JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE
JUSTE AVANT D'ÉTREINDRE LA SERVANTE

16/06/2018

Presse Maison De La Poésie Susurrer Les Silences Par Camille Rochwerg

 MAISON DE LA POÉSIE
SUSURRER LES SILENCES

UNE TENTATIVE DE LA RECHERCHE EN UNE HEURE
PAR Véronique Aubouy à la Maison de la Poésie
L'AIR DU DEHORS LE POUSSE VERS VENISE
Il avance au milieu de la ville et du trafic déferlant. À l’assaut de certains détails sur les façades et les reliques ébréchées par la civilisation industrielle. Il célèbre le silence, les fragments fugitifs traversés par le temps. Il avance sur la pureté, l’esquisse, l’égarement, l’étrangeté des lieux. Vers l'abandon sur la beauté qui s’évade, juste effleurer les paysages admirés, les fêtes alanguies chez les Princes, les calèches, les rendez-vous amoureux d'une femme inaltérable, les décors inébranlables. Juste s'arrêter sur les écueils, les attentes, les trébuchements d'un regard d'où le silence celui d’un arbre dont la cime entière est à la recherche immobile d'un effleurement s'attache à l’inconscience du mystère... Le plaisir, de seulement se détacher. Se suspendre sur la proximité de l’écoute, ce grand écart du vacillement de cet amour à peine perceptible.. Il savait l’aimer depuis longtemps. Mais cela n’avait pas d’importance... À cet endroit, j'appréhendais les 60 minutes de fin d'un TOP CHRONO. C.R LE 25 JANVIER 2018
LES STRATES D'UN SEUL SILENCE
Se traversent sur LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU de Marcel Proust. Il est cet élan d'amour adressé. Par la voix de Véronique Aubouix. L'humble serviteur d'histoires gravées en elle, bouleverse ce qu'il reste encore à entendre, car ces lieux pourraient s'effacer. Jusqu'à apprivoiser la grâce. D'une instance in essentielle et transmissible de se perdre. Par cet INVENTAIRE, l'on peut se souvenir d'une trace discrète, d'une page qui se serait glissée, comme échappée. De ce territoire, à la charnière de l'écrit. D'elle et lui, témoigne de mêler la fiction inspirée de personnages dont l'intrigue se tissent pour constituer ce récit d'une vie. Il y a le baiser de la mère, qui enlace sa mémoire et qui le laisse éveiller, car Monsieur Swann fascinant et dangereux s'éternise au salon. Devrais-je perdre alors toute innocence. Toute lucidité sur l'existence. Sur cette attente. D'une perte, celle de la mère. Il y a l'odeur indélicate du vernis de l'escalier qui monte à ma chambre... Entremêlé de Vétiver. Il y a ces lieux qui révèlent, les secrets de l'enfance à Bolbeck. L'odeur et la tasse de thé de Tante Léonie à Combray. L'ivresse dilettante et fascinée des salons mondains et Aristocratiques. Cette incertitude et ce vide de l'existence inspirée et animée par les longues promenades emprunté sur le chemin de Guermantes et l'effraction de bifurquer vers le chemin de Swann. D'une perte à l'autre, l'écrit semble aussi dire l'impossibilité plurielle qui met l'accent sur des sensations, des identités par touches éparses qui fuîtes sur l'effacement. Qui l'étreint. Lui. En résonance avec la vie. Avec l'échappée du désir, de recevoir le baiser d'Albertine allongée sur son lit, il tente de s'inventer, comme il invite ses héros, face à son œuvre, face à ses doutes. D'esquisser ainsi un lien ténu. De rendre compte de ce lien, d'une caresse, d'un transfuge aussi incertain et troublé empêché de toute approche. Ainsi Proust perce l'illusion d'oublier l'existence d'une errance amoureuse impossible à atteindre en effleurant l'escale d'un horizon échoué sur la dernière phrase de ce récit qui pourrait être, Marcel Proust n'a cessé d'inscrire les strates fragmentées de son silence, sans le rompre, sans virgule tel une page repliée et impossible à transmettre d'un seul tenant. C'est un rendez-vous POUR UNE TENTATIVE DE RÉSUMER PROUST ET LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU en 1 heure le 14 Décembre 2017. À la Maison de la poésie. Pour Véronique Aubouy. Camille Rochwerg le 9 Novembre 2017
PSAUMES à la BNF par Véronique Aubouy
PSAUMES à la BNF par Véronique Aubouy
La recherche du temps perdu de Marcel Proust pourrait commencer par une dernière page. "Il y a une chambre à Combray" C'est un point fixe de ce temps de " lire en soi" Elle, Véronique Aubouy laisse en dépôt en une heure des fragments de cette recherche à l'odeur de Vétiver. Un Parfum qui l'un supporte. Lui, Marcel, attentif à tous les bruits de salon qui circulent, au désir impénétrable de rester troubler par la bourgeoisie si indélébile. Là où les limites s'estompent sur l'horizon. Cette zone de l'insularité À l'ombre des jeunes filles en fleurs et Du côté de Guermantes, porte le rivage des mots de Sodome. L'ouverture du bal s'est entrouvert chez Swan. Sur les plaisirs d'indifférence. Il l’évite et s'incruste sur les possibilités troublantes. De caresser les rêves et de saisir l'opportunité de tracer une frontière. Entrouverte "sur la plage ardente" des désirs s'infiltrant sur la vie. Marcel suggère qu'il faut rester attentif aux bruits des arbres et des ombres portées jusqu'à trouver un espace blanc d'où l'on pourrait voir ses personnages se dédoubler par l'ombre qui bouge sur le mur de La BNF. Ou tout brûle de ce déferlement des mots. La nuit ne le quittant plus... Une caresse suspendue des lèvres d'Albertine l'invite à recevoir l'indéfinissable pénétration tant attendue... Illusion d'être touché ce qu'il resterait peut-être de l'existence, c'est la traversée des âmes écartées d'un bruissement final. De recevoir, cette longue phrase de la Nuit d'une profondeur abyssale. Le temps retrouvé dévisage et intercepte l'itinérance d'enfreindre l'équinoxe d'une solitude, et d'un sol immobile qui s'écarterait de cet instant de la mort. Dépeuplant la chambre vide de son reflet. CR Le 23 MAI 2017


