JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

24/07/2015

Presse Théatre Danse AgendAvenir L'été D'instinct D'insolence si Translucide Par Camille Rochwerg

 AGENDAVENIR 

D'INSTINCT ET D'INSOLENCE
SI TRANSLUCIDE
JE SUIS L'AUTRE
JE EST UN AUTRE
OLIVIER PY
Du 4 au 13 Juillet 22H
NATHALIE GARRAUD
Du 5 au 12 Juillet a 15 H
Gymnase Mistral
ISABELLE HUPPERT
ISABELLE HUPPERT 
UNE FEMME OFFERTE
DE CETTE IMPUDEUR A LA SOLITUDE DU VENT Devant l'hôtel de la Mirande. L’on peut entendre les Gnossiennes de Éric Satie. Ici, il y a aussi le souvenir de Delphine Seyrig Rue Peyrole, qui déambule dans la sente qui longe la Cour D’honneur avant sa dernière lecture de Madame de Bovary. Isabelle Huppert entre en scène dans les vestiges du décor du Roi Lear mis en scène par Olivier PY. Elle s'ouvre et s'avance ... Une robe coquelicot rouge s'évente et envahit l'enceinte immense. Le mistral couvre l’inceste d’une orgie de mots Infectés. Les feuilles du pupitre se soulèvent sur l’infiltration du vent fougueux. Elle s’élève pour énoncer l’enthousiasme et la passion secrète et sadique, sexuellement transmissible sur un texte de Sade "Juliette et Justine - le vice et la vertu ". Ainsi s’installe le déferlement d’une jouissance de plaisirs à voix nues. Les mots sortent de sa bouche ensorcelés. Les flots de foudre firent couler tant de foutre inanimé. La vigueur du dard monstrueux s’adonne à l’ivresse des organes déchirants les entrailles... Le viol siffle et ébranle cette quête prête à se confondre. "Inondée de luxure de jouissance comme le crime". Se précipiter sur le supplice et en même temps toucher à l’incitation d’une renaissance. Éprouver la sentence du plaisir. Respirer et le laisser s’éteindre. S’étreindre. Sévir, s'y livrer, s'y délivrer. S’y dévêtir. S’y détruire. S’y anéantir… S’y jaillir comme un outrage. S’y vautrer de cette infortune" Si la complicité d’un crime reste pénétrable et préférable à l’excitation." Si j'évite, si j'ose atteindre l’intouchable de ce lien délié. De briser ses liens pour juste trouver l’indécence cruelle. Le dictionnaire des synonymes contrarierait tous ces Maux Dit. Pressez de s’y contraindre. Reste cette "délicieuse intempérance, cette parcelle de foutre ou l’abstinence dans sa bouche sont des mots voluptueux élogieux "… Prête à s’y ruiner… " Afin de trouver des formes nouvelles "… Un luxe de femme devenue princesse. Portant l’étole des reines, affligeant les princes. Dévalant sur les ornières. Caressant la volupté de devenir L’AUTRE… "JE SUIS L'AUTRE... JE EST UN AUTRE " L'écrivait en épitaphe de ce festival Olivier Py. Cuvée 2015. " Je ne peux pas dire que je vous aime, je peux seulement dire..." L'inscrivait H. Guibert. Que je suis venue à la rencontre d'un seuil inébranlable. Camille Rochwerg le 9 Juillet 2015
SUJETS A VIF
DU 5 AU 11 ET DU 15 AU 21 JUILLET
ET DU 15 AU 21 JUILLET
Jardin de la vierge St Joseph
"Reste une trace sur l'infranchissable limite de la condition humaine. Je construisais et je compris les innombrables portes qui s'ouvraient sur le lointain comme un secret au seuil de l'existence du souvenir. L'invisible initiale, c'est cette fenêtre qui acquiert cette force du secret de l'âme et de la puissance. La chambre de mon enfance imprimée sur ce vide sans cesse qui s'accumule, fermente sur cette liberté démesurée du vide. Ce bref instant de conscience... L'identité dans laquelle l'œuvre se révèle pour la première fois. Le retour, cette nostalgie... Toute la vie, j'ai attendu quelque chose qui arriverait. Les enfants attendent toujours." Extrait de lecture de "Ma pauvre chambre de l'imagination" lu pour le Centenaire d'Entrevoir la VIE Pour Tadeusz Kantor
HACIA LA ALEGRIA - VERS LA JOIE 
L'IMMANENCE D'UNE VIE TRAVERSÉE
Ce texte raconte la crise d’un homme. Dans sa nuit glacée d’une chambre, réveillé durant le tumulte de sa vie un matin… L'acteur Pedro Casablanc incarne cet architecte réputé qui sur le fantasme d’une quête s’avance vers la conscience d’une folie. Pour se fondre sur la menace d’un conflit mortel. La transparence de sa vie perméable s'offre et se confronte à ses méandres intérieurs. Ce qui disparaît d’apparaître. C’est cette insalubrité qui s’accroche à la tendresse d’un autre versant du monde extérieur. Pour fractionner la fiction d’une aventure intérieure. L’écriture s’impose d’évoquer le séisme de la mort, le néant et la proximité de sa beauté infime. Une transfiguration du réel qui peut rendre l’existence supportable, s’il sait insuffler une vision. Intime. Ce texte enchaîne des récits mêlant les détails réalistes de la vie ordinaire jusqu’à trouver la fulgurance de détours. C’est un acteur qui puise ce geste impudique, de saluer la lisière audacieuse, de respirer la nécessité d’exister. Par ce geste d’écrire, ce risque fertile d’une chambre ou le rêve essentiel de son acte de dire se révolte. Sur la rive et face à lui-même galopant sur le rivage d’un jour sans fin. Ou ce lieu de solitude essentielle de l’être, la sollicitation du corps et la nécessité des mots résonnent avec mensonge. Et tout au contraire. Le sommeil nous rappelle de rester sur la dérive d’un réveil, sur l’abîme d’une plus grande liberté. Sur le gouffre d’une incertitude, sur la brillance d’une course débridée ou les craintes de toucher à la folie s’enchante sur les noires lumières d’un corps éperdu qui se cognent sur les aveux arrachés aux murs mobiles de Pierre-André Weiz. C'est un homme blessé de vivre. Comme si sa voix en dessinait les séquences au point de s'identifier vers l’autre si rayonnant d’une déshérence portant «l’interrogation de tout créateur sur ses implications, ses responsabilités civiques, politiques, philosophiques." Le jeu du miroir resté trouble s'invite à revivre L'IMMANENCE Traversée. Remarquable. Désespérée. Cessant d'être peut-être... De se retenir... Camille Rochwerg le 15 Juillet 2015
Hacia la alegria - Vers la joie Texte et mise en scène Olivier Py -Traduction Fernando Gómez Grande Musique Fernando Velázquez Scénographie et costumes Pierre-André Weitz Lumière Bertrand Killy Assistanat à la mise en scène Luis Blat et Andrea Delicado Avec Pedro Casablanc et les musiciens Preslav Ganev, Desislava Karamfilova, Petya Kavalova, Stame

