU
MIROIR BRÛLÉ D'UN ViniLOVE
Accueillis par le glas si bref émis par le son d'une église, accostés sur l'antre d'un voyage et d'un parfum d'ambre noir. La voiture de Papa s'est arrêtée sur ce carrefour. Son père d'une si belle allure, est assis et brille de cette ombre du vieil amant. Invisible et silencieux. De cet hommage au Père... A Elvis Presley... De cendres et de sang. De rock et de drogue, de vitesse et de lumière... Elle inscrit ce rêve subtil d'un récif, d'une passion de l'un à l'autre. Elle oscille, sans cesse entre l'extrême et l'ultime. De comment s'évader. Comment survenir...
Les photographies de Elvis sont éparpillées sur le sol. Elle, elle est suspendue et ne retient ni son souffle ni l'illusion de se brûler. Elle brûle en déshérence.
Ce pourrait être la lisière de l'inceste d'une chambre nuptiale, il n'en est rien. Pas d'impureté de l'être suprême. Comment dire, comment décrypter le véritable sens.
D'où l'on peut encore entendre ce cri, sur le Gange du Vice consul de France à Lahore joué par Mickaël Lonsdale dans India Song... Comment faire naître de ce meurtre cruel, le trébuchement d'une danse. Elle danse, tourne masquée sur cette voix sous-jacente... Elle est Elvis, elle chante.
Love me tender... Dérape inlassablement sur le tourne-disque. Comme certaines nuits où la dissonance d'un visage se superpose à sa transparence sur le miroir.  Extrait Camille Rochwerg le 5 Octobre 2014 ivressecran@moniphone

EDGING

UNE DISCONTINUITÉ SERVILE « EXTATIQUE »
« L'érotisme en latin est empreint 
de la définition nommée Plaisir... »
À l'extérieur d'une visibilité de la sexualité... Il y a les excès de passion dévorante, et les illusions de l'amour idéal. Pour ne retenir que la force maudite souvient liée à la déchirure, à la transgression d'un mythe sacré. GUILLAUME MARIE interroge cette sporadicité... Dans Edging ce dernier spectacle présenté au Festival Artdanthe. Il touche au travers de cette création à la perdition d'un plateau évidé de câbles pendus tendus sur et proche de la corrélation entre vie et mort... Fascination macabre où attirance, l'impudeur et l'ivresse du pouvoir écartelé nous laissent en suspension de cette perte jusqu'à la transe d'une sexualité mystique. L'intrusion de ces corps serviles dans cette jubilation tragique, infirment les luxures, illuminent la traversée transgressée des lasers. En dessine ce rituel. Quelque part, émacié de ce noir de cendres d'un kaléidoscope, de fantasmes, d'extases muettes et de décalage, quelques effusions « extatiques » vibrent en liberté. On pourrait y lire le mot Divin d'une Attitude face à la mort, renoncer à l'ultime volupté, oublier cet autre monde censuré ou la fusion d'interdire... Persiste à nommer ce désordre de jouir si intime dans sa réversibilité, son essence d'une rareté, persistante. Inaccessible. Car la confusion de ces deux êtres ne trouverait l'issue que dans ce qu'interdisent nos limites. La menace d'une séparation de l'homme émasculé d'un autre genre. Où l'orgasme de son impuissance à ce paradoxe lévite sur le tremblement d'un lui du Masculin/d'Elle qui se tend vers un insidieux glissement se dérobant et vers lequel la servilité les unit. A Propos de EDGING Théâtre de Vanves et José Alfarroba Camille Rochwerg le 30 JANVIER 2015
Une pièce conçue par Guillaume Marie, Igor Dobričić & Kazuyuki Kishino (aka KK NULL) Chorégraphie : Guillaume Marie Dramaturgie : Igor Dobričić Création musicale : Kazuyuki Kishino (aka KK NULL) Interprétation : Guillaume Marie et Suet-Wan Tsang Costumes : Cédrick DebeufLumières : Abigail Fowler Vidéo (captation et teaser) : Antoine Verbièse Direction technique / régie son : Stéphane Monteiro Make-up :Rebecca Florès Graphisme : Grégoire Gitton Production-Diffusion : Guillaume Bordier

ivressecran@moniphone et © Gilles Vidal
NOU
L’ÉPICE D’UNE EXTASE
Sur une conception de Matthieu Hocquemiller, la Compagnie à contre-poil du sens à présenté son dernier spectacle au Festival Artdanthe à Vanves "nou"
Celui ci œuvre et se voue entièrement à l'érotisme. S'ouvrant sur une voie clandestine non dissimulée et sulfureuse avec ce goût de scandale et d'élégance préservée. Là où l'amour se brûle, les corps contorsionnés et les membres enlacés rivalisent avec la sublime influence énigmatique de noirs contrastés vivant sous l'heure de couleurs fluos. Le lexique d'une confidence, l'obscurité du mystère, les gouffres ensorcelés, les abîmes, la majestueuse présence du battement de la vie. À proximité de ce luxe scintille le vertige sexuellement sans limite. D'un A se déversant sur l'ambre de l'A/MOUR. Ce qui transpire de ces attouchements, sur l'altérité des lumières phosphorescente, c'est ce que le rêve inverse aux commissures des lèvres, cet excès d'un acte débauché nocturne qui frôle un filet de bave sur un sexe saturé d'effusions nocturnes et de silicone. Sans violence obscène, l'érotisme, le trompe-l'œil d'une extravagance fascine par le rituel de ses lumières thermiques. Qui s'approche d'un pernicieux froissement, du mur/MUR. Du toucher à cet orgasme, à l'effraction d'une extase lumineuse et secrète. Le simulacre sacré, solitaire, inaccoutumé et démultiplié influe et précipite le conformisme envahissant. Ce que le regard invente. C'est aussi l'incessant flux et reflux des émois de langues de trous d'écartèlement de sexes ouverts pénétrants qui éveille l'éclat d'une sensualité intime et maîtrisée. Sous la captation de l'artifice d'une caméra. Certains diront que la chambre séparée du regard sous les cintres d'un théâtre ne respecte pas l'ambiguïté d'une beauté exultant/e, car elle s'invite face publique. Ici protégé. Applaudi. Il n'y a pas de faux-semblants Mathieu Hocquemiller filtre cette métamorphose par l'inclusion de savantes positions dignes du Kamasutra d'un opéra/Sexuel. Interpellant l'épice de l'extase et le symbole d'un vestiaire dénudé. En référence, persiste en mémoire ce qu'il reste des photographies érotiques de l'androgynie au fétichisme influencé par les artistes européens et nord-américains du Body Art chez Pierre Molinier. La retouche évidente de l'imposture de ce chant d'amour d'un Jean Genet, griffé par L'histoire de l'œil irisé d'une inconvenance de Georges Bataille, préfacé par cette parenthèse d'un texte écrit de Picasso s'intitulant Le désir attrapé par la queue. Ou la question du genre porterait l'épitaphe d'un Au verso des images de Michel Leiris. Alors notre silence d'une fin, appréhende le sacrifice de lassitude de peur de perdre ce que perçoivent les miroirs, Brûler la Vie. Camille Rochwerg le 29 Janvier 2015. Chorégraphie, Conception, Réalisation : Matthieu Hocquemiller Interprétation : Kay Garnellen, Marianne Chargois, Camille Mutel, Ludovic Lézin, Mathieu Jedrazac Musique : Benjamin Collier Création lumière : William GuezOu . Il crée la Compagnie à contre poil du sens Chorégraphie, Conception, Réalisation : Matthieu Hocquemiller Interprétation : Kay Garnellen, Marianne Chargois, Camille Mutel, Ludovic Lézin, Mathieu Jedrazac Musique : Benjamin Collier Création lumière : William Guez
JAN FABRE 
Attends, Attends, Attends... (pour mon père). 