ATELIER CASTING, 
SESSION #1 PERFORMANCE DE VÉRONIQUE AUBOUY. 
UNE FRESQUE de mots s'effaçant s'est glissée sur LE CASTING de Je suis Annemarie Schwarzenbach. Véronique Aubouy enserre L'INTRO DE SIGNES ENTRECOUPÉS PAR LA LECTURE À DEUX VOIX. A DEUX GESTES... Par fragments Autour/ Vers/ Sur/ Séparé/ De/ L'entre/Deux rives/D'elle. Et sur l'ombre des murs, le vrai du faux visite le reflet porté à la lumière d'une illusion et d'une particule de sa vie... Et de ces instants suspendus. S'installent l'éveil d'un entrelacs de Corps à Corps. De bouches muettes à peine un filet de mots fragiles. Nous laissant éveillés en atteinte d'être touchés par cette absence si insolente. Puis s'égrène de ces présences la visite nocturne de ses écrits. " On m'a fait le cadeau d'une terrible liberté " "J'aime la vitesse parce qu'elle me coupe de l'errance" Reste l'immobilité immobile De l'empreinte/ De l'arrêt/ D'une allure/ D'une posture/. Quelque part, là très loin... La mémoire se substitue sur ce visage foudroyé pour laisser place à l'intimité d'une renaissance. Ma main droite ignore ma main gauche... Elle écrit " Que tu m'aimes à me regarder/ Que tu m'aides à me regarder" La confusion du son s'étreint sur les pierres pour s'engloutir. Dans les espacements du vide. Reste la caresse et l'impureté du modèle. Sur l'effraction des pudeurs. Passagères d'une appartenance à un destin. Camille ROCHWERG le 11 Mai 2016 Maison de la Poésie - Scène littéraire. Je suis Annemarie Schwarzenbach avec Anna Gaïotti Zoë Besmond de Senneville & Charlotte Victoire
LE M D’UN VENDREDI SOIR - 
À LA MAISON DE LA POÉSIE 
LE DOSSIER M
À VENDRE LA VIE / La vie à vendre sont ces récits contrastés de Grégoire Bouillier, empreint de féeries, d’amours, d’une fin, d’un suicide et d’injures burlesques. Écrits tel un Cabinet de Curiosités et L’Arcs en ciels d’une fureur de VIE. Le fil de l’écrit porte les sédiments publicitaires d’un désœuvrement existentiel. Ces destins parsemés s’invitent avec précision sur l’exacerbation, la régularité et la rigueur d'une Vie à Vivre par fidélité. Infidélité. D'évoquer, d'apostropher, de conjurer et par nécessité d’inciser la perte l’attente et l’amour d’êtres. D'ÊTRE. Suscitant l'effleurement d'une entité en devenir. Il éveille, réveille une tentative consacrée à chercher un sentiment. À dépasser l’existence que l’on ignore de soi. Sur cette lecture, s’installe le paradoxe, suivi de vigilance, suivi de justesse, suivi de précision d’un dépôt considérable, Inconsidéré. Démesurable/ Démesuré. 