HOMMAGE A PATRICE CHEREAU
COLLECTION LAMBERT
GAELLE BOURGES 
Du 14 au 21 Juillet
A MON SEUL DÉSIR 
CONFESSÉE DE SÉDUCTION, 
C'est dans ce rituel de fiction, que l'artifice de "À Mon seul désir "orchestré par Gaëlle Bourges suscite cette magie des corps qui se confie. Au franchissant des draperies pourpres d'un rideau de SOI. La tenture de la Dame à la Licorne se découvre et infirme ce jardin idyllique dans le clair-obscur jusqu'à mettre en scène l'exaltation d'un cabinet de curiosités. Sur ce sentier, la tubéreuse ; cette Absolue de fleurs trouve encore son essence entre les dérives sensuelles et l'abus des jouissances terrestres se laissant divaguer sur les traces et sur le carmin d'un rideau rouge parsemé de ce parfum de confidences. Se glissant sur le fil tissé de la menthe verte, les camaïeux de couleurs et d'odeurs enivrantes. Elles s'illuminent des riches heures de richesses et du paraitre dans les demeures. S'interroger sur l'épice, l'épiderme érotique de ce  « seul désir » Hors classe, semblant sortir hors cadre de la tapisserie inspirée de légendes. Là s'édifie l'interférence dans l'histoire qu'une licorne ne peut être touchée que par une vierge. La voix de Gaëlle Bourges sur ce récit piège, capture l'enclos de ce jardin et de cette traversée sans miroir. L'icône pourrait sortir de l'effacement des dorures et danser sur l'inadvertance de son existence. Camille Rochwerg le 7 Février 2015  [CRÉATION 2014] C'était au Théâtre de Vanves le 6 fév. 2015  Conception et récit Gaëlle Bourges, Danse Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Alice Roland Avec Carla Bottiglieri, Gaëlle Bourges, Agnès Butet et Marianne Chargois Et l’aimable participation de 34 volontaires, Musique XTRONIK et Erwan Keravec Chant Carla Bottiglieri, Lumière Abigail Fowler et Ludovic Rivière Costumes Cédrick Debeuf, assisté de Louise Duroure Masques Krista Argale Retouche masques lapin Corinne Blis Accessoires Chrystel Zingiro Crédit photo : Danielle Voirin
JAMAIS ASSEZ
Du 13 au 17 Juillet
CONCEPTION ET CHORÉGRAPHIE 
GYMNASE AUBANEL
TRILOGIE DU REVOIR
BOTHO STRAUS
Du 21 au 25 Juillet 18H
LA TRILOGIE D'UN REVOIR DE Benjamin Porée​
L'ÉLIXIR IVRE D'UN REVOIR 
"Au commencement il y a l'adieu et pas le revoir. " Botho Strauss. C'est l'idée d'un destin qui tombe en ruine. Dans L'exigence D'un REVOIR. Ce qui ouvre les limites d'un sentiment où règnent les signes d'une désinvolture. Et d'une blessure d'un REVOIR. Des êtres survivants fuient les éblouissements de noires lumières sur une fin de phrase qui s'échappent. Sur l'invisible d'un REVOIR. Quelques îlots de conversations derrière l'opacité de paravents opaques… Tracent l'impasse d'un REVOIR. Ils sont et le texte l'évoque les héros d'une « inactivité plurielle ". Dans l'urgence d'un REVOIR. Vaguement effarés. Vaguement Effacés. Ils ont gravé l'interstice d'une résistance d'un trop pleins de souvenirs. Pour oublier le passé d'un REVOIR. Dans un mélange de convictions intenses. Ils sont là dans leurs états intermédiaires de l'adolescence furtive de devenir adultes épuisés. Trahis. Par l'invraisemblance d'un REVOIR. Ils sont infiniment indistincts sur des amours abandonnés. Vers la vitalité et l'orgueil d'un REVOIR. Face contre face dans l'écho d'un REVOIR. Inlassablement offerts au vide. Ouverts sur la pertinence d'un REVOIR. Ils parlent aussi de l'étendue d'un désespoir éparpillé de bonheurs et de nostalgie. Sans la folie d'un REVOIR. Une assemblée d'identités dont l'exhalaison inhabitée insulte une étrange inquiétude d'eux-mêmes. Pour l'errance d'un REVOIR. Ils disparaissent parfois dans la sente de la scénographie s'éclairant du paysage laissant la fluctuation des corps s'orienter vers l'inaccessible. D'une flagrance d'un REVOIR. Au commencement, il y a un vrombissement de la musique qui laisse l'ascension des voix s'éteindre. S'étendre. Vers l'innocence d'un REVOIR. Ils expérimentent le fractionnement de leurs libertés. En tentant de reconquérir leurs jouissances. Leurs solitudes vers ce grand écart. De la vérité d'un REVOIR. Ainsi de cette pièce de Botho Strauss La trilogie du Revoir. Benjamin Porée s'échoue à trouver la cohérence de toucher à la conscience et de larguer les amarres afin de porter l'éclat de ce poème dans une œuvre au rouge fixant les lumières vers l'élixir d'une consolation de l'être. Vers la renaissens d'un REVOIR. Effaçant par instants, la tentation d'un REVOIR. Effleurant l'inquiétude d'une beauté sombre ou s'inscrit sur les murs vivants l'éthique d'une exposition, la résistance fluide d'une œuvre sensible. Le tracé et la fragilité d'un REVOIR. Une œuvre au blanc en lisière d'un rouge feutré. Il tentera de toucher à ce risque de tout l'être… De la scène impalpable à cette errance ivre de réalité si insultante. Il revisite CE BRUIT RÉCURENT. DE LA VIE PENCHÉE SUR LA PEUR INÉLUCTABLE. DE RETENIR LE JOUR SUIVANT et AU-DELÀ. Camille Rochwerg le 23 Juillet 2015
GYMNASE AUBANEL
PHOTOGRAPHE
FABRICE FABRE
LAURENT  BRETHOME
KEVIN AUGER  ROMAIN BRAU
KEVIN AUGER 
UNE CHEVELURE C'EST AUSSI LA NUQUE OU SE DÉPOSE UN BAISER FUT-IL . Vous, cette éphémère illusion, qui traverse chaque instant pour un visage... Dévisagé. Provisoirement indifférent. Sur ce visage il y a cet état extatique et la vacuité de l'instinct. J'imagine... L'intervalle de ce regard qui vous importe par cet éclat équivoque. Par effraction, quelque chose s'installe, se défait. Se frôle pour souligner la perception. Et l'imperfection de l'ignorance extérieure d'un autre écart... PUBLIC II Y A QUELQUE CHOSE QUI S'INITIE D'IGNORER TOUTE INDIFFÉRENCE DE TOUTE ABSENCE. C.ROCHWERG
MONSIEUR K - BERLIN KABARETT 
THÉATRE DE L'ARRACHE-COEUR AVIGNON. 
MONSIEUR K DÉBORDE D’UNE RÉSURRECTION FRAGILE
D’un désastre maquillé. D’une vérité juste au bord qui tangue sur l’étreinte préservée. Fou de passion. Les yeux s'écorchent d'un noir glacé, sa bouche écarlate pailletée d’or retient l’absence des amants. Son déhanchement se tient sur le bonheur le temps de brûler une cigarette, telles une ellipse et une accélération du rythme. Il vacille sur l’équivoque d’une chanson, griffant l’élixir d’une particule de vie retenue bouleversante. BERLIN se souvenir d'un baiser foudroyé. Ou juste effrayé d’être et de toucher à la tendresse. Qui s’invente, vainqueur des Enfers. Ses chansons se révèlent et se métamorphosent par… Un détail infime, un murmure déversé immortel. Cet accent de moquerie, le trébuchement d’un rire, l’affolement d’un autrefois humecter d’un Prénom. Jusqu’à atteindre ce qui se célèbre d'un récital. Cet amour traversé improbable. Ou tout est Amour. Monsieur K interprété par Jérome Marin filtre cette existence inlassable. Et se détourne par ivresse déjà ensorcelé par la vérité d’un songe décalé. D’un destin partagé, d’un regard rencontré. Faillible devant la beauté et la nécessité d’étreindre la séparation. Cette autre voix de l’in-séparation si près d’entendre l'hésitation ou s’insère la résistance et l’épreuve du souvenir. À l'abri du secret, cette voie touche à la perte immense d’où s’échappe cette impuissance folle du désir. Cet amour de vivre. Démaquillé, caché de cet éventaire de VIE. Qui soulève l'imperméabilité de ce grand écart d'un autre genre. Sur l'indéfini tout humain d'appar(être). INFINIMENT. S'éloignant ainsi de l’inconfortable évidence d’un souffle qui vient à la rencontre et qui force les blessures à se sourire. D’UNE RÉSURRECTION FRAGILE. Camille Rochwerg le 13 Juillet 2015 Nous sommes prêts à vous accueillir tous les soirs en alternance à 22h pour le BERLIN KABARETT OU LE BAL DES ILLUSIONS au Théâtre de l'Arrache-Coeur en Avignon ! MONSIEUR K. BERLIN KABARETT - LE BAL DES ILLUSIONS
D’après des chansons composées par : Mischa Spoliansky, Rudolf Nelson, Friedrich Höllander, Kurt Weill,... Mise en scène : Jérôme Marin Chant : Jérôme Marin / Piano : Antoine Bernollin Direction musicale et arrangements : Antoine Bernollin et Fred Ferrand Création lumières : Benjamin Poisson