Solo pour Cédric Charron 
L'INVINCIBLE FUITE FLOTTANTE
L'ATTENTE D'UNE ATTEINTE
"Attends, Attends, Attends", le spectacle de Jan Fabre interprété par Cédric Charron s'étreint entre deux opacités, deux nuances, deux continents d'un rouge flamboyant. L'homme des nuages de la perte et du seuil, laisse flotter le chant du désir et de la vie. Passeur de l'invisibilité, de l'attente et de cette encontre du père. L'enfant de l'homme qu'il fut traverse le survol des nuages, d'une liberté flottante à mi-chemin entre le rêve suscité par la force du souvenir. L'essoufflement des mots, engloutis par la brume et la dérive d'un songe ou d'une parole. Du fond de l'écran surnage les nuages jusqu'à l'immensité d'une éclaircie. D'une réponse dans un espace céleste où voguent les ombres de vies, les mots découverts entre l'orage enveloppant se déposant sur un sol devenu invisible et la métamorphose de l'eau marine stagnante. Comment se glissait-il ballotté par les vagues itinérantes, à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre liquide, comme s'il marchait sur l'obscurité d'une parole qui s'adresse au père. D'une voix légère, mais qui vient de traverser tout le ciel et dont le souffle s'écrit et inverse les murs invincibles entre les rives immobiles le jour, et le repli du fleuve, la nuit, quand la lune et les étoiles se rejoignent. Il flottait sans savoir si son visage brillait d'un sourire, sur l'espace d'un vide émerveillé, éclairé, attentif, résistant, vivant, d'atteindre l'inaccessible péninsule dont il n'avait pas voulu se séparer. Et s’illusionnait d'une voie sans réponse bien au-delà des mondes, sur les lisières essartées qui serpentent insidieusement sur l'altération au-delà d'une fuite flottante. Pour déceler l'infraction d'une ATTEINTE in-dissimulée Camille Rochwerg le 25 Janvier 2015 JAN FABRE Attends, Attends, Attends... (pour mon père). solo pour Cédric Charron 
EFFETS PERSONNELS 
PAR CHRISTINE PIGNET
CÉLÉBRER CE SILENCE DE 
L'IMMENSE LÉGÈRETÉ DE L'ÊTRE À LA BEAUTÉ.
Elle illumine la scène. Comme pour résister sur pointe et talons aiguilles. Dans le débordement d'une commande du Festival Ardanthe de créer un spectacle de théâtre et de danse. Christine Pignet déploie "SES EFFETS PERSONNELS" sous l'égide d'une femme fragmentée en égarement d'être initiée à la danse. J’oubliais les échauffements disgracieux de répétitions chez T.D.Keersmaeker, les étincelles de lumière de Y.N.G, l’ouverture au noir de Patrice, les bleus silencieux de Pina, les saluts photographiés de José. 
Vif hommage à la vie et à l'intermittence. Elle trépigne sur l'invitation d'une hypothèse ou la scène du théâtre se déshabille. Il y a des plateaux dont on sort profondément éclairé. Des textes d'on on sait, immédiatement qu'ils porteront cette flânerie affinée d'un nomadisme. De cette fiction, celle de l'identité, je retiens les failles de souvenirs qui creusent les écorchures, les admirations de destinataires, les intimités identifiées, une collection de portraits lumineux s'écrivent sur les fragments de films élaborés par Quentin Vigier. Le récit prend acte sur le texte de Edouard Levé.  Chaque noir de lumière précise un personnage, le corps, une déraison multiples, qui se construit au fil de la lecture aléatoire. L'histoire change sans désordre apparent, de constellation en virtualité d'innocence et d'histoires perçues. "Je suis cette femme dont l'existence quotidienne se collectionne elle-même. D'un coup d'oeil, elle pouvait visualiser son existence". "Le bonheur me précède La tristesse me suit". Disparaître. Dire les fragilités, réécrire. La voix ne disparait pas. Cette vision de la scène éclairée d’un bleu-cobalt confronte le chant immanent de la connaissance. Prompte à surgir endiablée pétillante, à détaler sur cette romance enchantée, d'un tel décalage inopportun sans fixation ni fixité. Le corps exulte et préfigure la disparition des mots et l'enchantement d'une voix altérée. Coté cour, une robe de princesse et des chaussons roses trainent négligemment comme une lettre d'amour entrouverte. L'important c'est ce geste ultime d'une déclaration éperdue pour Marilyn. En éclats de  diamants... En étreinte de ces nuits fissurées. Du luxe, dans ce destin désert inconciliable qui survole le parfum d'une robe. Ce qui reste vivant d'une coupe de champagne "OUPS" succède à cette béance si blonde, L'effaçant. Sur cette piste glissante, le corps s'éclipse sur le cri nuptial d'une mouette en hommage à A.Tchekhov. Le frémissement de ses bras laisse vivre cet élégant oiseau aquatique qui porte l'extravagance de régner sur les deux sexes sillonnant de son vol effréné le rivage. Tel un lac d'une immensité si libre. SI ESSENTIELLEMENT LIBRE DANS LA VIRTUALITÉ DE CÉLÉBRER CE SILENCE ENTRE LES ÊTRES. Camille Rochwerg 3 Avril 2014 En extrait de Suicide E. Levé. 
EFFETS PERSONNELS Christine Pignet Mise en scène Nicolas Fleury Laurent Bénard pour la lumiére, Antoine Imbert pour le son, Cédric Lequileuc pour la danse.
