JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

24/07/2015

Presse Théatre Danse AgendAvenir Avignon 2014 - 2015 Par Camille Rochwerg

 AGENDAVENIR 

AVIGNON 2015
JE SUIS L'AUTRE
JE EST UN AUTRE
ISABELLE HUPPERT 
UNE FEMME OFFERTE
DE CETTE IMPUDEUR A LA SOLITUDE DU VENT Devant l'hôtel de la Mirande. L’on peut entendre les Gnossiennes de Éric Satie. Ici, il y a aussi le souvenir de Delphine Seyrig Rue Peyrole, qui déambule dans la sente qui longe la Cour D’honneur avant sa dernière lecture de Madame de Bovary. Isabelle Huppert entre en scène dans les vestiges du décor du Roi Lear mis en scène par Olivier PY. Elle s'ouvre et s'avance ... Une robe coquelicot rouge s'évente et envahit l'enceinte immense. Le mistral couvre l’inceste d’une orgie de mots Infectés. Les feuilles du pupitre se soulèvent sur l’infiltration du vent fougueux. Elle s’élève pour énoncer l’enthousiasme et la passion secrète et sadique, sexuellement transmissible sur un texte de Sade "Juliette et Justine - le vice et la vertu ". Ainsi s’installe le déferlement d’une jouissance de plaisirs à voix nues. Les mots sortent de sa bouche ensorcelés. Les flots de foudre firent couler tant de foutre inanimé. La vigueur du dard monstrueux s’adonne à l’ivresse des organes déchirants les entrailles... Le viol siffle et ébranle cette quête prête à se confondre. "Inondée de luxure de jouissance comme le crime". Se précipiter sur le supplice et en même temps toucher à l’incitation d’une renaissance. Éprouver la sentence du plaisir. Respirer et le laisser s’éteindre. S’étreindre. Sévir, s'y livrer, s'y délivrer. S’y dévêtir. S’y détruire. S’y anéantir… S’y jaillir comme un outrage. S’y vautrer de cette infortune" Si la complicité d’un crime reste pénétrable et préférable à l’excitation." Si j'évite, si j'ose atteindre l’intouchable de ce lien délié. De briser ses liens pour juste trouver l’indécence cruelle. Le dictionnaire des synonymes contrarierait tous ces Maux Dit. Pressez de s’y contraindre. Reste cette "délicieuse intempérance, cette parcelle de foutre ou l’abstinence dans sa bouche sont des mots voluptueux élogieux "… Prête à s’y ruiner… " Afin de trouver des formes nouvelles "… Un luxe de femme devenue princesse. Portant l’étole des reines, affligeant les princes. Dévalant sur les ornières. Caressant la volupté de devenir L’AUTRE… "JE SUIS L'AUTRE... JE EST UN AUTRE " L'écrivait en épitaphe de ce festival Olivier Py. Cuvée 2015. " Je ne peux pas dire que je vous aime, je peux seulement dire..." L'inscrivait H. Guibert. Que je suis venue à la rencontre d'un seuil inébranlable. Camille Rochwerg le 9 Juillet 2015
"Reste une trace sur l'infranchissable limite de la condition humaine. Je construisais et je compris les innombrables portes qui s'ouvraient sur le lointain comme un secret au seuil de l'existence du souvenir. L'invisible initiale, c'est cette fenêtre qui acquiert cette force du secret de l'âme et de la puissance. La chambre de mon enfance imprimée sur ce vide sans cesse qui s'accumule, fermente sur cette liberté démesurée du vide. Ce bref instant de conscience... L'identité dans laquelle l'œuvre se révèle pour la première fois. Le retour, cette nostalgie... Toute la vie, j'ai attendu quelque chose qui arriverait. Les enfants attendent toujours." Extrait de lecture de "Ma pauvre chambre de l'imagination" lu pour le Centenaire d'Entrevoir la VIE Pour Tadeusz Kantor
HACIA LA ALEGRIA - VERS LA JOIE 
L'IMMANENCE D'UNE VIE TRAVERSÉE