STRINDBERG & SIRI JOUENT MADEMOISELLE JULIE. 
Texte de Moni Grégo d'après August Strindberg. 
Lecture Espace Alya 31 bis rue Guillaume Puy 84000-Avignon 
le 9 juillet à 21 h. 30. Avec Yves Ferry et Moni Grégo. 
Entrée libre. Durée 1 h. (Photo Nicolas Treatt).
COLETTE FELLOUS
A LA FIN JUSTE A LA FIN
UNE DERNIERE RÉVÉRENCE 
Les pages arrachées pliées resteront collées sur des Milliers de Lèvres. Avec ce vocabulaire si incident, si traversé de voyages, pour un Final qui interfère cet AMOUR FOU Colette Fellous MERCI
FRANCE CULTURE suite d'une fin de " SIÈCLE "
"LA PRÉPARATION DE LA VIE"
Colette Fellous votre VOIX porte tous les accents et le parfum de toutes les villes du monde. Vos émissions se sont collées sur un disque dur extérieur. Qui peut craquer bien sur et s'ingénier à tout effacer. Comme de si loin l'on entendrait enfin le visage de la mer... Rosa Gallica. Effleurant votre jardin d'un trouble, celui des oiseaux qui siffleront le refrain d'un REVOIR sur ces carnets magnétiques. Et de votre sourire distinct se dessinera cette infinie liberté qui vous habite. il y avait ce texte troublant que déclamait Alain Cuny avec force d'in-finitude de Friedrich Hölderlin. Intitulé "L'habitation de l'être et l'être habité" Et puis peut-être avec illusions et providences, il y aura d'autres performances d'idées et de voyages à suivre vers. Clarice Lispector l'aurait inscrit ainsi sur la dernière ligne d'un cahier. Avec des points de suspension... Vos écrits sont des lectures publiques franchissables. Qui vous accordent l'initiale beauté de sentir cet instant d'après. Comme un succès qui ignore la "Verticalité des pouvoirs" et l'horizontalité d'un sujet portant la lettre Je suis... Là ou sur ces chemins d'aventure... Un coquelicot Rouge vous est offert comme l'annonce d'une visite suivi d'un rêve virtuel laissant s'enfuir cette incessante irréalité "Divine" Pour Colette Fellousl Camille Rochwerg
LA VISITE DE PIPPO DELBONO
LA VISITE DE PIPPO DEL BONO
ENTRELACS D’AMOURS ET DE SOLITUDE 
DE DEUX PRINCES 
L’effluve bleu cobalt sur le sol s’écrase et s’immerge à la station VIEUX PORT à Marseille. Déjà, la chaleur vibre dans les yeux. Les salles du FID FESTIVAL parfois climatisées accueillent le film « La Visite» de Pippo Del Bono. Une visite à Versailles avec Mickael Lonsdale et Bobo longeant la réverbération des âmes et des mémoires, sous l’œil d’un peintre d’un poète… Émerveillé. À l’heure d’apparaître les princes et les princesses figures de pouvoir fragile ont préservé cette liberté existentielle. De blessures libérées plus secrètes… De cet encontre, les mains se sont offertes à la vie, au lien de l’un et l’autre pour survivre à cette trace. Bobo écartelé de son histoire propulse quelques sourires d'effroi devant la musique de la guerre aux images. Ensanglantées sont les larmes d'une arme invisible. Rien qu’une dystrophie irisant la parure de Versailles. Peut-être est-ce cela la connaissance secrète des mots, des cris et des gestes qui ensorcellent sa présence. L’attente, l’atteinte, les mains évoquent l’admiration des œuvres, la vie qui s’arrête, les corps qui s’enfuient, la résonance d’un siècle, vers le regard de celui qui… Écoute le bruit humain. Le murmure enfermé des hommes. Cette insignifiance de la connaissance présage de cette attente… D’un détachement pour revenir vers l’éternelle beauté. Ce silence entre eux, c’est l’accord parfait d’une note de piano… Le jeu de l’un vers l’autre, le plaisir insouciant. La visite porte la vitalité d’un équinoxe sur cet homme dont l’extravagance du passé s’est peut-être élargie. Par tant de voyages intérieurs, par tant de silence dont les marbres et les plâtres. Ruissellent. Intriguent… Les Miroirs indécents reflètent encore les persécutions, les guerres, les histoires d’amour… Cette apparence de la beauté fustigée, muette, stucs et statues de marbre, sourires figés, objets insolites déposés comme des agapes au pied des œuvres. C’est aussi cela le regard de cet enfer... De cet enfermement illustré de lustres de dorures et de glaces s’inondant de lumières Impénétrables… Qui veille sur le lent chemin ou ensemble séparément, les deux silhouettes s’éloignant Mickael Lonsdale souligne et évoque cette vieillesse du temps qui passe. Lentement… "J’étais un enfant adultérin. J’étais un enfant caché… "Et toi Bobo depuis longtemps, tu as été dans un asile… Mais la vraie liberté, c’est d’oublier les choses inutiles…" Reste les peluches, les accessoires les objets en bois déposés comme une lettre d’amour se signant d'être l'enclave, d’un miracle, d’une attache à toucher l’indifférence de cette adolescence enfouie. FID FESTIVAL Camille Rochwerg le 5 Juillet 2015
SYLVAIN DUFOUR
DE CE PASSAGE DÉVIÉ,
Caché derrière, les masques, sur le vertige ascensionnel d'un Terrien en détresse, ce cliché laisse trace de toucher aux étoiles. Épurant l'art d'un artifice travesti dévêtu. Déserté de cet écrin étranger et sauvage… Le choc et l'allure dépassent les frontières de l'élégance. Laissant la signature d’une muse pour une édition éphémère. D’où le vernis s'échappe, emprunte un chemin de traverse. A découvert du silence du marbre, des pierres et du bois, Il se statue à l'aplomb d'un vestige enclavé sur l’arrogance d'un déclin. Sur l'impromptu d'un féminin. A l’orée d’une impuissance, sur la respiration des miroirs en absence et sur la vibration d'un désir… D’habiter cette onde... D'où ce sédiment fractionné du corps et de l'enracinement se savoure sur cette photographie de papier glacé. DOUX AMER. Camille Rochwerg le 24 Juin 2015 pour Sylvain Dufour
AN EVENING WITH JUDY // 20H30
LE 9 ET 10 DECEMBRE 2014
RAIMUND HOGHE ET TAKASHI UENO "An Evening with Judy"
LE MASCARA NOIR D'UN ROUGE A LÈVRES, C'EST LUI,
Il est au bord du plateau, Une valise à la main, à l'heure d'une arrivée ou d'un départ. Le signe militaire est sa première demeure.
Il se murmure déjà que le mystère de l'identification reste une trêve inconnue, S'éloignant, Raimund Hoghe s'approche de Judy Garland. Prince et porteur de cette robe noire. L'acteur a gardé quelque chose de cette icône. Dans les cheveux, le reflet d'un geste, l'allure, la démarche, alors que sa ressemblance avec le mythe ne s'est pas complètement évaporé.
Le charme inouï de ce premier rendez-vous résiste. Sur la voix de Judy Garland, la tentation de repeindre en noir une histoire de vie, d'amour, d'une offense au règne absolu. L'apnée d'un pouvoir, complice d'aimer sous l'occupation allemande par fascination d'aimer encore et d'embrasser encore et encore. L'être aimé cette cicatrice si bien semée de chagrins enchantés.
Quel homme n'a pas frémi en s'entendant appeler Madame... Ils se tiennent à distance sur ce trouble distancé. Raimund Hoghe, quitte le plateau, contemple la scène, foudroie les instantanés photographiques de cesser. Essuie le naufrage d'un rouge à lèvres qui fuit à la renverse de cet amant... Cet état de grâce. « Que sera Ma Vie »... Extrait Camille Rochwerg le 11 Décembre 2014 A propos de "An Evening with Judy" avec Raimund Hoghe - Takashi Ueno et Luca Giacomo Schulte Photographie ©Rosa Frank
PHOTOGRAPHIES DE ROSA FRANK
CETTE LENTE PROMESSE A LUI-M'AIME 
DE VISITER À L'INFINI LA BEAUTÉ. 
LA ROUTE EST LONGUE OF THIS PROMESS
Sur cette route si immortelle, "juste derrière l'objectif cette fameuse route de "pacific coast highway" Ou il a marché. Longtemps. Seulement VINGT ANS. Rien n'écorche son sourire, d'instants damnés du plaisir à l'insouciance. D'une dernière cigarette. La voix siffle et souffle quelques premières notes sur une guitare aux sons de métal. Reflet d’accords parfaits d'une escale nomade... Qui se seraient glissés. Nous invitant sur le chemin indéfini de quelques mots d'amours à s’instruire éberlués d'une caresse et d’un sourire ininterrompu... Camille Rochwerg le 18 Décembre 2014 pour Elias Khadraoui Dit Elias Dris CONCERT de la veille au Truskel Photographies ivressecran@moniphone