DIXIT JOSÉ ALFAROBA Commande du festival: une personnalité du théâtre donne a voir une (sa) vision de le danse. La grande Pignet, interprète inoubliable de Jérôme Deschamps, d'Etienne Chatilliez et de tant d'autres...dans sa première signature théâtrale et chorégraphique nous a ouvert son album de souvenirs: Tchekhov, Béjart, Marilyn, Chéreau... La précision et la beauté des mots des gestes,de la danse...dans un projet ou cette sublime et multi facétaire artiste nous a ému aux larmes. Merci ma Christine d'avoir acceptée de faire partie de la grande famille Artdanthé
LAETITIA DOSCH & PATRICK LAFFONT
JEFF KOONS A VERSAILLES
VERSAILLES FLÂNE SUR L’IMMOBILITÉ D'UNE ÎLE 
Sur la scène de marbre blanc, s'ouvre l'ultime espoir de Laetitia Dosch. Déjà marqué par l'arrivée d'un départ, d’un arrêt. Elle nous informe d'une solitude secrète. Écrire, s'isoler. Repartir. S’arrêter. Recouvrir, accentués les points de suspension... Elle suit le trajet d'une femme en quête et dans l’insistance de trouver une invitation à vivre. De cet en-fermement immense arraché aux murs mobiles de papiers qui servent d'écran fictif utilisé par interférence. Elle évoque ce lieu abandonné de l'impossible rencontre, subjuguée et lucide d'élaguer une réflexion sur rien. Rien dans ce vide… L’azur de la vie s’éteint / Les miroirs pétillent du reflet de percevoir, d’éprouver le chaos d'une exception. Écouter une réponse. Explorer, célébrer la perdition d’une conversation saturée. L’inventaire filmé et sensuel imprime sur la pellicule de Patrick Laffont, ces poupées géantes articulées qui nous invite sur la lisière étroite à basculer sur l’inflexion futile et signifiante de l'enfer. L’on pourrait dire qu'il y a des silences d'amour, des éphémérides de phrases qui cherchent encore la splendeur d'un artifice. L’histoire se désemplit d’un univers à dire. Serait-ce une comédie romantique dépeuplée qui glisse sur un fil invisible. De scènes crues sans illusions, d’appartenance à fuir l’assèchement du désir. Le logiciel du son grésille à l'envers précisant et insistant sur la beauté des corps évidés comme s'il était impossible d'aimer. À cet instant, me revient sur le plateau du Théâtre de l'Odéon le personnage de Lotte interprétée par Bulle Ogier qui semble perdue devant cette façade d'immeubles aux multiples facettes, dont l'issue ouverte et fermée bascule sur cette itinérance. Il y a ce souvenir, de Zouk qui réapparaît avec sa chaise sur le plateau du Théâtre de la Ville. Cette géante riant du secret humain qui transperçait cette révolte possible. Dessinant de ses doigts le papier peint da sa nouvelle cuisine et le froissement d’un murmure du BONHEUR. Elle installait ces espaces abandonnés sur le bord de ces lèvres. Les mots chargés de bruits, la ville bruissait au loin, et l’on apercevait le frémissement d’être en vie. Laeticia Dosch et Patrick Laffont "presqu'ils"…, divaguent sur ce désert grisé, dans la clarté pâle, d’un mouvement alarmé, à vif sur leurs lèvres meurent, ce charme secret que je crois voir s’étendre vers une autre existence peut être et dont je me souviens. L’immobilité d'une ïle, initiale irréversible portant la majuscule d'une limite et d’un infini désoeuvré. Camille Rochwerg Mars 2014 FESTIVAL ARTDANTHE Réalisation LAETITIA DOSCH & PATRICK LAFFONT Photo P. Laffont
ARDANTHE PARURE D'ÉVIDENCE- BEL DE NUIT
Sous le vernis... Osez l'interférence.
QUI SE SOUVIENT DE L'EXCELLENCE NUIT 
PROGRAMMÉE SOUS LE TITRE 
« PINA B VUE PAR… » créé en janvier 2010.
JOSÉ ALFAROBA surfe depuis 16 ans sur une scène captivante qui traverse de l'hiver au printemps. L'icône d'un festival ARDANTHE qui s'égraine avec les disparités et l'ascension escarpée progressive de vrais moments de grâce. Ce savant mélange de luxe avec lequel, il signe les projets comme un vaste territoire consacré à l'autel d'une scène qui frissonne sur son passage teintée d'équivoque. Un final comme un signal de bal le Festival a recueilli des salles combles. L'homme du risque... T'offre avant ton départ un sourire Fragile. Une déception de te voir t'enfuir si Vite. Un élan qui influence ton retour. Une programmation qui t'invite a voir ce que tu ne vois pas. L'impossible parcours d'illustres inconnus ou applaudis c'est selon. C'est un précurseur, comme cela existait en France il y a 20 ou 30 ans... Cela ne se produit qu'une seule fois, la capacité de tenir depuis 16 ans un programme qui tient de l'aventure artistique, subventionnée essentiellement par la Ville de Vanves, remercions à ce sujet, la confirmation de ces élus qui ont pris acte de faire avancer la création au Théâtre Vanves à proximité de Paris. Il avance en secret sur cette reconnaissance intime qu'il a de sourire tel cet enfant... Émerveillé. Reste cette dernière nuit de Participez au spectacle/fête de clôture du festival Artdanthé de MATTHIEU HOCQUEMILLER "Post Disaster Dance People" le 5 avril. Chemin sacré d'une Nuit de fête qui vous invite à signer la pétition du Festival ARDANTHE. Pétition adressée à Aurélie Filippetti Intitulée Artdanthé et le projet du Théâtre de Vanves ne doivent pas disparaître. " Reste a souligner le soutien d'une équipe D'ÉVIDANSE"
Un défaut : Sa passion... C'est une ombre intemporelle qui ne peut signer tous les projets et qui s'éclipse par nécessité.