Ce texte raconte la crise d’un homme. Dans sa nuit glacée d’une chambre, réveillé durant le tumulte de sa vie un matin… L'acteur Pedro Casablanc incarne cet architecte réputé qui sur le fantasme d’une quête s’avance vers la conscience d’une folie. Pour se fondre sur la menace d’un conflit mortel. La transparence de sa vie perméable s'offre et se confronte à ses méandres intérieurs. Ce qui disparaît d’apparaître. C’est cette insalubrité qui s’accroche à la tendresse d’un autre versant du monde extérieur. Pour fractionner la fiction d’une aventure intérieure. L’écriture s’impose d’évoquer le séisme de la mort, le néant et la proximité de sa beauté infime. Une transfiguration du réel qui peut rendre l’existence supportable, s’il sait insuffler une vision. Intime. Ce texte enchaîne des récits mêlant les détails réalistes de la vie ordinaire jusqu’à trouver la fulgurance de détours. C’est un acteur qui puise ce geste impudique, de saluer la lisière audacieuse, de respirer la nécessité d’exister. Par ce geste d’écrire, ce risque fertile d’une chambre ou le rêve essentiel de son acte de dire se révolte. Sur la rive et face à lui-même galopant sur le rivage d’un jour sans fin. Ou ce lieu de solitude essentielle de l’être, la sollicitation du corps et la nécessité des mots résonnent avec mensonge. Et tout au contraire. Le sommeil nous rappelle de rester sur la dérive d’un réveil, sur l’abîme d’une plus grande liberté. Sur le gouffre d’une incertitude, sur la brillance d’une course débridée ou les craintes de toucher à la folie s’enchante sur les noires lumières d’un corps éperdu qui se cognent sur les aveux arrachés aux murs mobiles de Pierre-André Weiz. C'est un homme blessé de vivre. Comme si sa voix en dessinait les séquences au point de s'identifier vers l’autre si rayonnant d’une déshérence portant «l’interrogation de tout créateur sur ses implications, ses responsabilités civiques, politiques, philosophiques." Le jeu du miroir resté trouble s'invite à revivre L'IMMANENCE Traversée. Remarquable. Désespérée. Cessant d'être peut-être... De se retenir... Camille Rochwerg le 15 Juillet 2015
Hacia la alegria - Vers la joie Texte et mise en scène Olivier Py -Traduction Fernando Gómez Grande Musique Fernando Velázquez Scénographie et costumes Pierre-André Weitz Lumière Bertrand Killy Assistanat à la mise en scène Luis Blat et Andrea Delicado Avec Pedro Casablanc et les musiciens Preslav Ganev, Desislava Karamfilova, Petya Kavalova, Stame
HOMMAGE A PATRICE CHEREAU
COLLECTION LAMBERT
GAELLE BOURGES 
Du 14 au 21 Juillet
A MON SEUL DÉSIR 
CONFESSÉE DE SÉDUCTION, 
C'est dans ce rituel de fiction, que l'artifice de "À Mon seul désir "orchestré par Gaëlle Bourges suscite cette magie des corps qui se confie. Au franchissant des draperies pourpres d'un rideau de SOI. La tenture de la Dame à la Licorne se découvre et infirme ce jardin idyllique dans le clair-obscur jusqu'à mettre en scène l'exaltation d'un cabinet de curiosités. Sur ce sentier, la tubéreuse ; cette Absolue de fleurs trouve encore son essence entre les dérives sensuelles et l'abus des jouissances terrestres se laissant divaguer sur les traces et sur le carmin d'un rideau rouge parsemé de ce parfum de confidences. Se glissant sur le fil tissé de la menthe verte, les camaïeux de couleurs et d'odeurs enivrantes. Elles s'illuminent des riches heures de richesses et du paraitre dans les demeures. S'interroger sur l'épice, l'épiderme érotique de ce  « seul désir » Hors classe, semblant sortir hors cadre de la tapisserie inspirée de légendes. Là s'édifie l'interférence dans l'histoire qu'une licorne ne peut être touchée que par une vierge. La voix de Gaëlle Bourges sur ce récit piège, capture l'enclos de ce jardin et de cette traversée sans miroir. L'icône pourrait sortir de l'effacement des dorures et danser sur l'inadvertance de son existence. Camille Rochwerg le 7 Février 2015  [CRÉATION 2014] C'était au Théâtre de Vanves le 6 fév. 2015  Conception et récit Gaëlle Bourges, Danse Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Alice Roland Avec Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Marianne Chargois Et l’aimable participation de 34 volontaires, Musique XTRONIK et Erwan Keravec Chant Carla Bottiglieri, Lumière Abigail Fowler et Ludovic Rivière Costumes Cédrick Debeuf, assisté de Louise Duroure Masques Krista Argale Retouche masques lapin Corinne Blis Accessoires Chrystel Zingiro Crédit photo : Danielle Voirin