OUVERTURE FESTIVAL Jacky Evrard Cote Court
IL N'Y A PAS DE LIMITATION DE VITESSE POUR L'EXCELLENCE


HANNA SCHYGULLA
MAISON DE LA POÉSIE
Le 6 Octobre
CENTRE POMPIDOU
Du 7 au 11 Octobre
FÉDÉRICON LÉON
THÉATRE DE LA BASTILLE
DU 7 AU 16 OCTOBRE
PALAIS DE TOKIO
Du 21 Oct au 10 Janvier 2016
ANGELICA LIDDELL
THEATRE DE L'ODÉON
DU 10 AU 15 Novembre
NANTERRE AMANDIERS
Du 12 au 22 Novembre
PERFORMANCE
JEAN GIORNO
PALAIS DE TOKYO
Le 18 Novembre
HALLE DE LA VILLETTE
Du 23 au 29 Novembre
NICOLAS BOUCHAUD
THÉATRE DU ROND POINT
Du 25 Nov au 27 Décembre
MIGUEL GUTIERREZ
CENTRE POMPIDOU
Du 25 au 28 Novembre
THEATRE DE LA VILLE
 GALA
Du 30 Nov au  2 Décembre
CASTELLUCCI
Du 2 au 20 Décembre
MIGUEL GUTIERREZ
CND
Du 1 au 4 Décembre
THEATRE DE LA VILLE
Du 4 au 8 Décembre
MIGUEL GUTIERREZ
CND
Du 7 au 11 Décembre
DANS LE FRANCHISSEMENT D'UNE FOLIE HENRI DARGER 
et LES VIVIAN GIRLS au Musée D'Art Moderne
DANS L'EFFAREMENT MUET d'une fuite... Sur l'inventaire d'un sillon de l'histoire mille fois plus grande que notre propre Monde. Un illusionniste passionné... De l'entre Vie capturée... Repeint à la main rehaussé de couleurs effacées par le temps... Les Vivian Girls. Trouveront t'elles l'effraction d'une liberté de ce naufrage... Pour se réfugier Nues tel un nénuphar qui s'extrait de l'opacité des eaux si trouble. Et devenir Papillon. C.R Musée D'Art Moderne" Le langage humain est complètement inadapté pour exprimer la beauté des Vivian Girls. Même les esprits célestes ne peuvent comparer ce qui dépassent nos yeux. Mortels... "
BELLE D'HIER
Du 3 AU 9 Octobre
JÉROME BEL
Du 30 Nov au 2 Décembre
Du 4 au 8 Décembre
DV8
Du 9au 19 Décembre 
et du 10 au 17 Décembre
PINA et RAIMUND HOGHE
Du 7 au 14 Mai 
Sur la montagne
on entendit un hurlement
Du 20 au 26 Mai 2016
PROJET PESSOA
Du 31 Mai au 4 Juin 2016

TRAHISONS de HAROLD PINTER 
TG STAN
UNE DÉSHÉRENCE D'AIMER
Une longue suite d'amants chargés de la prison dont on prend l'habitude... En se tenant la main. "C'est quoi le sujet de Trahisons ? " 
Il y a quelque chose de cela... Nous sommes Amants... Indéfiniment... Amants... Un répertoire de baisers répétitifs... Reste le bouleversement... Terrassés d'amour... Éblouies de certitudes... Entrelacées... Encerclées du cercle d'éviter et de léviter sur toutes solitudes... Cette banalité fracassante de Vivre... À l'extrémité du précipice d'un devenir... Pour s'aimer... Ou rester dans la fascination de s'aimer. L'un de l'autre... Sans l'autre... Cela est important, rester dans la fascination de se regarder s'aimer... S'aimer aussi pour rester universels... Passeurs de rien... PASSAGERS CLANDESTINS DE LEURS VIES.... OTAGES D'OCCUPER LES SILENCES INDÉFINIS... SI EFFRAYANT D'HISTOIRES. INUTILES. RESTER VISIBLE. SINGULIEREMENT VISIBLE. C.Rochwerg le 18 Juin 2015
L'INVINCIBLE FUITE FLOTTANTE
L'ATTENTE D'UNE ATTEINTE
"Attends, Attends, Attends", le spectacle de Jan Fabre interprété par Cédric Charron s'étreint entre deux opacités, deux nuances, deux continents d'un rouge flamboyant. L'homme des nuages de la perte et du seuil, laisse flotter le chant du désir et de la vie. Passeur de l'invisibilité, de l'attente et de cette encontre du père. L'enfant de l'homme qu'il fut traverse le survol des nuages, d'une liberté flottante à mi-chemin entre le rêve suscité par la force du souvenir. L'essoufflement des mots, engloutis par la brume et la dérive d'un songe ou d'une parole. Du fond de l'écran surnage les nuages jusqu'à l'immensité d'une éclaircie. D'une réponse dans un espace céleste où voguent les ombres de vies, les mots découverts entre l'orage enveloppant se déposant sur un sol devenu invisible et la métamorphose de l'eau marine stagnante. Comment se glissait-il ballotté par les vagues itinérantes, à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre liquide, comme s'il marchait sur l'obscurité d'une parole qui s'adresse au père. D'une voix légère, mais qui vient de traverser tout le ciel et dont le souffle s'écrit et inverse les murs invincibles entre les rives immobiles le jour, et le repli du fleuve, la nuit, quand la lune et les étoiles se rejoignent. Il flottait sans savoir si son visage brillait d'un sourire, sur l'espace d'un vide émerveillé, éclairé, attentif, résistant, vivant, d'atteindre l'inaccessible péninsule dont il n'avait pas voulu se séparer. Et s’illusionnait d'une voie sans réponse bien au-delà des mondes, sur les lisières essartées qui serpentent insidieusement sur l'altération au-delà d'une fuite flottante. Pour déceler l'infraction d'une ATTEINTE in-dissimulée Camille Rochwerg le 25 Janvier 2015 JAN FABRE Attends, Attends, Attends... (pour mon père). solo pour Cédric Charron 
L'ÉCHANCRURE D'UNE ADOLESCENCE
VICTOR
Cette pièce d'orfèvre porte son nom, Victor. Il pourrait être « l'enfant de la haute mer » de Jules Supervielle, de l'atteinte et de l'arrêt. Il est ce corps-à-coeur offert et souterrain où le toucher se heurte à cette écriture muette d'un récit dont l'éternel éclair a bouleversé notre écoute. Il est cette évanescence convertie à l'extraordinaire sur ce temps transgressé et suspendu. Il est l'enfant qui diffuse cette splendeur de l'orage et de cet univers traversé infiniment vivant qui porte si simplement l'immobilité de ce regard secret. Extrait Camille Rochwerg le 8 Février 2015 Interprêtes Viktor Caudron et Steven Michel Dans le cadre de HORS SÉRIES AU THÉATRE DE LA BASTILLE. De Jan Martens et Peter Seynaeve Régie Bart Huybrechts et Anne Meeusen Musique www.gospodi.be Production CAMPO Coproduction Frascati Producties (Amsterdam), TAKT Dommelhof de Neerpelt (Belgique), ICK & JAN ( Centre international des arts chorégraphiques d'Amsterdam) Avec le soutien de la Ville d'Anvers. En collaboration avec le Théâtre Zuidpool d'Anvers 
VICTOR CAUDRON
TRACES INDÉLÉBILES