Ps: Il y a certains lieux "Innommable" comme le citait Beckett qui m'ont fait quitter et déserter sans imprudence cette vie théâtralement morte où la porte reste fermée. Camille Rochwerg Mars 2014
CIGUË
A CETTE DISTANCE JE PRESSENS, L'INCROYABLE BEAUTÉ DU MONDE A L'OREILLE
SPLENDEUR d'un corps de silence qui s'éteint virtuellement. S'INSCRUSTANT SOUS LA PEAU sur le sifflement et le seuil d'une musique d'un autre continent. Elle effleure et s'élève sur la trace d'un faune dépouillé. Sur le frémissement et l'éclosion de l'onde. L'on entend comme une rafale chargée d'embruns. Qui laisse planer cette effluve de parfums, caressant le glissement du sol, sous les lumières clignotantes d'un phare et l'immensité d'un noir. Camille Rochwerg MARS 2014 Artdanthe  Éric Arnal Burtschy/Thomas Furey Clara Furey/
 LA VECCHIA VACCA SALVATORE CALCAGNO
LA VECCHIA VACCA SALVATORE CALCAGNO
REVENIR SUR L’EFFERVESCENCE ET L’IMPERFECTION FASCINE

Revenir sur l'espace infini qui sépare la création de l'abandon faussement fragile pour accéder à un résultat. Revenir sur la frontière artificielle d'une scène qui traduirait tous les artifices de Fellini à Buster Keaton glissant légèrement dans la cuisine, toilettes et WC de Ricci Forte. Revenir sur l'excellente interprétation des comédiens sur ce plateau festif. Qui insuffle une touchante maladresse. Revenir sur se laisser griser par l'immobilité, la fixité immuable de l'inertie des personnages. Revenir sur la suspension d'un texte qui effacerait les écrits d'amours sur papier buvard afin d'interrompre l'écueil d'une attente d’aimer. Revenir sur « une fin infinie d’amour ». Frontière factice, simulant la trajectoire et l'impertinence de ce projet qui serait de célébrer la lumière d'une fête. À la Vie. Revenir sur le divertissement délicat entre fiction et réalité d'une scène familiale mise en abyme sous des fumées féeriques injectant des zones d'ombre troubles. Revenir sur la dissimulation et l'excès par nécessité d'aborder la sensualité d'un intermède sexuel. Obsessionnel afin de déceler la fureur et la passion d'une mise à mort. À La Vie. Revenir et distiller Un jeu de manipulation pervers laissant l'écriture d'un texte illustrant les morsures de la chair. Si loin d’effacer les traces sur le désir chez Duras d’une "Passion suspendue" CE RAVISSEMENT - Où l’interdit, l’immobilisme passionnel. Cette impuissance… DE L'ÉLAN À L'IMPERFECTION FASCINE. Camille Rochwerg Mars 2014 
FESTIVAL ARTDANTHE ECRITURE ET MISE EN SCÈNE Salvatore Calcagno CRÉATION LUMIÈRE ET RÉGIE Amélie Gehin et Salvatore Calcagno COSTUMES Adriana Maria Calzetti TECHNIQUE ET ACCESSOIRES Sébastien Corbière CRÉATION MAQUILLAGE Edwina Calcagno AVEC Lucie Guien, Chloé de Grom, Emilie Flamant, Jean-Baptiste Polge, Coline Wauters DRAMATURGE : Douglas Grauwels
VORSPIEL " Préliminaires amoureux " FESTIVAL ARDANTHE
"UNE VIE NE PEUT PAS FAIRE UN GÉNÉRIQUE"
L’IMMANENCE SANS ABRI de EMMANUEL EGGERMONT

Il y a eut un fracas assourdissant sur les silences du corps invisible, dernière création présentée au Festival Artdanthe de EMMANUEL EGGERMONT. Ce qu'il nomme de cet opéra et sur l'invitation à danser sur la chanson de Warrum... Ne serait-ce pas le désir d'être touché par ses confidences... D’être regardé ou de se justifier d’une dérive. Dans cette rare stupeur de se perdre, l’index de ce prélude captif et obsessif des mots. Persiste l’immanence sans abri de ces silences virtuels. L’énumération de l'adversité des corps instruit ce destin échoué au bord de ce précipice... Où l'enfer d'un Nijinsky s'élevant sur un champ blanc immaculé d'expérience et de liberté. Surgit d’une élégance du regard et de l’immobilité à cette écoute. La révélation d’une splendeur, l’écrit d’une partition et d’un lieu, la surface ineffable des mains échappent à la révolte intérieure. L’impatience des lumières. Le tumulte évanouissant d’une fin. L’effacement, l’effritement, l’effarement des destins écrits, soulignés de ses mains, inscrivent le verbe Aimer. Reste ce regard assassiné qui traverse la folie, la dignité ou l’indignité vigilante et futile d’un geste en miroir d'une fidélité à Raimund Hoghe. Reste le coeur désaccordé, l’éveil d’un opéra ensorcelé de se perdre vers ce qui se tait de la "transexualité lapidée" Avec toute la part d’indifférence dévoyée et de révérence du mépris à reconstruire. Ce qui dérange. Ceux qui baissent le regard pour ne pas voir. À recommencer à vivre derrière le territoire et l'éloquence d’où lui parvient encore la voix de sa mère, "j’aurais préféré une fille… Tu n’es pas beau". La faille de cette indécence des Invin-cibles - Cible évoque le voile né imperceptible d’une étendue insondable, inouïe expulsée du souffle volé sur la vie. L’hymne d’un cri offert où prémices d'un désir qui porte la reconnaissance d’un cri pacifié. Sur ces lèvres rien ne bouge, ces larmes absentes écrivent cet espace de liberté, le seul peut-être qui soit. Sur le bord des paupières, les mains se rétractent et ce passage secret d’une évidence laisse percevoir la frontière d’une autre peur D'AIMER LE SACRE D'UNE PASSION. Camille Rochwerg Mars 2014 Festival Ardanthe
COMPAGNIE L'ANTHRACITE Chorégraphie : Emmanuel Eggermont Interprétation : Jihyé Jung et Emmanuel Eggermont Interprètes invités (pour la création): Mathieu Jedrazak, Corinne Masiero, Mickaël Knockaert Scénographie : Elise Vandewalle, Germain Pluvinage, Emmanuel Eggermont Assistant musical : Mathieu Jedrazak 
COLLECTIF DEMIMONDE
QUELQUES FRAGMENTS DE LISBONNE SE SONT ÉCHOUÉS
 SUR LE RIVAGE DU THÉÂTRE DE VANVES
ET SI LE CORPS DES MOTS 
N'était qu'une éraflure d'un geste de silence. Absorbé de lumière.
Sur l'invitation de José Alfarroba pour une carte blanche faits de gestes de danse, performance, installation et concert. L'expérience menée par le Collectif DEMIMONDE a traversé en Van Wolswagen le récit d'une Odyssée défiant l'éthique culturelle via Lisboa, Porto, Madrid, Vanves... Ainsi l'esquif de ces destins, d'une éclosion révèlent plus que jamais le blocage d'un régime autoritaire et archaïque sous la dictature d'Antonio Salazar. Le collectif DEMIMONDE éclaireurs de l'effacement d’un filet de voix resté muet après la révolution des Œillets, survole les pouvoirs de fascination, dont le passé parle encore aujourd'hui. Peuplés depuis l'origine de souvenirs de rêves, de démons et du goût, inséparable de la révolte silencieuse. Les corps écartelés nous informe de la magie du rire du grotesque difforme et de l'incision des postures déraillantes, figées, en perte d'équilibre, éblouissantes, inaccessible. Ces corps affectés, fulgurants, rompus, inflexibles résistants et inversement... disparaissent pour réapparaître vers cette fluide et prodigieuse tendresse. D'un simulacre grimaçant ambiguë.