GYMNASE AUBANEL
TRILOGIE DU REVOIR
BOTHO STRAUS
Du 21 au 25 Juillet 18H
LA TRILOGIE D'UN REVOIR DE Benjamin Porée​
L'ÉLIXIR IVRE D'UN REVOIR 
"Au commencement il y a l'adieu et pas le revoir. " Botho Strauss. C'est l'idée d'un destin qui tombe en ruine. Dans L'exigence D'un REVOIR. Ce qui ouvre les limites d'un sentiment où règnent les signes d'une désinvolture. Et d'une blessure d'un REVOIR. Des êtres survivants fuient les éblouissements de noires lumières sur une fin de phrase qui s'échappent. Sur l'invisible d'un REVOIR. Quelques îlots de conversations derrière l'opacité de paravents opaques… Tracent l'impasse d'un REVOIR. Ils sont et le texte l'évoque les héros d'une « inactivité plurielle ". Dans l'urgence d'un REVOIR. Vaguement effarés. Vaguement Effacés. Ils ont gravé l'interstice d'une résistance d'un trop pleins de souvenirs. Pour oublier le passé d'un REVOIR. Dans un mélange de convictions intenses. Ils sont là dans leurs états intermédiaires de l'adolescence furtive de devenir adultes épuisés. Trahis. Par l'invraisemblance d'un REVOIR. Ils sont infiniment indistincts sur des amours abandonnés. Vers la vitalité et l'orgueil d'un REVOIR. Face contre face dans l'écho d'un REVOIR. Inlassablement offerts au vide. Ouverts sur la pertinence d'un REVOIR. Ils parlent aussi de l'étendue d'un désespoir éparpillé de bonheurs et de nostalgie. Sans la folie d'un REVOIR. Une assemblée d'identités dont l'exhalaison inhabitée insulte une étrange inquiétude d'eux-mêmes. Pour l'errance d'un REVOIR. Ils disparaissent parfois dans la sente de la scénographie s'éclairant du paysage laissant la fluctuation des corps s'orienter vers l'inaccessible. D'une flagrance d'un REVOIR. Au commencement, il y a un vrombissement de la musique qui laisse l'ascension des voix s'éteindre. S'étendre. Vers l'innocence d'un REVOIR. Ils expérimentent le fractionnement de leurs libertés. En tentant de reconquérir leurs jouissances. Leurs solitudes vers ce grand écart. De la vérité d'un REVOIR. Ainsi de cette pièce de Botho Strauss La trilogie du Revoir. Benjamin Porée s'échoue à trouver la cohérence de toucher à la conscience et de larguer les amarres afin de porter l'éclat de ce poème dans une œuvre au rouge fixant les lumières vers l'élixir d'une consolation de l'être. Vers la renaissens d'un REVOIR. Effaçant par instants, la tentation d'un REVOIR. Effleurant l'inquiétude d'une beauté sombre ou s'inscrit sur les murs vivants l'éthique d'une exposition, la résistance fluide d'une œuvre sensible. Le tracé et la fragilité d'un REVOIR. Une œuvre au blanc en lisière d'un rouge feutré. Il tentera de toucher à ce risque de tout l'être… De la scène impalpable à cette errance ivre de réalité si insultante. Il revisite CE BRUIT RÉCURENT. DE LA VIE PENCHÉE SUR LA PEUR INÉLUCTABLE. DE RETENIR LE JOUR SUIVANT et AU-DELÀ. Camille Rochwerg le 23 Juillet 2015
GYMNASE AUBANEL
AVIGNON 2014
JACQUES GAMBLIN
LES GENÊTS DE LA VIE AVANT DE REJOINDRE AVIGNON J'ÉCOUTE
L'empreinte de cette écriture de Jacques Gamblin. D'une promesse tenue, il est cette Infaillible réserve d'une rivière diamantée de préserver cette parole de l'enfance et de ces accords d'éclats et de passions d'être Ultime. Intime. Si Sensiblement. Camille Rochwerg 7 Juillet 2014 pour Jacques sur France Culture Fiction
CE N'EST PAS UN HÉROS. 
