JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

27/04/2015

Presse Théatre Danse AgendAvenir Le Printemps Espiegle D'un Ravissement Par Camille Rochwerg

AGENDAVENIR
LE PRINTEMPS ESPIÈGLE

D'UN RAVISSEMENT



AU THEATRE DE LA BASTILLE DU 4 AU 7 JUIN 2015
NOTRE TEMPS COLLECTIF
Dans les bancs de poissons, il n'y a pas de sardine en chef !
Les mouvements collectifs coordonnés d’un très grand nombre d’individus sont observés dans des systèmes aussi divers que les bancs de poissons, les nuées d’oiseaux, les colonies bactériennes, et même les grains de matière en vibration. Sur quoi repose le comportement collectif de ces groupes dénués de meneur ? Depuis une dizaine d’années, des physiciens interrogent ce phénomène de comportement collectif. Qu'en est-il des collectifs artistiques ? Qu'est-ce qui pousse des artistes à penser, imaginer, créer collectivement ? Les hypothèses de réponses sont multiples : - Remise en cause de la hiérarchie au sein même du processus créatif. - Abolition des frontières entre la place de l'interprète et la place du ou de la metteur(e) en scène. - Invention de sa « place » et non pas assignation à une place. - Désir d'un engagement artistique et politique autre.
HA/HA
Lisbeth Gruwez​ ET Maarten Van Cauwenberghe​
HA/HA 
UNE EXTASE SIDÉRALE
À l'extérieur, de ce que l'on perçoit, les rivages du corps sont immobiles. Les regards se portent sur l'illusion d'un espace qui en apparence ne parlera de rien et qui se souligne de cette confiance subtile de tenir un fil délicat. Jusqu'à sentir la jonction des larmes suinter d'une trace éblouie écrasant ce jardin si noir... De lumière. L'invisible rattrape l'ombre d'un désœuvrement. Celui-ci même semble appartenir au suspense de l'enfance exaltée d'une vibration éternelle. Les failles béantes, offensent cette éruption des corps sans laisser de traces et suscitent le sacre de laisser toute empreinte s'éclairer, de céder à l'exaspération décalée pour en précéder l'itinéraire. La vulnérabilité, les dérives, la passion, l'explosion inévitable, la cible voilée, le refuge menacé s'invitent à traverser les corps induits de ces âmes effarées à l'excès d'une verticalité, attirante et répulsive. Les rires, masques muets incisifs et sincères s'offrent à cette jouissance, se submergent et font l'écho d'un soubresaut de l'enfance à l'âge adulte d'une histoire en marge marquée par les mutations sociales. Ha/Ha intercepte cette échappée grinçante caustique et se superpose à servir d'autres territoires d'un visage qui rit longtemps jusqu'à trouver l'entre doux sensuel et dévorant d'un acte désaffecté ludique d'une œuvre singulière et contrastée sous la surface LA VIE S'EXTASE IMMENSÉMENT. Camille Rochwerg le 21 Mars 2015 De Lisbeth Gruwez et Maarten Van Cauwenberghe Conception et chorégraphie Lisbeth Gruwez Composition, création son et assistant Maarten Van Cauwenberghe Conseiller artistique Bart Meuleman Costumes Véronique Branquinho Répétitrice Marina Kaptijn Lumières Harry Cole Assistante à la lumière Caroline Mathieu
JUSTE  SE FIXER SUR CETTE TERRE SANS ÊTRE AFFECTÉ
Sur ce sol éclairé embarqué pour nulle part avec l'intention de se perdre. L'effigie de son corps, sculpture géante d'acier noire, vivante et élégante jusqu'à l'excès. Fixe le secret des lumières. La signature chorégraphique de Lisbeth Gruwez et Maarten Van Cauwenberghe au Théatre de la Bastille s'installe sous ce vent, voilé de voix et d'interstice de sons vibrants. Détail signifiant, que raconte l'histoire, je vous laisse entendre le son dérivé si personnel de cette visite et de ce rêve accompli. L'ossature précise de ce corps incarné, désincarné en révèle la dérive puissante sur l'esprit. Parure d'indécence... D'indes-sens... Subtilité d'un accord excentrique, d'une guerre effrénée, l'indécision d'un nulle part inscrit la solitude du pouvoir, le silence d'un refuge lié aux secrets. La fidélité d'un repli intérieur, l'exclusivité d'une chambre de survie visite cet écran lumineux d'un noir anthracite à peine perceptible, étouffé par l'espoir. Surplombant un paradis convalescent, illuminé par l'enfance d'un corps perché libérant les entraves d'une liberté. Accueillant la dégénérescence de pulsations sacrées, ce pourrait être l'ombre d'un corps suicide qui vibre encore sur ce goût d'une exception. Ou l'encre d'une fiction apocalyptique s'effondre sur le sol d'un désastre et d'une invasion terrestre. L'exploration d'une extinction solaire verticale traverse la légèreté de l'air. Vivante d'exister serait l'épitaphe d'un titre qui flirterait avec l'émergence d'une verticalité des nuages. Un mystère horizontal ou le désordre amoureux passionnel inscrirait cet inoubliable possible. La possibilité d'une île. La stupeur consacrée, la singularité immédiate et visible, l'hésitation d'un détail, les sillons et l'origine. La précision et l'esquive d'une œuvre monumentale habitée par la puissance de son geste s'exercent dans l'obscurité, se défilent vers la lumière, se contractent vers la pierre, le bronze et l'aluminium d'un noir plateau que l'on imagine recouvert d'or et d'absence. Survivante aux blessures d'un luxe, sur l'horizon métallique et l'essence d'une confidence. Sur le flot d'un seuil et l'incrustation émouvante dont le corps se fissure pour... Juste fixer la présence de cette terre sans être affecté d'une réalité plurielle insaisissable. Camille Rochwerg le 11 Mars 2015
IT'S GOING TO GET WORSE AND WORSE AND WORSE, MY FRIEND (Titre intégral) du 10 AU 20 Mars Conception, chorégraphie et danse Lisbeth Gruwez Composition sonore et assistant Maarten Van Cauwenberghe Costumes Véronique Branquinho Conseiller artistique Bart Meuleman Lumières Harry ColeAssistante lumières Caroline Mathieu Remerciements Tom de Weerdt
AH/AH  du 18 AU 20 Mars De Lisbeth Gruwez et Maarten Van Cauwenberghe Conception et chorégraphie Lisbeth GruwezComposition, création son et assistant Maarten Van Cauwenberghe Conseiller artistique Bart MeulemanCostumes Véronique Branquinho Répétitrice Marina Kaptijn Lumières Harry Cole Assistante à la lumièreCaroline Mathieu
Production Voetvolk vzw Coproduction Grand Théâtre de Groningue (Pays Bas), Troubleyn / Jan Fabre (Anvers), Théâtre Im Pumpenhaus de Munster (Allemagne) et AndWhatBeside(s) Death. Diffusion Key Performance Avec le soutien de la Province de Flandre-Occidentale, de la Province d'Anvers et de la Communauté Flamande (Belgique)
EN ROUTE KADDISH
Un projet de DAVID GESELSON

LARMES D'AMOUR
OU L'ODYSSÉE INFINIE D'UNE ROUTE LIBRE. VIVRE. Ou l'hommage fulgurant du Magicien d'un "Lieux-dits" éclairés du nom d'un pays. Israël, le sens unique d'une majuscule qui porte encore la trace de guerres effondrées. Et d'une armée virtuose épuisée par l'excès de ses limites. Un texte écrit et joué par David Geselson et Elios Noel célèbre ici la Prière des Morts. D'une parcelle de flamboyance ou cette mémoire marquée par la sonorité d'un peuple laisse résonner la trace cinglante sur des mots muets de villes imprononçables. Explorées par la rumeur sanglante d'océans, de lacs, de murs, de lamentations, d'effrois, d'excellences et de lumières, d'une folie déclarée. Entre eux s'invitent l'ineffaçable séparation de religions et d'indifférences culturelles. Pour s'inscrire sur ces terres d'ombres parsemées de cailloux déposés pour l'éternité d'un Destin Millénaire englouti de puissance et d'impuissance s'indignant d'effacer toutes identités de Votre NOM. Vers une Terre Aléatoire... Qui semble disparaître sous l'opacité qui se tait nue d'apparaître. Camille Rochwerg Le 3 Mars 2015 Mise en scène et interprétation David Geselson Elios Noël texte David Geselson Collaboration à la mise en scène Jean-Pierre Baro Scénographie Lisa Navarro Lumières Jérémie Papin Vidéo Jérémie Scheilder Son Loïc Le Roux