Sur-le-champ de cette conscience qui s'écoule on ne se promène pas impunément. Chaque silence de l’empreinte raconte une histoire sur les traces d'un autre corps qui perd ses propres repères. D'où revenir pour laisser vibrer la résonance des limites sans preuve de passage. L'on peut distinguer sur le métal rouillé d'une scie, l'effleurement et le bruit d'un navire au loin qui désigne hors de portée cette liberté du rêve. Échappant à la suspension sur terre infiniment, ces corps virevoltent sur les secrets, les folies, les misères les complexités, les postures de l'exigence rebelle d'une invitation a vivre le corps d'un reflet infini. Extrait du tumulte des passions jusqu'aux racines qui dévoilent les enfers de la mémoire. L'interstice d'un sol fragile, délimite le sillon discordant d'une marche solitaire. Il se peut que le corps éprouve l'in-harmonie d'une résistance, d'une fiction et d'une similitude imprégnée de cette tension, évoquée par Yan Allegret en extrait de Neiges " Tout se forme, dure quelques instants avant de se défaire " L'incertitude du monde, franchit alors sans encombre la fine membrane d'un final fugitif. Et c'est de cette interférence... Qu'ils abordent l'un-séparation, hybride de frôler la grâce d’un certain sourire et de quelques détours. Ils savent qu'il y aura un autre voyage... Étonnés d'être là, détachés d'une réalité... Quelque chose vient de se rompre, l'écho insistant d'un revirement, d'un rivage de tous ces ailleurs qui transmute cet état de fêtes. B.M.Koltes l'inscrivait dans Le retour au désert " Fait de mer et de terre, au milieu de la lagune un jour on aperçoit le grand large " 
Là s'inscrit le Collectif DEMIMONDE qui illumine par ces écarts l'ombre filtrant la lumière qui ruisselle immensément. Camille.Rochwerg Février 2014 - www.ivressecran.net
Carte blanche à DEMIMONDE (Portugal) Lígia Soares - Vânia Rovisco - Gui Garrido & António Pedro Lopes - João Calixto & Márcia Lança - Ligia Soares - Nuno Lucas & Hermann Heisig - Andresa Soares & João Lucas Suivi d'un DJ SET photo Crédit : DR Légende :  Artdanthé met le Portugal à l'honneur avec le collectif Demimonde.

CLAIR OBSCUR D'UNE NUIT DE TRANSIT ET DE FÊTES ARTDANTHE
LES CHIENS DE NAVARRE
POUR QUE L'ON EST ENVIE D'ÊTRE ATTEINT VERS...
CE QU'IL RESTE D'UN DÉTAIL ET D'UNE REPRÉSENTATION

« A cet égard - Peut être qu'il faudrait mourir à l'air libre »M.F

LES CHIENS DE NAVARRE inscrivent l'urgence de repenser et d'étendre les dé-limitations, les oppositions, les débordements et les courts-circuits, d'une représentation. Pour laisser advenir cette injonction d'une trace d'écriture, l'éthique d'une politique là ou il serait plus exact de dire qu’ils la ponctuent, qu’ils glissent sur l'incident d'un envol, sans quitter l'impasse et l'état d'agitation, d'une ironie dévastatrice qui conteste. Imprégnant l’altérité des corps, la jouissance efficace, l’imprévisible excès, l'évidence d’une différence qui se répercute en écho. Comme le sortilège d'un charme qui glisserait sur le mouvement, des passages entre fictions, flottements, aveuglements et indépendances.
Jean-Christophe Meurisse nous sollicite sur ce noir vide et cet interface de silences textuels. De cette convergence naît l'éventaire du rire. À savoir retracer les doutes incrédules, les noms, les bifurcations perplexes, les insex-conférences suspectes, les trahisons et divergences politiques si infidèles, les injustices et certitudes, les sursis en suspension, les attentes improbables, les énumérations in décisives, les évidences vacillantes, les rêves ensorcelés, les consciences saccagées, les mémoires indécises, les lieux d'apparences et de mirages, les amours interstitiels pétrifiés, qui émaillent l’œuvre et signe ce manifeste aléatoire, comme l'indiquerait une Didascalie de Didier Georges Gabily « En effet je ne suis rien qu'un commencement. Je n’ai à écrire que ce que je ne sais pas. » D.G.G
L'infranchissable seuil... Et la teinte de ce noir d'encre, laisse vacant l'irruption d'un prétexte de fatalité d'un faux semblant, d'exigences et de réponses. Les bouches à cet instant éludent les saillies, les brèches incisives... C’est-à-dire qu’ils se tiennent dans un autre espace, d'invitation à vivre, ou de conviction et d'absence invisible à un public qui serait ainsi en mesure d’évaluer la vérité. Dans le noir ensanglanté de larmes et de rires.
Les chiens d'interférence soulignent cet entretien datant de 1991 avec Marc François, « On pourrait dire qu'il n'y a rien à voir, c'est le mouvement même du voir qui se laisse apercevoir, Entre le monde, la conscience, la fatalité et en même temps cette étrange liberté... Ce qui nous laisserait une possibilité de sens que de faire à chaque fois l'expérience d'une traversée des signes.
L'épuisement des sols, parce que la quête de ce site... Phréatique... Temps... Sens... Mémoire... Flux... Quand il y a épuisement des sols... Dessèchement des nappes... Il ne reste plus qu'une surface où il ne reste que le langage... Circulant hors de lui-même. Recréer des conditions phréatiques, du mouvement, Phréatique dit aussi filtre, destination, dit que toute matière est filtrée, air, terre, eau, feu, disjoints, assemblés, provisoire, une fracture, une fissure... Et dans la fissure, il y a quelque chose qui fraye... Une particule de ce corps-là...  Et il y a du vide entre l'intuition, par quel chemin, se préparer de l'intérieur... Surpris d'être encore là". Et c'est ce que je tente."JE FAIS TREMBLER LES ACTEURS" "J'aime bien quand le premier pas sur scène crée le risque, le danger, le tremblement. Je voulais qu'on sente les mains des hommes derrière ces murs, que les murs soient une sorte de sensibilité humaine. Les machinistes étaient comme des acteurs de l'ombre. Je crois que la représentation est d'autant plus difficile à voir, parce que l'on vit dans une société très étonnante, c'est évident que notre société ne fait que prôner une fausse santé humaine, cette sorte de gravité grimaçante qui m'horrifie. Et que la maladie ne serait pas quelque chose de riche, mais le privilège même de l'homme. »A CET ÉGARD IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE COMMENCE A COMPRENDRE. »M.F
Infraction d'une dissonance, fléchissement de l'éclair, grondement de l'orage, nous sollicite à cet ACTE MÊME DE VIVRE DÉBORDÉ pour que l'on est envie d'être atteint VERS. LA LIBERTÉ D'UNE ATTENTECamille Rochwerg Avril 2013
Extrait de l'interview réalisé le 17 Décembre 1991 avec M. FRANÇOIS Metteur en scène et acteur autour de la création "Esclaves de l'amour" Camille Rochwerg pour Kanal
http://www.ivressecran.net/2010/05/entretiens-marc-francois-peut-etre-quil.html
Les chiens de Navarre – 3 spectacles - Ardanthe
L'Autruche peut mourir d'une crise cardiaque en entendant le bruit d'une tondeuse à gazon qui se met en marche. La Raclette. Nous avons les machines
CRÉATION COLLECTIVE DES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène Jean-Christophe Meurisse
Avec Caroline Binder, Antoine Blesson, Robert Hatisi, Manu Laskar, Anne-Elodie Sorlin, Maxence Tual et Jean-Luc Vincent
LES CHIENS DE NAVARRE
MIROIRS DE LARMES
SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE
Les chiens de Navarre larguent les amarres et s'engagent sur l'outrage de ces lieux essartés, où la proximité de la folie tentent d'établir une approche et une mise en abîme des corps exposés face a cette utopie sociale.