C'EST SEULEMENT UN HOMME
Sur l'éclat et l'écrin remarquable de cette prestation de Olivier Py ce matin dans sa conférence de Presse. Il y a ce possible exercice d'admiration qui le représente. Ce navire des nuits d'Avignon évoque déjà l'incandescence d'un Palais flamboyant. Qui oeuvre vers le grand écart de décisions et de choix tarifaire préférentiel pour les jeunes âgés jusqu'à 17ans. Mise en place de l'école du Web, école du Journalisme, Ateliers au collège. Qu'elle insouciance du paraître décrit la beauté d'une énumération éclectique passant du Prince de Hambourg mise en scène par Giorgio Barberio Corsetti projetée sur grand écran au Louvre et au Mucem le 4 Juillet. Orlando ou l'impatience mise en scène par Olivier Py retransmit en direct sur Arte le 12 Juillet. Pièce qui commence par un rêve et qui finit par un évanouissement. Et qui nous initie à la poursuite d'un autre voyage. Un autre paysage rêvé, Le Lied Ballet de Thomas Lebrun évoquera l'héritage des liens sur le corps des mots. Intérieur de Maurice Maeterlinck mise en scène par Claude Régy précisera l'immensité à plusieurs voix de traverser les frontières. Suivra le cycle de lectures La nuit spirituelle et la Chaste vie de Jean Genet de Lidye Dattas ce dernier texte sera lu le 26 Juillet cour du Palais des Papes par Guillaume Gallienne. 2014 Comme Possible de Didier Ruiz s'ouvrira à la mise en place des témoignages de jeunes dans les cités. Suivra le cycle régulier du Sujet à vif Une proposition un danseur, les fictions Les Ateliers de la pensée. L'humour de cette conférence scande cet état de fêtes, de flâner dans les jardins de la rue de Mons, à la lisière de sentir cette dissonance d'une fêlure, d'un état politique en effraction. Entre l'intervention d'un représentant de l'intermittence et la réduction des moyens financiers s'effacent du bout des lèvres cette Fiction d'un Festival ou la rumeur des passions se murmurent déjà sous les Tilleuls. Plus loin nous visiterons la prison d'Avignon qui préservera à 900 m des remparts. La collection Yvon Lambert installant ses toiles et sculptures dans l'écrin virtuel d'une réalité et d'un enfermement d'une liberté si provisoire. Camille Rochwerg Mars 2013
ORLANDO OU L'IMPATIENCE OLIVIER PY
SUR L'ALTÉRITÉ ATTEINTE D'UNE IMPATIENCE
Il y a des forces, sur certains plateaux où l'altérité atteinte d'une impatience franchit les lumières et l'ombre. De l'insistance de cette énumération il faudrait la comptabiliser telle cette "soif d'infinie et d'impatience " Jusqu'à trouver cette traversée solitaire... "Qui, ne soit qu'un seul et même rêve" Qui s'ébauche et qui soulève "Le souffle de cette attente inuit d'une pensée qui se sauve." Caresser par l'entre deux d'une telle évidence de désinvolture. Elle, la mère de l'exubérance à la frivolité des reflets. Régit par la peur de la mort et des miroirs. Disparaît. Coté court le piano survit au désert d'amour de ce théâtre et de la vérité. Surlignent de ces notes noires et blanches ces mots désenchantés... "Si tu exiges des Anges, le désir extrême de ta peur, tu es si beau quand tu as peur. La couleur du manque n'est jamais la même, il y a certainement autre chose que cette impatience." "La peur de ne pas savoir regarder dit-elle." La pâleur d'une extravagance. Sur la marge, lui, le Ministre de la culture, ressuscite en ce très humble serviteur de la beauté, "Je vous parle de ma blessure, et aimerait publier mes turpitudes. Ce sera un opéra. Exalté qui donnera de la dignité à la jeunesse." Sentir cet autre la Ministre englouti démunit de cette parure de pouvoir... Qui ne s'inscrirait plus dans ce monde. "Je serais, ce que j'ai toujours rêvé d'être. Rien." De Orlando, je regarde l'indécence d'une perte sur des pieds fragiles... Ce corps-là, de l'incertitude... De L'être... À force d'aimer... De chercher la présence du père, dans ce nom intérieur désarticulé du désir de séduire... "Je regarde les possibles comme une perfection immobile, comme une immobilité qui ne serait pas impatiente." "Le souvenir de l'amour ne serait-il qu'un accessoire de théâtre qui m'empêcherait d'y respirer." J'aimerais te dire que "Cette joie d'errance. Il