L'ÉCHANCRURE D'UNE ADOLESCENCE
VICTOR
Cette pièce d'orfèvre porte son nom, Victor. Il pourrait être « l'enfant de la haute mer » de Jules Supervielle, de l'atteinte et de l'arrêt. Il est ce corps-à-coeur offert et souterrain où le toucher se heurte à cette écriture muette d'un récit dont l'éternel éclair a bouleversé notre écoute. Il est cette évanescence convertie à l'extraordinaire sur ce temps transgressé et suspendu. Il est l'enfant qui diffuse cette splendeur de l'orage et de cet univers traversé infiniment vivant qui porte si simplement l'immobilité de ce regard secret. Il est cette parenthèse qui remplit l'envers et l'espace d'une chambre d'amour. Il est ce chemin qui s'immerge à la liberté d'une écume où l'ombre a faibli. Il est cet unique espace ou se mesure le ciel. Il est ce temps sans bruit qui nous laisse écouter ce silence. Que l'on perçoit à vif comme une effraction perpétuelle. Il est cet alentour d'un va-et-vient de distances et d'un espace rapproché. Il a seulement changé l'absence des murs et de l'enclos ou se déjoue dans ce duo entre deux êtres celui d'un homme debout le danseur Steven Michel et celui d'un enfant Viktor Caudron. À peine, une élégance, à peine perceptible, à peine une innocence, intime, fragile, charnelle et source d'une brise entre l'éclat et l'étoile mystérieuse qui filtre la nuit divinement. Extrait Camille Rochwerg le 8 Février 2015 Interprêtes Viktor Caudron et Steven Michel Dans le cadre de HORS SÉRIES AU THÉATRE DE LA BASTILLE. De Jan Martens et Peter Seynaeve Régie Bart Huybrechts et Anne Meeusen Musique www.gospodi.be Production CAMPO Coproduction Frascati Producties (Amsterdam), TAKT Dommelhof de Neerpelt (Belgique), ICK & JAN ( Centre international des arts chorégraphiques d'Amsterdam) Avec le soutien de la Ville d'Anvers. En collaboration avec le Théâtre Zuidpool d'Anvers 
VICTOR CAUDRON
TRACES INDÉLÉBILES
CE QU'IL RESTE D'UN VIVANT
"Reste une trace sur l'infranchissable limite de la condition humaine. Je construisais et je compris les innombrables portes qui s'ouvraient sur le lointain comme un secret au seuil de l'existence du souvenir. L'invisible initiale, c'est cette fenêtre qui acquiert cette force du secret de l'âme et de la puissance. La chambre de mon enfance imprimée sur ce vide sans cesse qui s'accumule, fermente sur cette liberté démesurée du vide. Ce bref instant de conscience... L'identité dans laquelle l'œuvre se révèle pour la première fois. Le retour, cette nostalgie...
Toute la vie, j'ai attendu quelque chose qui arriverait. Les enfants attendent toujours." Extrait de lecture de "Ma pauvre chambre de l'imagination" lu pour le Centenaire d'Entrevoir la VIE Pour Tadeusz Kantor
ORAGES  
Benjamin Bertrand 
ORAGES par  Benjamin Bertrand
LE 28 A ROUBAIX
L'art d'un Féminin. Pluriel qui sans doute va faire éteindre les lumières... L'art d'un Masculin qui ne cache rien de son sourire. 
C'EST SI FORT LES PRÉMICES ET L'INVENTAIRE D'UNE NAIT(SENS)
C'est aussi l'inachevée d'une trêve où le point d'un glissement réversible. Comme le paysage d'une vie, un paysage qui se fraye un passage vers une très grande lumière. Aveuglante. Tel un parfum qui pulse sur le corps juste avant la prise de vue. Comme si celui-ci pouvait laisser trace d'une tâche indélébile sur la peau. Une trace fractionnée de l'élégance sur le coeur des choses. Vers une danse effrénée, en arrêt sur le péril d'un " bleu outremer, pas vraiment celui de la mer" B.B. D'où cette phrase surgit "Le ventre de nos mères que l’on aime trop fort, c’est notre premier domicile, il était tout arrondi «Que ce lieu est solitaire et j’y suis en secret avec toi... Que ce monde est beau où tu es cette part qui m’était réservée»... Camille Rochwerg le 13 Janvier 2015 Résidence CDC-Le Gymnase / Roubaix Avec Patrick Laffont Camille Rochwerg le 13 Janvier 2015 Résidence CDC-Le Gymnase / Roubaix – avec Patrick Laffont 

PASSIONS FÊLÉES
CAPTURE D'ÉCRAN DU FILM DE VÉRONIQUE AUBOUY
JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH
PASSIONS FÊLÉES
On reparlera de ce cinéma lumière d'une déchirure. Et d'une vigueur furtive comme le citerait Noël Herpe. D'un possible extrait de son "Journal en Ruines" et d'un accord désaccordé de toutes vicissitudes. L'adolescence. Ce renversement et cette folie de naitre de sa vie comme elle l'avait menée, en esprit libre et indépendant, diffractée ou morcelée. Cette chute à vélo décisive d'un hymne virtuel immortel pour AnnneMarie Schwarzenbach. Ce sont ces mots qui portent atteinte à cet état transgressif ou les corps se dévoilent, les barrières se désagrègent. La loi du genre en explore le miroir extravagant, reprend son souffle sous l'œil de Véronique Aubouy. Ce qui génère une respiration essentielle tragique. Le déverrouillage des clichés d'une "mer(e) morte " usurpés comme un incident de séance. Casting de Femmes, exils exposés à la distinction suprême au bord des mondes, de célébrer sous l'œil de la caméra une danse de lumière. L'une ayant sombré à l'aube des années 1942 et l'autre d'elles s'est laissé dériver sous l'inspire d'un silence désirable. Esclave d'une puberté fauve et sauvage brossée par de sombres pulsions, où se révèle la démystification des émotions de l'enfance à l'ingérence et l'effroi du corps défait qui se dépose au bord de la page. Ivre de vitalité, d'instants par instants... Il y a ce qui reste de ce visage devenu célèbre qui porte le parfum d'un bruit plus obscur comme le soleil tardif impressionnant la pellicule d'exposer les limites d'une disparition. Révélée. Véronique Aubouy réitère une autre réécriture improvisée, improbable d'où s'édifient les interdits, les normes, les libertés, les dépendances imperméables qui exultent. AnneMarie Schwarzenbach, défraye cette chronique vers ce sujet fascinant, de rupture et d'éducation qui ont aveuglé les limites d'un siècle. Où l'insulte et la pudeur percent les secrets de ce garçon dont la présence circule, brouille les pistes du désir pour en rester le Maitre. Maître de son destin. Maitre de sa destinée. Il, elles émergent, inviter à se fondre, ils interpellent l'identité complexe d'une relation personnelle à l'œuvre. S'inventer de s'effacer. S'offrir à l'impureté du modèle laissant le spectateur visiter le trompe l'œil et l'escale d'un voyage libérée, la traversée des blessures, l'impuissance des étouffements et le détournement anéanti d'une vie. Ce film s'attache à échapper à la morsure du temps, pour se laisser foudroyer par les fantasmes sans jamais s'extraire d'expérimenter cette conscience tout humaine. D'une autre vibration intime attachée aux fêlures de passions fêlées. Camille Rochwerg le 27 Avril 2015 Avec Valentin Jean, Stephen Loye, Marion Ducamp, Pauline Leprince, Julia Perazzini, Nina Langensand, Mégane Férrat 
JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH 
UN FILM DE VÉRONIQUE AUBOUY
JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH
VERONIQUE AUBOUY LECTURE À LA LIBRAIRIE COLETTE LE 24 AVRIL À 18H FILM SORTIE LE 15 AVRIL 2015 | CYCLE "LES DÉCOUVERTES DU ST-ANDRÉ" | 1H26 | DOCUMENTAIRE  Avec : Julia Perazzini, Nina Langensand, Mégane Férrat, Valentin  "Je suis Annemarie Schwarzenbach" décrit le déroulement du casting pour le rôle principal d’un long-métrage qui dépeint la vie de cette romancière Suisse des années 30. Des actrices passent les essais pour le rôle devant la réalisatrice. On leur demande de parler d’elles à travers des thématiques concernant Annemarie Schwarzenbach. Suivant les indications de la réalisatrice, elles construisent sans le savoir un portrait fragmenté de cette femme, habitée par un désir d’explorer le monde malgré son incapacité à y vivre. Aborder par le biais d’un casting la vie d’Annemarie, en multipliant les interprètes, permet d’évoquer et de cerner sa personnalité complexe. En confrontant les actrices avec cette figure, Véronique Aubouy esquisse le portrait d’une génération de jeunes femmes d’aujourd’hui.
JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH DE VÉRONIQUE AUBOUY
ENFIN LIBRES D'UN SUSPENS
La porte s'ouvre la lecture reprend. Elles parleront de l'écriture, du voyage, de l'amour, de la drogue, de la photographie, et de la politique. Véronique Aubouy poursuit son Casting à la librairie Colette. Elle interpelle ses trois femmes qui représentent AnneMarie Schwarzenbach. AnneMarie est une écrivaine, journaliste et aventurière suisse. Photographe née le 23 mai 1908 à Zurich. À l'écart de cette étoile marquée par une focalisation intense sur les états intérieurs, les émotions les plus profondes et l'in-distinction d'une marginalité offerte, publique et cachée. Une escale instable de l'exil à l'insignifiance de l'oubli s'aventure sur ce Casting improvisé d'entre les murs. Elles chuchotent, restent lointaines devant l'objectif absent. Un casting rend le corps fragilisé. Imperméable. Fragile. Elles sont immobiles et la précision des attitudes du geste se précisent quelques photos singulières décryptent leurs propres vies au travers de l'univers si altérable de l'autre dissemblable. L'une de l'autre dit "les lendemains de l'amour ce n'est pas un risque". "Les lendemains ne sont pas désenchantés. L'écriture des corps se faufile échappe au contrôle devient un vertige puissant". "Et puis la drogue à recouvert l'écriture". La peur de l'anéantissement parsème les écrits, l'acte même de vivre. Intensément. L'autre d'elle intervient sur le mot sincérité "je suis sincère quand je joue, je souffle sur des limites". Une tentative possible. D'être. Cette tentative laisse filtrer "La honte d'être". De l'autre... L'on peut entendre les confidences se murmurer. Entre elles, l'immensité d'AnneMarie éclaircit ces ondes d'orages, d'une mort subite si proche de la vie in-séparée d'elle. D'elles-mêmes. Quelques phrases d'un livre comme une fugue sillonnent le reflet d'une peur sur des lèvres recommencées. "Envie d'un livre qui ne parle de rien". Plus loin sur l'identité de la mère, l'on comprend que celle-ci était si loin d'elle ou si proche d'une fuite, d'un amour étouffé " Et pourtant, la vie de ces femmes m'étaient devenus familières". Il est 19h, les livres glissent sur leurs étagères. La porte s'en trouve la caisse enregistreuse clignote, sur l'échancrure d'une solitude... Il reste ces images de femmes penchées vers leurs existences. Qui les portent à devenir le désir de l'autre. Inaccompli. Une fascination derrière un miroir qui paralyse "comme une chape de plomb". Suivis de moments Enfin libres d'un suspens. La caméra, le déclic photographique ont effacé le soupçon d'une renaissance. Les attitudes, les failles incarnent juste cet instant qui passe, cette exaltation de l'excès. Juste ce temps d’un instant précis. Détourer la vie. Hier soir à la librairie de Colette, j'y ai rencontré le fantôme illuminé de JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH. Porté en lecture par Véronique Aubouy. Et ses passagères d'un Non Silence presque de Printemps. Et je m'y suis arrêtée. Et dans ce désir de toucher à cette éventaire. Une longue phrase s’incline à graver l’incendie de ces quelques titres. Dans "La Vallée heureuse" de "L'Orients et des exils" S'écarte "La terre des promesses ? " Le Refuge des cimes " et "La Quête du réel" pour la traversée " D'un monde en monde ". Titres empruntés à ANNEMARIE SCHWARZENBACH. Camille Rochwerg le 26 Avril 2015 Avec Pauline Leprince, Vanessa Larré et Laure Pourageaud
CAPTURE D'ÉCRAN DU FILM DE VÉRONIQUE AUBOUY
JE SUIS ANNEMARIE SCHWARZENBACH