Ils lèvent l'ancre et portent leurs dernières créations « Quand je pense qu'on va vieillir ensemble» allant du cabinet des merveilles injecter par la magie qui s'abandonnent à livrer cette blessure des visages dont ils savent que l'histoire peut s'arrêter jusqu'à disparaître... De la jouissance jusqu'au meurtre.
Les personnages sont enchâssées dans cet étrange voyage ou l'écho des amours dissemblables vacille et vient dialoguer avec cette flagrance et cette partition de l'ombre qui laisse un sillage ondulant entre l'enfer et l'écrin d'un texte au toucher sensible.
Célébrant la puissance de quelques mémoires d'artifice et de vies effacées. Partant de l'écriture d'une fiction, ils nous propulsent dans un monde apocalyptique où flotte le précipice de l'amour. Cette allure folle de l'amour de révolte en apparence superficielle, de réticence et d'humour ; Duras parlerait de la distance d'écrire, elle insisterait sur l'insolente distance inavouée de l'amour.
Copi inventerait l'espace de la rencontre irréversible de quelques êtres exaltés de leurs destins éphémères. Et Deleuze éclairerait de son alphabet la lettre D- pour interpeller les Disparités, la Dichotomie entre la cible et l’irrévérence des plus spectaculaires,
Les chiens de Navarre s'investissent sur ce terrain vague d'une scène au pied du béton, détournant l'ordinaire des lieux en y installant l'insolite. Odeur de fin de terre humide, archipel d'un désert épars mu, par l'entrée théâtrale d’hôtes très distinctifs, qui portent une liberté pétillante entre zapping perpétuel, émergence du virtuel, extravagance scellée, illusion hypertrophiée du désir; De ce laboratoire expérimental qui pourrait s'effondrer comme une architecture de carton-pâte. Sous le flot de paroles d'amours bruisse cette trace fulgurante du corps de la disparition, nous parleraient-ils de la mort ? le raffinement du « coefficient du bonheur » survit au miroir de l'âme. Une langueur sur les lèvres effacent ces visages ensevelis restés éblouis par cette SORDIDE BEAUTÉ SENTIMENTALE  « Je peux seulement vous dire que j'ai envie que nous nous aimions » H.Guibert. Camille Rochwerg Mars 2013 Festival Ardanthe soit-il!
COLLECTIF LES CHIENS DE NAVARRE Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse Avec : Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Laskar, Thomas Scimeca, Anne- Elodie Sorlin, Maxence Tual, Jean-Luc Vincent (distribution en cours) Création lumière et régie générale : Vincent Millet Création et régie son : Isabelle Fuchs Régie plateau : Yvon Julou
CLAUDIA TRIOZZI
LE REFLET D'UNE RÊVERIE PARTAGÉE
CLAUDIA TRIOZZI si indélébile, si imprévisible porte un regard sur les objets familiers détournés de son lieu et contexte habituel. Pour franchir une variation de l'invisibilité si écartée de toutes œuvres. Digne d'un opéra baroque de silence, fragmenté de dialogues invités, hors du monde entre l'illusion d'un songe pivotant sur l'interligne de reflets éphémères. C.R
JOSÉ ALFAROBA
PARURE D'ÉVIDENCE ARDANTHE
BEL DE NUIT. Sous le vernis... Osez l'interférence.
JOSÉ ALFAROBA surfe depuis 15 ans sur une scène captivante qui traverse de l'hiver au printemps. L'icône d'un festival ARDANTHE s'égraine avec les disparités et l'ascension escarpée progressive de vrais moments de grâce. Ce savant mélange de luxe avec lequel, il signe les projets comme un vaste territoire consacré à l'autel d'une scène qui frissonne sur son passage teintée d'équivoque.
ARDANTHE s'ouvre hurle et brûle sous les faisceaux de la nuit, tel une « Saison en enfer. » sollicitant avec exception un programme divers qui le conduit à dévoiler par effraction le créateur d'un cercle sacré si fébrile qu'il a créer.
Garant d'un spectre éclectique du glamour sur ligné et précurseur du divin de l'hybride et de l'ambiguïté. Qui s'interfèrent avec l'audace, l'imprudence, l'intrépidité, l'ardeur, la beauté, le contraste, l'élan, le choix décalé d'un regard, consacré particulièrement à l'éventaire d'un répertoire de la danse.
Il est ce séducteur essentiel qui vous invite à danser sur une valse impromptue, dessinant une épure céleste.
Il est ce charme d'une ligne esquissée de son sourire cabotinant avec plaisir.
Il est cet homme des coïncidences intemporel qui tente en coulisses d'inscrire ces évasions intimes.
Essentiellement insoumis, qui frôle du bout de cette arche si immobile, Tel un équilibriste secoué par le pouvoir de se renouveler en permanence.
C'est un spectre infiniment subtil qui résiste aux privilèges.
C'est un faste qui flirte avec certains rêves inavoués d'espoirs offerts inassouvis dissimulés.
C'est l'étoile scintillante d'un diamant tenu loin des yeux pour être en sécurité.
C'est une expiration des contrastes.
C'est s'affranchir de résister au clinquant pour laisser vivre l'éblouissement subversif.
C'est un répertoire remarquable sans réticence déraisonnable.
C'est un éloge sans révolte, s'agrippant sans détour sur une consonance d'un équilibre précaire.
C'est un rêveur du monde actuel et qui se dévoile sous les risques d'un passeur.
C'est une ombre intemporelle qui ne peut signer tous les projets et qui s'éclipse par nécessité. 
C'est une atteinte à l'excentricité invulnérable et subtile.
C'est un jardin émaillé troublant qui batifole avec le mystère.
C'est un prince d'une fin d'avril d'élégance, tel est son charme secret enseveli sous « 35000 paillettes » vacillant sur le seuil d'une réussite de cet impromptu AVENIR Ardanthe 2014. Il reste a souligner le soutien d'une équipe D'ÉVIDANSE. Camille Rochwerg Mars 2013
UNE DOUCE IMPRUDENCE » 
Poème chorégraphique 
Eric Lamoureux et Thierry Thieû Niang
SUSPENSION D'ILS...