suffirait de s'y abandonner dans l'ombre." De l'être là, ou se croisent ce récit divers sur des errances de plateaux traversées, Olivier Py nous immerge et nous invite à cheminer sur le cycle de l'impatience qui éloigne les étoiles, le corps, l'ombre, la vie, le souffle. "L'insuffisance de l'abandon, la joie risquée, l'expire de l'impatience, cette réconciliation." Où L'obscurité d'une question, servirait le lien d'une liberté de désobéissance ou d'obéissance affable. Il y aurait cette fin de phrase où les acteurs murmureraient ces mots invisibles qui diraient... Je peux seulement dire de cette Impatience "QUE J'AI ENVIE QUE NOUS NOUS AIMIONS". Hervé Guibert. Camille Rochwerg 13 Juillet 2014 Les textes et guillemets sont en extraits de Orlando ou L'impatience de Olivier Py. Texte et mise en scène Olivier Py Scénographie, décor, costumes et maquillage Pierre-André Weitz Musique Stéphane Leach Lumière Bertrand Killy Avec Jean-Damien Barbin, Laure Calamy, Eddie Chignara, Matthieu Dessertine, Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, Stéphane Leach, François Michonneau
EXPOSITION À LA MAISON D'ARRET 
LASSÉS D'ÊTRE SCINTILLANTS
LA DISPARITION DES LUCIOLES
La prison est vide d'une trajectoire, ils ont été déplacés. Lassés de toutes espérances, au fil de la couleur de la nuit, d'une longueur égale à la distance de la terre jusqu'au delà des nuages. Les cellules sont vides, La Collection Lambert s'y est installée. Et derrière chaque porte ornée d’un mouchard. Entrouvert. L’on peut apercevoir et se dissoudre devant le bateau IVRE de Paul Ceylan, œuvre de Kiefer. Se laisser Inonder par les ruisseaux de gouttes d'eau noyées dans la vague. Face au temps, il y a les écrans vides et pleins d'une projection sur l'enfermement. Ou sous l’effet des matins se découvrent la folie des êtres et leur effacement. D'où l'on peut reconnaître l'ombre, les émotions, les respirations, les tremblements qui se gravent sur des pierres. Jusqu'à  l'enfermement du son par Joseph Beuys de bobines dans le feutre. Initiale matière utilisée de ses performances. Plus loin il y a la salle des archives ou se tenaient les détenus politiques français interrogés par les Allemands. Avant certains départs pour Auschwitz. Là on peut retrouver les recouvrements d'âmes qui s'offrent sur la dernière servante de lumière éclairant les faisceaux de Vies de Boltanski. C'est un air de fin du monde, gravée sur des murs. Où certains messages peut-être aurait pu se transmettre au monde libre. Il y a un monde libre. Qui crient devant les prisons. Hurlants, Ils sont nomades et interpellent le bleu du ciel de Mathieu Pernot. Et puis la porte menant à de nombreuses directions vers un paysage de cristal, dont les reflets réfractent notre image d'absence. Seuls reflets pigmentés dont les interstices ne représentent que le point vulnérable d'une FIN. D'une FIN de L’EXCLUSIVITÉ d'une RÉVERSIBILITÉ et d’une RÊVALITÉ PARALLÈLE. Camille Rochwerg 14 Juillet 2014. Extraits de titres de l'exposition" La Disparition des Lucioles"
UN LIED BALLET de THOMAS LEBRUN 
UN LIED BALAI(S) PAR JOUR DE GRÈVE OU PAR JOUR DE PLUIE
Sur le chemin du retour Avignon Manosque. La radio se disperse entre l'accordéon et la 9eme symphonie de Beethoven. La pluie s'est arrêtée. Enfin le Lied Ballet a clôturé l'espace à l'issue d'un commencement. Et d'une fin. S'exerçant avec humour à  sécher le plateau blanc pour Valser d'une œuvre à l'autre. Valse des balais et serpillières sur le plateau désert. Le piano a queue fut recouvert sous les arcades du cloitre. Deux essais de représentations sur glissades immaculées ont laissé place à ces sentinelles d'un soir de Pleine Lune Voilée. Et de notre départ. électrisé. Thomas lança au-dessus des sièges roses bonbon. Ça t'a plu!!! Rendez-vous à Chaillot cet Hiver Camille Rochwerg 13 Juillet 2014

INSTANT DE RÉSONANCE LA VIE
L'UN DES SENS DU GESTE SI ÉLÉGANT 
Au moindre souffle sans défaillance. Exposés et subtiles... Ce qui se rapproche... De l'éclat et qui donne un sens à la perte d'un fragment de vie qui s'écarte. Infiniment traversé par une respiration disjointe ...vers la mort . Entre saisir le remuement.