FESTIVAL Côté Court
L'ESTHETE CARMIN, ÉCARLATE D'ÉTREINDRE UNE VOLUPTÉ
Une ligne de fuite dévoile et fixe l'image du dernier film expérimental de Sophie Mariel. La distance en révèle l'écart superposé occulté par l'absence même d'une image manquante. Si sur cet écran attiré par l'un-subtil monté d'un escalier unique. La fidélité d'une divine couleur et l'offense d'un rouge vermillon en caresse la blessure. Si l'amour creuse le sillon d'une certitude et d'une apparente illusion, l'effroi suscité exhibe la perception de cette impasse de l'obscurité à cette éclipse écarlate d'une invitation. MAJES-TUEUSE d'un incendie éclatant sous l'explosion d'un fragment court de 6mn. Camille Rochwerg 18 JUIN 2014 Réalisation Sophie Mariel Musique Jérôme Soudan

SYLVAIN DUFOUR
LES HOMMES INDISCRETS NE SONT PAS SEULEMENT BLEUS
Parfois, une lueur infaillible de l'altérité du bleu s'insère et se signe d'une larme de couleur violette. S'épargnant ainsi de perdre sa couleur... Une volupté subtile de ne pas toucher à l'élégance. Pour se laisser dissiper incidemment par la séduction fragile de se trahir d'une existence... Rien ne transperce les seuils de ces désirs restés cachés. Se préservant ainsi du regard. Expiant l'inventaire de toucher à cette liberté espiègle. Affranchie de paraître si voluptueusement bleue élagué de l'infranchissable limite du secret démesurable. Camille Rochwerg le 13 Avril 2015 Texte en extrait écrit au fur et à mesure. Pour Sylvain Dufour
REPOUSSER LES LIMITES EN EXERGUE D’UNE CLANDESTINITÉ
Si l'on peut entendre le bruit d'un cri sur le pliage d'un carton... Il était une fois, la célébration ludique, de toucher aux interdits. À l'initiative inspirée de ce mot résurrection, Mythique des Mille et une Vies sur la légende d'Alice aux pays des Merveilles. S'incarne l'Arche retrouvée de ce désir imprégné, de ce destin ravagé. Sur un temps délaissé dans le plus grand secret d'une chambre artificielle. Où les minutes d'une exception se sont arrêtées sur le liseret d'une montre plastifiée. De l'atelier à la posture, l'esquisse se dessine sur le sens dénudé presque d'un thriller. Vestige unique, caprice d'une épure d'une après-midi de pleine lune où le modèle délivre sous la carapace d'un costume de soi... Cet intervalle d'une liberté qui repousse les limites en exergue d'une clandestinité. En révérence et à la marge de ces perspectives infinies vertigineuses imprégnées de l'orage longeant la mer... Entre réel et fantastique, s'immerge la fulgurance du déclic. Ce must scintillant ou les fragments photographiques s'offrent et se déclinent dans le miroir fascinant de l'archipel d'un peintre... S'ouvrir à ce mythe, à ce lieu rare arpenté par la présence de l'icône élitiste et raffinée de Romain Brau dérivant sur ce luxe destiné d'un ÏLES au pluriel. Cette beauté assoupie en position allongée, murée d'un silence, strié de cordes, érigé selon les cariatides, et les sculptures d'un paradis ébréché. S'expose sur l'épitaphe et le frôlement exacerbé du reflet et de la transparence. L'immersion des corps, l'exil et la perte, l'effacement de repères. Un ravissement s'exclamerait Alice. Vinus, le Maitre d'œuvre de cette cérémonie dérobée et furtive, décrypte la trace rouge d'un noir décalé qui s'étend sur ce corridor animalier photographiant les rumeurs silencieuses, les empreintes désencrées éperdues de solitudes, suspendues dans cette chambre aux mille étoiles de l'extrême. Où la quête d'un dispositif strict et nomade s'offre et surgi de la nuit. L'homme masqué, sibyllin dont l'artifice fossilisé griffe et tisse l'exotisme du péché de chair sur le corps du Prince, tresse l'épure hybride de ficelles nouées sur un genou plissé. Le pied s'étire sous l'effet diffractant d'une fibre rouge synthétique, et laisse percevoir la texture d'un corps murmuré qui s'échappe d'une feuille de carton pliée. Au recto, le visage caché s'invite à la fiction d'un lapin marbré de diamants dissipant la délicatesse impériale et sur son verso s'inscrit l'empire parfumé d'un ardente transgression mortelle. Sa présence évoque l'apôtre d'un miracle, il est aussi le symbole graphique et le sacrilège sacré d'une divinité enfouie sur l'écriture terrienne. Alice le conservant dans sa nuit de peur qu'il parvienne à survivre à l'extérieur. Dans le secret de ce jardin, cet habit de prince découpé a retrouvé sa boite pour un instant de mise en scène seulement... Et par une belle soirée de printemps, une porte s'est ouverte sur cette lumière fluo bleue qui vous enlace. Et dans ce passage à l'acte... Où l'on ne peut se retenir... Il y a cette dérive impossible de rester silencieux, accrocher à ce regard, c'est si beau ce voyage vers le large comme s'ils étaient ensemble dans cette dignité d'élégance aux confidences intimes. Camille Rochwerg le 20 Avril 2015 Texte écrit autour des photographies de Vinus Alice I Alice II Alice III avec Romain Brau....................  http://www.vinusroom.fr/
"Si quelqu’un traversait le paradis en songe et qu’on lui donne une fleur comme preuve de son passage, et qu’au matin il trouva cette fleur dans sa main, 
que diralors ? "
LA VIE tourmentée de LA NUIT!!!!
D'UNE FEMME D'ALTITUDE
La fidélité des détours, l'immersion de cette rencontre, le vertige immaculé de se laisser séduire sur l'art subtil de l'écrit. Préserver la lumière de l'ombre. S'instruire de son sourire. Vaincre ce qui s'efface, s'éloigner de l'éclat et de l'aventure essentielle. Défié, la trajectoire, l'empreinte et la démesure de ces nuits mystérieuses. Ou les lueurs de la lune étoilée soulignent son extrême pudeur. Désigner la rareté insolite d'un rouge rubis qui envoûte ces lèvres. L'écrin zébré, le mascara léopard mariant le rouge a l'imprimé d'une image. Immergée. Face à l'énigme d'un flux incessant. C'est cet écart entre le regard et la photographie qui suscite le reflet d'un mystère, la frontière d'une improbable passion viscérale. La trace photographiée au détour d'un café et du chaos des rues dans ce flux brutal et ininterrompu laisse le signe peut-être d'une œuvre scintillante. Rien qu'une image, rien qu'un tumulte déferlant vers le ciel. Là où réside ce contraste, d'une singularité rare, qui ne se laisse pas enfermer sur la surface argentique d'une pellicule. Sacrée. Car l'escale d'un devenir en dessine l'avancée secrète d'une résonance. Quelque chose attire cette possibilité d'une île. Envoutée. Passagère. Pour l’inadvertance. Camille Rochwerg le 11 Mars 2015
Photos empruntées au film de Elise Lahoussa 
"FACE AU VIDE" ivressecran@moniphone
DE L'INVERSEMENT
Il y a le film de Elise Lahoussa " FACE AU VIDE " L'émouvance des loges, du bruit infernal des retours plateaux. Le rouge et le noir, cette insistance des lumières au théâtre. La servante reste éclairée. La solitude pénètre l'inversement d'un possible. Elle attend invincible "Au Bord" de la scène Claude Degliame s'avance sur un texte de Claudine Galea. L'on perçoit les pages tel un billet d'armure noirci de blanc et de noir... Le pinceau griffe le sol, Bérangère écrit l'histoire qui s'infiltre de cet accord imparfait, d'un amour pernicieux d'une mère et d'un père dont les mains l'on sans doute tuée. Touchée. « Je pense » à l'insurrection des mots, d'une fragilité ouverte, d'une violence exsangue. « Je pense » à la vie, à ce regard porté sur l'inexistence d'elle. « Je pense » à cette fidélité du regard que l'on porte et de ce visage, constellé de nos ressemblances. Familiales. Ces détails d'un rien, d'une faillite, d'un clin d'œil ou d'une frénésie offerte à l'invraisemblance, à la dissonance de se défaire inexorablement du ventre de nos mères " Je pense" à ces piétinements à ces renoncements, à ces plénitudes, à ces éclats de vivre, ces pertes de chemins, ces détours percés, épars, disjonctés... « Je pense » à l'effroi, à cette parole imberbe de sens, à l'enfermement de l'exception et des libertés, à l'exclusion de l'isolement, à l'illusion d'une singularité perturbée par amour. Cet amour, encerclé, emprisonné, déserté, capturé, figé, assujetti, usurpé d'une fuite et d'un abandon. « Je pense » à ce reniement de laisser paraitre ce noir plateau d'une fin et d'un aveu fluctuant sur notre corps qui s'interdit d'être... De devenir... De prendre place et d'exister entre la puissance verticale SS et l'impuissance horizontale des héros et d'une errance de l'oubli d'inhabité ce monde. Jusqu'à l'épure d'un possible inversement. Camille Rochwerg le 5 Mars 2015 Texte Claudine Galea Mise en scène Jean-Michel Rabeux. avec Claude Degliame, Bérengère Vallet.


AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA 
MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX 
DU 31 MARS AU 15 AVRIL 2014
L'INVISIBLE - AIMÉE
PHOTOS ©alain_richard
L'INVISIBLE - AIMÉE
Sur l'île imaginaire et le parjure d'un corps - Aimée-. Seule habitante de cette prison d'un pays dessiné sur aucune carte du monde. Mais qui peut enfin prendre forme dans l'imaginaire. JEAN MICHEL RABEUX nous sollicite sur le texte de CLAUDINE GALEA. D'un ancien souvenir, imprécis mais tenace dont les contours estompés recèlent cette ombre dans les rêves, si distincte, qui échappe à cet éclaircissement définitif. Une vie, de mirages capturés où se cache ce regard sur le monde. Désaccordé. Il met en scène cette femme soldate tenant une laisse avec au bout une forme informe d'elle-même projetée au sol et repeint à la main. Épopée d'une réalité submergée qui ne serait peut-être qu'une illusion éphémère de l'obscurité. Brûlant d'un désir enflammé. Claude Degliame souffle sur ce cantique D'AIMER. De sa bouche s'ouvre cette ardeur aspirée et cette immobilité de L'INVISIBLE - AIMÉE « je pense ne pas avoir aimé ma mère et je pense ne pas avoir jeté ses cendres ». Reflet renversé. Claude Degliame n’est rien qu’un commencement de l’innombrable illimitée. D'UN DÉLIRE pervers de celui qui regarde et touche à cette équivoque jouissance entre la violence et l'enfer meurtrier de cet attachement à l'amour. CE QU'AIMER VOEUX DIRE d'être encore plus seuls sur l'incidence d'un DÉPART. ALORS REVENIR. Camille Rochwerg 31 Mars 2014 " AU BORD TEXTE DE CLAUDINE GALEA MISE EN SCENE DE JEAN MICHEL RABEUX DU 31 MARS AU 15 AVRIL 2014 A MC 93 AVEC Claude Degliame, Bérengère Vallet Lumières Jean-Claude Fonkenel Régie générale Denis Arlot Assistante à la mise en scène Elise Lahouassa Construction du Ballon Florent Gallier, Bertrand Killy, Fabienne Killy et Dominique Métais Conception du Ballon Pierre-André Weitz Stagiaire assistanat à la lumière Marion Abeille PHOTOS ©alain_richard

OH MY LADY MARYLIN 
TEXTE ÉCRIT ET LU PAR MONI GRÉGO 
La nuit immense entre les coursives du théâtre, les toilettes et la cuisine, il y a cette effervescence d'un cocktail. Coté court, il y a la vie, coté jardin, c'est une fête. 31 JANVIER 2015 Création ivressecran.net
MAGUY MARIN 
SINGSPIELE 
Maguy Marin, David Mambouch et Benjamin Lebreton
IL Y A TANT D'ÉLÉGANCE 
ET TANT D'HÉLAS DANS CE CHANT DE TENDRESSE 
SINGSPIELE MAGUY MARIN
Des visages sans visages, issus de miroirs sans tain d'aucuns reflets. Parfois, les gestes de chaque photographie exhalent un parfum de non-retour. Ailleurs d'ici ou là... Ils ne portent pas de signatures sauf celles de leurs noms indiversifiés, ils accueillent une dernière lueur, un effroi, une perte, une folie muette, illustrant tous ces passages de traverses, de l'autre désir et de l'un à l'autre. Dans une sonorité exsangue de bruits de klaxons et du miroir quotidien scotché à la vie. L'interprète se dépouille de quelques effets, cravates, chemises, shorts, rouges à lèvres. De la force du diable aux hommes illustres d'une télé réalité, en passant par Jeanne D'arc au bûcher figure de proue de l'histoire de France. La potence des vêtements du soir, la magie des princes s'illustrent sur des images, éclaboussées de s'appartenir à lui-même. Par inflexions, par alanguissement, une histoire se créer, se déverse sensiblement, se frôle les uns vers les autres, les illusions de l'instant se faufile sur ce corps qui s'échappe. Là réapparaît Divine glissant sur sa dernière scène, pour une dernière brassée d'amants. Éloge de papier, de robe de froissement de tissu, de gants rouge carmin dégrafant légèrement l'épaule d'une dernière étreinte. Les talons aiguilles crissent sur le plateau. Extrait Il y a tant d'élégance et tant d'hélas dans ce chant de tendresse. Camille Rochwerg le 31 Mars 2015 Au Théâtre de Vanves Conception : Maguy Marin, David Mambouch et Benjamin Lebreton Interprétation : David Mambouch Régie générale : Rodolphe Martin Scénographie : Benjamin Lebreton Lumières : Alex Bénéteaud Création sonore : David Mambouch Son : Antoine Garry Aide à la réalisation des costumes : Nelly Geyres
DES/VISAGER LA CLÔTURE 
D'UN AMOUR 
"Tu ne pourras pas réclamer ce que je préserve de mon regard."Il se pourrait que ta bouche... "J'appréhende ton talent d'Illuminer ma vie... Ne flanche pas. Je regarderai ta vie... Et on sera heureux séparément. Audrey."Je te vois pleurer dans l'interstice de ce rendez vous. Tu sais Audrey . Ce qui s'ébranle c'est la disjonction des moments inconnus de cette rupture... Tu as tout dit et c'est bien. J'ai tout entendu tout... " A l'intérieur il n'y a plus rien. Tu as brisé la vie... D'une rage insolite sur un corps frête. "L'air à cette odeur de quelqu'un qui s'avance. Y a t'il des mots qui s'inventent." C'est quoi ton nom. Ton adresse. Ton histoire. Y a quelqu'un... Tu es où. Tu as explosé en vol... "Ventile l'horizon" Les êtres humains ne se convoquent pas pour se dire..." Tu as raison les mots sont noyés dans une flaque de sang. Immuable c'est. Extrait de Clôture de l'amour de ℗.Rambert  Et si invisible est la surface. D'un titre, d'une traversée et de la fragilité des ruptures. La fragilité des détours. D'être si amoureux des ressemblances. Errantes. Des mots si pénétrables, détruits comme une guerre qui rassemble le paysage ce paysage D'AIMER. Ils se sont perdus à jamais retrouvés pour dissimuler la blessure. "A quel moment avons-nous perdus le chemin" Le signe de ce saccage ANNONCÉ. D'où se préserve dans le creux l'informe de cet amour entre deux oreillers. Camille Rochwerg le 8 Février 2015 Avec Pascal Rambert et Audrey Bonnet Acessoires Pascal Saint Andre dit la Bourette
L'INVINCIBLE FUITE FLOTTANTE
L'ATTENTE D'UNE ATTEINTE
"Attends, Attends, Attends", le spectacle de Jan Fabre interprété par Cédric Charron s'étreint entre deux opacités, deux nuances, deux continents d'un rouge flamboyant. L'homme des nuages de la perte et du seuil, laisse flotter le chant du désir et de la vie. Passeur de l'invisibilité, de l'attente et de cette encontre du père. L'enfant de l'homme qu'il fut traverse le survol des nuages, d'une liberté flottante à mi-chemin entre le rêve suscité par la force du souvenir. L'essoufflement des mots, engloutis par la brume et la dérive d'un songe ou d'une parole. Du fond de l'écran surnage les nuages jusqu'à l'immensité d'une éclaircie. D'une réponse dans un espace céleste où voguent les ombres de vies, les mots découverts entre l'orage enveloppant se déposant sur un sol devenu invisible et la métamorphose de l'eau marine stagnante. Comment se glissait-il ballotté par les vagues itinérantes, à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre liquide, comme s'il marchait sur l'obscurité d'une parole qui s'adresse au père. D'une voix légère, mais qui vient de traverser tout le ciel et dont le souffle s'écrit et inverse les murs invincibles entre les rives immobiles le jour, et le repli du fleuve, la nuit, quand la lune et les étoiles se rejoignent. Il flottait sans savoir si son visage brillait d'un sourire... EXTRAIT Camille Rochwerg le 25 Janvier 2015 JAN FABRE Attends, Attends, Attends... (pour mon père). solo pour Cédric Charron 