SERTIE D'UNE GRÂCE D'IMPRUDENCE
Thierry Niang vagabonde sur l'art de s'initier au silence des mots. Éric Lamoureux s'interfère entre la halte de s'y arrêter et l'intervalle d'une infraction. D'une destinée. Selon un rituel ou l'essoufflement du regard inscrit l'illusion de territoires visuels de ce qu'ils ne peuvent plus appeler séparément un trajet. Mais l'imper et passe d'un souffle de jouissance. La musique à cette élégance, d'évoquer leurs mémoires effacées. Au plus près de cette atteinte inexplorée, d'un corps à corps qui les retient à se tenir là. Dans cette traversée, d'un transfert, d'une échappée, d'un risque inachevé qui rompt les espaces censurés. Pour s'affranchir de l'inépuisable exploration sans limite, d'où résonne, ce qui reste vivant, chancelant. Éperdument. Avant de se lier, de se défaire.
Et les mots se faufilent prennent place au coin d'un regard s'épanchent fragiles, imposant le vertige d'un silence qui les unit. Laissant le sol basculé, inerte étroitement mêlé au rêve de se surprendre sans se perdre. Infiniment plus libre. Plus loin, sur le point exact de rupture. Entre l'éclipse et cette limite insaisissable si évidente de l'éternelle passage de l'un à l'autre frappé de cette errance solitaire.  
Camille Rochwerg Février 2013 Festival Ardanthe « UNE DOUCE IMPRUDENCE » Poème chorégraphique de et par Eric Lamoureux et Thierry Thieû Niang Avec l’accompagnement de Héla Fattoumi
DE L'OEUVRE AU NOIR GLISSANTE 
A L'EFFRACTION D'UN SEUL DÉMULTIPLIÉ
«35000 GRAMMES DE PAILLETTES EN FIN DE JOURNÉE ».
C'ÉTAIT LE TEMPS OÙ L'ON JOUAIT DE L'ÉBLOUISSEMENT
Sur une nudité de paillettes et de corps scandé, éclaté, complice, de tracer sur cette arène immense le déracinement, le soulèvement de l'élégance, ravissant la conscience des fissures.
MICHAËL ALLIBERT écarte les passages d'élans et de lenteur isolée aussi subit que les méandres d'une liberté provisoire. Éveillant une indépendance libérée, laissant virevolter les acquis du corps dansé si vulnérable. Serait-il réellement fidèle du culte de la séduction à l'indifférence comme le citait « Hölderlin dans « l'habitation de l'être et l'être habité - Nous ne sommes rien. De ce que nous cherchons » Là s'inscrit l'adversité du temps Joseph Beuys l'écrivait ainsi « Je n'appartiens plus à l'art - Créant l'exigence d'un concept de sculpture sociale et politique » Stylite scénique, Michaël Allibert danse sur l'inadvertance de... Ravagé ces corps épanouis de l'oubli des sens. Conférant à son apparence l'inattendu d'une indécence érotique. La trace inaltérable in-touchée. L'éblouissement du plus grand des pouvoirs. Camille Rochwerg Février 2013
«35000 GRAMMES DE PAILLETTES EN FIN DE JOURNÉE »
Conception et interprétation : Michaël Allibert 
Assistanat : Sandra Rivière.
EMMANUEL EGGERMONT ET KEVIN TRAPPENIERS
CHANTIER LE 8 FÉVRIER A 16H
La chute d'un corps démesuré. L'érosion et la distance du secret. La perception d'une brusque variation. La réversibilité et l'imprévisible.  L'exactitude et l'effleurement d'une distance. L'extimité et l'impermanence. La fragilité qui touche a la grâce L’horizontalité et l'espace rétrécit. La contraction et l'immédiateté. L'art d'un état suprême du temps. La dissimulation et la disparition, Le privilège du regard et la sacralité. L'armure d'une voix silencieuse ou Le corps est une voix parlée. L'idée d'une apostrophe qui reste en suspend. L’excellence d'une noblesse et la sacralité d'un mouvement. C.Rochwerg EMMANUEL EGGERMONT  Interprétation : Oscar Lozano, Jihyé Jung, Emmanuel Eggermont Photographie : Jihyé Jung  Lumières : Paul Zandbel
CHANTIER DE EMMANUEL EGGERMONT
PRÉSERVÉS D'EUX-MÊMES DU LUXE ET DU SENS...
Prêt a l'envol néanmoins figé, la dernière création en chantier de EMMANUEL EGGERMONT témoigne de l'émergence symbolique de sa présence d'un maitre séant de ces lieux. Les interprètent interpellent le vertige des corps, la fragilité des incertitudes, l'incandescence d'instants écoulés, l'effleurement de gestes suspendus, le désordre séduisant, dévasté par la beauté. Immobiles. Enclavés par la fuite, limpide, inévitable, dérobés par de magnifiques espaces écartés de vies égarés qui rejoignent la signature d'un virtuose. L'insolence des corps percent des attentes flottantes. D'où émergent, l'adversité en mémoire d'une oeuvre alertée du désir. Guettant le fléchissement, l'inachèvement définitif. Une voix s'érige, l'invitation au voyage dansé en public interfère là l'horizon d'une expérience. Warum, cette chanson mystifiée porte cette effraction d'aimer, conjurant les pas glissants des spectateurs princiers vers un corps découvrant juste l'illusion d'un SACRE. Du moindre bruit vers l'ombre écrasée de lumières. Nous nous approprions ces instants dévoilés pour saisir l'audace d'orienter ce regard a l'aide de signes détournés, amorcés nous accueillant vers d'autres tentatives d'approches. Ressentir, le geste inassouvi disparu éphémère laissant flotter quelques fractions d'images à peine disparues. Rester enivrer de la vitesse, des arrêts aléatoires, autant d’abîmes à laisser resurgir ce regard effrayé par l'issue fatale d'une faille s'égarant. Préservés d'eux-mêmes du luxe et du sens... Prière de ne pas se laisser disjoindre par les murmures et les applaudissements sur le sens de l'art. RIDEAU. Camille Rochwerg Février 2013
VORSPIEL OPUS 1 CHANTIER Chorégraphie : Emmanuel Eggermont
Interprétation : Jihyé Jung, Emmanuel Eggermont
Invités musicaux : Mathieu Jedrazak, (distribution en cours)
Scénographie : Emmanuel Eggermont
Assistant Musical : Mathieu Jedrazak
Architecte : Germain Pluvinage
Photographie : Jihyé Jung
Programmé par TEMPS FORT - FOCUS L'L - Lieu de recherche et d'accompagnement pour la jeune création dans le cadre du FESTIVAL ARDANTH
BENJAMIN PORÉE MATTHIEU DESSERTINE
CHARLOTTE VAN BERSSELES BAPTISTE CHABAUTY
TRAVERSER LE NOIR
ET S'ÉTREINDRE SUR CETTE MULTIPLICITÉ INTIME JUSTE ÉCLAIRÉE 
«  D'UNE SAISON EN ENFER » 
Juste avant la nuit, juste sous l'éclat d'inscrire une prière serti de feu. Pulsé de ces écrits trempés de sexualité de grandeur de fougue et avide d'un recommencement. Benjamin PORÉE signe dans le secret de l'immanence l'écho d'un NOIR RIMBAUD. «IL FIXAIT LES VERTIGES ET SOULIGNAIT LES SILENCES» le tracé d’un rivage, la perte des distances, l’imprévisible, l’affluence perturbée de vivre, l’afflux, le flot et l’enjeu de sortir des frontières. L’abondance furtive d’inscrire un événement sidéral ponctué de fragments de mots. Reconnaître la matière même du timbre de voix dans le noir, c’est là que se nomme l’émerveillement de la parole qui se rétracte, se protège, s’efface par ce désordre bouleversant de révolte d’une tendresse inattendue où la quête du chaos, et cette présence d’une blessure, d'un creux, d'un souffle d'un ancrage par sa qualité ouverte respire. Jusqu'à trouver la rareté de l'insolence intacte et c’est sur ce dévoilement de l’ombre et de ce surprenant envol « Ni joyaux d’amour ni de jeunesse, ni de rien d’autre » que s'élève cet hommage à RIMBAUD interpréter par Matthieu Dessertine. Où Le noir érige le frémissement de L'INDICIBLE ÉVENTAIRE de grâces enchevêtrés et de traces hérissantes contrariées. Qui interfère l’entaille de ce texte sacrée vers le surgissement d’un rituel et d'une échancrure « D'AMOUR ».