L’immobilité. Le filament... Entre le bord... La limite... Et la rive. Le contour… D'un labyrinthe… D'une tentative. C'est peut-être le le basculement irréel. Du passage . Qui se dérobe. Venus d'où... Venus de... IIs traversent. Les seuils d'une écriture autour de la "Jeune fille et la Mort" si fort si pénétrable… L'incandescence même d'une résonance A LA VIE. CAMILLE ROCHWERG Chorégraphie Thomas Lebrun
LYDIE DATTAS CYCLE DE LECTURES
JEAN GENET 
"LES PARAVENTS" ILS M'ONT DIT LE SCANDALE provoqué par Jean GENET sur les représentations des "Paravents" au théâtre de l'Odéon en avril 1966 sur les événements de la guerre d'Algérie. J. GENET assis sur une chaise à l'intérieur du théâtre, la foule se pressait sur les portes. La représentation scénique théâtralisée me semble être là comme chez T. KANTOR le précepte d'une illusion. Le précepte de ne pas savoir, de ne pas le dire, le précepte de le savoir jouer comme " on verrait un monde malade de petites maladies de puissance et d'impuissance. " JP VINCENT. À l’affût de toutes ces lumières tremblotantes, une magie, la guerre d'Algérie existait à l'extérieur du théâtre. Sur cet incident, il était surprenant de sentir ces êtres endimanchés traverser le parvis de l'Odéon scrupuleusement peu inquiets des événements comme le citait J. GENET. " La foule était là marchant sur des morts" la scène des violences existe à cet endroit, la magie du renoncement est enfouie sous les bombes. J. GENET savait que tout le théâtre du monde était représenté par ces pantins mécaniques qui s'esquivaient en douce ignorant les cris violents sourds et muets annonçant de l'irremplaçable représentation applaudie. EXTRAIT DE KANAL MAGAZINE MERCI CAMILLE ROCHWERG 1992
EMMANUEL EGGERMONT
L’IMMANENCE SANS ABRI de EMMANUEL EGGERMONT 
VORSPIEL  " Préliminaires amoureux " 
UNE VIE NE PEUT PAS FAIRE UN GÉNÉRIQUE
Il y a eut un fracas assourdissant sur les silences du corps invisible, dernière création présentée au Festival Artdanthe de EMMANUEL EGGERMONT.
Ce qu'il nomme de cet opéra et sur l'invitation à danser sur la chanson de Warrum... Ne serait-ce pas le désir d'être touché par ses confidences... D’être regardé ou de se justifier d’une dérive. Dans cette rare stupeur de se perdre, l’index de ce prélude captif et oppressif des mots. Persiste l’immanence sans abri de ces silences virtuels. L’énumération de l'adversité des corps instruit ce destin échoué au bord de ce précipice... Où l'enfer d'un Nijinsky s'élevant sur un champ blanc immaculé d'expérience et de liberté. Surgit d’une élégance du regard et de l’immobilité à cette écoute. La révélation d’une splendeur, l’écrit d’une partition et d’un lieu, la surface ineffable des mains échappent à la révolte intérieure. L’impatience des lumières. Le tumulte évanouissant d’une fin. L’effacement, l’effritement, l’effarement des destins écrits, soulignés de ses mains, inscrivent le verbe Aimer. Reste ce regard assassiné qui traverse la folie, la dignité ou l’indignité vigilante et futile d’un geste en miroir d'une fidélité à Raimund Hoghe. Reste le coeur désaccordé, l’éveil d’un opéra ensorcelé de se perdre vers ce qui se tait de la "transexualité lapidée" Avec toute la part d’indifférence dévoyée et de révérence du mépris à reconstruire. Ce qui dérange. Ceux qui baissent le regard pour ne pas voir. Camille Rochwerg Mars 2014 Festival Ardanthe. COMPAGNIE L'ANTHRACITE Chorégraphie : Emmanuel Eggermont Interprétation : Jihyé Jung et Emmanuel Eggermont Interprètes invités (pour la création): Mathieu Jedrazak, Corinne Masiero, Mickaël Knockaert Scénographie : Elise Vandewalle, Germain Pluvinage, Emmanuel Eggermont Assistant musical : Mathieu Jedrazak

THOMAS JOLLY HENRY VI de William Shakespeare
FABRICE MURGIA NOTRE PEUR DE N'ÊTRE
DIDIER RUIZ 2014 COMME POSSIBLE
2014 COMME POSSIBLE
FACE PUBLIC DANS NOS FAUTEUILS, NOUS NOUS REDRESSONS DEVANT LE MOT RESPECT. Car ILS S'ADRESSENT.
Entrée de scène, j'imagine le mot Désirs. Sortie de scène le mot Amours. Ils sont effroyablement beaux en passage d'adolescence dans une insouciance. Vers une hésitation... Une multiplicité du langage. Des plaisirs. Grandir, Rester Vivants. Rêver... Rêver d'être... Sur une terrasse à Miami et décoller pour regarder le ciel. Devenir. Traverser la plénitude des ombres. Danser sur la responsabilité. Trouver la liberté parce que seuls. Livrés à la peur. Dans la perte des risques... Du contrôle de soi. De traverser la honte insidieusement, d'un corps qui s'éveille à l'échec possible. Au renversement d'illusions impénétrables. Aimer ce qui instruit la connaissance de la vie. "D'où on vient" Sentir l'air ensemble, les rires, les sourires de transparence influant le trajet de la Mort. Cet évanouissement d'une musique qui s'éteint. Loin d'eux et si proche. Ils touchent à ces gestes devenus muets pour induire une parole donnée, offerte "D'une liberté sur ma peau" Ils répètent la puissance des phrases. De l'amour, du rêve, d'aimer inlassablement. Je parlerai de lui, en fond scène illuminé par la couleur luisante de ses yeux. La parure négligée retombant sur ses épaules d'un violet parme qui lui va si bien. Son silence qui veux DIRE. Je parlerai de ceux la même qui se sont propulsés vers cet inconnu du partage et de l'inconnaissable. Suspension de pleurer aux applaudissements. Je parlerai de ce fil du temps, qui épelle les mots Sincérité, Aveux de faiblesses. "L'amour c'est a peu près cela, L'amour c'est différent" Et puis sur nos fauteuils dans le Tinel de la Chartreuse. Nous nous redressons devant le mot RESPECT prononcé Face Public. Car ce mot s'adresse... Ils s'adressent... A cette indélicatesse perdue et retrouvée. Et puis, Ce Souvenir... Ressentir..." Il y a cette liberté sur ma peau. Mais elle n'existe pas". J'insisterai sur LA BEAUTE DES LIEUX et de LA RUMEUR des REPETITIONS. 2014 Comme POSSIBLE. Spéciales Dernières De Didier Ruiz Création réalisée avec 15 Jeunes et Adolescents de 14 a 22 ans issue des collèges d'Avignon et Alentours.