MATHIEU HOCQUEMILLER
« Travailleur(se)s du sexe, militant(e)s « queer », artistes, danseur(se)s ou performer(se)s, chercheur(se)s ou universitaires – l'équipe réunie pour ce projet se compose de personnalités qui s'intéressent de façon positive aux questions du genre, de la sexualité et de leurs représentations : Kay Garnellen, Ludovic Lézin, Marianne Chargois, Mathieu Jedrazac, Camille Mutel. »
GAEL DEPAUW
C'ÉTAIT UN RENDEZ-VOUS 
LE 31 JANVIER 2015 À 17H
NUIT DE FÊTE NUIT INCENDIAIRE D'UNE EXCEPTION
Did Eve Need Make-Up ? puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Théâtre de Vanves * WE DID IT ! ThankX Buddies ! A L I V E … @ Gilles Vidal On Bis LE 31 JANVIER 2015 SALLE PANOPEE / THEATRE DE VANVES, contre ( et avec ) ventS et mar(i)ées
TOUT EST DES CORPS EFFACÉS
EFFLEURÉS D'IMPERCEPTIBLE
Qui tente de renouer le lien, d'une histoire, d'un fil qui se serait rompu.
Pour accéder au franchissement des lumières, dissiper les ombres et rejoindre L'INSÉPARABLE, l'inextricable appartenance d'une performance et d'une œuvre consacrée qui chaque fois, la font naître, RENAITRE. D'un souffle renversé. Un chant d'amour adressé, bouleversant et inversement dans une extrême proximité. D'ÊTRE FEMME, ce qui m'échappe et d'où la grâce d'un acte divin immobilise, devient transmissible. Un miracle de ne pas faillir devant l'innocence et l'insensé d'une particule d'identité à traverser. C'est si étrange l'attouchement d'une blessure. Camille Rochwerg le 1 Février 2015 Pour Gael Depauw C'ÉTAIT LE 31 JANVIER 2015 au Théâtre de Vanves Performances Did Eve Need Make-Up ? puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Gael Depauw 
Si je te suis, à l'endroit de la scène, il y aura la mer. Le N° 106 est ta dernière prise de vues. Et à l'envers du plateau.... My Way sera ton chemin... Éventré contre ( et avec ) ventS et mariéeS.... Camille.R

To Escape From 
El Nothing Better Than Heels 
LA BRULURE INCISIVE D’UN A-DIEU
MIROIR BRÛLÉ D'UN ViniLOVE
Accueillis par le glas si bref émis par le son d'une église, accostés sur l'antre d'un voyage et d'un parfum d'ambre noir. La voiture de Papa s'est arrêtée sur ce carrefour. Son père d'une si belle allure, est assis et brille de cette ombre du vieil amant. Invisible et silencieux. De cet hommage au Père... A Elvis Presley... De cendres et de sang. De rock et de drogue, de vitesse et de lumière... Elle inscrit ce rêve subtil d'un récif, d'une passion de l'un à l'autre. Elle oscille, sans cesse entre l'extrême et l'ultime. De comment s'évader. Comment survenir... Extrait Camille Rochwerg le 5 Octobre 2014 ivressecran@moniphone
EDGING
UNE DISCONTINUITÉ SERVILE « EXTATIQUE »
« L'érotisme en latin est empreint 
de la définition nommée Plaisir... »
À l'extérieur d'une visibilité de la sexualité... Il y a les excès de passion dévorante, et les illusions de l'amour idéal. Pour ne retenir que la force maudite souvient liée à la déchirure, à la transgression d'un mythe sacré. GUILLAUME MARIE interroge cette sporadicité... Dans Edging ce dernier spectacle présenté au Festival Artdanthe. Il touche au travers de cette création à la perdition d'un plateau évidé de câbles pendus tendus sur et proche de la corrélation entre vie et mort... Fascination macabre où attirance, l'impudeur et l'ivresse du pouvoir écartelé nous laissent en suspension de cette perte jusqu'à la transe d'une sexualité mystique. L'intrusion de ces corps serviles dans cette jubilation tragique, infirment les luxures, illuminent la traversée transgressée des lasers. En dessine ce rituel. Quelque part, émacié de ce noir de cendres d'un kaléidoscope, de fantasmes, d'extases muettes et de décalage, quelques effusions « extatiques » vibrent en liberté. On pourrait y lire le mot Divin d'une Attitude face à la mort, renoncer à l'ultime volupté, oublier cet autre monde censuré ou la fusion d'interdire... Persiste à nommer ce désordre de jouir si intime dans sa réversibilité, son essence d'une rareté, persistante. Inaccessible. Extrait A propos de EDGING Théâtre de Vanves et José Alfarroba Camille Rochwerg le 30 JANVIER 2015 Une pièce conçue par Guillaume Marie, Igor Dobričić & Kazuyuki Kishino (aka KK NULL) Chorégraphie : Guillaume Marie Dramaturgie : Igor Dobričić Création musicale : Kazuyuki Kishino (aka KK NULL) Interprétation : Guillaume Marie et Suet-Wan Tsang Costumes : Cédrick DebeufLumières : Abigail Fowler Vidéo (captation et teaser) : Antoine Verbièse Direction technique / régie son : Stéphane Monteiro Make-up :Rebecca Florès Graphisme : Grégoire Gitton Production-Diffusion : Guillaume Bordier
ivressecran@moniphone et © Gilles Vidal
GAELLE BOURGES 
A MON SEUL DÉSIR 
CONFESSÉE DE SÉDUCTION, 
C'est dans ce rituel de fiction, que l'artifice de "À Mon seul désir "orchestré par Gaëlle Bourges suscite cette magie des corps qui se confie. Au franchissant des draperies pourpres d'un rideau de SOI. La tenture de la Dame à la Licorne se découvre et infirme ce jardin idyllique dans le clair-obscur jusqu'à mettre en scène l'exaltation d'un cabinet de curiosités. Sur ce sentier, la tubéreuse ; cette Absolue de fleurs trouve encore son essence entre les dérives sensuelles et l'abus des jouissances terrestres se laissant divaguer sur les traces et sur le carmin d'un rideau rouge parsemé de ce parfum de confidences. Se glissant sur le fil tissé de la menthe verte, les camaïeux de couleurs et d'odeurs enivrantes. Elles s'illuminent des riches heures de richesses et du paraitre dans les demeures. S'interroger sur l'épice, l'épiderme érotique de ce  « seul désir » Hors classe, semblant sortir hors cadre de la tapisserie inspirée de légendes. Là s'édifie l'interférence dans l'histoire qu'une licorne ne peut être touchée que par une vierge. La voix de Gaëlle Bourges sur ce récit piège, capture l'enclos de ce jardin et de cette traversée sans miroir. L'icône pourrait sortir de l'effacement des dorures et danser sur l'inadvertance de son existence. Camille Rochwerg le 7 Février 2015  [CRÉATION 2014] C'était au Théâtre de Vanves le 6 fév. 2015  Conception et récit Gaëlle Bourges, Danse Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Alice Roland Avec Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Marianne Chargois Et l’aimable participation de 34 volontaires, Musique XTRONIK et Erwan Keravec Chant Carla Bottiglieri, Lumière Abigail Fowler et Ludovic Rivière Costumes Cédrick Debeuf, assisté de Louise Duroure Masques Krista Argale Retouche masques lapin Corinne Blis Accessoires Chrystel Zingiro Crédit photo : Danielle Voirin