Ainsi s'avance, ce « SUBLIME OÙ RIEN » qui n'est pas sans évoquer la manière dont certains films de puissances et de traversées. Me rappelle cette course folle dans «  La baie des anges » de Jacques Demy. On assiste sans se disjoindre d’un écart. A ce détour qui laisse apparaître l'un des-sens – l'impudeur, Pour léviter et... Laisser effleurer cette fulgurance, d’un autre sillage que l’imparfait des mots. Juste éclairée la rencontre d’une chambre de larmes d’amour. C’est peut-être ce qui se perçoit aux abords de la nuit, BENJAMIN PORÉE dans l'interstice de la représentation TRAVERSERAIT-T 'IL le souvenir d'un grand auteur et metteur en scène disparu... Dans ce « Corps du délit » de DIDIER GEORGES GABILY « Tout tremble... Il y a seulement la nécessité des chose vivantes... Car c'est mon amour qui fait silence. Et je lève les yeux, et je sais maintenant que je n'ai nul besoin d'un mur face à moi, ni d'un miroir face à moi. Il y a un clos où poussent miraculeusement quelques roses que je vois battre au vent quand je lève les yeux. Et derrière le clos et les rosiers... Un autre haut mur. C'est une transparence. Car au-dessus de ce haut mur, je vois le ciel, un petit bout de ciel changeant. Je me dis. Écris pour le ciel changeant » D.G.Gabily ; Camille Rochwerg Février 2013
A propos de BENJAMIN PORÉE s'invite À ARTDANTHE
UNE SAISON EN ENFER ARTHUR RIMBAUD BENJAMIN PORÉE – MATTHIEU DESSERTINE
SUBLIME OU RIEN BENJAMIN PORÉE CHARLOTTE VAN BERVESSELES – BAPTISTE CHABAUTY
FOUTRAGE, OUTRAGE D'UN TROUBLE AU NOIR DÉSENCHANTÉ
Que dire de l'instabilité des choses humaines,
Du fantasme, de l'espoir a conjuguer au plus que "parfait"
Que dire de la crainte affectée. Que dire de la vraisemblance de l'origine de l'âme de l'amour et des désillusions. Que dire de ces yeux fermés. Sur la vie, sauf s'il s'agit d'une fiction. Que dire de ses gestes dramatisés a l'excès. Que dire de ce que l'exactitude de vivre sublimerait, de la ferveur à la violence. N'ayant de cesse que de se prêter au miroir des enjeux de l'image et pour l'un et pour l'autre. Sans apparence enfin. Cela ressemblerait a ce champs d'expériences et de forces. A l'enclos de l'enfance.... Où l'atteinte en coulisse se signe d'apparaitre.
Je suis, J'erre, Je transporte, celui que je crois être porteur hors norme qui touche révèle l'inexplicable bateleur d'une solitude en piste... Irrégulière et inachevée. C.R
A propos de Matériau-X.... Avec Nicolas Guimbart et Mari-Mai Cathy Corbel
MONTRE MOI TA PINA

FEUE


MONTRE MOI TA PINA
RAPHAEL COTTIN CORINNE LOPEZ
SUR LE RÉCIF 
D'UNE PAGE ARRACHÉE
"LE SCAPULAIRE NOIR" de Raphaël Cottin rassemble l'épure d’un parfum d’enfance. De ce pas de danse d’esthète et de prouesse, il entre avec précision sur des lieux rares et précieux. Là où le récit ...incarne cette conscience du risque et de l’élan. D’où s’édifie la grâce… Il glisse sur la virtuosité, l’élégance envoûtante d’un passé dansé, déjoué par l’auteur. Il s’insinue sur les glissements dépliés, le murmure des pièges. L’exploration hors des mots ; il visite sur un pied à l'écart ce silence informulé, perdu, choisi qui révèle et laisse pressentir, l’essence d’un souvenir, la fusion d’une réalité susceptible de restituer de tenter de retenir ce qui est resté là de l'enfance. S’abstenir, hésiter tâtonner, fixé l'instant rempli de points de suspension, de répétitions, Raphaël explore le talent mêlé avec une inlassable audace de nuance et de fierté. Une dérive noble pour éviter cette croyance des certitudes et des perfections… D’où s’instruire de la voix et des mots de Nathalie Sarraute dans "Enfance" et "M’efforcer de faire surgir quelques mouvements qui me semblent être intacts, et assez forts pour se dégager de cette couche protectrice qui les conserve…" Sur le récif d'une page arrachée au bord des lèvres. Barbara hurle cette solitude dans l’écouteur muet. Ce pourrait être « LA BELLE AMOUR AVEC UN A « DITES LE MOI DU BOUT DES LÈVRES – IL NOUS FAUT REGARDER ». C.R Février 2012 Interprètes : Raphaël Cottin & Corinne Lopez Création lumières Catherine Noden Création musicale David François Moreau Costumes Alexandra Gilbert, Catherine Garnier
ivressecran@sfr.fr