Agust
PASCAL RAMBERT
DU 18 AU 27 NOVEMBRE
DU 13 AU 15 JANVIER
DU 13 AU 15 AVRIL
THOMAS LEBRUN
DU 11 AU 20 MAI 2016
Avant Toutes Disparitions
THOMAS LEBRUN LIED BALLET
UNE ÉQUIVOQUE BEAUTÉ INDISCIPLINÉE
C'est l'histoire d'un CHANT... D'une résonance. D'UNE VOIX. D'UN NOIR ET BLANC estompés par la lumière, FROISSÉE de toucher un autre état... Cette espèce de MULTIPLICITÉ... Il y a à l'origine, l'histoire d'un ENVOL REBELLE... IDENTIFIÉ... Comment LA VIE SE TRAVERSE... Vers une spirale immuable... Aimante, aimantée, infinie... Quelque chose s'attache à des mots, des bruits de voix, certains gestes crient l'impuissance ou la puissance des forces. L'INNOMBRABLE perception illumine cet instant. QUI S'ÉCHAPPE. LUI SEUL MARCHE vers une aspiration enchantée, vers une désinvolture étrangère s'incrustant sur le sol. Passager de l'univers. Parce que quelque chose s'est fêlée, brisée sur le sifflement, sur la trace d'un faune DÉPOUILLÉ VERS UN DESTIN DISCONTINU. Déréglé. Extatique. Où chaque glissement d'extase s'infiltre de cet IMMENSE particule du DÉSIR. Hirsute et utopique de respirer. Jusqu'à vivre EN SUSPENS. SOULEVER. D'errer si légers, de franchir, de repartir, de faire halte, d'être éblouis. Et s'éclipser d'une envolée bleue, PAILLETÉE. Sortie de scène. La béance de cet effacement interrompt cette trêve dansée. D'une visibilité sans innocence qui s'éclabousse d'une beauté équivoque indisciplinée. APPLAUDIR... Pour Ccnt Thomas Lebrun​  Camille Rochwerg le 2 Avril 2015 Chorégraphie Thomas Lebrun Musiques Lieder d’Alban Berg, Gustav Mahler, Giancito Scelsi, Arnold Schönberg Création musicale David François Moreau Lumières Jean-Marc Serre Costumes Jeanne Guellaff, Sylvie Ryser Son Mélodie Souquet Avec Maxime Camo, Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Anne-Emmanuelle Deroo, Tatiana Julien, Anne-Sophie Lancelin, Matthieu Patarozzi, Léa Scher  Et les musiciens Benjamin Alunni (chant), Thomas Besnard (piano)
SYLVAIN DUFOUR
LES HOMMES INDISCRETS NE SONT PAS SEULEMENT BLEUS
Parfois, une lueur infaillible de l'altérité du bleu s'insère et se signe d'une larme de couleur violette. S'épargnant ainsi de perdre sa couleur... Une volupté subtile de ne pas toucher à l'élégance. Pour se laisser dissiper incidemment par la séduction fragile de se trahir d'une existence... Rien ne transperce les seuils de ces désirs restés cachés. Se préservant ainsi du regard. Expiant l'inventaire de toucher à cette liberté espiègle. Affranchie de paraître si voluptueusement bleue élagué de l'infranchissable limite du secret démesurable. Camille Rochwerg le 13 Avril 2015 Texte en extrait écrit au fur et à mesure. Pour Sylvain Dufour
AFFABULAZIONE DE PIER PASOLINI
Mise en scène STANISLAS NORDEY 
UNE CICATRICE OU SUBSISTENT LES RUINES ÉCLABOUSSÉES
" Pour se défendre du pouvoir perdu et se protéger de la possession..." Pour s'éloigner de l'amour et du père." Fallait -t'il attendre l'excroissance des mots de Pasolini. Cette horde d'un regard insoluble infesté par Amour. Où la dégénérescence et l'accomplissement de Naitre dans la mouvance de l'être surgit dans le plus grand écart tel un génocide. D'où l'on se souvient de cet apprentissage de disparaitre pour trouver l'ombre... Ce destin perdu qui survivrait dans la lumière d'une senteur aiguë. Celle d'une cicatrice ou subsistent les ruines éclaboussées D'UN SEUL PÈRE. C.Rochwerg le 30 MAI 2015 Avec Marie Cariès, Raoul Fernandez, Thomas Gonzalez, Olivier Mellano, Anaïs Muller, Stanislas Nordey, Véronique Nordey, Thierry Paret

REPOUSSER LES LIMITES EN EXERGUE D’UNE CLANDESTINITÉ
Si l'on peut entendre le bruit d'un cri sur le pliage d'un carton... Il était une fois, la célébration ludique, de toucher aux interdits. À l'initiative inspirée de ce mot résurrection, Mythique des Mille et une Vies sur la légende d'Alice aux pays des Merveilles. S'incarne l'Arche retrouvée de ce désir imprégné, de ce destin ravagé. Sur un temps délaissé dans le plus grand secret d'une chambre artificielle. Où les minutes d'une exception se sont arrêtées sur le liseret d'une montre plastifiée. De l'atelier à la posture, l'esquisse se dessine sur le sens dénudé presque d'un thriller. Vestige unique, caprice d'une épure d'une après-midi de pleine lune où le modèle délivre sous la carapace d'un costume de soi... Cet intervalle d'une liberté qui repousse les limites en exergue d'une clandestinité. En révérence et à la marge de ces perspectives infinies vertigineuses imprégnées de l'orage longeant la mer... Entre réel et fantastique, s'immerge la fulgurance du déclic. Ce must scintillant ou les fragments photographiques s'offrent et se déclinent dans le miroir fascinant de l'archipel d'un peintre... S'ouvrir à ce mythe, à ce lieu rare arpenté par la présence de l'icône élitiste et raffinée de Romain Brau dérivant sur ce luxe destiné d'un ÏLES au pluriel. Cette beauté assoupie en position allongée, murée d'un silence, strié de cordes, érigé selon les cariatides, et les sculptures d'un paradis ébréché. S'expose sur l'épitaphe et le frôlement exacerbé du reflet et de la transparence. L'immersion des corps, l'exil et la perte, l'effacement de repères. Un ravissement s'exclamerait Alice. Vinus, le Maitre d'œuvre de cette cérémonie dérobée et furtive, décrypte la trace rouge d'un noir décalé qui s'étend sur ce corridor animalier photographiant les rumeurs silencieuses, les empreintes des-ancrées éperdues de solitudes, suspendues dans cette chambre aux mille étoiles de l'extrême. Où la quête d'un dispositif strict et nomade s'offre et surgi de la nuit. L'homme masqué, sibyllin dont l'artifice fossilisé griffe et tisse l'exotisme du péché de chair sur le corps du Prince, tresse l'épure hybride de ficelles nouées sur un genou plissé. Le pied s'étire sous l'effet diffractant d'une fibre rouge synthétique, et laisse percevoir la texture d'un corps murmuré qui s'échappe d'une feuille de carton pliée. Au recto, le visage caché s'invite à la fiction d'un lapin marbré de diamants dissipant la délicatesse impériale et sur son verso s'inscrit l'empire parfumé d'un ardente transgression mortelle. Sa présence évoque l'apôtre d'un miracle, il est aussi le symbole graphique et le sacrilège sacré d'une divinité enfouie sur l'écriture terrienne. Alice le conservant dans sa nuit de peur qu'il parvienne à survivre à l'extérieur. Dans le secret de ce jardin, cet habit de prince découpé a retrouvé sa boite pour un instant de mise en scène seulement... Et par une belle soirée de printemps, une porte s'est ouverte sur cette lumière fluo bleue qui vous enlace. Et dans ce passage à l'acte... Où l'on ne peut se retenir... Il y a cette dérive impossible de rester silencieux, accrocher à ce regard, c'est si beau ce voyage vers le large comme s'ils étaient ensemble dans cette dignité d'élégance aux confidences intimes. Camille Rochwerg le 20 Avril 2015 Texte écrit autour des photographies de Vinus Alice I Alice II Alice III avec Romain Brau....................  http://www.vinusroom.fr/