Conception et mise en scène Didier Ruiz Travail sur le corps Tomeo Vergés Scénographie Charlotte Villermet Lumière Maurice Fouilhe Son Adrien Cordier Assistanat à la mise en scène Sophie Mangin. Photographies Emilia Stefani-law 
Avec Kévin Amisi, Yann Aroumougom, Youssef Ayadi, Paul Babaud-Dulac, Ilona Bordji, Constance Fréchon, Sarah-Isis Gaillardon, Manon Lehuede, Noémie Luong, Marine Perez, Liova Pinhas, Mathie Puglisi, Margot Reboulin, Dorian Urset, Ihab Zarioh. Camille Rochwerg 27 Juillet 2014
LA CHASTE VIE DE JEAN GENET
"RENDRE A SON INNOCENCE LE BAISER QUI VIENT DE SCELLER LE PACTE AVEC L'INTOUCHABLE" Ce qui laisse Trace ce soir dans la cour d'honneur. C'est le Vent, ce Mistral qui se lève au crépuscule INVENTANT LA NUIT de Jean Genet. Et de cet acte admirable. Qui surprend l'écoute silencieuse et la suprême élégance, qui s'inscrit sur l'issue de cette conscience Funambule. Genet Taulard inspiré "Portant le Matricule d'incarcération 192-102. Et le titre Princier de Délinquant Juvénile". "Condamné pour  des délinquances de papier... Loin de lettres d'amours Maternelle qui s'enfuirent dans la nuit des temps. S'enfuir... Etant impossible... De la colonie pénitentiaire de Mettray, destinée à réhabiliter de jeunes délinquants créée en 1839 et fermée en 1939. " Il n'était pas rare qu'un gosse ne soit abattu dans un sillon". Quelques fleurs de GENÊTS indiquaient la barrière infranchissable de l'institution. Enfant déjà, engendrant le poète révolutionnaire qu'il était, "brisant les éloquences convenues". D'un seul geste et dans un effacement de soi. Nomade prodigieux, Amoureux Perpétuel, "Il effeuillait Fenelon et écrivait Notre Dame des Fleurs" En cachette. De cet éclat rieur, de ses yeux bleus, il laissa trace à propos des Nègres. de ces lignes sulfureuses. "Eclats à l'état de variétés zoologiques" De sa rencontre avec Cocteau Académicien, il s'exprima sans légèreté, insufflant son désir de ne pas apparaitre de son Nom dans le journal. De ce livre Saint Genet de Jean Paul Sartre, il inscrivit en paraphe "Il m'apportât la célébrité qui est plus indécente que la Mort" Plus loin dans ce Vertige d'innocence, il prit l'envol d'un amour dans la rencontre avec Abdallah le Funambule descendu d'un ciel incertain et mortel... Il dit "Ce qui sépare la séduction de l'amour " avec quelques points de suspension... Il s'était éprit d'une image rayonnante, de paillettes et d'artifices, "oubliant qu'un état faible désarticulé était une disgrâce." Il n'avait pas pleuré depuis trente Ans" Jean Genet rompu ce destin abandonné et se détourna des apparences en s'immiscent très étroitement dans la lutte Palestinienne, devenant ainsi "l'azur vivant qu'il aspirait à être depuis toujours". Il s'éteignit dans sa chambre d'hôtel à Paris le 15 Aout 1986 et fut enterré sous l'étiquette "Travailleur Émigré" Sa tombe se trouve à Larache dans le cimetière Espagnol tourné vers la Mecque près de Tanger. De cette vaste indiscipline qu'il traversa avec beauté, je le REMERCIE. Extrait de Texte de Lydie Dattas. Lecture de Guillaume Galienne . Mise en scène Olivier Py. Avec L'orchestre Régional Avignon Provence Direction Samuel Jean. Camille Rochwerg 27 Juillet 2014
C’EST UN RENDEZ-VOUS LE 27 JUILLET A AVIGNON
CE QUE JE SENS DE LA "FAUTE À LA VIE" 
Texte écrit par MARYSE CONDÉ