Little Joe nous plonge dans le quotidien des laissés pour compte de l’Amérique des sixties. Tapineur, drogué, acteur de seconde zone : la faune arty et underground qui peuple la pièce sort tout droit des pellicules de Paul Morrissey, réalisateur Warholien de la trilogie culte Flesh, Trash, Heat. Entre strass et crasse, Pierre Maillet (théâtre des Lucioles) lui rend un hommage vibrant, dans un diptyque qui nous conduit des boulevards de New-York City aux impasses de Hollywood.
L'UNDÉRAISONNABLE
Photo @ Bruno Geslin
LITTLE JOE - P.M P.M
PIERRE MAILLET PAUL MORRISSEY
SUR UN SUJET D'UNE INITIALE SPLENDEUR DE DÉCADENCE
Pierre Maillet, c'est aussi Les Lucioles... Une compagnie, un collectif d'acteurs. De multiples spectacles à l'écart des convenances. Comédien associé à la comédie de Caen. 
De l'extravagance à ce sourire si reconnaissable. Ébruitée d'une audace si passagère. Tel est l'éclat de ses étranges apparitions. Pierre Maillet se hisse sur l'effraction d'une pertinence. Il descelle la force de cet ingénu libertin, face publique. On se souvient de l'excellente interprétation de Pierre Molinier au Théâtre de la Bastille, là, mis en scène par Bruno Geslin.
Dans New York 68, il y a l'esprit de Morrissey, il y a Flesh (68) sous le titre de Hollywood 72. Il y a sur ce plateau la force de l'écran tel un film qui s'affranchit d'apparaitre comme au cinéma. Comme sur le fil d'un sursaut, la désinvolture d'un Hollywood dans la vie intemporelle de l'Amérique des sixties. La violence de la drogue, la pertinence et la folie illusoire des strass entre les impasses éclairées et la mort. Il y a cette opportunité de revoir, ces années d'insouciances qui ont marqué la dépendance de leurs corps ébréchés par le doute, l'amour, la vie, l'altérité improbable de l'injure à la déférence. Cette adolescence usurpée d'une évasion impossible. Ou la nonchalance d'une blessure traverse la béatitude dézinguée et l'arrogance des intrigues éparpillées au gré de quelques mirages encore visibles. Et meurtries.
Et de cette fiction, et de cette apparence, et de leurs certitudes de vivre, et de cet orgueil impertinent, et de ces phantasmes d'inachèvement. Le grand voyage, l'odyssée en deux volets de ce diptyque sur Little Joe, perce le phare d'un destin, et ce célèbre d'être l'esthète mythique interprété par quatre comédiens qui virevoltent et se rêvent de résister vivants dans l'irréalité d'un simulacre sous le paradoxe de servir un songe, une existence idéale, un ravissement tangible, écartelé. Pétillant d'une irréalité littéraire si subtile. Ils se suicident sous les feux des bulles, réinventent le polar, bluffent la brillance des héros effacés, s'adulant d'eux m'aiment et s'éblouissant par erreur... Tissant une intrigue imprévisible dérapant sur une écriture scénique, cynique d'une vérité qui touche à la perfection de rires en éclats. Sur un sujet d'une initiale splendeur de décadence. P.M P.M. Camille Rochwerg le 25 Mars 2015
Little Joe est interprêté par Joe Dallesandro, Denis Lejeune, Matthieu Cruciani, Clément Sibony. Mise en scène Pierre Maillet​ avec Véronique Alain, Emilie Beauvais, Guillaume Béguin, Marc Bertin, Emilie Capliez, Geoffrey Carey, Jonathan Cohen, Jean-Noël Lefèvre, Frédérique Loliée, Pierre Maillet, Valérie Schwarcz, Elise Vigier, Christel Zubillaga Collaboration artistique Emilie Capliez Scénographie Marc Lainé Lumières Bruno Marsol Son Teddy Degouys Costumes Zouzou Leyens Coiffures et maquillages Cécile Kretschmar collaboration musicale Coming Soon Régie générale Patrick Le Joncourt Photos et films Bruno Geslin
Au 104 : New York 68, mardi 24 à 20h30, mercredi 25 à 20h30, samedi 28 mars à 19h, dimanche 29 mars à 15h. Hollywood 72 : jeudi 26 à 20h30 avec, en scène le groupe de musique Coming Soon, vendredi 27 à 20h30, samedi 28 à 21h30, avec en scène Coming Soon, dimanche 29 à 17h30.
FESTIVAL IMPATIENCE AU 104 HIER SOIR
SI LES CHAMBRES DE VIES NE PORTAIENT PAS LE SILENCE DE LA MORT. IL Y AURAIT CETTE RAFALE SUSPENDUE SUR LA LÉGENDE ET LES DOUTES CELA n'aurait pas eu de sens, si la vie avait effacé cette indifférence. Le corps n'a pas résisté, dressé dans l'azur rouge ensanglanté par Milosevich, nous avions oubliés qu'un corps habité, étroitement lié à l'envol d'un oiseau, en liberté, n'était plus en capacité de s'adapter... Au désistement humain de survoler les cendres. C'est une mise en scène du monde après la fin, l'avenir d'un KOSOVO, scénario non fictif raconté par LA MEUTE et conçue par le collectif d'acteurs. Belgrade D'APRÈS ANGÉLICA LIDDELL sert de légende, à ce Théatre d'une scène si latérale qui consume l'avenir de ces ruines en résonance avec le suspens entretenu autour d'une vie qui témoigne, qui se dirige vers un chant d'itinérance vers cette humanité incapable d'empêcher sa propre destruction. Ici s'éventre le Danube que je contemple avec la sérénité d'y trouver encore de l'amour. Le mot n'est pas trop fort. L'IMPATIENCE DE REVIVRE A CET ENDROIT éclaire l'abandon si obstrué, quand la lumière des fumées rougissantes s'est éteinte d'un adieu et d'un opéra aux armes. CAMILLE ROCHWERG 27 MAI 2014 BELGRADE D'APRÈS ANGÉLICA LIDDELL AU 104 La Meute- Collectif d'acteurs

AN EVENING WITH JUDY // 20H30
LE 9 ET 10 DECEMBRE 2014
le 9 et 10 Décembre
RAIMUND HOGHE ET TAKASHI UENO "An Evening with Judy"
LE MASCARA NOIR D'UN ROUGE A LÈVRES, C'EST LUI,
Il est au bord du plateau, Une valise à la main, à l'heure d'une arrivée ou d'un départ. Le signe militaire est sa première demeure.
Il se murmure déjà que le mystère de l'identification reste une trêve inconnue, S'éloignant, Raimund Hoghe s'approche de Judy Garland. Prince et porteur de cette robe noire. L'acteur a gardé quelque chose de cette icône. Dans les cheveux, le reflet d'un geste, l'allure, la démarche, alors que sa ressemblance avec le mythe ne s'est pas complètement évaporé.
Le charme inouï de ce premier rendez-vous résiste. Sur la voix de Judy Garland, la tentation de repeindre en noir une histoire de vie, d'amour, d'une offense au règne absolu. L'apnée d'un pouvoir, complice d'aimer sous l'occupation allemande par fascination d'aimer encore et d'embrasser encore et encore. L'être aimé cette cicatrice si bien semée de chagrins enchantés.
Quel homme n'a pas frémi en s'entendant appeler Madame... Ils se tiennent à distance sur ce trouble distancé. Raimund Hoghe, quitte le plateau, contemple la scène, foudroie les instantanés photographiques de cesser. Essuie le naufrage d'un rouge à lèvres qui fuit à la renverse de cet amant... Cet état de grâce. « Que sera Ma Vie »... Extrait Camille Rochwerg le 11 Décembre 2014 A propos de "An Evening with Judy" avec Raimund Hoghe - Takashi Ueno et Luca Giacomo Schulte Photographie ©Rosa Frank
PHOTOGRAPHIES DE ROSA FRANK

DURAS Song EXPOSITION
L'ESPRIT D'INSOUMISSION
Marguerite Duras À BEAUBOURG. C'EST D'ABORD Ce bleu de méthylène qui orne les murs d'une encre bleue et qui souligne les livres lors de la lecture d'une publication vouée à la correction de ses écrits. Elle franchit les portes de la liberté... "j'ai seize ans. Et puis beaucoup plus tard je me réveille d'avoir seize ans. Et c'est Auschwitz." Elle s'indignera d'une dignité d'écrire ce titre "Sublime forcément sublime" rayé et effacé. Qui pourrait s'inscrire dans le dictionnaire. Seule en scène, son regard laisse pénétrer déjà la lecture. Sa voix pose la quête initiale d'un abandon, d'un désespoir. Désert ou les femmes semble marcher nulle part. Le long des tennis " forcément "déserts. Seule la femme du Gange fuit, crie, s'échappe de cet hurlement, ce cri d'amour insensée qui foudroie encore le tremblement des murs sur la voix de Michael Lonsdale. Et sur les trois notes de piano, India Song fragilise le glissement et l'élégance de Delphine Seyrig depuis sa disparition. La nuit reste une proie sur un vide blanc immaculé. " Détruite dit-elle ". D'une voix passagère... Les mots sont atteints d'une ignorance fertile. Le monteur du film. Henri Colpi... L'on se souvient D'une " Si longue absence ". Palme d'or à Cannes en 1960. L'écriture se multiplie sur " L'amant" qui porte l'implicite répétition inévitable. Un diamant crépusculaire voilé d'un rendez-vous s'inscrit sur l'ineffaçable. " Comment me serais-je douté que cette ville était de cette taille de l'amour. " C'est par le manque du Désir, qu'il y a du Désir. C'est par le manque de L'Amour, qu'il y a de L'Amour." Dans Hiroshima Mon Amour. MD. C'était son initiale. "Ta Duras" Une signature. " La virilité d'un luxe" L'opacité de sa voix à dix Heures du matin au printemps de l'été 1980. La bobine du film Le Camion n'est pas arrivé pour la projection. Elle me tend un verre de vin. J'arpente l'instant de ce silence. La virgule d'une question qui s'étend d'une réponse. Elle invente cet impossible désarmement immédiat. D'une absence présentement ou le virtuel des(corps) n'attend pas d'applaudissements. « Elle l'aurait inscrit ainsi à propos de Mitterrand, il aurait gardé ce regard très légèrement rieur ce charme fait d'un sourire relatif retenu..." M.D Relatif Retenu Dit-elle. Camille Rochwerg le 22 Décembre 2014
"L'ÉTOILE MANQUANTE" (sic) Zazie de Paris
C'est d'une teinte rouge qu'elle s'identifie pour laisser un signe autour de l'absence. "Vous savez cette légère perte... Vous ce sourire sur le visage qui vous réconcilie avec la perte... Sur la crête des mots submergés... Cette attente et ce temps de différence immobile..." "Ce sont ces mots là qu'elles répètent avec des sons désynchronisés" Extrait de Agatha par Marguerite Duras