L’IRRÉVÉRENCE CONSACRÉE
L’IRRÉVÉRENCE CONSACRÉE
À l’heure de l’été, et de l’éclat d’une étoile. Célébrant cette audace visionnaire d’un parcours. Glissant de l’opéra de Paris à L'Alcazar... Il y a cette encontre en points de suspension... Comme une éclipse lunaire qui s'illumine aux abords des Mille et une Nuits sur Berlin. Portée par cette grâce fragile, touchée par ce sourire vertigineux et rebelle qui réveille la conscience si particulière d’insuffler la vie. L'auréole d'une œuvre en dessine ce regard bleu magnétique d'instants précieux. Encadrés de coquelicots rouges, où s'évaporent la réverbération des yeux qui se seraient magnifiés vers l'indigo. Cette couleur d'un océan renversé par l’orage insulaire. Juste pour la photo. Et sur l’élégance de ses nuits étoilées, la parade d’un rouge exclusif valse plus loin comme un air de fête sur le ravage d'une société épurée d'illusion ébranlée. Renversant le défi de toute gravité... De transfigurer toute dissidence. Devenant l'héroïne de nuits déjouées comme une promesse insoupçonnée, D'AIMER. Exaltant l’intemporelle déraisonnable... Elle porte les interférences de ses blessures, l’instantané d’une voix, l'énigme muette d'une brûlure... La texture de secrets et d’une éthique qui se serait déjouée du toc et du luxe. Accueillant ce jardin brillant qui sur le bord, juste au bord d’un talus laisse briller et s’entremêler les fleurs à peine penchées sur une sensualité délicate ou vénéneuse. D'un rouge consacrée par ce pouvoir de séduction, elles seraient aussi l’image d’une beauté éternelle liée dans le plus grand écart à l’évanouissement d’éclore pour une nuit, juste une nuit, peut-être... Pour la liberté de porter un visage, d'accepter un déclic, une désinvolture d’apparaitre et de disparaitre. Et inversement. J’évoque seulement, la fascination, celle d’un voyage sans cesse oublié sans cesse retrouvé. Réel parce que rêvée entre l'escale infranchissable de sentir le dénuement d'un souvenir, la douceur et la violence d'osciller entre les larmes d’un rire et l'éclat... Sur les photographies il faut s'extraire des clichés. FALSIFIÉS. 
VU DE L'EXTÉRIEUR... Atypique... Griffant sa signature sur le revers d'une carte postale ou le seul mot d’une fin serait un destin... À l’affût d’un talent, qui atteint les cimes d’une quête ou les possibilités d’un contraste reste infinies… LÀ où sur l'horizon d'un Éden Marin... L'ensablement tenterait d'effacer cet Archipel... DE LA VIE... Fiction en cours pour Zazie de Paris par Camille Rochwerg le 14 Juin 2015
SUR LE PAR(VIE) DE L'ODÉON
SUR LE PAR(VIE) DE L'ODÉON, il y a les effluves incertaines d'un parfum de Sang lors de la guerre D'Algérie et des barricades (1959-1960). De lourds secrets semblent traverser cette place où les pavés portent encore l'insigne de ce scandale de la représentation " Des Nègres de Jean Genet, mise en scène par Roger Blin en 1959 et Les Paravents en 1966. 1959, les voix de Alain Cuny et Laurent Terzieff résonnent sur Tête d'or de Paul Claudel à l'Odéon-Théâtre de France. 1968 le champ d'une révolte s'est instruite d'une exigence et d'un faux-semblant de liberté dans le songe étrange d'une valse illusion. La banderole accrochée aux cintres de ce Théâtre s'indignait encore des yeux luisants et noirs sur la photographie d'un certain "voleur de talent" Jean Genet le prince de ses ténèbres s'est décroché sur le départ précipité. D'un homme dont l'apocalypse porte encore la trace de l'apôtre des amants... De destins foudroyés, de désirs pailletés... Miss Knife a décroché sa traine larguant les amarres de "Ses amours sans promesses" Sa silhouette a quitté le vocabulaire de la garde robe masculine et semble épouser l'effigie illustre, érotique et fatale. Laissant la scène déserte pour un public applaudissant. Cette montée des marches vers le triforium si impériale préserve l'entrée des artistes. Les bouquets de fleurs arrivent et se posent comme un instant de grâce dans la loge. Immense fêlures ou emblème d'un amant qui laisse trace pour s'éclipser par erreur. Plus tard, le temps s'est déshabillé pour se dévêtir d'un rouge carmin sur cette passion Maitresse et Femme de préférence... Zazie de Paris requiert de son passage. La subtilité d'une fleur d'oranger qui se disperse. Entre les colonnes ioniques, les marbres d'une élégante et le défi des rires et des regards qui se bousculent le long des couloirs devenus déserts comme ce silence désormais d'une entrée en scène... Dehors, les terrasses sont restées ouvertes à la VIE. Couleur Chocolat Café... Effaçant ce que je crains que l'on entende ... Le bruit du vent se lassant de laisser fuir l'inconvenance d'un rendez-vous sur la VIE. Camille Rochwerg le 29 MAI 2015

OH MY LADY MARYLIN 
TEXTE ÉCRIT ET LU PAR MONI GRÉGO 
La nuit immense entre les coursives du théâtre, les toilettes et la cuisine, il y a cette effervescence d'un cocktail. Coté court, il y a la vie, coté jardin, c'est une fête. 31 JANVIER 2015 Création ivressecran.net
MAGUY MARIN 
SINGSPIELE 
Maguy Marin, David Mambouch et Benjamin Lebreton
IL Y A TANT D'ÉLÉGANCE 
ET TANT D'HÉLAS DANS CE CHANT DE TENDRESSE 
SINGSPIELE MAGUY MARIN
Des visages sans visages, issus de miroirs sans tain d'aucuns reflets. Parfois, les gestes de chaque photographie exhalent un parfum de non-retour. Ailleurs d'ici ou là... Ils ne portent pas de signatures sauf celles de leurs noms indiversifiés, ils accueillent une dernière lueur, un effroi, une perte, une folie muette, illustrant tous ces passages de traverses, de l'autre désir et de l'un à l'autre. Dans une sonorité exsangue de bruits de klaxons et du miroir quotidien scotché à la vie. L'interprète se dépouille de quelques effets, cravates, chemises, shorts, rouges à lèvres. De la force du diable aux hommes illustres d'une télé réalité, en passant par Jeanne D'arc au bûcher figure de proue de l'histoire de France. La potence des vêtements du soir, la magie des princes s'illustrent sur des images, éclaboussées de s'appartenir à lui-même. Par inflexions, par alanguissement, une histoire se créer, se déverse sensiblement, se frôle les uns vers les autres, les illusions de l'instant se faufile sur ce corps qui s'échappe. Là réapparaît Divine glissant sur sa dernière scène, pour une dernière brassée d'amants. Éloge de papier, de robe de froissement de tissu, de gants rouge carmin dégrafant légèrement l'épaule d'une dernière étreinte. Les talons aiguilles crissent sur le plateau. Extrait Il y a tant d'élégance et tant d'hélas dans ce chant de tendresse. Camille Rochwerg le 31 Mars 2015 Au Théâtre de Vanves Conception : Maguy Marin, David Mambouch et Benjamin Lebreton Interprétation : David Mambouch Régie générale : Rodolphe Martin Scénographie : Benjamin Lebreton Lumières : Alex Bénéteaud Création sonore : David Mambouch Son : Antoine Garry Aide à la réalisation des costumes : Nelly Geyres
GAEL DEPAUW
C'ÉTAIT UN RENDEZ-VOUS 
LE 31 JANVIER 2015 À 17H
NUIT DE FÊTE NUIT INCENDIAIRE D'UNE EXCEPTION
Did Eve Need Make-Up ? puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Théâtre de Vanves * WE DID IT ! ThankX Buddies ! A L I V E … @ Gilles Vidal On Bis LE 31 JANVIER 2015 SALLE PANOPEE / THEATRE DE VANVES, contre ( et avec ) ventS et mar(i)ées
TOUT EST DES CORPS EFFACÉS
EFFLEURÉS D'IMPERCEPTIBLE
Qui tente de renouer le lien, d'une histoire, d'un fil qui se serait rompu.
Pour accéder au franchissement des lumières, dissiper les ombres et rejoindre L'INSÉPARABLE, l'inextricable appartenance d'une performance et d'une œuvre consacrée qui chaque fois, la font naître, RENAITRE. D'un souffle renversé. Un chant d'amour adressé, bouleversant et inversement dans une extrême proximité. D'ÊTRE FEMME, ce qui m'échappe et d'où la grâce d'un acte divin immobilise, devient transmissible. Un miracle de ne pas faillir devant l'innocence et l'insensé d'une particule d'identité à traverser. C'est si étrange l'attouchement d'une blessure. Camille Rochwerg le 1 Février 2015 Pour Gael Depauw C'ÉTAIT LE 31 JANVIER 2015 au Théâtre de Vanves Performances Did Eve Need Make-Up ? puis To Escape From El Nothing Better Than Heels / Gael Depauw 
Si je te suis, à l'endroit de la scène, il y aura la mer. Le N° 106 est ta dernière prise de vues. Et à l'envers du plateau.... My Way sera ton chemin... Éventré contre ( et avec ) ventS et mariéeS.... Camille.Rochwerg
BENJAMIN BERTRAND | ORAGES | PATRICK LAFFONT
PROCHAINE DATE AU CARREAU DU TEMPLE 
LE 18 SEPTEMBRE DANS LE FESTIVAL JERK
INSTINCTS D'ENCENS
La lettre initiale F porte l'initiale splendeur du jour de ma naissance jusqu'à l'effondrement d'un nœud dissolu. Le cordon d’un attachement. Encordés ... Détachés... Désencordés... D’un débordement translucide et sur l'opacité des mots qui se sont tus à cette heure là précisément. J’ai inscrit mon nom d’une liberté pour une fin d’après-midi ou le Point Éphémère accueillait cet "Orages" longtemps imprégné de cette couleur d’enfance obstruée. Laissant traces de cette histoire d’amour injectée de sang et de pudeur. Benjamin Bertrand et Patrick Lafont ouvrent l’interstice de cet encens envahissant et diaphane. Et de cette évidence affleure les aspérités d'exils pour surgir de cette intime proximité identifiée par la présence d'où revient la mer(e). Visuellement improbable surgissant sur ce bruit de fond éclairant la luminosité bleue des vagues. Ce silence-là s’est inscrit sur le murmure des lèvres. Benjamin s'est éloigné de la séduction du luxe et du pouvoir s'attachant à la liberté des violences inférieures habitées de sexe et se glissant sur la marge... S'éloignant de l'insignifiance d'un passé inaperçu et oublié. L'étoffe d'un héros et d'un retour fragile signe cet état de renaissances. Je ne sais comment abandonner l'estampe d'une vague orientale. L'errance d'une origine perdue. Faisant taire l'impromptu d’une absence du père face au mur indiscret. Le hurlement indécent s’entretient d'un rêve ou d'un enfer d'où l'on revient… Traversé par cet endroit du monde… Ce qui avait échoué lors…. De ma naissance a réussi à faire danser le corps… Accentuant la grâce d’une terre et d’un exil invincible. Benjamin Bertrand lui a donné un visage. Le sien. Virevoltant sur cette musique sacrée, ou les chants persistent à tracer l’esquisse d’un autre trajet d’essaimer, et de toucher à l’infranchissable désert rouge. Désarmé. D’une essence qui s’éveille ou le sommeil s’éclipse dans le sillage extrême et suspendu aux contours d'une danse qui serait anonyme se révélant au cœur d'un labyrinthe convié et initié par une mémoire indélébile. Dont on collecte l'empreinte d'une autre intimité. Le sillage d’un linceul en révèle une gestuelle précise… À l’abri des passages de l’un à l’autre. De l’un vers l’autre… Le retrait et le repli mesurent la délicatesse d’une part inaliénable ou s’inscrivent au générique trois initiales B.F.P. Car la beauté de cette extravagance d’où s’élève le champ d’expérience de cette fidélité de Naitre… D’un nom d’emprunt dépend de la distance qui me sépare de Vous. Apprivoiser serait le cri qui frôle l’audace de vous dire… La déflagration qui parle de ce vide dans le noir lumière de ce plateau où je brille d’être un Prince pour moi seul dont je connais l’inventaire d’une passion dévorante. D'INSTINCTS DANSANT. Pour Benjamin Bertrand et Patrick Laffont  Par Camille Rochwerg le 7 Juin 2015
Photos Patrick laffont  