Tel un musée précieux ayant l’instinct de préserver les consciences marbrées de noblesse. Le limon s’infiltre de laisser apparaître, de laisser surgir, cet incendie dû aux retards de sms reçus des réseaux sociaux. Suivi d’une lettre envoyée avec parjures. Ce joyaux de perfection de cet Eldorado in essentiel de la communication escarpée de solitude portable. Fut suivi d'une invitation d’un dîner de grands soirs, que l'on imagine clandestin aux lumières de Stéphane Mallarmé. Un repas de légendes et de stars en dévoile les affabulateurs de monstres sacrés. Et de cette harangue nocturne tonitruante, maquillée d’expériences, l’échappée belle et hilare sera suivie d’outrages et de vociférations. Pourrait-on surprendre entre Chopin et Cocteau l’arrivée impromptue de Maurice Sachs en invitée surprise… Le texte prend sa Fin avec « Naître rien ». C’est aussi peut être la signature de N’être Rien. « Ne sais pas quelles limites on s’impose » Camille Rochwerg le 12 Novembre 2017 UN LIVRE DE GRÉGOIRE BOUILLIER DOSSIER M Apostrophé par Pierre Maillet et Matthieu Cruciani à la Maison de la Poésie
HANNA SCHYGULLA et ETEL ADNAM
L'ON POURRAIT DIRE QUE Cette conversation ne peut s'éteindre
Hanna SCHYGULLA et Etel ADNAM. Car ce flot, cette évidence issue de cette intelligence s'étreint sur l'éternité d'un souffle. Hanna inscrit son trajet agrémenté de films reconstituant cet itinéraire OÙ de son enfance, il reste ces "chemins de ruines" Là où elle jouait dans ce qu'elle appelait les Ruines de l'Allemagne. Là où ces jardins défendus recelaient encore des grenades effervescentes. De cette magie de l'enfance, il y avait des traces de tout, mais les ruines étaient les seules choses qu'elle connaissait. Ses premiers souvenirs d'enfant glissant sur la neige. Cet homme suspendu avec ses bras en l'air quand elle a cinq ans, elle découvre cet étranger qui revient. Son père, cet inconnu. Suspendu. Il reste dans sa voix gravée, cet accent, cette blondeur étrangère d'où elle se souvient de s'être échappée de ce train embarqué avec sa mère pour sauter et se retrouver dans la couleur des champs de blé. Elle a quatre ans. Elle n'oublie pas qu'André Malraux alors Ministre de la Culture à essayer d'effacer les murs noirs de cendres. D'une ville. Paris. Cette noirceur représentant la fuite... D'une traversée. Plus tard, elle décrit le jardin public de la place des Vosges. Où j'irai vous attendre dans ces lieux emplis de marais et de (cendres oubliées). Là où vous, vous attardez à regarder les enfants. Vous dites que cet endroit est la plus grande scène de théâtre. Là où se jouent tous les parfums de l'enfance. De ces lents moments inversibles d'une histoire... Elles poursuivent... Pourrait-on parler du mur de Berlin cette fascination des Allemands qui ont trouvé le sentiment d'un regard et d'une liberté. Nous sommes l'antre de ces parallèles de guerre. Et cette guerre porte l'alphabet d'une conscience consternée... Ainsi effaçant la frivolité de ces regards-là. Laissons-nous pénétrer par l'éblouissement de cet écho de lumières dérivant.. Dévié et sortir de ce chaos. Pour rejoindre cet "Autre part du monde". Camille Rochwerg le 6 Octobre 2015. Une rencontre à la Maison de la Poésie avec Hanna SCHYGULLA et Etel ADNAM. 
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