FRANÇOIS CHAIGNAUD ROMAIN BRAU
BRÛLANTS DE TES PAS FUYANT SUR LA VERSATILITÉ D'UN MONDE
Sur la lucidité d'un glissement dans une nuit aveuglante qui porte à l'extrême cette perfection d'une transhumance. Si éloigné de se réduire à une seule interprétation. François Chaignaud, inséparable de l'effervescence d'un spectre vivant lève l'ancre. Invitant les tambours, glissant vers les divinités. Transmutant le salut d'un récif, étoilé. Il déverse cette respiration d'un chant d'amour. Engendrant de sa voix une sonorité si vaste, si rare, si étrange. Une inaccessible épure d'un opéra scandé s'effleure sur le battement Romain Brau qui s'est infiltrée de paillettes, de feux et d'une rafale d'or sculptée. Une autre écriture, alors, s'avance sur la fracture imperfectible, d'une vérité perdue à l'abord d'un jardin s'éclairant du noir d'ébène sur le crépuscule de la Nuit à la Fondation Cartier. Simple exaltation visionnaire de percevoir l'exigence de ce Faune, qui précède ce tremblement d'un lieu destiné... D'une signature... D'un applaudissement portant son Nom François Chaignaud. Extrait Camille Rochwerg Fin de nuit le 9 Décembre 2014 Думи мої – Dumy Moyi Conception et interprétation, François Chaignaud Costumes, Romain Brau Régie, Anthony Merlaud Conseil musical, Jérôme Marin

CETTE LENTE PROMESSE A LUI-M'AIME 
DE VISITER À L'INFINI LA BEAUTÉ. 
LA ROUTE EST LONGUE OF THIS PROMESS
Sur cette route si immortelle, "juste derrière l'objectif cette fameuse route de "pacific coast highway" Ou il a marché. Longtemps. Seulement VINGT ANS. Rien n'écorche son sourire, d'instants damnés du plaisir à l'insouciance. D'une dernière cigarette. La voix siffle et souffle quelques premières notes sur une guitare aux sons de métal. Reflet d’accords parfaits d'une escale nomade... Qui se seraient glissés. Nous invitant sur le chemin indéfini de quelques mots d'amours à s’instruire éberlués d'une caresse et d’un sourire ininterrompu... Il vous touche, d'un soupir, il dérape, d'une histoire, il s'aventure. La peur au ventre... L'invraisemblable emprunt de ses chansons désigne cette touche FRAGILE. De son premier itinéraire, il y a cette extrême féminité nommée Désirs. Ce remarquable Féminin presque Androgyne. Il le sait, c'est déjà l’éclipse d’une signature. Il précise avec cette multiplicité d’une voix qu’il n’est que le héros brillant de ses émois d’une autre rencontre… Inévitablement. See you again… I need you. I touch you. Il existe même une chanson blanche ne portant pas de NOM. Illimitée. Quelle affection pourrait éventer cet acte lié à l'incommensurable. Volupté. À la délivrance de fêter enivrée. L'Énivrance d'un futur encore inexploré. De rester touché. Le sait-il ? Quel innombrable désert, de ses doigts frôle ainsi ce qui ne se voit pas. Délaissant sur cette route, cette Rose offerte sur la neige si blanche. Alors sa voix interfère l'illusion d'un rendez-vous si sensible. L'enregistrement de son premier disque. Il arpentera cette route si loin d'une épopée celle de « l'Amérique, celle de Kerouac, Ginsberg et Patti Smith, qu'Elias s'est tourné avec passion. Des folks songs lumineuses, des lectures ardentes, la vraie vie qui défile enfin... » Cette lente Promesse à lui-m'aime de visiter à l'infini la beauté. Camille Rochwerg le 18 Décembre 2014 pour Elias Khadraoui Dit Elias Dris CONCERT de la veille au Truskel Photographies ivressecran@moniphone
L'IMPARFAIT D'UN DÉPART
UNE CONSÉCRATION 
FIRMINE RICHARD ET SIMONE PAULIN

DERNIER REMORDS AVANT L'OUBLI 
NOUS SOMMES SEULS MAINTENANT
LAGARCE - COLLECTIF IN VITRO

CE VENT CONTRAIRE INDISCIPLINÉ DE L'ENFANCE
Cette pièce porte en elle un indicible décalage, sur la vie, la mort. La vérité d'une faille, l'inconséquence d'une digression de la parole. Elle transgresse le cadre familial. D'une génération à l'autre, passant par Brecht et Jean-Luc Lagarce, cette œuvre s'écorche sur un texte foudroyé par cette puissance dévastatrice. Cette parole possède l'art de l'esquive. Au-delà de cette quête, le détachement de s'arracher, s'enfuir, s'abandonner, s'écarter du cadre des familles. De RIEN. Je ne sais pas ce que j'ai à vous dire Peut-être le luxe d'une conversation. Une exploration d'impuissance. De Vivre. Camille Rochwerg 19 septembre 2014. avec Julie André, Gwendal Anglade, Anne Barbot, Olivier Faliez, Pascale Fournier, Jean-Christophe Laurier, Agnès Ramy, Richard Sandra, David Seigneur

DU 20 AU 24 JANVIER
CEUX QUI RESTENT DAVID LESCOT
DU 3 AU 20 MARS



Théâtre de la Ville au Théâtre du Châtelet
PINA BAUSCH NELKEN
DU 12 AU 16 MAI



TANZTHEATER WUPPERTAL PINA BAUSCH
POUR LES ENFANTS....
DU 21 AU 30 MAI
OSTERMEIER FASBINDER
DU 25 JUIN AU 3 JUILLET
L'INALTÉRABLE CRÉATEUR
DE CET INFERNAL SOURIRE
Sur le seuil réveillé par la Danse d'une poussière de roses, et l'Éclat du tapis gris plastique marbré. Le maquillage poudré et lustré, ciré de paupières et de cils d'ambre et de parfums. Elles, Ils, chaussés de plumes laissant libre l'air, l'envol des mouettes ou les sylphes diamantés lèvent l'ancre sur l'inertie de glissades. Trouant les passages incertains entre la matière et le corps, les halos et mouvants, visible et invisible, entre la rétine et l'imaginé, entre plumes et paillettes rehaussant les barbes et les moustaches dessinées d'un bleu violet frôlant l'orage submergé d'engloutir l'émergence d'un rêve précaire. Romain Brau sans délimitation, sans limite laisse vivre ce délire endiablé de fabrique, de visions, ne pouvant faire tressaillir que la perception d'un médium ou notre œil à force d'indécence et d'indiscipline porte encore la signature de cette parade intime. D'une vie masquée, en équilibre précaire d'atteindre l'inaccessible destination de parfaire un défilé... A delicious nonsense se joue à l'écart de la nuit remue. En quête de signer l'épure d'un dîner de grand soir sous la plume de Stéphane Mallarmé. Et de laisser fuir l'élégance de quelques notes de piano métal, sur la Voie Lactée dont l'esthétique du noir et blanc reste en mémoire illustrée par Andrée Putman. Sur le fil de la nuit avant de disparaître, le pli dissimulé éclaire à lui seul cet infernal sourire. Camille Rochwerg 30 Juin 2014 Pour Romain Brau. Pour les Elfes et les Diables.
CET INCENDIE DE LA VIE 
Cet écart virtuellement lui-même. La vie parsemée de cette élégance furtive, qui glisse sur l'irréalité. Cet homme d'une si belle allure. Cette insolence de traverser la maille, les plumes, les couleurs éveillées de parfums. L'éclat des fleurs, les parures chiffrées et photographiées de 600 Roses. Un matin d'hiver. Pour un amour à suivre. Inconnu de. Cette possible attente de parfaire l'inutile caresse d'un dernier baiser sur l'étoffe renversée d'une fourrure... Cet effleurement sans blessure, cet attentat qui transperce l'ineffaçable qualité de s'effacer à certaines heures par fidélité ou infidélité pour échapper aux applaudissements... Une idole à disparu des cintres, des traverses pour se confier aux mots d'amours épinglés sur la porte de secrets défendus. Et refermer l'antre imperceptible de ses nuits obscures...  À VENIR. SI SENSIBLEMENT. Camille le 28 Février 2015 Pour Romain Brau​
FASHION SHOW
PHIA MENARD PPP
LISIÈRES D'IDENTITÉS
TAZZIO PARIS
Il y a ces corps d'hommes, accessibles, lézardés d'une beauté adjacente. Devenues des béances si brèves d'un rêve emprisonné qui ne peuvent vivre qu'au travers d'une réalité qui résiste à l'oubli. TAZZIO privilégie l'apparat et perpétue l'excellence. Ces photographies d’une illusion indicielle respirent de dévêtir tout existence inaliénable. Les effets et variations de ces êtres fabriqués ou fictifs de cette vastitude à pour effet d'explorer, la face cachée d’une insolence juvénile. Le lieu affecté d'une multiplicité sensible qui sur la pellicule relie dans le même écart la pluralité de l'invisible apparence des libertés. Il y a la mobilité des couleurs qui par disjonction incisent l'indicible éventaire de la vie qui se glisse entre le corps et l'âme dans l'évidence d'une identité qui se dépouille... Se préserver de la « fausse insolence et suivre les traces incertaines » de l'absence et de tout ce qui semble se contredire ou se détruire... Ces regards par excès d'humilité, complices d'un luxe indiscret, saluent ces destins, cet horizon bleu sentimental, héritiers des fuites captives et sensuelles, de fascinations éblouissantes. Extrait Camille Rochwerg 11 JUIN 2014 
FABRICE DUGIED LISE BRUNEL
LE 7 ET 8 MARS