DU 17  AU 20 SEPTEMBRE
DU 4 AU 29 NOVEMBRE
DU 9 AU 27 MARS 2016

L'UNDÉRAISONNABLE
Photo @ Bruno Geslin
LITTLE JOE - P.M P.M
PIERRE MAILLET PAUL MORRISSEY
SUR UN SUJET D'UNE INITIALE SPLENDEUR DE DÉCADENCE
Pierre Maillet, c'est aussi Les Lucioles... Une compagnie, un collectif d'acteurs. De multiples spectacles à l'écart des convenances. Comédien associé à la comédie de Caen. De l'extravagance à ce sourire si reconnaissable. Ébruitée d'une audace si passagère. Tel est l'éclat de ses étranges apparitions. Pierre Maillet se hisse sur l'effraction d'une pertinence. Il descelle la force de cet ingénu libertin, face publique. On se souvient de l'excellente interprétation de Pierre Molinier au Théâtre de la Bastille, là, mis en scène par Bruno Geslin.
Dans New York 68, il y a l'esprit de Morrissey, il y a Flesh (68) sous le titre de Hollywood 72. Il y a sur ce plateau la force de l'écran tel un film qui s'affranchit d'apparaitre comme au cinéma. Comme sur le fil d'un sursaut, la désinvolture d'un Hollywood dans la vie intemporelle de l'Amérique des sixties. La violence de la drogue, la pertinence et la folie illusoire des strass entre les impasses éclairées et la mort. Il y a cette opportunité de revoir, ces années d'insouciances qui ont marqué la dépendance de leurs corps ébréchés par le doute, l'amour, la vie, l'altérité improbable de l'injure à la déférence. Cette adolescence usurpée d'une évasion impossible. Ou la nonchalance d'une blessure traverse la béatitude dézinguée et l'arrogance des intrigues éparpillées au gré de quelques mirages encore visibles. Et meurtries.
Et de cette fiction, et de cette apparence, et de leurs certitudes de vivre, et de cet orgueil impertinent, et de ces phantasmes d'inachèvement. Le grand voyage, l'odyssée en deux volets de ce diptyque sur Little Joe, perce le phare d'un destin, et ce célèbre d'être l'esthète mythique interprété par quatre comédiens qui virevoltent et se rêvent de résister vivants dans l'irréalité d'un simulacre sous le paradoxe de servir un songe, une existence idéale, un ravissement tangible, écartelé. Pétillant d'une irréalité littéraire si subtile. Ils se suicident sous les feux des bulles, réinventent le polar, bluffent la brillance des héros effacés, s'adulant d'eux m'aiment et s'éblouissant par erreur... Tissant une intrigue imprévisible dérapant sur une écriture scénique, cynique d'une vérité qui touche à la perfection de rires en éclats. Sur un sujet d'une initiale splendeur de décadence. P.M P.M. Camille Rochwerg le 25 Mars 2015
Little Joe est interprêté par Joe Dallesandro, Denis Lejeune, Matthieu Cruciani, Clément Sibony. Mise en scène Pierre Maillet​ avec Véronique Alain, Emilie Beauvais, Guillaume Béguin, Marc Bertin, Emilie Capliez, Geoffrey Carey, Jonathan Cohen, Jean-Noël Lefèvre, Frédérique Loliée, Pierre Maillet, Valérie Schwarcz, Elise Vigier, Christel Zubillaga Collaboration artistique Emilie Capliez Scénographie Marc Lainé Lumières Bruno Marsol Son Teddy Degouys Costumes Zouzou Leyens Coiffures et maquillages Cécile Kretschmar collaboration musicale Coming Soon Régie générale Patrick Le Joncourt Photos et films Bruno Geslin

DURAS Song EXPOSITION
L'ESPRIT D'INSOUMISSION
Marguerite Duras À BEAUBOURG. C'EST D'ABORD Ce bleu de méthylène qui orne les murs d'une encre bleue et qui souligne les livres lors de la lecture d'une publication vouée à la correction de ses écrits. Elle franchit les portes de la liberté... "j'ai seize ans. Et puis beaucoup plus tard je me réveille d'avoir seize ans. Et c'est Auschwitz." Elle s'indignera d'une dignité d'écrire ce titre "Sublime forcément sublime" rayé et effacé. Qui pourrait s'inscrire dans le dictionnaire. Seule en scène, son regard laisse pénétrer déjà la lecture. Sa voix pose la quête initiale d'un abandon, d'un désespoir. Désert ou les femmes semble marcher nulle part. Le long des tennis " forcément "déserts. Seule la femme du Gange fuit, crie, s'échappe de cet hurlement, ce cri d'amour insensée qui foudroie encore le tremblement des murs sur la voix de Michael Lonsdale. Et sur les trois notes de piano, India Song fragilise le glissement et l'élégance de Delphine Seyrig depuis sa disparition. La nuit reste une proie sur un vide blanc immaculé. " Détruite dit-elle ". D'une voix passagère... Les mots sont atteints d'une ignorance fertile. Le monteur du film. Henri Colpi... L'on se souvient D'une " Si longue absence ". Palme d'or à Cannes en 1960. L'écriture se multiplie sur " L'amant" qui porte l'implicite répétition inévitable. Un diamant crépusculaire voilé d'un rendez-vous s'inscrit sur l'ineffaçable. " Comment me serais-je douté que cette ville était de cette taille de l'amour. " C'est par le manque du Désir, qu'il y a du Désir. C'est par le manque de L'Amour, qu'il y a de L'Amour." Dans Hiroshima Mon Amour. MD. C'était son initiale. "Ta Duras" Une signature. " La virilité d'un luxe" L'opacité de sa voix à dix Heures du matin au printemps de l'été 1980. La bobine du film Le Camion n'est pas arrivé pour la projection. Elle me tend un verre de vin. J'arpente l'instant de ce silence. La virgule d'une question qui s'étend d'une réponse. Elle invente cet impossible désarmement immédiat. D'une absence présentement ou le virtuel des(corps) n'attend pas d'applaudissements. « Elle l'aurait inscrit ainsi à propos de Mitterrand, il aurait gardé ce regard très légèrement rieur ce charme fait d'un sourire relatif retenu..." M.D Relatif Retenu Dit-elle. Camille Rochwerg le 22 Décembre 2014
"L'ÉTOILE MANQUANTE" (sic) Zazie de Paris
C'est d'une teinte rouge qu'elle s'identifie pour laisser un signe autour de l'absence. "Vous savez cette légère perte... Vous ce sourire sur le visage qui vous réconcilie avec la perte... Sur la crête des mots submergés... Cette attente et ce temps de différence immobile..." "Ce sont ces mots là qu'elles répètent avec des sons désynchronisés" Extrait de Agatha par Marguerite Duras