Ce serait une scénographie lagunaire ou les bords seraient dessinés d'un sable collé, Les lisières du bord emplies d'un sable noir . Légèrement ambrées de dorures éparses s'éteignant sur leur extrémité. A l'orée d'une confusion entre la vie, l'amour, le trouble et ĺ´un-finitude. Seule illusion. C'est TOUT. Camille Rochwerg 22 Juillet 2014; Mise en scène José Jernidier Avec Firmine Richard, Simone Paulin Scénographie Valérie Verdol Lumières Jean-Pierre Listoir Communication et coordination Migail Montlouis-Félicité Photo © Jean-Pierre Listoir
UNE FIN
De la Chaste vie de Jean Genet de Lydie Dattas 
à 2014 comme Possible de Didier Ruiz à La Faute à la vie de Maryse Condé
AVIGNON SOIT-IL
PHILIPPE CALVARIO
L'ILLIMITÉ DE L'ORACLE (IN)FRANCHISSABLE DES
 "VISAGES ET LES CORPS" 
Le corps écoute, s'est effacé dès lors pour une interprétation initiée par Philippe Calvario. La voix n'est pas recouverte, Patrice Chéreau illumine de sa présence... Et reste éclairée par la liberté d'un texte qui s'éclipse sur le chant des possibles. Il regarde, l'étincelle cachée de l'ombre, des acteurs. Là, le commencement s'élève. Le corps respire s'imprègne dans la solitude et le silence afin d'accéder à cette voix qui transcende l'instant subtil de résilience révélée. S'y fuyant. S'y glissant. Si fluide. Suspendu. Passerelle d'excellence du regard de Bernard Marie Koltès. Perdition et traversées de chaises dispersant la folie d'aimer de Bulle Ogier. Parfum d'une solitude d'évidence de Pascal Grégory. Il s'incline sur l'utopie de violence de "Coma" de Pierre Guyotat. Le "journal de Nijinsky" frôle encore le sol de cette course haletante du "Printemps"de Thierry Niang. Expérience inextricable du cercle des amants. Liée comme le cite Jean Genet dans le Funambule "Pour ton arrivée en piste, crains la démarche prétentieuse. Qu'au premier de tes bonds - préparé dans la coulisse - l'on sache déjà qu'on ira de merveilles en merveilles." Vers s'en aller librement entre les entraves évitant le précipice et l'enfer d'une lévitation. Aiguiser la perte, le désir, mais pour y parvenir c'est aussi quitté cet éclaboussement de silence de crimes de fureur de vivre pour accueillir "Je dis que l'avenir c'est du désir pas de la peur " P.C. Ainsi le souffle régulier habite et scande l'imperfection de renait sens ou le secret de sa vie, précise l'effraction d'une invitation à vivre. Cette absence en suspension porte la qualité d'une blessure d'une solitude avérée. Évoluant sur une escapade de mots qui préservent ce qu'il faut offrir comme silence pour aller au bout de ses rêves et du désir sacral. "J'ai ce besoin de me laisser hanter par les voix venues de mes ailleurs qui résonnent par moi..." Sur le plateau, je suis tellement l'inscription d'un écart, vers l'inquiétant, l'effrayant, le merveilleux. Où la passion d'une fuite sur "La nuit juste avant les forêts" Trouve la résonance de secrets trouvés retrouvés, Un submersible, PATRICE CHÉREAU L'HOMME D'UNE VIOLENCE PASSAGÈRE se prête à la répétition. Ce ne pouvait être que l'immensité effacée de ses terreurs, de ses doutes, qui précise cette présence éternelle. Ce "Rêve d'automne" cette symphonie inachevée d'une écume, reflux flamboyant au-delà des cintres et des opéras cerclés de sang. Dispersant sur le visage et le corps d'Hervé Guibert l'insolite élixir d'une phrase « L'amour » Est-ce que cela se voit dans les yeux ? Octobre 2013 Camille Rochwerg Théâtre du Rond Point jusqu'au 10 NOVEMBRE A propos de Les Visages et les Corps de Patrice Chéreau mise en scène et jeu Philippe Calvario lumières Bertrand Couderc musique Mitja Vrhovnik Smrekar
ivressecran@sfr.fr