PROGRAMME 2014-2015
10 janv., 21:00 Alessandro BariccoAndré DussollierPierre-François Limbosch  Bad Little Bubble B. 13 nov. - 6 déc., 21:00 Laurent Bazin  Carmen 10 déc. - 10 janv., 18:30 Dada Masilo  C’est Noël tant pis 10 déc. - 10 janv., 21:00 Pierre Notte  Noël revient tous les ans 16 déc. - 10 janv., 18:30 Marie NimierKarelle Prugnaud  
THÉATRE NATIONAL DE CHAILLOT

CÉLÉBRONS 30 ANS DE DANSE
ARKADI ZAIDES
LE 19 FÉVRIER 2015
CARTE BLANCHE
DU 2 AU 28 MARS 2015 
MARC LAINÉ
DU 28 MARS AU 17 AVRIL 2015
THOMAS LEBRUN
LIED BALLET
DU 1 AU 4 AVRIL 2015
THOMAS LEBRUN LIED BALLET
UNE ÉQUIVOQUE BEAUTÉ INDISCIPLINÉE
C'est l'histoire d'un CHANT... D'une résonance. D'UNE VOIX. D'UN NOIR ET BLANC estompés par la lumière, FROISSÉE de toucher un autre état... Cette espèce de MULTIPLICITÉ... Il y a à l'origine, l'histoire d'un ENVOL REBELLE... IDENTIFIÉ... Comment LA VIE SE TRAVERSE... Vers une spirale immuable... Aimante, aimantée, infinie... Quelque chose s'attache à des mots, des bruits de voix, certains gestes crient l'impuissance ou la puissance des forces. L'INNOMBRABLE perception illumine cet instant. QUI S'ÉCHAPPE. LUI SEUL MARCHE vers une aspiration enchantée, vers une désinvolture étrangère s'incrustant sur le sol. Passager de l'univers. Parce que quelque chose s'est fêlée, brisée sur le sifflement, sur la trace d'un faune DÉPOUILLÉ VERS UN DESTIN DISCONTINU. Déréglé. Extatique. Où chaque glissement d'extase s'infiltre de cet IMMENSE particule du DÉSIR. Hirsute et utopique de respirer. Jusqu'à vivre EN SUSPENS. SOULEVER. D'errer si légers, de franchir, de repartir, de faire halte, d'être éblouis. Et s'éclipser d'une envolée bleue, PAILLETÉE. Sortie de scène. La béance de cet effacement interrompt cette trêve dansée. D'une visibilité sans innocence qui s'éclabousse d'une beauté équivoque indisciplinée. APPLAUDIR... Pour Ccnt Thomas Lebrun​  Camille Rochwerg le 2 Avril 2015 Chorégraphie Thomas Lebrun Musiques Lieder d’Alban Berg, Gustav Mahler, Giancito Scelsi, Arnold Schönberg Création musicale David François Moreau Lumières Jean-Marc Serre Costumes Jeanne Guellaff, Sylvie Ryser Son Mélodie Souquet Avec Maxime Camo, Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Anne-Emmanuelle Deroo, Tatiana Julien, Anne-Sophie Lancelin, Matthieu Patarozzi, Léa Scher  Et les musiciens Benjamin Alunni (chant), Thomas Besnard (piano)
UN LIED BALAI(S) PAR JOUR DE GRÈVE 
OU PAR JOUR DE PLUIE
Sur le chemin du Retour Avignon Manosque. La radio se disperse entre l'accordéon et la 9eme symphonie de Beethoven. La pluie s'est arrêtée. Enfin le Lied Ballet a clôturé l'espace à l'issue d'un commencement. Et d'une fin. S'exerçant avec humour à  sécher le plateau blanc pour Valser d'une œuvre à l'autre. Valse des balais et serpillières sur le plateau désert. Le piano a queue fut recouvert sous les arcades du cloitre. Deux essais de représentations sur glissades immaculées ont laissé place à ces sentinelles d'un soir de Pleine Lune Voilée. Et de notre départ. électrisé. Thomas lança au-dessus des sièges roses bonbon. Ça t'a plu!!! Rendez-vous à Chaillot cet Hiver Camille Rochwerg 13 Juillet 2014
INSTANT DE RÉSONANCE LA VIE
L'UN DES SENS DU GESTE SI ÉLÉGANT 
DENIS GUÉNOUN
DU 5 AU 13 MAI
LA TEMPETE
DIDIER RUIZ
PROGRAMME 2015
Christoph Marthaler
OU L'ACTE MÊME D'UNE ÂME  SYMPHONIQUE
Ils se glissent ébréchés entre les  intervalles d'un rire et les poussières sans dates... Et de toutes ressemblances avec la réalité, des lambeaux de poussières persistent fébrilement à s'incruster sur les murs comme des cartes postales  oubliées... Désertées de poussières livides... Un geste lâché à l'abandon s'éteint comme on s'abandonne à espérer, circuler,  entrouvrir une parenthèse de vie. Entre la folie et l'écueil céleste  d'une prison d'azur ensorcelée - Échouer, essayer d'atterrir- Renoncer - Juste lancer un appel, tenir le geste, la distance de la  folie ordinaire. Pour être - Trouver l'espoir, se sauver- d'espérer, s'étreindre... Ne pas se détourner... Je sais seulement silencieusement que hors des limites et des échancrures. Il y a l'enfer -  D'OÙ REVENIR... LOIN D'OÙ.C.R  AVIGNON 22 JUILLET 2010

CHRISTINE ANGOT
RÉCONCILIATION
LA TEMPETE FAIT RAGE dehors. Elle est arrivée tendue, elle observe la salle éclairée de plein feux. Elle s'arrête à chaque fin de phrase. De l'inceste, Sur l'invitée, Sur L'anorexie, elle ferme les yeux. Thèmes-récurant pour Christine Angot dilués avec Nostalgie sans empreinte de tristesse. Offerte. Elle a cette puissance dans les yeux. Nous fixe. S'interrompt. Écoute. Les toux s'échappent de chaque silence. Elle a parfois l'obstruction de la parole, puis reprends, tourne les pages sensiblement, semble choisir d'instinct le titre troué d'une éclaircie. Repère de son dernier livre « La petite foule » j'ai aimé ces larmes éteintes d'un appel vers s'apprivoiser D'ELLE si distincte dans le chant des oiseaux, quelle-épelle avec légèreté de leurs passages. Si près de les entrevoir. Merci. Camille Rochwerg 10 Mai 2014
HERVÉ GUIBERT

MESSAGE POUR ANNE TORRES
JE GARDE SOIGNEUSEMENT 
VOTRE RÉPONSE SANS ENSEVELIR 
DANS MES TIROIRS VOTRE PARURE, VOTRE VOIX ET MON ÉGAREMENT
Dans le silence des théâtres immaculés s'affairent ces ombres et ces "histoires sans bruits" chargés d'une tension dramatique, ou la servante s'éteint aux dernières heures de la nuit . Laissant en présence cette séduction. D'un art fugace, de l'infranchissable, de la perte, de la peur dévoilée, où les applaudissements, la réussite retenue d'une quête de la perfection. Semble signifier la présence insolente, et imprévisible nommé frontière minuscule, ligne toujours oscillante presque improbable de la mer. Il est alors parfois étrange de croiser un miroir laissant apparaître sous le maquillage l'insigne d'une disparition. Laissant une scène évidée de tout sens. Il faudrait REPRENDRE LA... REPARTIR DE LA... Camille Rochwerg Septembre 2013 Ainsi l'écrivait J.L. Nancy préfaçant le livre "L'exercice de la bataille" écrit par Anne Torrès "Au théâtre il y a presque tout. Palais, demeures, places publiques, champs et batailles. Champs et chants, et vaisseaux, écume. Peut-être le théâtre ouvre toujours sur une mer entière. Presque rien, presque tout. A frôler ces deux extrêmes "... Extrait J.L. Nancy



ivressecran@sfr.fr