FIRMINE RICHARD ET SIMONE PAULIN
L'INALTÉRABLE CRÉATEUR
DE CET INFERNAL SOURIRE
Sur le seuil réveillé par la Danse d'une poussière de roses, et l'Éclat du tapis gris plastique marbré. Le maquillage poudré et lustré, ciré de paupières et de cils d'ambre et de parfums. Elles, Ils, chaussés de plumes laissant libre l'air, l'envol des mouettes ou les sylphes diamantés lèvent l'ancre sur l'inertie de glissades. Trouant les passages incertains entre la matière et le corps, les halos et mouvants, visible et invisible, entre la rétine et l'imaginé, entre plumes et paillettes rehaussant les barbes et les moustaches dessinées d'un bleu violet frôlant l'orage submergé d'engloutir l'émergence d'un rêve précaire. Romain Brau sans délimitation, sans limite laisse vivre ce délire endiablé de fabrique, de visions, ne pouvant faire tressaillir que la perception d'un médium ou notre œil à force d'indécence et d'indiscipline porte encore la signature de cette parade intime. D'une vie masquée, en équilibre précaire d'atteindre l'inaccessible destination de parfaire un défilé... A delicious nonsense se joue à l'écart de la nuit remue. En quête de signer l'épure d'un dîner de grand soir sous la plume de Stéphane Mallarmé. Et de laisser fuir l'élégance de quelques notes de piano métal, sur la Voie Lactée dont l'esthétique du noir et blanc reste en mémoire illustrée par Andrée Putman. Sur le fil de la nuit avant de disparaître, le pli dissimulé éclaire à lui seul cet infernal sourire. Camille Rochwerg 30 Juin 2014 Pour Romain Brau. Pour les Elfes et les Diables.
CET INCENDIE DE LA VIE 
Cet écart virtuellement lui-même. La vie parsemée de cette élégance furtive, qui glisse sur l'irréalité. Cet homme d'une si belle allure. Cette insolence de traverser la maille, les plumes, les couleurs éveillées de parfums. L'éclat des fleurs, les parures chiffrées et photographiées de 600 Roses. Un matin d'hiver. Pour un amour à suivre. Inconnu de. Cette possible attente de parfaire l'inutile caresse d'un dernier baiser sur l'étoffe renversée d'une fourrure... Cet effleurement sans blessure, cet attentat qui transperce l'ineffaçable qualité de s'effacer à certaines heures par fidélité ou infidélité pour échapper aux applaudissements... Une idole à disparu des cintres, des traverses pour se confier aux mots d'amours épinglés sur la porte de secrets défendus. Et refermer l'antre imperceptible de ses nuits obscures...  À VENIR. SI SENSIBLEMENT. Camille le 28 Février 2015 Pour Romain Brau​
FASHION SHOW
TAZZIO PARIS
Il y a ces corps d'hommes, accessibles, lézardés d'une beauté adjacente. Devenues des béances si brèves d'un rêve emprisonné qui ne peuvent vivre qu'au travers d'une réalité qui résiste à l'oubli. TAZZIO privilégie l'apparat et perpétue l'excellence. Ces photographies d’une illusion indicielle respirent de dévêtir tout existence inaliénable. Les effets et variations de ces êtres fabriqués ou fictifs de cette vastitude à pour effet d'explorer, la face cachée d’une insolence juvénile. Le lieu affecté d'une multiplicité sensible qui sur la pellicule relie dans le même écart la pluralité de l'invisible apparence des libertés. Il y a la mobilité des couleurs qui par disjonction incisent l'indicible éventaire de la vie qui se glisse entre le corps et l'âme dans l'évidence d'une identité qui se dépouille... Se préserver de la « fausse insolence et suivre les traces incertaines » de l'absence et de tout ce qui semble se contredire ou se détruire... Ces regards par excès d'humilité, complices d'un luxe indiscret, saluent ces destins, cet horizon bleu sentimental, héritiers des fuites captives et sensuelles, de fascinations éblouissantes. Extrait Camille Rochwerg 11 JUIN 2014 

PRINCESSE Vielle Reine 3 SEPT - 27 SEPT 20H30
PASCAL QUIGNARD MARIE VIALLE 
LE MÉDIDIEN 25 NOV - 27 DEC 20H30
NICOLAS BOUCHAUD ERIC DIDRY
BARBE NEIGE ET LES SEPT COCHONS AU BOIS DORMANT 
5 JAN - 31 JAN 20H30
LAURA SCOZZI
PAR DELA LES MARRONNIERS
15 MARS - 24 AVRIL 20H30
JEAN MICHEL RIBES
BRULEZ-LES 23 MAI - 19 JUIN 18H30
CHRISTIAN SIMÉON MICHEL FAU
LA TEMPETE
Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit Mark Haddon / Simon Stephens / Philippe Adrien 11 sept.18 octobre Comédie pâtissière Alfredo Arias 18 septembre18 octobre Armine, Sister Jarosław Fret / Theatr ZAR (Grotowski Institute) 29 octobre31 octobre Idem Les Sans Cou / Igor Mendjisky 12 novembre13 décembre Farben Mathieu Bertholet / Véronique Bellegarde 13 novembre13 décembre La Nuit des rois William Shakespeare / Clément Poirée 14 janvier14 février Maladie de la jeunesse Ferdinand Bruckner / Philippe Baronnet 15 janvier14 février La Nuit de Juliette Juliette Drouet / Anne de Broca 21 février Dom Juan Molière / Anne Coutureau 17 mars17 avril Annabella (Dommage que ce soit une putain) John Ford / Frédéric Jessua 18 mars17 avril Anna Karénine Léon Tolstoï / Gaëtan Vassart 12 mai12 juin Chansons sans gêne Nathalie Joly / Simon Abkarian 13 mai22 mai Une vie bouleversée Etty Hillesum / Roxane Borgna / Jean-Claude Fall 26 mai5 juin Diasporama (Le Professeur Zbigmund revient de la Bible) Zbigniew Horoks 10 juin19 juin
PRIMERA CARTA DE SAN PABLO
DU 10 AU 15 NOV
ANGELICA LIDDELL

RICHARD III 
DU 6 JAN AU 13 FÉVRIER 
THOMAS JOLLY

VENDREDI 11 SEPTEMBRE
Christine Angot
DU 12 AU 22 NOVEMBRE
Festival Paris En Toutes Lettres

HERVÉ GUIBERT

MESSAGE POUR ANNE TORRES
JE GARDE SOIGNEUSEMENT 
VOTRE RÉPONSE SANS ENSEVELIR 
DANS MES TIROIRS VOTRE PARURE, VOTRE VOIX ET MON ÉGAREMENT
Dans le silence des théâtres immaculés s'affairent ces ombres et ces "histoires sans bruits" chargés d'une tension dramatique, ou la servante s'éteint aux dernières heures de la nuit . Laissant en présence cette séduction. D'un art fugace, de l'infranchissable, de la perte, de la peur dévoilée, où les applaudissements, la réussite retenue d'une quête de la perfection. Semble signifier la présence insolente, et imprévisible nommé frontière minuscule, ligne toujours oscillante presque improbable de la mer. Il est alors parfois étrange de croiser un miroir laissant apparaître sous le maquillage l'insigne d'une disparition. Laissant une scène évidée de tout sens. Il faudrait REPRENDRE LA... REPARTIR DE LA... Camille Rochwerg Septembre 2013 Ainsi l'écrivait J.L. Nancy préfaçant le livre "L'exercice de la bataille" écrit par Anne Torrès "Au théâtre il y a presque tout. Palais, demeures, places publiques, champs et batailles. Champs et chants, et vaisseaux, écume. Peut-être le théâtre ouvre toujours sur une mer entière. Presque rien, presque tout. A frôler ces deux extrêmes "... Extrait J.L. Nancy

ivressecran@sfr.fr