JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

05/01/2015

Presse Théatre Danse Gael Depauw Un Corps énamouré Par Camille Rochwerg

GAEL DEPAUW 

UN CORPS ÉNAMOURÉ
Gael Depauw présente au Point Éphémère le 24 Juin à 19H30 son triptyque. 
1- Did Eve Need Make-Up ? / 2- To Escape From El Nothing Than Heels (captations vidéo) >> http://bit.ly/1PfFGSI 
 3- What A Mess ! (FILM réalisé par Gaël Depauw co-réalisé avec Romano Bottinelli) 
Femme aux mille visages, Gael Depauw laisse le spectateur pénétrer dans son univers, toucher les attributs de ses transformations et les traces de son passé. Telle une « relique vivante », elle se recouvre de marques de vénération laissées par ses invités éphémères et souvent inconnus. En reproduisant des rituels devenus automatiques dans la « société civilisée », tels que la pose de maquillage ou les funérailles, elle les pousse à l'excès, introduisant son propre scénario pour faire vivre cette expérience aux autres... à celles et à ceux qui l'osent
FRAGMENTS d’une RARETÉ de L'ÂME
What A Mess ! Dernier volet d’une trilogie interprété par Gael Depauw. L'exploration de l'absent invisible s'est Délié. S'est Déplié. S'est Renversé et s'est Soulevé de ce voile imperceptible de gravité. Étincelles obscures et brillantes. Subrepticement, l'égarement pétrifié, privé et sans limites, s'est faufilé comme si par un faux pas, elle venait d’entrer vivante dans cet intervalle. Où tout ici, tout ce qui restait de la ville et du temps. S’éternisait dans ce silence. Une catastrophe du silence. Cette RARETÉ du silence si bruyant d’interférences. D’une nuit de Noël où la brume avait eu raison des existences sacrifiées et s’était invité à résister. À cette apocalypse. Ainsi, elle surgissait Là!!! De cet à-voeux D'amour. De cette dernière et première page arrachée. De cette ville labyrinthe qui s'effritait de sa solidité. Suprême!!! Les oiseaux visibles, dans ces noirs de lucioles s'éclipsaient; les yeux d’un luxe marbré s'infiltraient de reconnaissances ; son sourire passager hors scène des lumières. Passa de cette aube sans subterfuge. À l’insolence d’une RARETÉ de l’âme. Où elle avait touché les fragments de ce monde. Franchissant l’instant Damné de son sort. De sa peau. De ses paupières ; de sa bouche rutilante de paillettes. Imperceptiblement offerte ; Le champagne luminescent a crépité sur le flot d'une rage et sur la lueur des trottoirs insalubres. Le supplément détachable de légèreté a traversé l'invisible corps laissant trace de surplomber le rebord et la brûlure de l’impudeur et d’une RARETÉ de L’ÊTRE. Camille Rochwerg le 26 Juin 2016 What A Mess ! (FILM de Gael Depauw co-réalisé avec Romano Bottinelli) Images Guillaume MarieFrédéric Nauczyciel et la participation d'une nuit d'exception avec Jean Luc Verna. Excusez pour tout ceux que j'ai oublié sans les reconnaître.

Performances Did Eve Need Make-Up ?
TOUT EST DES CORPS EFFACÉS
EFFLEURÉS D'IMPERCEPTIBLE

BELLE DE NUIT Ce qu'il reste de vous dans les théâtres
C'est aussi cette chanson de lui interrompu 
Et ces mots photographiés.... I AM.... ACCESSOIREMENT VOTRE 

Qui tente de renouer le lien, d'une histoire, d'un fil qui se serait rompu. Pour accéder au franchissement des lumières, dissiper les ombres et rejoindre L'INSÉPARABLE, l'inextricable appartenance d'une performance et d'une œuvre consacrée qui chaque fois, la font naître, RENAITRE. D'un souffle renversé. Un chant d'amour adressé, bouleversant et inversement dans une extrême proximité. D'ÊTRE FEMME, ce qui m'échappe et d'où la grâce d'un acte divin immobilise, devient transmissible. Un miracle de ne pas faillir devant l'innocence et l'insensé d'une particule d'identité à traverser. C'est si étrange l'attouchement d'une blessure. Camille Rochwerg le 1 Février 2015 Pour Gael Depauw C'ÉTAIT LE 31 JANVIER 2015 au Théâtre de Vanves Performances Did Eve Need Make-Up ? puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Gael Depauw






Did Eve Need Make-Up ? 
DE CE SEUL LIT BORDÉ DE ROUGE... 
SUR UN CORPS ÉNAMOURÉ.
LES VISITEURS...
Derrière l'interstice d'un rideau noir, les yeux s'illuminent de paillettes...
Gaël s'est endormie, presque pour une nuit surnaturelle. Indigne des chambres obscures ou la divine beauté de Hérodiade aurait pu raviver le charme et les intrigues d'un palais. Sur son sillage s'est déposée des particules de lumière, des tracés d'incertitudes. De cette extrême nudité. Reste la parure d'un corps touché par les visiteurs... Touché... Maquillé... Ensanglanté par la vie. De cette enfance certifiée immergée par ce détour éternel d'un Amour plus vaste de la perte. Chancelle, le souvenir de L'innocence. De la Fragilité M'aime d'un Sentiment. Maternel. C'est un mot d'absence. Un espace Unique Atrophié par le silence fractionné de rupture. Générée. Dégénérée révélant la dualité informe, difforme de cette révolte... Forteresse... De la Fascination... De la Mère à la Répulsion. Le Vent D'autan intercepte l'écriture d'une vie, par fragments de conférence sur l'avortement. Imperceptiblement, la voix de Simone Veil traverse les cintres le hall du bar et s'invite par rafale à caresser seulement la violence d'un souvenir. Une gifle... S'est effacée, en mémoire simplement quand elle osa porter à ses lèvres, cette signature illustre et digne des stars du cinéma. Ce rouge initial de l'adolescence virtuelle d'exorciser cette implacable Renaissance... De la séduction.
Le rouge à lèvres s'éparpille, s'éclabousse de ce sentiment qu'on ne voudrait jamais entendre. La musique fuit... Les visiteurs déversèrent sur ce corps d'offrandes, du rose, au vert, au rouge, au jaune. L'arc-en-ciel s'illumine, d'innombrables couleurs, sur un corps Énamouré. Les étoiles scintillent jusqu'à l'exubérance. Collent à la peau grimée de cette perception. La versatilité d'un rouge déborde et s'arrache à la vétusté de ce silence. Il se heurte à la douleur, à l'amour au désir. À l'enfantement, d'un récit bouleversé trouant le murmure d'un chant sacré ancré dans la pénombre... Ce qui persiste, c'est le passage de ces visiteurs d'une nuit écarlate qui sont venus, puis repartit, puis retournés maquillés décor(és) ce corps en Alerte... D'une atteinte à Être En-vie. L'envers, des murs suintent alors, d'éclaboussures pailletées de cette invitation sur l'impur D'enchanter L'indifférence pour un Éclat. La Beauté de L'immanence pour le Plaisir... L'immersion d'être Caressé vers la Pudeur et L'impudeur de cet Écrin. Exulter. Ce Renversement. Le Corps d'une Femme.
Plus tard sur la Nuit... L'invitation à l'indécence d'une Valse Rock par un visiteur aurait pu emprunter pour quelques instants la scène, un pied se serait glissé sur ces escarpins délaissés au pied du lit. Et l'enchantement d'un tableau digne du noir et bleu plutôt rouge de Malaval se seraient écorchés sur l'usure de cet évanouissement. Ainsi s'est éclipsé, L'immersion des visiteurs vers la fulgurance d'un regard et l'infidélité espiègle d'une liberté. Là sur la fin, il n'y a pas de fin, le visage s'est dévêtu d'une enfance flouée. Les ballons éclatent comme si une rage obscure déchirait en lambeaux, cette beauté, cette élégance, cette luxure pour un seul corps qui se serait effacée de l'enfer à l'armure, de la séduction inévitablement touchée DÊTRE
FEMME. Sur la bande son s'inscrivent les pleurs et la voix de Romy Schneider « Je suis une comédienne, vous savez, je sais faire des trucs bien... Cela Exige... Coupez... Ne faites pas de photos... Coupez...» Mes vêtements noirs sont restés saupoudrés de paillettes de couleurs, pour éclairer MA VIE D'ELLES AUSSI. C'est peut-être seulement un chant d'amour adressé.
 Camille Rochwerg 4 Oct 2014 Photos ivressecran@moniphone
La soirée a débuté par sa performance "Did Eve Need Make-Up ?" suivi de sa nouvelle création "To Escape From El Nothing Better Than Heels"! Avec Gwennaïg Le Metayer, Gaël Depauw Costumes Cédrick Debeuf Coiffe, Perruque Pascal Saint-André Photos Gilles Vidal et Gilles Berquet Bande-son Hugo Indi Captation vidéo Romano Botinelli Collaboration artistique Guillaume Marie Flyer, Visuels Grégoire Gitton
To Escape From 
El Nothing Better Than Heels 
LA BRULURE INCISIVE D’UN A-DIEU
MIROIR BRÛLÉ D'UN ViniLOVE
Accueillis par le glas si bref émis par le son d'une église, accostés sur l'antre d'un voyage et d'un parfum d'ambre noir. La voiture de Papa s'est arrêtée sur ce carrefour. Son père d'une si belle allure, est assis et brille de cette ombre du vieil amant. Invisible et silencieux. De cet hommage au Père... A Elvis Presley... De cendres et de sang. De rock et de drogue, de vitesse et de lumière... Elle inscrit ce rêve subtil d'un récif, d'une passion de l'un à l'autre. Elle oscille, sans cesse entre l'extrême et l'ultime. De comment s'évader. Comment survenir...
Les photographies de Elvis sont éparpillées sur le sol. Elle, elle est suspendue et ne retient ni son souffle ni l'illusion de se brûler. Elle brûle en déshérence.
Ce pourrait être la lisière de l'inceste d'une chambre nuptiale, il n'en est rien. Pas d'impureté de l'être suprême. Comment dire, comment décrypter le véritable sens.
D'où l'on peut encore entendre ce cri, sur le Gange du Vice consul de France à Lahore joué par Mickaël Lonsdale dans India Song... Comment faire naître de ce meurtre cruel, le trébuchement d'une danse. Elle danse, tourne masquée sur cette voix sous-jacente... Elle est Elvis, elle chante.
Love me tender... Dérape inlassablement sur le tourne-disque. Comme certaines nuits où la dissonance d'un visage se superpose à sa transparence sur le miroir.  Extrait Camille Rochwerg le 5 Octobre 2014 ivressecran@moniphone


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